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Presses de la cité
EAN : 9782258165809
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 140 x 225 mm

La Couleur du trois

Anne Rabinovitch (Traducteur)
Date de parution : 16/01/2020
Il fut un temps, ils étaient cinq…
Quinn, la trentaine passée, est célibataire, sans enfants, et sur le point de perdre son emploi. Comme si sa précarité financière n’était pas suffisamment angoissante, elle doit faire face au retour en ville de Cam, son premier petit ami, dont elle s’est séparée dans des circonstances qu’elle préférerait oublier. Cette... Quinn, la trentaine passée, est célibataire, sans enfants, et sur le point de perdre son emploi. Comme si sa précarité financière n’était pas suffisamment angoissante, elle doit faire face au retour en ville de Cam, son premier petit ami, dont elle s’est séparée dans des circonstances qu’elle préférerait oublier. Cette réapparition fait remonter à la surface le traumatisme de ses années adolescentes  ̶  la mort violente de sa sœur cadette  ̶ , qu’elle croyait pourtant avoir enfoui au plus profond d’elle-même par des tactiques toutes personnelles…
Hypnotique et dérangeant, La Couleur du trois explore un monde fait de souvenirs chers et de blessures ouvertes qui dessinent la présence vacillante d’un fantôme. Sur fond de musique grunge, ce roman introspectif décalé, à l'héroïne marquée du sceau de la tragédie, nous parle de ce qui est tapi dans l’ombre. Et affirme le talent d’une auteure incandescente, dont l’œuvre est à la fois intime et engagée.

 
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EAN : 9782258165809
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"Original, puissant, sombre, humain et... drôle."
Le Tarn Libre

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Matildany Posté le 27 Février 2020
    La couleur du trois Leni Zumas J'avoue que j'ai eu du mal à rentrer dans ce roman. Un style décousu, des allers- retours permanents dans le temps sans ligne directrice. La narratrice, Quinn nous parle des personnages comme si on les connaissait déjà. Elle vivote, inapte à planifier sa vie, ancien membre d'un groupe de rock qui aurait pu connaître la gloire. Elle évoque ses souvenirs d'enfance, aînée d'une sœur féminine et populaire et de Riley, leur petit frère, tout dévoué aux jeux parfois cruels de ses sœurs. Apprendre qu'un membre du groupe et ancien amant est de retour en ville accentue encore son désarroi. Petit à petit, on découvre les raisons de son mal-être: à l'adolescence, sa sœur est morte de manière violente. Ses névroses l'accompagnent du bar où traînent ses amis, d'autres laissés-pour- compte, à son domicile, où elle entend des grattements étranges, de la librairie désertée où elle travaille, aux repas familiaux qu'elle vit comme une épreuve quand elle visite ses parents. Ses obsessions du sang, qu'elle voit couler partout, de la nourriture, qu'elle imagine comme un ennemi insidieux prenant le contrôle de son corps la hantent en permanence. C'est un roman sur le deuil qui n'a pu se faire, sur la... La couleur du trois Leni Zumas J'avoue que j'ai eu du mal à rentrer dans ce roman. Un style décousu, des allers- retours permanents dans le temps sans ligne directrice. La narratrice, Quinn nous parle des personnages comme si on les connaissait déjà. Elle vivote, inapte à planifier sa vie, ancien membre d'un groupe de rock qui aurait pu connaître la gloire. Elle évoque ses souvenirs d'enfance, aînée d'une sœur féminine et populaire et de Riley, leur petit frère, tout dévoué aux jeux parfois cruels de ses sœurs. Apprendre qu'un membre du groupe et ancien amant est de retour en ville accentue encore son désarroi. Petit à petit, on découvre les raisons de son mal-être: à l'adolescence, sa sœur est morte de manière violente. Ses névroses l'accompagnent du bar où traînent ses amis, d'autres laissés-pour- compte, à son domicile, où elle entend des grattements étranges, de la librairie désertée où elle travaille, aux repas familiaux qu'elle vit comme une épreuve quand elle visite ses parents. Ses obsessions du sang, qu'elle voit couler partout, de la nourriture, qu'elle imagine comme un ennemi insidieux prenant le contrôle de son corps la hantent en permanence. C'est un roman sur le deuil qui n'a pu se faire, sur la souffrance. Sans prétention aucune, je trouve qu'il demande un effort intellectuel pour pouvoir comprendre toutes les métaphores et symboliques évoquées, ce n'est pas une lecture légère, les images s'entrechoquent, nous prennent la gorge parfois. Je pense qu'il peut être adoré ou nous laisser au bord du chemin, pour ma part je me suis accrochée mais n'ai pas été totalement séduite...mais il me trotte encore dans la tête...
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  • TheBookCarnival Posté le 23 Février 2020
    La couleur du trois de Leni Zumas fait partie de ces romans qui remuent, qui écorchent quitte à vous faire verser quelques larmes. J'ai adoré cette lecture. Quinn est une jeune femme anéantie par la mort de sa petite sœur il y a vingt ans de cela. Elle se sent coupable et la culpabilité est comme un ver qui se nourrit de tout son être alors surgissent les troubles alimentaires, les obsessions, l'automutilation comme des mécanismes de survie. Un mal-être que sa famille préfère ignorer, la douleur est si vive que parler de la petite sœur ou juste prononcer son nom leur est impossible. Quinn est vulnérable et son instabilité s'intensifie quand elle perd son emploi et son logement, s'abaissant alors à demander de l'aide à son petit frère Riley. A tout cela s'ajoute le retour de son ex-petit-ami, Cam, et avec lui, le souvenir d'un autre drame... On ne ressort pas indemne d'une telle lecture ! J'ai été happée par ce roman, submergée par les émotions. Leni Zumas frappe le lecteur avec des mots bruts, j'ai tourné les pages comme prise par l'urgence de savoir ce que ce drame renfermait, quelque chose qu'on a pourtant sous les yeux depuis la première... La couleur du trois de Leni Zumas fait partie de ces romans qui remuent, qui écorchent quitte à vous faire verser quelques larmes. J'ai adoré cette lecture. Quinn est une jeune femme anéantie par la mort de sa petite sœur il y a vingt ans de cela. Elle se sent coupable et la culpabilité est comme un ver qui se nourrit de tout son être alors surgissent les troubles alimentaires, les obsessions, l'automutilation comme des mécanismes de survie. Un mal-être que sa famille préfère ignorer, la douleur est si vive que parler de la petite sœur ou juste prononcer son nom leur est impossible. Quinn est vulnérable et son instabilité s'intensifie quand elle perd son emploi et son logement, s'abaissant alors à demander de l'aide à son petit frère Riley. A tout cela s'ajoute le retour de son ex-petit-ami, Cam, et avec lui, le souvenir d'un autre drame... On ne ressort pas indemne d'une telle lecture ! J'ai été happée par ce roman, submergée par les émotions. Leni Zumas frappe le lecteur avec des mots bruts, j'ai tourné les pages comme prise par l'urgence de savoir ce que ce drame renfermait, quelque chose qu'on a pourtant sous les yeux depuis la première page, depuis l'évocation de la mort de la petite sœur. J'ai trouvé ce roman brillant, Leni Zumas exprime avec puissance la violence de la tragédie, l'inacceptable deuil, la souffrance qui brûle le corps et le dégoût de la vie. Quinn est un personnage touchant et fascinant qui a des côtés tellement sombres et qui peut pourtant voir littéralement la vie en couleurs, en partageant avec sa défunte sœur une connexion spéciale, le don de synesthésie. La construction du récit est remarquable, mêlant habilement le présent au passé, les souvenirs surgissant au détour d'une phrase. Seul bémol, l'obsession pour le sang et les menstruations, motif qui apparaît tout au long du roman. J'ai parfois eu du mal à percevoir l'intention de l'auteure dans cette symbolique. La couleur du trois est un roman captivant et percutant sur le deuil, cette douleur extrême au point de devoir se l'infliger physiquement, sur le sentiment de culpabilité dévastateur, sur cette absence insupportable. Un vrai beau roman déchirant. Merci aux éditions Presses de la Cité et à la masse critique Babelio pour cette lecture.
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  • GoodBooksGoodFriends Posté le 18 Février 2020
    Après Les heures rouges, qui m'avait surprise mais enthousiasmée, j'avais hâte de découvrir le premier roman de Leni Zumas, The Listeners, très justement traduit par La couleur du trois. Pas de dystopie ici mais un texte très juste sur les fantômes qui nous hantent. Quand Quinn apprend que la librairie qui l'emploie va fermer ses portes, ce qui signifie pour elle quitter son appartement qu'elle n'aura plus les moyens de payer, et qu'elle apprend dans le même temps que son ancien petit ami est de retour dans leur ville natale, c'est un bouleversement total. Quinn va se remémorer son adolescence tout en luttant contre ses vieux démons et en convoquant l'esprit de sa sœur disparue. La narration alterne entre le passé et le présent et les chapitres, courts, sont entrecoupés de scènes du Jeu des Questions cher à Quinn, sa sœur et son frère, lorsqu'ils étaient enfants. Le voile se lève page après page sur les drames ayant marqué la vie de la jeune femme. L'auteure distille habilement des informations au détour d'une phrase, d'une scène, des informations qui ont toute leur importance. Elle n'insiste pas dessus, au lecteur de décider comment les interpréter, les absorber. La plume de Leni Zumas est percutante,... Après Les heures rouges, qui m'avait surprise mais enthousiasmée, j'avais hâte de découvrir le premier roman de Leni Zumas, The Listeners, très justement traduit par La couleur du trois. Pas de dystopie ici mais un texte très juste sur les fantômes qui nous hantent. Quand Quinn apprend que la librairie qui l'emploie va fermer ses portes, ce qui signifie pour elle quitter son appartement qu'elle n'aura plus les moyens de payer, et qu'elle apprend dans le même temps que son ancien petit ami est de retour dans leur ville natale, c'est un bouleversement total. Quinn va se remémorer son adolescence tout en luttant contre ses vieux démons et en convoquant l'esprit de sa sœur disparue. La narration alterne entre le passé et le présent et les chapitres, courts, sont entrecoupés de scènes du Jeu des Questions cher à Quinn, sa sœur et son frère, lorsqu'ils étaient enfants. Le voile se lève page après page sur les drames ayant marqué la vie de la jeune femme. L'auteure distille habilement des informations au détour d'une phrase, d'une scène, des informations qui ont toute leur importance. Elle n'insiste pas dessus, au lecteur de décider comment les interpréter, les absorber. La plume de Leni Zumas est percutante, le désespoir de Quinn, sa souffrance, suintent de chaque phrase, de chaque mot. On ressent physiquement son mal-être. Le texte est lourd de sens et la symbolique est présente dans chaque paragraphe. En deux romans, Leni Zumas est devenue pour moi une auteure à suivre
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  • Maplumedepaon Posté le 14 Février 2020
    La couleur du trois c'est l'histoire de Quinn, une femme perdue, détruite. C'est un peu l'histoire d'une lente descente aux enfers pallier par pallier. C'est un livre que j'ai trouvé dur à lire, il est d'une noirceur profonde. Car Quinn est l'ainée d'une fratrie de 3 enfants dont la soeur cadette est morte dans des circonstances violentes. Car Quinn faisait partie d'un groupe de musique avec son amour de jeunesse Cam, un groupe auquel un avenir prometteur était annoncé, mais qui s'est séparé dans des circonstances inconnues. Petit à petit, touche par touche, Leni Zumas nous révèle toute l'histoire de Quinn, mais surtout toutes ses névroses : les rats, les règles (le sang pas les directives), la viande, le ver de sang, les pancakes... Toutes ses obsessions, ces malaises, ces affres de la culpabilité rendent cette lecture pesante voir étouffante. J'ai eu malheureusement un peu de mal avec la construction assez décousue du roman, de passer d'une époque à une autre sans transition et sans repère, m'a fait me perdre parfois dans ma lecture. Heureusement le texte est parsemé de jolies touches de poésie et d'un peu d'espoir à son extrême fin.
  • Waterlyly Posté le 12 Février 2020
    Quinn est une jeune trentenaire totalement perdue. Elle est sur le point de perdre son emploi, travaillant dans une librairie dans laquelle les clients se font de plus en plus rares. Des rumeurs sur le fait que Cam, un ancien grand amour, est de retour en ville la perturbe également. Elle va alors de souvenir des concerts qu’elle donnait en sa compagnie ainsi que d’autres amis, il y a bien longtemps. Tout cela fait remonter à la surface un événement très douloureux. Quinn a perdu sa sœur cadette, alors que cette dernière n’était qu’une adolescente. C’est un très beau roman que propose ici l’auteure, et qui a finalement réussi à me convaincre. Pourtant, je dois bien avouer qu’au début, cela n’a pas été une lecture aisée, bien au contraire. Il faut se préparer à faire une expérience littéraire des plus particulières pour être en mesure de se laisser porter par ce récit. La faute revient indubitablement à un schéma narratif qui m’a paru brouillon pendant un bon quart du roman, il faut bien le dire. Ici, le lecteur se retrouve spectateur des errances de Quinn, mais j’ai dénoté juaqu’à trois époques bien distinctes. La place est donc donnée à Quinn... Quinn est une jeune trentenaire totalement perdue. Elle est sur le point de perdre son emploi, travaillant dans une librairie dans laquelle les clients se font de plus en plus rares. Des rumeurs sur le fait que Cam, un ancien grand amour, est de retour en ville la perturbe également. Elle va alors de souvenir des concerts qu’elle donnait en sa compagnie ainsi que d’autres amis, il y a bien longtemps. Tout cela fait remonter à la surface un événement très douloureux. Quinn a perdu sa sœur cadette, alors que cette dernière n’était qu’une adolescente. C’est un très beau roman que propose ici l’auteure, et qui a finalement réussi à me convaincre. Pourtant, je dois bien avouer qu’au début, cela n’a pas été une lecture aisée, bien au contraire. Il faut se préparer à faire une expérience littéraire des plus particulières pour être en mesure de se laisser porter par ce récit. La faute revient indubitablement à un schéma narratif qui m’a paru brouillon pendant un bon quart du roman, il faut bien le dire. Ici, le lecteur se retrouve spectateur des errances de Quinn, mais j’ai dénoté juaqu’à trois époques bien distinctes. La place est donc donnée à Quinn adolescente, lorsque sa sœur était toujours en vie, à Quinn dans ses premiers pas d’adulte, lorsqu’elle donnait des concerts en compagnie de son grand amour de l’époque, et à Quinn adulte, totalement perdue et perturbée. Ce qui m’a fait défaut, c’est le manque de dates pour situer une intrigue complexe. J’ai pris un petit moment avant de m’y habituer totalement, mais une fois chose faite et à partir du moment où j’ai vraiment saisi le mécanisme narratif, cela a été une très bonne lecture, J’ai trouvé le personnage de Quinn très bien dessiné et d’une grande densité. Elle est totalement torturée, et plusieurs sentiments l’assaillent, tels que la tristesse et la culpabilité. L’auteure a su décrire les émotions qui la prennent d’assaut à tout moment, et elle le fait avec beaucoup d’acuité. Il faut dire que Quinn va porter cette histoire à bout de bras, les personnages secondaires ayant un rôle moins défini. La plume de l’auteure est addictive et d’une énorme fluidité. Leni Zumas a décidé de découper en tout petits chapitres son histoire. Certes, le lecteur se retrouve en face d’un nombre considérable de chapitres, mais cela rythme indéniablement l’histoire. Un très beau roman servi par une héroïne touchante et torturée au possible. L’auteure réussi à décrire les émotions de sa protagoniste avec beaucoup de justesse et de sensibilité. Une belle découverte à laquelle il faudra s’accrocher aux premiers chapitres, le temps de s’habituer au schéma narratif particulier.
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