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Presses de la cité
EAN : 9782258195967
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 120 x 210 mm

Infantilisation

Cet État-nounou qui vous veut du bien

Collection : La Cité
Date de parution : 21/01/2021
L’infantilisation est de tous les partis. Depuis des décennies, c’est elle qui nous dirige.
Face à la pandémie, la France a, jusqu’à l’absurde, rivalisé d’imagination bureaucratique.
« Pour notre Bien », l’Etat nounou provoque une fièvre maternante, hygiéniste et centralisatrice.
Elle révèle un mal préexistant : notre infantilisation croissante, de plus en plus consentie. Comme
un chemin de servitude.
L’infantilisation est un poison lent. A trop abandonner nos...
Face à la pandémie, la France a, jusqu’à l’absurde, rivalisé d’imagination bureaucratique.
« Pour notre Bien », l’Etat nounou provoque une fièvre maternante, hygiéniste et centralisatrice.
Elle révèle un mal préexistant : notre infantilisation croissante, de plus en plus consentie. Comme
un chemin de servitude.
L’infantilisation est un poison lent. A trop abandonner nos libertés, nous désapprenons la liberté. A la levée d’écrou, il nous faudra quitter les jupes en fer de Big Nanny. Avant qu’il ne soit trop tard. Infantilisation offre de penser ce phénomène et livre des anticorps précieux pour nous en arracher.
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EAN : 9782258195967
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 120 x 210 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • marami Posté le 6 Avril 2021
    Ressentant depuis le premier confinement, l’infantilisation exprimée dans le titre, j ai reçu avec plaisir ce livre dans le cadre de Masse Critique (merci à Babelio et aux Presses de la Cité). J’ai apprécié cet essai riches de références, sources de futures lectures.L’auteur démonte les mécanismes, en France et à l’étranger de cette montée en puissance de l’intervention publique dans la sphère privée. Tout en mettant en garde contre le complotisme, ce livre donne à réfléchir à qui le peut encore et contribue à éviter « l’assèchement de l’esprit de responsabilité « . L’éducation et le développement de l’esprit critique s’avèrent être des pistes de lutte contre cette infantilisation « subie tout autant que désirée « ,son étude au lycée pourrait être bénéfique.
  • Sallyrose Posté le 28 Mars 2021
    Dans cet essai, l’auteur fait l’état des lieux du positionnement de l’État français depuis le premier confinement. Il met en exergue des décisions et des comportements bien plus anciens qui montrent que la société française est volontairement soumise à cet État qu’elle accuse (à juste titre) de la priver de ses libertés. Or, depuis au moins l’ État providence mis en place au lendemain de La Seconde Guerre mondiale, les Français ne cessent d’en appeler à l’État pour régler leurs problématiques de fonctionnement individuel, tels les parents qui se défaussent sur l’école pour éduquer leurs enfants. La prépondérance du rôle de l’État prend toute son envergure dans l’inscription du principe de précaution qui a été inscrit dans la Constitution française en 1995 dans le contexte de la protection de l’environnement. Or, il s’est depuis glissé partout, empêchant le libre arbitre des citoyens de s’exprimer, offrant un placard de lois et règlements édictés pour « notre bien ». L’auteur attire fortement l’attention sur les dérives totalitaires d’une telle ingérence. Du reste, il en a été fortement question au moment des attentats terroristes de 2015 et depuis le confinement de mars 2020. Si le propos est intéressant, le texte pêche un peu par effet catalogue d’exemples en tout... Dans cet essai, l’auteur fait l’état des lieux du positionnement de l’État français depuis le premier confinement. Il met en exergue des décisions et des comportements bien plus anciens qui montrent que la société française est volontairement soumise à cet État qu’elle accuse (à juste titre) de la priver de ses libertés. Or, depuis au moins l’ État providence mis en place au lendemain de La Seconde Guerre mondiale, les Français ne cessent d’en appeler à l’État pour régler leurs problématiques de fonctionnement individuel, tels les parents qui se défaussent sur l’école pour éduquer leurs enfants. La prépondérance du rôle de l’État prend toute son envergure dans l’inscription du principe de précaution qui a été inscrit dans la Constitution française en 1995 dans le contexte de la protection de l’environnement. Or, il s’est depuis glissé partout, empêchant le libre arbitre des citoyens de s’exprimer, offrant un placard de lois et règlements édictés pour « notre bien ». L’auteur attire fortement l’attention sur les dérives totalitaires d’une telle ingérence. Du reste, il en a été fortement question au moment des attentats terroristes de 2015 et depuis le confinement de mars 2020. Si le propos est intéressant, le texte pêche un peu par effet catalogue d’exemples en tout genre. La lecture en devient amusante, mais l’aspect anecdotique lui enlève un peu de sa portée.
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  • Faura Posté le 23 Mars 2021
    Je remercie Babelio et les éditions Presses de La Cité pour m’avoir adressé ce livre dans le cadre d’une opération de Masse Critique. Sur la forme, j’aime bien le format 12 x 21 cm du livre, édité dans la collection « LA CITÉ », dont l’ambition est d’élargir le regard du lecteur et de poser les bonnes questions, « même si elles dérangent ». La tétine à moustache qui orne la couverture donne déjà à penser sur le traitement du sujet. Le livre de Mathieu Laine est donc un court essai, dans lequel il interroge la gouvernance de la pandémie par la France, et au-delà, par l’ensemble des sociétés. Il part du postulat que cette gestion résulte des années d’ancrage d’une administration hantée par des lourdeurs et une intensification des normes. Celles-ci ont d’ailleurs été encore plus renforcées dans le cadre de la pandémie, réduisant peu à peu les libertés individuelles. « (...) le pire serait toutefois, après avoir vécu un tel traumatisme, de n’en tirer aucun enseignement. » Il s’agit donc d’une réflexion qui conduit à remettre en question les systèmes actuels, ce qu’il avait déjà opéré lors d’un premier ouvrage en 2006, en chantre de la défense de ces libertés. Pour dénoncer les Etats trop ou mal présents, il... Je remercie Babelio et les éditions Presses de La Cité pour m’avoir adressé ce livre dans le cadre d’une opération de Masse Critique. Sur la forme, j’aime bien le format 12 x 21 cm du livre, édité dans la collection « LA CITÉ », dont l’ambition est d’élargir le regard du lecteur et de poser les bonnes questions, « même si elles dérangent ». La tétine à moustache qui orne la couverture donne déjà à penser sur le traitement du sujet. Le livre de Mathieu Laine est donc un court essai, dans lequel il interroge la gouvernance de la pandémie par la France, et au-delà, par l’ensemble des sociétés. Il part du postulat que cette gestion résulte des années d’ancrage d’une administration hantée par des lourdeurs et une intensification des normes. Celles-ci ont d’ailleurs été encore plus renforcées dans le cadre de la pandémie, réduisant peu à peu les libertés individuelles. « (...) le pire serait toutefois, après avoir vécu un tel traumatisme, de n’en tirer aucun enseignement. » Il s’agit donc d’une réflexion qui conduit à remettre en question les systèmes actuels, ce qu’il avait déjà opéré lors d’un premier ouvrage en 2006, en chantre de la défense de ces libertés. Pour dénoncer les Etats trop ou mal présents, il s’appuie d’ailleurs dans cet ouvrage très documenté sur des auteurs et théories actuels, mais également sur des thèses formulées par Toqueville, Nietzsche ou sur différents ouvrages de littérature de référence, de La Peste à La guerre de Troie n’aura pas lieu, en passant par Philippe Roth. Il démontre que l’enjeu du « Bien faire » originel peut ainsi aller à l’encontre des libertés revendiquées par les citoyens, mais que ceux-ci sont malgré eux à la recherche de telles limites : « En nos contrées, c’est vers l’Etat que chacun se retourne dès qu’un risque, quelle qu’en soit la nature, se réalise. » La recherche de la protection de « l’Etat-nounou » a ainsi entraîné selon lui un précautionnisme renforcé, « religion de la protection absolue et du risque zéro », son corollaire étant une pénalisation accrue envers les décideurs. D’où une spirale infernale dont l’Etat-centralisateur ne saurait sortir vainqueur, eu égard aux manifestations d’hostilité des citoyens entravés et aux enjeux électoraux omniprésents. L’auteur souligne ainsi le risque de dérive liberticide si les mesures réductrices mises en place en temps de crise venaient à perdurer à l’issue de celle-ci. Il en veut pour preuve la pérennisation des drones en Chine. Il appelle donc chacun à réfléchir à ce qu’il attend de l’Etat, au risque de lui confier plus de rênes que prévu initialement. Mathieu Laine plaide enfin pour un Etat recentré sur certaines thématiques, plus facilitateur que moralisateur, largement ouvert aux initiatives individuelles, facteur de progrès économique et social. Si j’ai lu avec intérêt cet essai, j’ai à plusieurs reprises regretté que Mathieu Laine n’y ait pas approfondi son propos - sans doute ne serait-ce alors plus un essai mais une étude, j’en conviens aisément ! Mais certains points méritent à mon sens d’être précisés, notamment sur toutes les mesures prises par les différents Etats durant la pandémie et un comparateur sur l’évolution de ces mesures et leurs conséquences à long terme. Gageons que cela fera l’objet d’un futur ouvrage, rétrospectif et évaluatif, nécessaire pour tirer expérience et ne pas reproduire - ou laisser perdurer - des agissements que l’auteur juge inopportuns. lirelanuitoupas.wordpress.com
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  • pikanelle Posté le 31 Janvier 2021
    Un excellent livre qui appelle à un éveil des consciences. Un essai très accessible. A titre perso, j’ai même regretté que l’auteur ne pousse pas plus loin sa démonstration, mais le nombre de références qu’il fournit me permettront d’approfondir le sujet par moi-même. Il s'agit d'un ouvrage rédigé simplement et frappé du coin du bon sens. Infantilisation, kesaco ? L’auteur dresse le constat que, depuis plusieurs décennies, l’Etat (et son appareil administratif excessivement normatif et exempt de toute souplesse) s’est peu à peu transformé en une nounou qui se fait toujours plus étouffante et moralisatrice, phénomène qui atteint son paroxysme avec le contexte sanitaire actuel. Sans pour autant verser dans l’excès de certains selon lequel nous serions dirigés par des tyrans, Mathieu Laine alerte et dresse le constat d’un Etat nounou et d’une société déresponsabilisée plein de paradoxes et menant peu à peu le pays à la déliquescence et à la division : l’Etat est là, mais il a beau s’agiter en tout sens il ne règle rien, il se veut autoritaire mais démontre le plus souvent sa faiblesse, on lui demande de nous dire quoi faire, mais quand il le fait on rue dans les brancards, etc. L’auteur nous met également en... Un excellent livre qui appelle à un éveil des consciences. Un essai très accessible. A titre perso, j’ai même regretté que l’auteur ne pousse pas plus loin sa démonstration, mais le nombre de références qu’il fournit me permettront d’approfondir le sujet par moi-même. Il s'agit d'un ouvrage rédigé simplement et frappé du coin du bon sens. Infantilisation, kesaco ? L’auteur dresse le constat que, depuis plusieurs décennies, l’Etat (et son appareil administratif excessivement normatif et exempt de toute souplesse) s’est peu à peu transformé en une nounou qui se fait toujours plus étouffante et moralisatrice, phénomène qui atteint son paroxysme avec le contexte sanitaire actuel. Sans pour autant verser dans l’excès de certains selon lequel nous serions dirigés par des tyrans, Mathieu Laine alerte et dresse le constat d’un Etat nounou et d’une société déresponsabilisée plein de paradoxes et menant peu à peu le pays à la déliquescence et à la division : l’Etat est là, mais il a beau s’agiter en tout sens il ne règle rien, il se veut autoritaire mais démontre le plus souvent sa faiblesse, on lui demande de nous dire quoi faire, mais quand il le fait on rue dans les brancards, etc. L’auteur nous met également en garde contre les dérives totalitaristes auxquelles pourraient mener un interventionnisme sans borne de l’Etat pour nous imposer ce qu’il considère être notre bien. Il propose même une autre voie, étroite certes, mais qui existe bel et bien.
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