Lisez! icon: Search engine
Plon
EAN : 9782259305013
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 480
Format : 135 x 210 mm
Nouveauté

Gran Balan

Date de parution : 10/09/2020
Le premier roman de Christiane Taubira.
« Le monsieur à toge et épitoge a déjà tourné les talons. Il semble à sec sur le contenu, alors il pallie par le ton. Il interroge à la mitraillette. Il veut du oui ou du non, pas un roman. Lui, Kerma, a envie d’expliquer : Non, on ne vit... « Le monsieur à toge et épitoge a déjà tourné les talons. Il semble à sec sur le contenu, alors il pallie par le ton. Il interroge à la mitraillette. Il veut du oui ou du non, pas un roman. Lui, Kerma, a envie d’expliquer : Non, on ne vit pas tout un mois avec mille cent trente-six euros. Dès le dix-huit du mois, oui, on a besoin, et presque chaque jour, de ces quinze euros. L’essence, l’assurance, la nourriture, rester correctement vêtu et chaussé, après avoir payé le loyer l’eau l’électricité la taxe d’habitation la redevance télé les abonnements de sport de portable de streaming, OK ce n’est pas indispensable, mais à vingt et un ans… Les mensonges sont faits pour vous sauver. Ceux de bonne foi sont les pires. À tous les coups, ils vous coulent. »
 
 
Des mères courage, des « gens de peu » et de beaucoup, des éducateurs engagés, des jeunes en quête d’une vie meilleure – au point de risquer des années de prison pour quinze euros –, mais aussi des carnavals, des fonctionnaires détachés quelque peu décalés, des éloignés du Surinam, des rodéos nocturnes, des palabreurs et beaux conteurs…
Le premier roman de Christiane Taubira dévoile, avec une verve éblouissante d’humanité, les coutumes, les joies, les errances, les colères comme les miracles de cette terre qu’elle connaît bien et aime tant : la Guyane. Un livre qui donne à rêver, sourire, pleurer autant qu’à réfléchir.
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782259305013
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 480
Format : 135 x 210 mm

Ils en parlent

" Fresque guyanaise foisonnante. Une plongée poétique et sociale dans le cœur battant de l’Amazonie. "
Alice Augustin / Elle

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mcd30 Posté le 7 Novembre 2020
    Gran Balan est un texte écrit d'une plume magistrale. À travers un procès, Christiane Taubira nous fait découvrir la Guyane, son histoire, sa culture, sa société. Une vision d'un pays qui ressemble à la France par sa langue, ses voitures, ses entrées de ville mais n'en a pas la mentalité. Un pays aux multiples cultures : bushningues, les amérindiens, les créoles. Où la jeunesse à du mal à trouver sa place et n'a que peu d'espoir. J'ai beaucoup aimé tous ses mots : noms de lieux, plantes, fêtes qui m'ont bien dépaysée. Ces histoires incroyables ou amusantes. Ces coutumes : le paré-masqué, le tololo, le carnaval, les superstitions. L'auteure nous offre une belle réflexion sur la justice. Un texte de qualité avec de nombreuses références littéraires, musicales, des citations, j'avoue que je n'en attendais pas moins de la part de cette passionnée de littérature. Mais Christiane Taubira nous offre aussi un plaidoyer pour un pays qui a subi l'esclavage, la colonisation et qui oscille entre une mondialisation dont il n'a pas les clés et ses racines. Un voyage confiné que je conseille à tous. Rentrée littéraire 2020 – Plon #Gran Balan#NetGalleyFrance
  • Lili0000 Posté le 19 Octobre 2020
    A travers un procès d’assises, « Gran Balan » nous emmène à la découverte de la Guyane, sa jeunesse, son carnaval, ses femmes et tout ce qui fait l’histoire de ce territoire. Un roman très dense en références culturelles. A lire dans un taxi.
  • lapilealire Posté le 9 Octobre 2020
    La mission que s’est donnée l’ancienne Garde des Sceaux : offrir à ses lecteurs un roman polyphonique avec pour fond d’écran sa Guyane natale. Mais Gran Balan ne se limite pas uniquement à ce territoire. L’auteure fait une incursion au Surinam et nous emmène également au Brésil en parcourant l’Amazonie. Kerma, Hébert, Pol-Alex, Dora, Sula, Sang-nom, Elles, Ellen sont les huit chapitres qui illustrent les différents protagonistes de ce roman sociologique. Utilisant une trame chronologique allant du début à la clôture du procès de Kerma, Gran Balan met en scène les peines et les joies individuelles sur fond de grande Histoire très détaillée. Kerma Nossi comparaît devant la Cour d’assises pour complicité dans un braquage. Face au juge, à la magistrature, au jury populaire et à l’assemblée de citoyens présents, il est temps, après quatre ans d’emprisonnement, de s’expliquer. Intimidé par les questions de l’avocat général, il cherche dans la foule le regard de sa mère. En vain. Alors pour tenter de tenir face à toute ce beau monde, il pense à Ti Momo, l’ancêtre rencontré sur la place des amandiers. Maître des jouxtes verbales, ce dernier était devenu son rempart contre le désespoir. Avec Hébert, nous quittons la Cour d’assises... La mission que s’est donnée l’ancienne Garde des Sceaux : offrir à ses lecteurs un roman polyphonique avec pour fond d’écran sa Guyane natale. Mais Gran Balan ne se limite pas uniquement à ce territoire. L’auteure fait une incursion au Surinam et nous emmène également au Brésil en parcourant l’Amazonie. Kerma, Hébert, Pol-Alex, Dora, Sula, Sang-nom, Elles, Ellen sont les huit chapitres qui illustrent les différents protagonistes de ce roman sociologique. Utilisant une trame chronologique allant du début à la clôture du procès de Kerma, Gran Balan met en scène les peines et les joies individuelles sur fond de grande Histoire très détaillée. Kerma Nossi comparaît devant la Cour d’assises pour complicité dans un braquage. Face au juge, à la magistrature, au jury populaire et à l’assemblée de citoyens présents, il est temps, après quatre ans d’emprisonnement, de s’expliquer. Intimidé par les questions de l’avocat général, il cherche dans la foule le regard de sa mère. En vain. Alors pour tenter de tenir face à toute ce beau monde, il pense à Ti Momo, l’ancêtre rencontré sur la place des amandiers. Maître des jouxtes verbales, ce dernier était devenu son rempart contre le désespoir. Avec Hébert, nous quittons la Cour d’assises pour rejoindre le carnaval. Les Touloulous paradent sous le son de clarinettes, de quelques tambours et les cris de la foule. La troupe, qui comprend Hébert, fera le tour de la ville. Le long de son parcours, nous croisons les monuments et édifices témoins d'une architecture ancestrale. Les groupes se succèdent, faisant revivre les héros d’une autre époque. Les symboles et les références au passé sont bien présents, réincarnés par des descendants fidèles à leur histoire caribéenne. À la croisée de leurs chemins Pol-Alex entame une nouvelle journée de travail. Educateur, il rejoint le centre fermé (CEF) pour jeunes. Les rencontres qu’il organise visent à regagner une confiance auprès d’une jeunesse dont il peine à maîtriser les codes. Car il s’agit avant tout de persuader le groupe à respecter les siens. Faisant fi du travail des associations locales, regrettant souvent l’approche de l’Etat, il préfère adopter une approche individuelle face à une problématique qui semblent dépasser les acteurs de terrain. Mais il s'agit surtout de nous révéler leurs contradictions. Nous les dévoilant à travers un procédé de témoins-relais, leurs existences s’entremêlent pour donner cours à des échanges vifs et animés. Mettant en lumière les barrières entre les générations mais également les changements qu’ils peuvent opérer, ils offrent rythme et légèreté dans un récit qui traitent d’une thématique souvent ardue et complexe. La justice est décrite selon différentes perspectives, incarnées tour à tour par les différents échelons. Kerma, Pol-Alex, Hébert, Dora et Sula incarnent chacun à leur niveau un visage la mettant en scène, la reniant ou cherchant simplement à composer avec elle. Energie, puissance mais aussi minutie et musicalité caractérisent l’écriture de ce roman. S’inscrivant dans les traces de Mahagony d’Edouard Glissant, Gran Balan rappelle à de nombreuses reprises les épopées de Mathieu Béluse. Il s’agit d’un roman enrichissant à plus d’un égard. Il redonne voix à une multitude de diversités tout en nous offrant une escapade dans un lieu habité d’une histoire vibrante et remplie de symboles décrits et illustrés avec beaucoup de passion.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Matatoune Posté le 5 Octobre 2020
    Dès les premières lignes de Gran Balan, la fiction s’invite dans le domaine de la justice. Christiane Taubira commence par décrire le moment du procès où le procureur accuse un chauffeur de taxi d’avoir conduit pour 15 euros une bande de copains pour un acte délictueux, Dans Gran Balan, Christiane Taubira nous présente la jeunesse de son pays avec différents personnages qui vont évoluer entre mardi gras et le mercredi des cendres. Kerma, le chauffeur, est pauvre même s’il travaille et se rend compte de sa difficulté à dire non. Hubert appartient à la tradition des Touloulous sales, et avec lui, le carnaval de Guyane est découvert. Pol-Alex Hossi est un éducateur spécialisé. Il rassemble dans son séminaire de deux jours des filles et des garçons d’un CER fermé pour apprendre à être ensemble. Avec Dora, Christiane Taubira présente la célébration du Kéti Kiti Day pour la fin de l’esclavage dans le sud du pays. Sula, l’artiste délurée, introduit l’histoire de la conquête de l’or avec la présentation des orpailleurs guyanais. Et tous, vont se retrouver lier au procès du chauffeur. Avec Gran Balan, Christiane Taubira présente la Guyane, ce département français situé au carrefour de toutes les attentes et des... Dès les premières lignes de Gran Balan, la fiction s’invite dans le domaine de la justice. Christiane Taubira commence par décrire le moment du procès où le procureur accuse un chauffeur de taxi d’avoir conduit pour 15 euros une bande de copains pour un acte délictueux, Dans Gran Balan, Christiane Taubira nous présente la jeunesse de son pays avec différents personnages qui vont évoluer entre mardi gras et le mercredi des cendres. Kerma, le chauffeur, est pauvre même s’il travaille et se rend compte de sa difficulté à dire non. Hubert appartient à la tradition des Touloulous sales, et avec lui, le carnaval de Guyane est découvert. Pol-Alex Hossi est un éducateur spécialisé. Il rassemble dans son séminaire de deux jours des filles et des garçons d’un CER fermé pour apprendre à être ensemble. Avec Dora, Christiane Taubira présente la célébration du Kéti Kiti Day pour la fin de l’esclavage dans le sud du pays. Sula, l’artiste délurée, introduit l’histoire de la conquête de l’or avec la présentation des orpailleurs guyanais. Et tous, vont se retrouver lier au procès du chauffeur. Avec Gran Balan, Christiane Taubira présente la Guyane, ce département français situé au carrefour de toutes les attentes et des contradictions, avec son histoire, sa culture, sa végétation, sa flore, etc. Loin d’être un relevé touristique, l’auteure dénonce l’abandon du pouvoir central et la main mise des trafiquants. Du coup, l’insécurité monte irrémédiablement. Et, cette jeunesse est en danger ! A l’image de ses femmes dont Christiane Taubira révèle le courage et la force tout au long de son grand bal guyanais, elle prend la plume pour dénoncer et alerter. Alors qu’en France, on s’insurge sur la violence en manifestations, la Guyane demande plus de bleus dans les rues, et pas en stage, non, mais en poste, pour prendre en main ce pays gangréné. La langue est riche, vive et chatoyante. Le style est passionné à l’image de son auteure sensible et entière. L’abondance de mots inconnus démontre notre méconnaissance abyssale. La Guyane est connue pour avoir hébergé le bagne de la France métropolitaine et le Centre Spatial Guyanais à Kourou. Ici, Christiane Taubira donne une autre identité à cette province luxuriante, pluriculturelle et métissée. Ce Gran Balan est une ode à la Guyane, à sa beauté et à sa superbe diversité, mais aussi un appel à plus d’attention sur ce département qui va très mal et que l’on panse régulièrement sans le soigner vraiment. Merci #Massecritique @Babelio et @EditionsPlon @ChTaubira pour #GranBalan #rentréelitteraire2020 https://vagabondageautourdesoi.com/2020/10/05/christiane-taubira/
    Lire la suite
    En lire moins
  • montmartin Posté le 21 Septembre 2020
    Le jeune Kerma se retrouve au tribunal accusé d’avoir transporté dans son taxi clandestin, des amis malfaiteurs pour les amener sur les lieux d’un braquage qui a mal tourné. Kerma aime simplement rendre service rien de plus et le voilà entraîner malgré lui dans une affaire de meurtre. Ainsi commence le livre de Christiane Taubira, tout le monde connaît la verve de l’ancienne ministre de la Justice, et dans son roman on retrouve toute cette éloquence, cette ardeur, cette chaleur pour nous parler de sa terre natale, un récit coloré, vivant, mais aussi un portrait sans concession de ce pays gangréné par le chômage, le racisme, le manque d’infrastructures et la violence. L’insécurité un véritable fléau, trafic d’armes de drogues, violences gratuites, l’emploi plus rare qu’un 30 février. L’occasion d’évoquer le faible attrait de l’école, l’échec des structures d’insertion professionnelle, de l’ennui, du manque de loisirs, l’attrait de faire la mule pour les trafiquants de drogue, l’argent facile. Bienvenue au pays des mensonges de bonne foi, dont les rues se transforment pendant deux mois en une liesse païenne où le clergé en prend pour son grade et sa réputation avec des femmes qui le temps du carnaval prennent le pouvoir, elles envoûtent,... Le jeune Kerma se retrouve au tribunal accusé d’avoir transporté dans son taxi clandestin, des amis malfaiteurs pour les amener sur les lieux d’un braquage qui a mal tourné. Kerma aime simplement rendre service rien de plus et le voilà entraîner malgré lui dans une affaire de meurtre. Ainsi commence le livre de Christiane Taubira, tout le monde connaît la verve de l’ancienne ministre de la Justice, et dans son roman on retrouve toute cette éloquence, cette ardeur, cette chaleur pour nous parler de sa terre natale, un récit coloré, vivant, mais aussi un portrait sans concession de ce pays gangréné par le chômage, le racisme, le manque d’infrastructures et la violence. L’insécurité un véritable fléau, trafic d’armes de drogues, violences gratuites, l’emploi plus rare qu’un 30 février. L’occasion d’évoquer le faible attrait de l’école, l’échec des structures d’insertion professionnelle, de l’ennui, du manque de loisirs, l’attrait de faire la mule pour les trafiquants de drogue, l’argent facile. Bienvenue au pays des mensonges de bonne foi, dont les rues se transforment pendant deux mois en une liesse païenne où le clergé en prend pour son grade et sa réputation avec des femmes qui le temps du carnaval prennent le pouvoir, elles envoûtent, toutes en séduction, elles sont sensuelles, voluptueuses, libertines, voir lubriques. Accompagnés par un éducateur, des garçons et de filles, lors des veillées, parlent du passé, de l’esclavage, des ancêtres, des relations entre les familles créoles et les Amérindiens en provenance du Surinam#8201;; la ruée vers l’or, des siècles de misère et de souffrance, du rôle discret, mais primordial des femmes qui ont tissé avec leurs mains le destin des grands hommes. Des mamans créoles qui aujourd’hui plus que jamais veulent faire de leurs enfants des adultes exemplaires. Mais ces conversations se transforment vite en bavardage et je dois reconnaître que j’ai eu beaucoup de mal à m’immerger dans ce livre qui n’est pas vraiment un roman, entre traité historique et documentaire, les personnages sont secondaires et ils s’effacent rapidement au profit des idées qui foisonnent trop peut-être, c’est un peu fouillis. Reste une grande fresque sociale écrite avec le cœur. Merci infiniment aux éditions Plon et à Babelio qui m'ont offert l'opportunité de lire ce livre.
    Lire la suite
    En lire moins
INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER PLON
Recevez toutes nos actualités : sorties littéraires, signatures, salons…