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Grand Hotel Europa
Françoise Antoine (traduit par)
Date de parution : 20/01/2022
Éditeurs :
Presses de la cité

Grand Hotel Europa

Françoise Antoine (traduit par)
Date de parution : 20/01/2022
UN ROMAN D’AMOUR MAGISTRAL.
UNE RÉFLEXION AMBITIEUSE SUR L’IDENTITÉ EUROPÉENNE, LE TOURISME DE MASSE ET L’IMMIGRATION.
Un écrivain néerlandais pose ses valises au Grand Hotel Europa, un palace à la splendeur délabrée.
Il vient de rompre avec son grand amour, Clio, historienne de l’art passionnée, et souhaite...
Un écrivain néerlandais pose ses valises au Grand Hotel Europa, un palace à la splendeur délabrée.
Il vient de rompre avec son grand amour, Clio, historienne de l’art passionnée, et souhaite coucher sur le papier leur tumultueuse histoire. Si l’écriture est un remède à sa désolation, les autres clients et le...
Un écrivain néerlandais pose ses valises au Grand Hotel Europa, un palace à la splendeur délabrée.
Il vient de rompre avec son grand amour, Clio, historienne de l’art passionnée, et souhaite coucher sur le papier leur tumultueuse histoire. Si l’écriture est un remède à sa désolation, les autres clients et le personnel de l’hôtel le sont tout autant.
Il y a là Abdul, le groom, rescapé d’un naufrage en Méditerranée ; M. Montebello, le majordome, nostalgique d’un passé fastueux ; un armateur crétois ; une poétesse française et, surtout, M. Wang, le nouveau propriétaire chinois, décidé à rendre l’endroit attractif pour ses congénères…
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EAN : 9782258194687
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 650
Format : 140 x 225 mm
EAN : 9782258194687
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 650
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"Grand Hotel Europa est un livre qui sort vraiment de l'ordinaire, avec un fonds très intéressant sur le tourisme de masse. C'est aussi un roman d'amour échevelé, plein d'humour et qui accroche le lecteur par toutes les aventures racontées par l'auteur. Je suis ravie ! "
Nathalie Iris / Les mots en marge

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • AudeBCraft 03/07/2022
    La semaine derniére j’ai voulu lire grand Grand Hôtel Europa de Ilja Leonard Pfeijffer chez PRESSES DE LA CITÉ. Ce livre était dans ma pile à lire NetgalleyFrance depuis plusieurs mois, car après sa sortie on l’a vue beaucoup sur les réseaux et j’avais besoin d’attendre un peu avant de le lire. J’avais beaucoup d’attente pour ce roman, mais dès les premières pages j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. L’auteur ma perdu dans trop de détails sur les rue de Venise et j’ai eu du mal à quitter se sentiment. Plus j’avançais dans la lecture et plu j’étais perdu. J’ai donc décidé de ne pas continuer ma lecture, je pense que ce livre ne correspondait pas à mes attentes. Mais ceci st juste mon opinion et je vous conseille de vous faire la votre.
  • carolitne 30/03/2022
    C’est le roman d’un passé. Celui, glorieux, d’une Europe pour qui exister revient à s’en souvenir, pour qui survivre consiste à l’exalter, à l’entretenir, à le perpétuer. Enveloppée du doux manteau de la nostalgie qui la borde de l’illusion de sa grandeur, désormais perdue, elle se rappelle, anamnèse inconsciente, les anciens temps devenus rêves du présent, condamnant l’avenir à n’être qu’un ajout superflu. Son passé s’étend, s’étire, se perpétue en une mémoire infinie qui efface les différentes époques de son histoire, diluées dans un continuum éternel effaçant la notion même de temps. Ses fondations sont celles d’un vieil hôtel délabré, dont la splendeur appartient à une époque surannée. Un vieux palace, allégorie d’un continent tout aussi ancien, comme douillet recoin d’un temps nostalgique qui n’existe plus ; où le temps n’existerait pas. Au Grand Hôtel Europa, point de réveil ou de pendule, ses occupants sont les maîtres des horloges, leurs aiguilles avançant au gré de leurs histoires. Ici se côtoient ceux qui fuient leur passé, ceux qui appréhendent leur futur, et celui qui écrit son histoire pour donner naissance à un avenir qu’il n’ose espérer. Alter égo de l’auteur, ses mots s’égrènent au même rythme, brouillant le temps. L’un écrit pour donner sens à l’Histoire,... C’est le roman d’un passé. Celui, glorieux, d’une Europe pour qui exister revient à s’en souvenir, pour qui survivre consiste à l’exalter, à l’entretenir, à le perpétuer. Enveloppée du doux manteau de la nostalgie qui la borde de l’illusion de sa grandeur, désormais perdue, elle se rappelle, anamnèse inconsciente, les anciens temps devenus rêves du présent, condamnant l’avenir à n’être qu’un ajout superflu. Son passé s’étend, s’étire, se perpétue en une mémoire infinie qui efface les différentes époques de son histoire, diluées dans un continuum éternel effaçant la notion même de temps. Ses fondations sont celles d’un vieil hôtel délabré, dont la splendeur appartient à une époque surannée. Un vieux palace, allégorie d’un continent tout aussi ancien, comme douillet recoin d’un temps nostalgique qui n’existe plus ; où le temps n’existerait pas. Au Grand Hôtel Europa, point de réveil ou de pendule, ses occupants sont les maîtres des horloges, leurs aiguilles avançant au gré de leurs histoires. Ici se côtoient ceux qui fuient leur passé, ceux qui appréhendent leur futur, et celui qui écrit son histoire pour donner naissance à un avenir qu’il n’ose espérer. Alter égo de l’auteur, ses mots s’égrènent au même rythme, brouillant le temps. L’un écrit pour donner sens à l’Histoire, l’autre au récit de sa vie. Celle d’une relation amoureuse née sur les ruines de la glorieuse culture européenne qui s’est éteinte à mesure qu’elle a traverse les temps pour venir mourir au cœur d’une ville moderniste. Les proses de l’auteur et du narrateur se rejoignent dans une même lenteur, bercées par les mêmes répétitions et longueurs, dans une tentative désespérée de ralentir le temps. Pour mieux appréhender la perte. Celle dont sont victimes les personnages, les lieux et leurs cultures, qui se confondent avec les grands textes en un même destin. Dépassant les individualités pour accéder par l’écriture à une dimension universelle. « Grand Hotel Europa » est un écrit foisonnant mêlant les genres ; roman d’amour, enquête, conte philosophique, essai et conjuguant l’Histoire et les histoires au passé. Histoire d’amour, histoire de l’art, Histoire de la civilisation européenne, histoire contemporaine sont liées par une intrigue passionnante. Un roman d’une rare érudition, riche et poétique ; quand l’écriture sublime un réel qu’elle donne à expliquer.
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  • viou1108_aka_voyagesaufildespages 24/03/2022
    Les amours tumultueuses d'Ilja, écrivain néerlandais (double littéraire de l'auteur?) et de Clio, historienne de l'art italienne, ne sont plus. Pour éviter de se laisser aller au désespoir et à la mélancolie, Ilja a décidé de mettre leur histoire par écrit et de l'ordre dans sa propre tête. Pour ce faire, il prend ses quartiers, pour un séjour à durée indéterminée, au Grand Hotel Europa, quelque part au coeur du Vieux continent. Le Grand Hotel Europa, autrefois palace luxueux, est désormais une immense bâtisse à l'architecture tarabiscotée et à la splendeur défraîchie, voire délabrée. Malgré ce faste d'antan désormais patiné, le majordome Montebello (qui est au Grand Hotel ce que Mr Carson est à Downton Abbey dans la série TV) veille au grain, mettant un point d'honneur à anticiper et satisfaire le moindre désir des rares clients. Ce charme désuet est cependant en sursis, car l'hôtel vient d'être racheté par Mr Wang, un Chinois bien décidé à en redresser le prestige et les finances en y attirant une clientèle de riches compatriotes. Dans cette ambiance de fin d'époque, le roman alterne entre les discussions d'Ilja avec les autres clients et avec le groom Abdul, un migrant africain au parcours terrible, et le récit de... Les amours tumultueuses d'Ilja, écrivain néerlandais (double littéraire de l'auteur?) et de Clio, historienne de l'art italienne, ne sont plus. Pour éviter de se laisser aller au désespoir et à la mélancolie, Ilja a décidé de mettre leur histoire par écrit et de l'ordre dans sa propre tête. Pour ce faire, il prend ses quartiers, pour un séjour à durée indéterminée, au Grand Hotel Europa, quelque part au coeur du Vieux continent. Le Grand Hotel Europa, autrefois palace luxueux, est désormais une immense bâtisse à l'architecture tarabiscotée et à la splendeur défraîchie, voire délabrée. Malgré ce faste d'antan désormais patiné, le majordome Montebello (qui est au Grand Hotel ce que Mr Carson est à Downton Abbey dans la série TV) veille au grain, mettant un point d'honneur à anticiper et satisfaire le moindre désir des rares clients. Ce charme désuet est cependant en sursis, car l'hôtel vient d'être racheté par Mr Wang, un Chinois bien décidé à en redresser le prestige et les finances en y attirant une clientèle de riches compatriotes. Dans cette ambiance de fin d'époque, le roman alterne entre les discussions d'Ilja avec les autres clients et avec le groom Abdul, un migrant africain au parcours terrible, et le récit de sa rencontre et de sa relation mouvementée avec la flamboyante Clio. On les suit ainsi de Gênes à Abou Dhabi en passant par Venise, Malte, Skopje, Amsterdam ou Portovenere. Ce roman raconte donc une histoire d'amour teintée d'érotisme, désormais révolue, mais il livre également de foisonnantes réflexions, notamment une petite sociologie du tourisme de masse* (le tourisme détruit ce qui l'attire), avec quelques portraits cinglants de ces hordes de touristes envahissant, par exemple, Venise et Amsterdam, et les inconvénients économiques, environnementaux et autres de ces invasions. Il parle aussi d'une Europe à bout de souffle dont le seul attrait, la seule ressource, réside désormais dans son fastueux passé, son patrimoine de traditions et de culture. A l'image de l'hôtel racheté par un investisseur chinois, il montre un continent vieillissant, coincé dans son passé, sans avenir (hormis celui, paradoxal et hasardeux, de s'enrichir précisément en exploitant ce passé jusqu'à l'absurde), qui ne sait comment réagir face aux continents émergents et/ou bien plus entreprenants. Il y est aussi question d'immigration, de la fausse opposition entre tourisme et voyage, de nationalisme, du Caravage, de réseaux sociaux, du besoin de faire partie d'un groupe et de s'en démarquer, de superficialité fondée sur les apparences, de compétition et de rentabilité, de bêtise humaine, d'absence de respect et de morale. L'ensemble est exposé avec une écriture classique et raffinée, de l'humour et de l'autodérision, un ton nostalgique et caustique. Malgré quelques longueurs et répétitions, ce roman est très intéressant, riche, complexe, virevoltant, et pousse à la réflexion. Ce Grand Hotel Europa mérite que l'on s'y arrête. *A noter que ce roman a été écrit en 2018, soit avant la pandémie et l'arrêt (momentané) du tourisme de masse. En partenariat avec Les Presses de la Cité via Netgalley. #GrandHotelEuropa #NetGalleyFrance
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  • cballatore 24/03/2022
    Ce livre exigeant et touffu se lit agréablement grâce à la très belle plume de l’auteur empreinte de poésie, de réflexions sur l’Histoire, sur la condition humaine, et la vie dans toute sa complexité. Pour autant, les très belles pages qui font vibrer sont entrecoupées de longues (trop longues digressions). Sur les ruelles de Venise, le tourisme de masse, l’immigration… Beaucoup de sujets sont brassés. Ces tours et ces détours ainsi que les minutieuses descriptions font que je me suis un peu perdue. Je referme ce livre avec le sentiment d’avoir lu un grand auteur, mais sans que ce livre ne m’ait touchée.
  • pwillemarck 14/03/2022
    «Je dois (…) ériger un mémorial au présent à l'aide des procédés et matériaux du passé les plus précieux. Ce doit être grandiose, et baroque, une étourdissante orgie de l'imagination (…) Je dois stupéfier. » Telle est l'intention de ce livre, révélée à 50 pages de la fin. Pour y parvenir, pendant 620 pages, Ilja Leonard Pfeijffer prend tour à tour la plume du romancier, de l'essayiste, du polémiste, du conteur, du poète, de l'historien et de l'humoriste pour nous raconter des histoires qui transpirent de nostalgie et d'inquiétude. Une histoire d'amour, une histoire d'Europe, une histoire de l'art à la poursuite d'un Caravage caché, une histoire du tourisme de masse, une histoire des migrations, son histoire à lui et celle des pensionnaires de ce grand hôtel où il s'est retiré pour écrire et essayer de faire le deuil de sa relation avec Clio, belle italienne rencontrée à Gènes où il vit depuis bientôt 15 ans. Dans le grand labyrinthe de toutes ces histoires, il esquisse quelques thèses avec un sens puissant de la formule qui secoue nos neurones. L'Europe est devenue le jardin de villégiature du monde « où seul notre passé constitue notre avenir. » Et il l'illustre avec... «Je dois (…) ériger un mémorial au présent à l'aide des procédés et matériaux du passé les plus précieux. Ce doit être grandiose, et baroque, une étourdissante orgie de l'imagination (…) Je dois stupéfier. » Telle est l'intention de ce livre, révélée à 50 pages de la fin. Pour y parvenir, pendant 620 pages, Ilja Leonard Pfeijffer prend tour à tour la plume du romancier, de l'essayiste, du polémiste, du conteur, du poète, de l'historien et de l'humoriste pour nous raconter des histoires qui transpirent de nostalgie et d'inquiétude. Une histoire d'amour, une histoire d'Europe, une histoire de l'art à la poursuite d'un Caravage caché, une histoire du tourisme de masse, une histoire des migrations, son histoire à lui et celle des pensionnaires de ce grand hôtel où il s'est retiré pour écrire et essayer de faire le deuil de sa relation avec Clio, belle italienne rencontrée à Gènes où il vit depuis bientôt 15 ans. Dans le grand labyrinthe de toutes ces histoires, il esquisse quelques thèses avec un sens puissant de la formule qui secoue nos neurones. L'Europe est devenue le jardin de villégiature du monde « où seul notre passé constitue notre avenir. » Et il l'illustre avec Malte, Venise, Amsterdam, Griethoorn, avec humour en étayant ses arguments de données précises. Il se moque adroitement des globe-trotters à l'affût du voyage authentique. Il égratigne le commerce qui fait fuir les habitants des centres touristiques et finit par tout envahir. Lui-même dans ses pages se prend à faire du « product placement » en mentionnant de multiples fois ses « Gauloises bleues, son Zippo Solid Brass, les chocolats Viganotti; ses chemises de chez Camicissima, ses chaussures de Melvin et Hamilton, et son excellent roman précédent « La Superba ». Il y a du Desprosges chez cet Hollandais, sa posture importe plus que ses mots. Une autre thèse qu'il défend est celle de l'art contemporain qui tient plus du bricolage. « La majeure partie de ce qui se présentait comme de l'art à la Biennale relevait, oui, d'une forme de masturbation: une camelote autoréférentielle qui, comme l'urinoir de Duchamp, dépendait purement du contexte muséal. C'était dénué d'imagination, et puis, surtout, c'était mal fait. » Il rend néanmoins grâce à l'exposition de Damien Hirst à Venise en 2017 à la fondation Pinault, un grand commerçant qui ne reçoit aucun de ses coups de griffes. Les politiques muséales deviennent le sol nourricier de selfies qui se multiplient et des centres de distribution d'aimants pour frigos et autres babioles. « Dès qu'un objet est vieux, nous l'exposons dans un musée. Mais nous ne comprenons pas que nous vivons nous-mêmes dans un musée et que nous ne produisons rien qui puisse briller dans les salles de musée du futur. » Il sera aussi question d'amour, bien sûr. « Quand la chair est facile, on s'ennuie vite, car on n'étreint que la vanité, et seul l'ego est caressé ». Clio est historienne d'art. Elle est belle. Il évoque quelques scènes d'amour avec la pudeur et l'élégance qui m'ont suffi pour avoir envie d'être à sa place. Elle est de Gênes, il la suivra à Venise et même à Abu Dhabi où elle est engagée au Musée du Louvre. Cette histoire d'amour est très belle et même irrésistible comme l'est l'amour de l'auteur pour cette vielle Europe dont Clio est une enfant et le Grand Hôtel Europa la métaphore. Il termine en avouant que « personne n'aime l'U.E., mais moi oui. J'aime la lenteur poétique et la vaillante ténacité avec lesquelles se façonne cette merveille de complexité et de compromis. La construction de la cathédrale de Milan a également duré 400 ans. Et même si l'Europe, dans sa course à la croissance économique, au progrès et à l'avenir, est alourdie par son passé tel un sprinter retenu par un ressort de starting-block et se voit dépasser de tous côtés par le reste du monde, je donne raison à cette Europe, car les racines importent plus que les destinations. » Malgré les longueurs et la redondance qui m'ont parfois agacé, en dépit du ton parfois moralisant et élitaire du « welweter », ce livre baroque reste beau et stupéfiant. Et je n'arrive pas à en parler sans certaines longueurs non plus.
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