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Plon
EAN : 9782259282444
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 135 x 210 mm

La discrétion

Date de parution : 27/08/2020
Rentrée littéraire 2020
« Ses enfants, eux, ils savent qui elle est, et ils exigent que le monde entier le sache aussi. »
Yamina est née dans un cri. À Msirda, en Algérie colonisée.
À peine adolescente, elle a brandi le drapeau de la Liberté.
Quarante ans plus tard, à Aubervilliers, elle vit dans la discrétion.
Pour cette mère, n’est-ce pas une autre façon de résister ?
Mais la colère, même réprimée, se transmet l’air de rien.
 
EAN : 9782259282444
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 135 x 210 mm

Ils en parlent

" Un roman drôle et acide, sur la place de ces Français encore et toujours perçus comme des immigrés. "
A.D / Biba

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Pilly Posté le 11 Novembre 2020
    J'ai connu Faïza Guène avec son "Kiffe kiffe demain", mais ne l'ai pas suivie ensuite. J'ai donc récemment redécouvert sa plume incisive avec "La discrétion", la façon qu'elle a de raconter une réalité, sans complaisance. Nous découvrons la vie de Yamina, née en 1949, de son enfance à aujourd'hui. Sa vie de femme algérienne, qui n'a pas réellement son mot à dire. Et pourtant, il y a des moments où Yamina se rebelle. A la trentaine, il est temps pour ses parents de lui arranger un mariage. Elle suit alors Brahim en France, un homme marocain plus âgé qu'elle, qui essaie malgré tout de laisser une certaine place à son épouse. En parallèle, nous suivons la vie de cette famille aujourd'hui, de ses quatre enfants et leurs combats intérieurs. Autant Yamina essaie de se faire discrète en France, car pour elle, ce n'est pas son pays. C'est comme si elle y était invitée, et elle ne sent donc pas réellement à sa place. Autant ses enfants se battent chaque jour, pour montrer au monde, et à eux-mêmes, qu'ils ont toute légitimité à y vivre. Faïza Guène nous relate ainsi toute la complexité de leurs vies, de leurs sentiments, eux qui sont nés en France,... J'ai connu Faïza Guène avec son "Kiffe kiffe demain", mais ne l'ai pas suivie ensuite. J'ai donc récemment redécouvert sa plume incisive avec "La discrétion", la façon qu'elle a de raconter une réalité, sans complaisance. Nous découvrons la vie de Yamina, née en 1949, de son enfance à aujourd'hui. Sa vie de femme algérienne, qui n'a pas réellement son mot à dire. Et pourtant, il y a des moments où Yamina se rebelle. A la trentaine, il est temps pour ses parents de lui arranger un mariage. Elle suit alors Brahim en France, un homme marocain plus âgé qu'elle, qui essaie malgré tout de laisser une certaine place à son épouse. En parallèle, nous suivons la vie de cette famille aujourd'hui, de ses quatre enfants et leurs combats intérieurs. Autant Yamina essaie de se faire discrète en France, car pour elle, ce n'est pas son pays. C'est comme si elle y était invitée, et elle ne sent donc pas réellement à sa place. Autant ses enfants se battent chaque jour, pour montrer au monde, et à eux-mêmes, qu'ils ont toute légitimité à y vivre. Faïza Guène nous relate ainsi toute la complexité de leurs vies, de leurs sentiments, eux qui sont nés en France, mais ont reçu une éducation orientale. Eux qui ressentent de la colère par procuration, une impression de ne pas être les bienvenus... Mais dans cette fratrie, chacun a ses propres problématiques, ce qui enrichit fortement le récit et lui donne toute sa force. Je suis heureuse d'avoir rencontré à nouveau cette auteure, avec un roman qui traite de sujets sociétaux actuels, et qui m'a finalement émue.
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  • livreclem Posté le 3 Novembre 2020
    Un beau roman sur une famille immigré, l'intégration des enfants nés en France et le racisme quotidien dont ils font face. Entre le calme de la mère et la rage des enfants, un roman mêlant passé et présent.
  • Lesrelecturesdolga Posté le 2 Novembre 2020
    Dans La Discrétion, les fragments de vie se croisent : d’un chapitre à l’autre le lecteur est transporté en région parisienne en 2020, puis par un flashback, en Algérie l’année 1954. Ce procédé ne fait que renforcer l’empathie que cette histoire de filiation provoque et qui communique culture et angoisses. Des parallélismes viennent surprendre le lecteur pour le confronter aux (res)sentiments des personnages : le brutal ’’arracheur” qui a extirper de sa mâchoire la dent infectée de Yamina quand elle était adolescente l’a fait bien plus souffrir que le chirurgien-dentiste qui extrait les dents de sagesse de sa fille. Ce qui semble anecdotique a toujours une fonction : montrer la culpabilité harassante des enfants face aux souffrances passées de leurs parents. L’écriture est simple mais splendide par sa douceur et sa finesse. Le style est subtil tout en discrétion, comme son protagoniste. Les voix énonciatives s’entremêlent habilement : est-ce le narrateur ou le personnage qui cette fois s’exprime ? La question reste souvent floue. Il n’y a pas de dialogue, en tout cas pas sous une forme de discours direct, la focale change régulièrement de point de vue. Les italiques, en ponctuant le récit, mettent en exergue les pensées des... Dans La Discrétion, les fragments de vie se croisent : d’un chapitre à l’autre le lecteur est transporté en région parisienne en 2020, puis par un flashback, en Algérie l’année 1954. Ce procédé ne fait que renforcer l’empathie que cette histoire de filiation provoque et qui communique culture et angoisses. Des parallélismes viennent surprendre le lecteur pour le confronter aux (res)sentiments des personnages : le brutal ’’arracheur” qui a extirper de sa mâchoire la dent infectée de Yamina quand elle était adolescente l’a fait bien plus souffrir que le chirurgien-dentiste qui extrait les dents de sagesse de sa fille. Ce qui semble anecdotique a toujours une fonction : montrer la culpabilité harassante des enfants face aux souffrances passées de leurs parents. L’écriture est simple mais splendide par sa douceur et sa finesse. Le style est subtil tout en discrétion, comme son protagoniste. Les voix énonciatives s’entremêlent habilement : est-ce le narrateur ou le personnage qui cette fois s’exprime ? La question reste souvent floue. Il n’y a pas de dialogue, en tout cas pas sous une forme de discours direct, la focale change régulièrement de point de vue. Les italiques, en ponctuant le récit, mettent en exergue les pensées des personnages : pensées qui les hantent comme elles questionnent le lecteur. Tout est fait pour que le lecteur pense et vive avec ces grands amoureux (de leur famille, de leurs cultures...) d’une touchante sensibilité. Yamina se raccroche à sa famille comme elle se raccroche au figuier de la ferme de son enfance qu’elle arrivera à recréer dans la banlieue parisienne. Mémoire à la fois d’une famille fictive et de l’histoire d’une société, la discrétion est révélatrice des réalités modernes. La réalité du racisme, qui subsiste dans une société qui n’accepte pas toujours ce qu’elle considère comme étranger, la réalité de la difficulté d’être une femme de cultures patriarcales. Ce livre m’a communiqué beaucoup d’émotions. Il est doux, subtil est d’une grande intelligence. D'après moi, il touche, marque et questionne. Chapeau bas pour Faïza Guene
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  • Ziliz Posté le 1 Novembre 2020
    Parcours de Yamina, femme née à la fin des années 1940 dans l'Algérie colonisée. Exilée en France en 1981 pour rejoindre un mari marocain plus âgé qu'elle, qu'elle n'avait pas choisi. Devenue mère de quatre enfants, aujourd'hui adultes, toujours à dorloter son petit dernier de trente ans, son seul fils - question de culture ? ou bien tous les hommes exploitent leurs pseudo faiblesses en matière de tâches domestiques pour retarder la coupure du cordon ? C'est moins fatigant pour eux, et ça fait plaisir à maman. Coup double, sauf que ça énerve les soeurs. Pourquoi me suis-je autant ennuyée avec un roman si court (250 pages), dont les sujets m'intéressent ? Guerre d'Algérie, exil, intégration, deuxième génération, sort des immigrés en France, et ceux du Maghreb en particulier (avec traumatisme supplémentaire pour les Algériens), maternité et féminité, émancipation des femmes. Et colère - étouffée ou exprimée, nourrie par les événements de la vie ou transmise entre générations... Je me perdais dans les personnages, les filles de Yamina apparaissent de loin en loin dans le récit, j'ai eu du mal à mémoriser les caractéristiques de chacune et donc à m'y attacher. Pourtant, j'apprécie généralement les romans de Faïza Guène, simples et honnêtes, truffés d'idées pertinentes,... Parcours de Yamina, femme née à la fin des années 1940 dans l'Algérie colonisée. Exilée en France en 1981 pour rejoindre un mari marocain plus âgé qu'elle, qu'elle n'avait pas choisi. Devenue mère de quatre enfants, aujourd'hui adultes, toujours à dorloter son petit dernier de trente ans, son seul fils - question de culture ? ou bien tous les hommes exploitent leurs pseudo faiblesses en matière de tâches domestiques pour retarder la coupure du cordon ? C'est moins fatigant pour eux, et ça fait plaisir à maman. Coup double, sauf que ça énerve les soeurs. Pourquoi me suis-je autant ennuyée avec un roman si court (250 pages), dont les sujets m'intéressent ? Guerre d'Algérie, exil, intégration, deuxième génération, sort des immigrés en France, et ceux du Maghreb en particulier (avec traumatisme supplémentaire pour les Algériens), maternité et féminité, émancipation des femmes. Et colère - étouffée ou exprimée, nourrie par les événements de la vie ou transmise entre générations... Je me perdais dans les personnages, les filles de Yamina apparaissent de loin en loin dans le récit, j'ai eu du mal à mémoriser les caractéristiques de chacune et donc à m'y attacher. Pourtant, j'apprécie généralement les romans de Faïza Guène, simples et honnêtes, truffés d'idées pertinentes, avec des formules et images qui font mouche (cf. extrait sur les cow-boys dans les westerns). Ici, l'intrigue m'a semblé manquer de liant - tableau trop impressionniste pour une myope.
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  • NCJ Posté le 1 Novembre 2020
    Je termine ce roman avec le sentiment d'avoir lu un bon livre. Ce n'est pas ma première rencontre avec Faïza Guène, j'ai dévoré tous ses livres depuis le premier "Kiffe, Kiffe demain". J'ai un faible pour son écriture franche, sensible et la finesse de son humour. Pour celui-ci, même si j'ai bien saisi tout au long du récit son implication personnelle , je n'ai réellement été touchée qu'à la page 249 (sur 252) Pour autant, l'histoire ma intéressée de bout en bout. Le récit est bien mené, le rythme de narration avec alternance des époques rend la lecture agréable et facile. Les protagonistes, bien qu'un peu trop distants à mon goût, sont cependant attachants. Discrétion oblige ! J'ai parfois été gênée par les nombreuses références aux marques, que j'ai jugé superflues. Mais peut-être est-ce là une volonté de l'auteure pour impliquer d'avantage son lecteur et rendre son roman plus accessible ? Ou simplement pour faire passer un message et créer du lien : arabe ou français, les préoccupations sont les mêmes, reste t'il des "Chocapic" pour le petit déjeuner ?
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