Lisez! icon: Search engine
Plon
EAN : 9782259282444
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 135 x 210 mm
Nouveauté

La discrétion

Date de parution : 27/08/2020
Rentrée littéraire 2020
« Ses enfants, eux, ils savent qui elle est, et ils exigent que le monde entier le sache aussi. »
Yamina est née dans un cri. À Msirda, en Algérie colonisée.
À peine adolescente, elle a brandi le drapeau de la Liberté.
Quarante ans plus tard, à Aubervilliers, elle vit dans la discrétion.
Pour cette mère, n’est-ce pas une autre façon de résister ?
Mais la colère, même réprimée, se transmet l’air de rien.
 
EAN : 9782259282444
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 135 x 210 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Julitlesmots Posté le 14 Septembre 2020
    « La discrétion » ne se contente pas de livrer l'histoire d'une famille entre l'Algérie et la France, avec ce tiraillement entre deux cultures, celle de l'éducation et des origines, face à celle de la naissance et de l'imprégnation. C'est un texte plus profond qu'il n'y paraît, à travers le microcosme familial, l'auteure aborde des sujets de société très intéressants. de manière parfois grave, pour décrire certaines humiliations couvertes par une fausse bienveillance, mais aussi de manière humoristique, comme pour ne pas étrangler le lecteur. La plume simple et directe, rend le texte accessible à toutes les personnes qui souhaitent mieux comprendre, ressentir les émotions et interrogations d'une partie de la population française. Être né français, mais ne pas se sentir à sa place, être né algérien et ne pas se sentir algérien… Une éternelle dualité que vit une partie de la population française que l'on peut difficilement comprendre si l'on ne l'a pas vécu soi-même. Même si je n'ai jamais eu à me sentir exclue, car née française, de parents français, j'ai grandi en Tunisie, et je dois dire que je connais ce sentiment de ne pas se sentir à sa place. Ce sentiment a été très présent lors... « La discrétion » ne se contente pas de livrer l'histoire d'une famille entre l'Algérie et la France, avec ce tiraillement entre deux cultures, celle de l'éducation et des origines, face à celle de la naissance et de l'imprégnation. C'est un texte plus profond qu'il n'y paraît, à travers le microcosme familial, l'auteure aborde des sujets de société très intéressants. de manière parfois grave, pour décrire certaines humiliations couvertes par une fausse bienveillance, mais aussi de manière humoristique, comme pour ne pas étrangler le lecteur. La plume simple et directe, rend le texte accessible à toutes les personnes qui souhaitent mieux comprendre, ressentir les émotions et interrogations d'une partie de la population française. Être né français, mais ne pas se sentir à sa place, être né algérien et ne pas se sentir algérien… Une éternelle dualité que vit une partie de la population française que l'on peut difficilement comprendre si l'on ne l'a pas vécu soi-même. Même si je n'ai jamais eu à me sentir exclue, car née française, de parents français, j'ai grandi en Tunisie, et je dois dire que je connais ce sentiment de ne pas se sentir à sa place. Ce sentiment a été très présent lors de notre retour en France, je ne savais plus qui j'étais et surtout, je vivais ce retour comme un exil. Je pleurais tout le temps et j'ai mis du temps, beaucoup de temps à me sentir à ma place. En France, je n'avais qu'une envie, c'est de rentrer en Tunisie et lorsque je retournais en Tunisie, je n'avais qu'une envie, c'est d'y rester. Tiraillée entre mes deux cultures, mes deux vies. J'ai retrouvé dans « La discrétion » de Faïza Guène, cet exil latent, sous-jacent avec la description du mal-être que l'on ressent. Faïza Guen à travers son récit, rend hommage à ces femmes qui éduquent, discrètement, qui sont dépassée, car elles ne connaissent pas ces enfants qui réclament une identité, une reconnaissance et crient leur appartenance à cette France, qui parfois, les renvoie à ces origines qu'ils ne connaissent qu'à travers des vacances toujours heureuses, mais pendant lesquelles ils sont considérés comme étranger et français. L'exclusion est des deux côtés de la méditerranée, ils ne sont ni algériens ni français. Comment construire son identité face à cette dualité ? On ne fait pas de vague, on se fait discret, ou alors on se révolte, on crie pour montrer que l'on existe. Notre société a du mal à comprendre cette dualité, et ne fait que creuser le fossé. La grande mode, qui ne fait qu'attiser la haine et largement véhiculée, est de demander à une personne de quelle origine elle est ! L'extrême droite se nourrit du terreau de cette dualité. Certains passages m'ont particulièrement touchés, notamment celui de la soeur aînée qui travaille dans une mairie et qui aide une personne en lui parlant en arabe, elle est dénoncée par ses collègues. Je sais, pour l'avoir vécu, que si l'anglais, l'espagnol, l'allemand avaient été utilisés, cela n'aurait incommodé personne. C'est une profonde injustice qui se vit au quotidien et à moins d'avoir vécu ou assister une scène de ce genre, on a du mal à comprendre. Ce n'est pas un texte à charge, c'est une tranche de vie, aux côtés de cette famille ordinaire, où chaque membre trouve sa place, traverse la vie d'une manière discrète pour ne pas se faire remarquer ou d'une manière plus visible pour montrer qu'il existe. Chacun s'appropriant cette Histoire qui les marque au fer rouge, pour enfin s'apaiser et se construire.
    Lire la suite
    En lire moins
  • bergson Posté le 12 Septembre 2020
    Je découvre Faïza Guène, avec cet opus la discrétion. La vie d'une mamy né en Algérie à la frontière du Maroc et son installation après le mariage à Aubervilliers et sa vie avec ses 4 enfants J'ai adoré se livre qui décrit tour à tour sa vie dans le bled et la vie à Aubervilliers qui donne la parole à tous les membres de la famille. C'est touchant, amusant, révoltant tout en délicatesse. ça se lit d'un trait
  • Sharon Posté le 2 Septembre 2020
    Faïza Guène est une autrice qui a une manière unique d’emporter les lecteurs dans son univers, qui est aussi le nôtre, même si nous donnons parfois l’impression de passer à côté, à côté de ses personnes qui ont toujours fait de leur mieux, qui ont toujours travaillé, et se reprochent aujourd’hui les échecs, les errances de leurs enfants. Est-ce vraiment des échecs, des errances, d’ailleurs ? Les quatre enfants de Yamina ont un travail – parfois, comme son fils, Omar, un de ses métiers précaires que l’on fait en attendant mieux, en se disant que c’est provisoire, un travail qui dépend (il est chauffeur Uber) de sa disponibilité et du jugement que les autres voudront bien laisser sur internet, ou un travail de fonctionnaire, en mairie, travail sous le regard des autres, de ceux qui sont prêts à vous dénoncer parce que vous avez parlé arabe avec une personne qui avait besoin de votre aide. Changer simplement « arabe » par « anglais », je suis sûre, comme d’autres dans ce récit, que « dénonciation » se transformerait en « félicitations ». Les enfants de Yamina ne sont pas, pas encore ou plus mariés : le mariage est la réussite d’une... Faïza Guène est une autrice qui a une manière unique d’emporter les lecteurs dans son univers, qui est aussi le nôtre, même si nous donnons parfois l’impression de passer à côté, à côté de ses personnes qui ont toujours fait de leur mieux, qui ont toujours travaillé, et se reprochent aujourd’hui les échecs, les errances de leurs enfants. Est-ce vraiment des échecs, des errances, d’ailleurs ? Les quatre enfants de Yamina ont un travail – parfois, comme son fils, Omar, un de ses métiers précaires que l’on fait en attendant mieux, en se disant que c’est provisoire, un travail qui dépend (il est chauffeur Uber) de sa disponibilité et du jugement que les autres voudront bien laisser sur internet, ou un travail de fonctionnaire, en mairie, travail sous le regard des autres, de ceux qui sont prêts à vous dénoncer parce que vous avez parlé arabe avec une personne qui avait besoin de votre aide. Changer simplement « arabe » par « anglais », je suis sûre, comme d’autres dans ce récit, que « dénonciation » se transformerait en « félicitations ». Les enfants de Yamina ne sont pas, pas encore ou plus mariés : le mariage est la réussite d’une mère, et le divorce de sa fille aînée, le désir d’indépendance de sa cadette sont pour elle comme des échecs. Et Yamina de se souvenir. De sa jeunesse, des « événements » en l’Algérie, l’indépendance, puis, tardivement, son mariage et son arrivée en France. Les vacances, ensuite, au pays, avec les enfants. Ne pas faire de vagues, jamais, être contente de ce que l’on veut bien lui accorder. Yamina ne remarque même pas les injustices dont elle est victime. Je pense notamment en début de roman à l’attitude du médecin envers elle, qui m’a fait grincer des dents. L’un de ses filles, Hannah se révolte par contre, et ne supporte pas cette fausse bienveillance, cette condescendance, comme si elle devait sans arrêt se justifier d’être là, d’être née en France, d’être ce qu’elle est. Se justifier aussi de n’être pas « comme eux », ceux qui ont commis des attentats – alors que personne ne devrait avoir à le faire, cela devrait être évident. La discrétion – ou l’histoire d’une famille qui est comme les autres, mais une histoire que certains n’ont pas envie d’entendre, parce qu’elle est très éloignée des clichés.
    Lire la suite
    En lire moins
  • emilie31 Posté le 30 Août 2020
    Je connaissais la plume de Faïza Guène car j’ai lu et fait lire à mes élèves son premier roman Kiffe kiffe demain. Avec cette rentrée littéraire, je retrouve le sujet de prédilection de cette auteure mais avec une plume plus mûre. Je vais donc vous parler de La discrétion, son nouveau roman où littérature et sociologie sont étroitement liées. Yasmina est née en Algérie, une Algérie pauvre, miséreuse mais une Algérie où elle était heureuse. Arrachée à sa terre par son mariage, elle vit désormais à Aubervilliers où elle se sent comme une étrangère. Ses enfants y sont nés, elle y a fait sa vie mais une vie en toute discrétion pour ne pas gêner même si la colère gronde face à ce mépris de la société française qui croit tout savoir de l’histoire des immigrés mais qui n’en sait absolument rien. Ses enfants ont hérité de son histoire, une de ses filles de sa colère et nous lecteurs, nous découvrons Yasmina, son passé, son présent et portons désormais un autre regard sur ces femmes, ces mères qui baissent le regard, se dissimulent derrière leur voile. La discrétion a une place méritée en cette rentrée littéraire. Ce récit de vie est un... Je connaissais la plume de Faïza Guène car j’ai lu et fait lire à mes élèves son premier roman Kiffe kiffe demain. Avec cette rentrée littéraire, je retrouve le sujet de prédilection de cette auteure mais avec une plume plus mûre. Je vais donc vous parler de La discrétion, son nouveau roman où littérature et sociologie sont étroitement liées. Yasmina est née en Algérie, une Algérie pauvre, miséreuse mais une Algérie où elle était heureuse. Arrachée à sa terre par son mariage, elle vit désormais à Aubervilliers où elle se sent comme une étrangère. Ses enfants y sont nés, elle y a fait sa vie mais une vie en toute discrétion pour ne pas gêner même si la colère gronde face à ce mépris de la société française qui croit tout savoir de l’histoire des immigrés mais qui n’en sait absolument rien. Ses enfants ont hérité de son histoire, une de ses filles de sa colère et nous lecteurs, nous découvrons Yasmina, son passé, son présent et portons désormais un autre regard sur ces femmes, ces mères qui baissent le regard, se dissimulent derrière leur voile. La discrétion a une place méritée en cette rentrée littéraire. Ce récit de vie est un doux et vibrant hommage aux mères, aux sacrifices qu’elles ont fait et font pour leur famille. Yasmina, en quittant l’Algérie dans les années 50, a sacrifié son pays pour vivre dans ce pays qui ne l’accepte pas vraiment. L’histoire de Yasmina c’est aussi l’histoire de notre France, de son héritage, de cette terre d’accueil qui ne l’est plus vraiment, de celle qui oublie désormais les hommes et les femmes qui sont venus chercher un peu d’espoir et de qui on exige qu’ils se fassent discrets. On comprend la colère de sa fille Hannah, elle qui voit les sacrifices de ses parents et l’absence terrible de reconnaissance. J’ai été touchée par tous les portraits de cette famille et j’ai aimé l’évolution de l’écriture de Faïza Guène. Même si la colère de kiffe kiffe demain est toujours présente, elle a pris une autre dimension. En étant dans la discrétion, elle en est peut être plus forte. En résumé : Un hommage aux mères, un portrait de famille émouvant
    Lire la suite
    En lire moins
  • EmilieFatiha Posté le 30 Août 2020
    Je viens aujourd'hui vous parler du dernier roman de @faiza.guene #ladiscretion que j'ai dévoré en essayant de faire durer le plaisir. Si vous me suivez depuis un moment, vous n'êtes pas sans connaître mon admiration et mon immense respect pour l'autrice et cette fois encore, ce fût une lecture coup de coeur, empreinte d'émotions contradictoires. Dans ce roman, c'est l'histoire de Yamina et de sa famille qui nous est contée. Nous voici plongés dans le quotidien de cette mère de famille qui vit à Aubervilliers avec son mari, ses trois filles et son fils. Yamina est heureuse, se contentant des bonheurs simples de la vie. Consciente des multiples bienfaits octroyés par Dieu. Elle a la capacité de voir le meilleur dans chaque circonstance sans se soucier de la bassesse de certains comportements à son égard. Elle met un point d'honneur à ne pas faire de vague dans ce pays qu'elle estime accueillant. Mais pour ses enfants nés en France, certaines injustices exaspèrent, secouent, rongent et révoltent. Ce pays est le leur et malgré cet amour et ce respect infini envers leurs parents, ils ne peuvent plus taire ce que leurs parents souffrent en silence. L'histoire est ponctuée par de nombreux Flashbacks... Je viens aujourd'hui vous parler du dernier roman de @faiza.guene #ladiscretion que j'ai dévoré en essayant de faire durer le plaisir. Si vous me suivez depuis un moment, vous n'êtes pas sans connaître mon admiration et mon immense respect pour l'autrice et cette fois encore, ce fût une lecture coup de coeur, empreinte d'émotions contradictoires. Dans ce roman, c'est l'histoire de Yamina et de sa famille qui nous est contée. Nous voici plongés dans le quotidien de cette mère de famille qui vit à Aubervilliers avec son mari, ses trois filles et son fils. Yamina est heureuse, se contentant des bonheurs simples de la vie. Consciente des multiples bienfaits octroyés par Dieu. Elle a la capacité de voir le meilleur dans chaque circonstance sans se soucier de la bassesse de certains comportements à son égard. Elle met un point d'honneur à ne pas faire de vague dans ce pays qu'elle estime accueillant. Mais pour ses enfants nés en France, certaines injustices exaspèrent, secouent, rongent et révoltent. Ce pays est le leur et malgré cet amour et ce respect infini envers leurs parents, ils ne peuvent plus taire ce que leurs parents souffrent en silence. L'histoire est ponctuée par de nombreux Flashbacks retraçant la vie de Yamina en Algérie colonisée. Ce roman est bouleversant et drôle. La plume de Faiza nous transporte et retranscrit sur papier un peu de nous, de notre histoire. Yamina c'est notre maman, notre voisine, notre belle mère et la discrétion dont elle fait preuve n'empêche pas cette mémoire contenue dans les gènes, dans le sang, gravée jusque dans nos chairs d'insuffler cette révolte sourde mais bien présente. Je ne peux que vous conseiller cette lecture de toute urgence.
    Lire la suite
    En lire moins
INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER PLON
Recevez toutes nos actualités : sorties littéraires, signatures, salons…

Lisez maintenant, tout de suite !

  • Sélection
    Lisez

    Rentrée littéraire 2020 : partez à la découverte de nos romans français

    Plus que jamais, la rentrée littéraire 2020 est l'occasion de célébrer ensemble le plaisir de la lecture. Côté domaine français, nos éditeurs ont retenu 20 romans, autant de pépites qui invitent à l'évasion et au questionnement. Auteurs confirmés et primo romanciers se croisent et se rejoignent pour vous raconter des histoires singulières et inoubliables. Bonne(s) découverte(s) !

    Lire l'article