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            Le Juif errant

            Robert Laffont
            EAN : 9782221114223
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 1140
            Format : 132 x 198 mm
            Le Juif errant

            Francis LACASSIN (Préface)
            Collection : Bouquins
            Date de parution : 08/04/2010

            Eugène Sue (1804-1857) fut le romancier le plus lu de tout le XIXe siècle. Cet ancien chirurgien de la Marine, un peu artiste peintre, a connu un immense public.
            Il fut, avec Alexandre Dumas, le maître du roman populaire, le virtuose du récit découpé en tranches quotidiennes laissant chaque fois les...

            Eugène Sue (1804-1857) fut le romancier le plus lu de tout le XIXe siècle. Cet ancien chirurgien de la Marine, un peu artiste peintre, a connu un immense public.
            Il fut, avec Alexandre Dumas, le maître du roman populaire, le virtuose du récit découpé en tranches quotidiennes laissant chaque fois les héros face à un mystère ou à un péril… éclairés ou conjurés le lendemain ! Ce procédé ne suffit pas à expliquer les prodigieux succès des Mystères de Paris (1842-1843) et du Juif errant (1844-1845). Ces deux romans avaient le mérite d’une inspiration nouvelle : l’exploration des bas-fonds de la société. Ils introduisaient dans l’espace littéraire une foule de personnages (ouvriers et déshérités) ou de marginaux (vrais et faux mendiants, assassins, chiffonniers) que le roman bourgeois avait jusqu’ici dédaignés. Manipulant l’horreur, le mystère, la douleur, ils étalaient, à travers mille intrigues et complots, les souffrances du peuple et les sublimaient par le triomphe du bien, apportant ainsi à leurs modestes lecteurs le sentiment d’une justice sécurisante.
            De tous les romans de Sue (Les Mystères du peuple, Martin l’enfant trouvé, Les Sept Péchés capitaux), le seul à surpasser Les Mystères de Paris est Le Juif errant ; aux qualités du précédent, ce dernier ajoute l’intervention du surnaturel et du fantastique, représentés par le vagabond légendaire qui donne son nom au livre. Précédé par le choléra, qui inspire à Sue des pages dignes d’Edgar Poe, le Juif légendaire revient d’au-delà des mers et d’au-delà des siècles pour empêcher la Compagnie de Jésus de s’emparer d’une fabuleuse fortune en éliminant un par un ses héritiers.
            Francis Lacassin.

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            EAN : 9782221114223
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 1140
            Format : 132 x 198 mm
            Robert Laffont
            30.00 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • FranckCrespel77 Posté le 19 Mars 2015
              J'adore toute l'histoire de ce livre dans la lutte qu'il nous montre entre des innocents et la puissance d'une force comme les jésuites... Les feuilletonistes ont occupé une grande place dans mes lectures d'adolescent et celui-ci est mon préféré !
            • stcyr04 Posté le 24 Novembre 2014
              Sept rejetons d'une même lignée, aux fortunes et au rangs les plus divers, disséminés sur tout le globe, ignorant tout les uns des autres, sont poursuivis par une conjuration occulte et internationale de la Compagnie de Jésus visant à les spolier d'une fortune considérable. Dans leur méconnaissance du complot, un homme légendaire, frère de la femme dont les sept personnages menacés sont issus, les suit de son éternelle marche d'homme damné sous le regard de Dieu et trainant le choléra sur ses pas : le Juif errant, l'homme qui refusa au christ exténué, portant sur ses épaules la croix, de se reposer un instant sur le banc de pierre qui jouxtait son humble boutique de cordonnier. Roman-feuilleton protéiforme et foisonnant, mélodramatique, à visée socialisante et utopiste, parfois moralisant et naïf dans sa prétention didactique, ce roman dis-je, est attachant par ces maladresses mêmes, et ces ficelles un peu grosses; l'intérêt de sa lecture n'est jamais démenti et malgré son volume imposant, il est d'un abord plutôt facile. Fable gothique, où le fantastique et le légendaire côtoie un réalisme cru et affligeant, cette oeuvre est d'une étonnante noirceur. J'ai particulièrement apprécié l'évocation redoutable et saisissante du choléra, sa propagation fatale et... Sept rejetons d'une même lignée, aux fortunes et au rangs les plus divers, disséminés sur tout le globe, ignorant tout les uns des autres, sont poursuivis par une conjuration occulte et internationale de la Compagnie de Jésus visant à les spolier d'une fortune considérable. Dans leur méconnaissance du complot, un homme légendaire, frère de la femme dont les sept personnages menacés sont issus, les suit de son éternelle marche d'homme damné sous le regard de Dieu et trainant le choléra sur ses pas : le Juif errant, l'homme qui refusa au christ exténué, portant sur ses épaules la croix, de se reposer un instant sur le banc de pierre qui jouxtait son humble boutique de cordonnier. Roman-feuilleton protéiforme et foisonnant, mélodramatique, à visée socialisante et utopiste, parfois moralisant et naïf dans sa prétention didactique, ce roman dis-je, est attachant par ces maladresses mêmes, et ces ficelles un peu grosses; l'intérêt de sa lecture n'est jamais démenti et malgré son volume imposant, il est d'un abord plutôt facile. Fable gothique, où le fantastique et le légendaire côtoie un réalisme cru et affligeant, cette oeuvre est d'une étonnante noirceur. J'ai particulièrement apprécié l'évocation redoutable et saisissante du choléra, sa propagation fatale et foudroyante, la kyrielle de folles rumeurs qui l'accompagne et la chasse aux empoisonneurs inhérente à toute épidémie mortelle et méconnue. Un remarquable roman populaire.
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            • reidid Posté le 5 Juillet 2014
              Pourquoi les prêtre ne peuvent pas se marier ? J'ai lu ce livre avec des yeux ébahis , apprenant maintes choses sur les ramification et la montée au pouvoir des Jésuites . c'est aussi dans ce même livre que j'ai découvert pourquoi les prêtre ne peuvent pas se marier ( je vous laisse le soin de découvrir par vous même ) , ce n'est pas comme le prétendent le clergé , leurs relations avec Dieu etc .... Livre marquant , lu il y a longtemps et il m'en reste des choses
            • Corboland78 Posté le 19 Mars 2013
              Marie-Joseph Sue dit Eugène Sue (Paris 1804 - Annecy 1857) dandy, voyageur, il hérite à 26 ans de la fortune paternelle, devient l’amant des plus belles femmes de Paris (il est surnommé le « Beau Sue » !!), adhère au très snob Jockey Club dès sa création en 1834. Après avoir dilapidé la fortune de son père en sept ans, il commence à écrire lorsqu’il est ruiné. Devenu écrivain, il est principalement connu pour deux de ses romans-feuilletons à caractère social, Les Mystères de Paris (1842-1843) et Le Juif errant (1844-1845). En 1839 il est décoré de la Légion d'honneur pour son Histoire de la Marine. Tout le monde pense connaître son roman Le Juif errant, mais qui de nos jours l’a lu réellement ? Moi-même, ce n’est qu’aujourd’hui que je me suis lancé dans cette lecture et « lancé » n’est pas une simple formule, puisque le roman est un énorme pavé d’un millier de pages ! Sous Louis XIV, le marquis Marius de Rennepont, a abjuré le calvinisme, à l’époque de la révocation de l’édit de Nantes. Les Jésuites, pas convaincus de sa sincérité l’ont dénoncé et obtenu d’entrer en possession de ses biens. Le marquis de... Marie-Joseph Sue dit Eugène Sue (Paris 1804 - Annecy 1857) dandy, voyageur, il hérite à 26 ans de la fortune paternelle, devient l’amant des plus belles femmes de Paris (il est surnommé le « Beau Sue » !!), adhère au très snob Jockey Club dès sa création en 1834. Après avoir dilapidé la fortune de son père en sept ans, il commence à écrire lorsqu’il est ruiné. Devenu écrivain, il est principalement connu pour deux de ses romans-feuilletons à caractère social, Les Mystères de Paris (1842-1843) et Le Juif errant (1844-1845). En 1839 il est décoré de la Légion d'honneur pour son Histoire de la Marine. Tout le monde pense connaître son roman Le Juif errant, mais qui de nos jours l’a lu réellement ? Moi-même, ce n’est qu’aujourd’hui que je me suis lancé dans cette lecture et « lancé » n’est pas une simple formule, puisque le roman est un énorme pavé d’un millier de pages ! Sous Louis XIV, le marquis Marius de Rennepont, a abjuré le calvinisme, à l’époque de la révocation de l’édit de Nantes. Les Jésuites, pas convaincus de sa sincérité l’ont dénoncé et obtenu d’entrer en possession de ses biens. Le marquis de Rennepont a néanmoins réussi à leur soustraire et à en confier la garde à une famille juive, qui se succède de père en fils. Par un testament, capital et intérêts devaient s’accumuler jusqu’au 13 février 1832, date à laquelle la somme devenue énorme après deux siècles, serait remise à ses héritiers, à condition qu’ils se présentent personnellement ce jour-là. En 1832, les héritiers Rennepont sont au nombre de sept mais les Jésuites sont toujours sur leurs traces, à l’affût pour récupérer le magot et ils ont un plan articulé en deux parties. Des sept héritiers, l’un, Gabriel Rennepont, le missionnaire, est en Amérique, et quand il est entré dans la Compagnie de Jésus les Jésuites lui ont fait faire une donation générale et spéciale de ses biens présents et à venir. C’est donc par lui qu’ils comptent rafler la mise, mais parallèlement ils s’activent par tous les moyens en leur possession, pour empêcher les autres héritiers de rejoindre Paris à la date fatidique d’ouverture du testament. Contre eux se dresse le Juif errant car il a une sœur qui a laissé pour descendant un Rennepont et il se doit de défendre les membres survivants de cette famille. Le jour fatal, les Jésuites entrent en possession du trésor mais un coup de théâtre reporte l’ouverture du testament de trois mois. Rodin, le Jésuite machiavélique qui tire les ficelles du complot, tend aux héritiers divers traquenards qui les mèneront à leur mort, mais alors qu’il vient d’être nommé général des Jésuites, c’est à son tour de mourir, empoisonné par un rival. Seul Gabriel a survécu, mais le trésor finira détruit par son gardien tandis que Gabriel sera mis au ban de l’Église. Petites précisions quant au titre, le Juif errant n’est pas le sujet central du roman, il n’apparaît que ponctuellement à de très rares occasions (avec sa sœur Hérodiade), plus symbole que personnage actif, représentant d’une puissance s’efforçant d’être l’ange gardien des héritiers, qui sont en outre ses derniers descendants. Enfin, selon la légende, le Juif errant était un pauvre cordonnier de Jérusalem qui refusa au Christ portant la croix, de s’arrêter un instant devant sa porte pour se reposer, le chassant d’un « Marche ! Marche ! ». Ce à quoi le Christ lui répondit, « C’est toi qui marchera jusqu’à la fin des siècles ! ». D’abord publié en feuilleton dans Le Constitutionnel du 25 juin 1844 au 26 août 1845 puis en volume de 1844 à 1845 chez Paulin à Paris, ce sera un des plus grands succès de librairie du XIXe siècle. Pour le lecteur moderne, le roman n’est pas sans embûches car il souffre de sa longueur conséquence induite du fait qu’il ait été publié en feuilleton dans un premier temps. Ca tire à la ligne. On n’a plus l’habitude de lire des textes qui s’étirent autant, ponctués de digressions à n’en plus finir, de rebondissements les plus improbables, de scènes théâtrales et grandiloquentes, de suspenses outrancés servant une intrigue particulièrement complexe et riche en personnages. Par contre on s’amuse de ces « trucs » de feuilletonistes, comme ces fins de chapitres laissant le lecteur en haleine sur une phrase angoissante, « Un instant, la foule, effrayée vit, de la cour, les bras roidis de la sœur Marthe et des orphelines cramponnés à la porte et la retenant de tout leur pouvoir. » Ou bien encore quand l’écrivain s’adresse directement au lecteur, « expliquons l’existence de ce manuscrit avant de l’ouvrir au lecteur », le mettant dans la confidence pour mieux l’intéresser à l’intrigue. L’exotisme ne manque pas non plus et dans le contexte de l’époque, il n’en a que plus de poids. La Sibérie, les Indes, la secte des Etrangleurs, les animaux sauvages, les narcotiques inconnus de nos médecins occidentaux… tout cela ajoute de la couleur et du piment à cette intrigue qui n’en manque pourtant pas, au point qu’un acteur remarque « … au milieu de tant de soucis, de trames si noires et si diaboliques, la mémoire se perd, la tête s’égare… » ce qui a le mérite de confirmer le lecteur sur ses propres impressions. Un excellent roman néanmoins pour celui qui est prêt à faire abstraction de toutes ces contraintes liées à l’époque. A la fin de son ouvrage, dans une courte conclusion, Eugène Sue affirme et résume la thématique de son roman, répondant aux critiques reçues durant la publication du feuilleton, « une belle et bonne comédie de mœurs cléricales »contre l’esprit des textes jésuitiques ainsi qu’une prise de conscience de l’opinion face à la misère du peuple chaque jour « aggravée par l’anarchie et l’industrie » qui n’assurent pas un travail et un salaire suffisant aux honnêtes gens. Un texte intemporel finalement.
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