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Plon
EAN : 9782259223454
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 200
Format : 120 x 190 mm

La nuit avec ma femme

Date de parution : 25/08/2016
Un homme ouvre son cœur à sa femme disparue sous les coups d’un autre, venue le visiter le temps d’une nuit. Un voyage intérieur poétique, âpre et intime.
« J’ai passé plus de temps que toi sur cette Terre. Et notre différence, c’est que moi, je t’ai perdue. C'est parce que j’ai continué à vivre que je le sais. J’ai voulu être seul souvent pour être avec toi. Il faut bien donner son temps aux amours invisibles. S’en... « J’ai passé plus de temps que toi sur cette Terre. Et notre différence, c’est que moi, je t’ai perdue. C'est parce que j’ai continué à vivre que je le sais. J’ai voulu être seul souvent pour être avec toi. Il faut bien donner son temps aux amours invisibles. S’en occuper un peu. Encore maintenant je me demande comment tu vas. Ce que tu fais. Je cherche de tes nouvelles. J’invoque la colère pour que tu la calmes. Quelques rires où tu me rejoindrais. Et le soleil a changé, puisqu’il manque une ombre. Mais je suis heureux. Et c'est à ton absence que je dois de le savoir. »

Samuel Benchetrit est écrivain (Les Chroniques de l’asphalte, Chien…), scénariste et réalisateur (J’ai toujours rêvé d’être un gangster, Asphalte…).
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EAN : 9782259223454
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 200
Format : 120 x 190 mm

Ils en parlent

"Voici un témoignage fort, mais aussi un texte littéraire d'une grande vitalité aux accents oniriques. La nuit avec ma femme est une déclaration d'amour qui défie la mort (...)."
Delphine Peras / L'Express

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • sultanne Posté le 9 Avril 2020
    Magnifique prose, terriblement lyrique, terriblement poétique, que celle de Samuel Benchetrit ; une prose hypnotique, qui se présente comme un flot, flot de pensée ou de paroles, flot ininterrompu d’un homme visité par son épouse morte il y a des années et à qui il dit, à qui il raconte, le deuil et le chagrin, la blessure, la guérison et la résilience, qui a opéré en dépit de cette profonde et inaltérable blessure enfouie au plus profond de lui. La Nuit avec ma femme est une vague troublante, un récit haché par l’émotion et le souvenir parfois indistinct, un poème à fleur de peau aux accents de colère, un chant magnétique entonné à la gloire de l’Autre, un hommage bouleversant, emprunt d’une force que seuls ceux qui ont côtoyé la mort, peuvent afficher. Peu à peu, je découvre, derrière cette histoire sordide d’un mari quitté pour un amant exotique, derrière cette femme morte sous les coups de son compagnon, derrière ce fils qui ne reverra jamais sa mère, je redécouvre celle de Marie Trintignant et des bagues indécentes que sa rock-star d’amoureux portait le soir où il la roua de coups. Ça me rappelle que trop de femmes meurent encore aujourd’hui... Magnifique prose, terriblement lyrique, terriblement poétique, que celle de Samuel Benchetrit ; une prose hypnotique, qui se présente comme un flot, flot de pensée ou de paroles, flot ininterrompu d’un homme visité par son épouse morte il y a des années et à qui il dit, à qui il raconte, le deuil et le chagrin, la blessure, la guérison et la résilience, qui a opéré en dépit de cette profonde et inaltérable blessure enfouie au plus profond de lui. La Nuit avec ma femme est une vague troublante, un récit haché par l’émotion et le souvenir parfois indistinct, un poème à fleur de peau aux accents de colère, un chant magnétique entonné à la gloire de l’Autre, un hommage bouleversant, emprunt d’une force que seuls ceux qui ont côtoyé la mort, peuvent afficher. Peu à peu, je découvre, derrière cette histoire sordide d’un mari quitté pour un amant exotique, derrière cette femme morte sous les coups de son compagnon, derrière ce fils qui ne reverra jamais sa mère, je redécouvre celle de Marie Trintignant et des bagues indécentes que sa rock-star d’amoureux portait le soir où il la roua de coups. Ça me rappelle que trop de femmes meurent encore aujourd’hui sous les coups de leur compagnon ; ça me rappelle qu’en cette période de confinement, le nombre de violences faites aux femmes ne fait qu’exploser, ça me rappelle que près de 150 féminicides ont été répertoriés en France en 2019, ça me rappelle que trop c’est trop et qu’on ne devrait jamais mourir d’aimer. Pour encore plus d'échange, rejoignez-moi sur Instagram :
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  • Cannobia Posté le 15 Novembre 2019
    J'ai lu ce livre à voix haute, seule, chez moi. J'ai souvent pleuré, la voix brisée... c'est un petit bijou qui n'aurait jamais dû exister. J'ai parfois souri et même ri. Il y a des moments où je n'en revenais pas de lire de si belles phrases. Ce livre est très poétique. Poignant. Et si doux. Je suis heureuse d'avoir lu ce bel hommage même si, je le répète, cela aurait été mieux qu'il n'ait jamais eu besoin d'écrire un tel livre...
  • Isa0409 Posté le 11 Novembre 2019
    Marie a visité les rêves de Samuel. Une nuit. Une seule nuit. Treize ans après cette autre nuit. La dernière. Ce qui m’a attirée dans ce livre, c’est son titre, La nuit avec ma femme, j’ai trouvé ça beau, poétique, courageux, c’est séduisant un homme qui prend la plume pour parler de sa bien-aimée. La promesse d’une déclaration d’amour, et me voilà conquise. J’avais plus ou moins raison : il ne s’agit pas d’une histoire d’amour, enfin si, mais une tragique histoire. Celle d’un mari qui a perdu sa femme, décédée sous les coups d’un autre. Cette femme, c’est Marie Trintignant. La nuit avec ma femme est un roman en deux temps, dans lequel deux nuits se confrontent : d’une part, l’auteur nous raconte cette nuit où Marie lui a rendu visite, il lui raconte sa vie avec leur fils, 13 ans après les faits, et tous deux, amoureux retrouvés, errent dans les rue de Paris. D’autre part, il nous raconte cette nuit, l’autre nuit, cette horrible nuit, où, loin de sa famille, auprès de l’homme qu’elle aimait et pour lequel elle avait tout quitté, Marie est morte. Il m’est difficile de mettre des mots sur cette lecture, tant la douleur qui émane... Marie a visité les rêves de Samuel. Une nuit. Une seule nuit. Treize ans après cette autre nuit. La dernière. Ce qui m’a attirée dans ce livre, c’est son titre, La nuit avec ma femme, j’ai trouvé ça beau, poétique, courageux, c’est séduisant un homme qui prend la plume pour parler de sa bien-aimée. La promesse d’une déclaration d’amour, et me voilà conquise. J’avais plus ou moins raison : il ne s’agit pas d’une histoire d’amour, enfin si, mais une tragique histoire. Celle d’un mari qui a perdu sa femme, décédée sous les coups d’un autre. Cette femme, c’est Marie Trintignant. La nuit avec ma femme est un roman en deux temps, dans lequel deux nuits se confrontent : d’une part, l’auteur nous raconte cette nuit où Marie lui a rendu visite, il lui raconte sa vie avec leur fils, 13 ans après les faits, et tous deux, amoureux retrouvés, errent dans les rue de Paris. D’autre part, il nous raconte cette nuit, l’autre nuit, cette horrible nuit, où, loin de sa famille, auprès de l’homme qu’elle aimait et pour lequel elle avait tout quitté, Marie est morte. Il m’est difficile de mettre des mots sur cette lecture, tant la douleur qui émane de ce texte est forte. Et, au fil des pages, je me la suis appropriée. Comment peut-on ôter la vie de la femme qu’on aime ? Comment peut-on la tuer de ses mains ? La souffrance brûle à travers ces pages, l’absence est omniprésente, l’incompréhension est assourdissante, mais l’amour persiste. Je suis révoltée, indignée et abasourdie. Mais je suis aussi époustouflée du courage de Samuel Benchetrit, qui délivre un récit poignant et magnifique, le plus bel hommage qui soit. J’aimerais en dire tellement plus, vous faire part de ma rage, envers l’homme, l’assassin, envers la justice, les avocats qui défendent l’indéfendable ; vous faire part de ma peine, effarante peine, devant cet enfant qui ne verra plus jamais sa mère, ce mari amputé de l’amour de sa vie, face au vide, face au néant ; vous faire part de ma tendresse, face à ces mots, face à tout cet amour qui subsiste et qui persiste. J’aurais simplement préféré ne jamais lire ce livre, car j’aurais préféré que Marie vive encore. Merci Samuel Benchetrit.
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  • soniamanaa Posté le 26 Juillet 2019
    Chanson triste, syncopée, puissante et si banale. Toujours, la mort des femmes sous les coups des hommes ; toujours les larmes des hommes qui n'ont pas de coups... Une nuit encore ensemble pour ne pas pleurer, ne pas mordre la colère, ne pas crier. L'absence pansée par des pensées inaudibles. Qu'écrire pour soulager la peine? Que dechirer pour que dessin reste le même? Au bout du compte il reste tout et si peu. Mais le deuil peut faire rire et pisser sur les tombes. Alors rions, vivons pour oublier le vide...
  • Ladybirdy Posté le 13 Mars 2019
    C’est avec beaucoup d’émotions que je m’apprête à rédiger ce billet... Samuel Benchetrit et Marie Trintignant ont été en couple plusieurs années. De cette union est né un petit garçon, Jules. Marie quittera Samuel pour les bras de Bertrand Cantat. Ce dernier ayant toujours eu du mal à contenir sa jalousie et sa violence, il acceptera difficilement le passé de Marie avec Samuel. Le 1er août 2003, Marie Trintignant décède des suites de ses blessures sous les coups de Bertrand Cantat. Elle laisse orphelin le petit Jules alors âgé de cinq ans. Ce récit est le cri d’amour et de douleur d’un homme qui se plonge corps et âme dans son histoire avec son grand amour, Marie. C’est beau et puissant. Beaucoup de virilité dans ce récit d’un homme en colère qui questionne la mort, la vie, les gens, les ombres, qui respire son Amour tout au long de son écriture. « Les hommes pleureraient s’ils assistaient à l’extinction de la dernière étoile ». Pour Samuel, Marie était la plus belle, la plus émouvante des femmes, une femme attachante et aimante qui s’éparpillait là où l’amour l’appelait. De l’amour, beaucoup d’amour dans cette nuit avec sa femme. « L’amour ne meurt pas. Il... C’est avec beaucoup d’émotions que je m’apprête à rédiger ce billet... Samuel Benchetrit et Marie Trintignant ont été en couple plusieurs années. De cette union est né un petit garçon, Jules. Marie quittera Samuel pour les bras de Bertrand Cantat. Ce dernier ayant toujours eu du mal à contenir sa jalousie et sa violence, il acceptera difficilement le passé de Marie avec Samuel. Le 1er août 2003, Marie Trintignant décède des suites de ses blessures sous les coups de Bertrand Cantat. Elle laisse orphelin le petit Jules alors âgé de cinq ans. Ce récit est le cri d’amour et de douleur d’un homme qui se plonge corps et âme dans son histoire avec son grand amour, Marie. C’est beau et puissant. Beaucoup de virilité dans ce récit d’un homme en colère qui questionne la mort, la vie, les gens, les ombres, qui respire son Amour tout au long de son écriture. « Les hommes pleureraient s’ils assistaient à l’extinction de la dernière étoile ». Pour Samuel, Marie était la plus belle, la plus émouvante des femmes, une femme attachante et aimante qui s’éparpillait là où l’amour l’appelait. De l’amour, beaucoup d’amour dans cette nuit avec sa femme. « L’amour ne meurt pas. Il se réincarne. Tu es ma première. Tu es la naissance en moi. Et en mourant, tu n’as pas emporté l’amour. » Tout est beau et à fleur de peau, à fleur de mots, à fleur de toi Marie. Ta mort sera l’alzheimer de l’enfance, de ton Jules. Ta mort sentira dans chaque recoin des hommes que tu laisses. Ta mort est celle de trop, témoignant une fois encore de la faiblesse d’être fort parce que c’est ça quand on cogne sur un chien, un enfant, une femme. Et après toi, il faudra tuer son enfant et lui massacrer le cœur parce que t’es plus là, que tu ne seras plus jamais là. Bien sûr qu’il y a aussi de la haine et de la colère pour cet homme qui disait t’aimer mais avec ses bagues aux doigts, il t’a cogné une fois de trop. Mais Samuel laissera les questions de la vengeance et de la justice pour les autres. Cette nuit, tu étais là. Puisses tu entendre cette vibrante déclaration d’amour d’un de tes hommes qui t’a aimé et t’aimera toujours. Le désir revêt souvent différentes couleurs et nuances. Cette nuit de juillet, pour toi Marie, c’était un noir désir...
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