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Le Roi des Ombres
Date de parution : 18/10/2012
Éditeurs :
Robert Laffont

Le Roi des Ombres

Date de parution : 18/10/2012

Le Roi-Soleil fut aussi le Roi des Ombres : la face cachée de Versailles dévoilée par une histoire puissante d’amour fou et de trahison.

Le Versailles de Louis XIV est un théâtre où la monarchie absolue se construit en se donnant en spectacle. Un panier à crabes où vingt mille personnes du plus haut...

Le Versailles de Louis XIV est un théâtre où la monarchie absolue se construit en se donnant en spectacle. Un panier à crabes où vingt mille personnes du plus haut au plus bas de l’échelle sociale s’agitent dans les ors et les gravats, l’inconfort et la puanteur, les complots et...

Le Versailles de Louis XIV est un théâtre où la monarchie absolue se construit en se donnant en spectacle. Un panier à crabes où vingt mille personnes du plus haut au plus bas de l’échelle sociale s’agitent dans les ors et les gravats, l’inconfort et la puanteur, les complots et les coucheries, les passions et les trahisons, avec, pour tous, le rêve de grimper vers la lumière.
Le Roi des Ombres est l’aventure de ceux dont personne n’a jamais parlé. Les petits, les obscurs. Les ombres. Celles qui creusent la terre, dressent les murs, soufflent la poudre sur les perruques, posent les fards, massent les pieds. Celles qui, dans la boue du futur Grand Canal ou dans la chambre du roi, regardent le siècle à genoux. Ces hommes et ces femmes n’existent pas aux yeux de ceux qu’ils servent, ils ne sont que des fonctions. S’ils veulent se tailler une place près du Soleil, ils doivent être les plus talentueux, les plus serviles, les plus féroces. L’histoire de Nine la Vienne, la petite perruquière trop ambitieuse pour son sexe et son temps, et de Baptiste le Jongleur, l’apprenti fontainier pendu pour haute trahison, est celle d’une quête éperdue de justice, de liberté, d’amour.
Leur destin se natte étroitement à celui de Louis XIV et de son frère Philippe d’Orléans pour brosser le portrait des années 1666-1674, qui ont instauré une autocratie sans précédent et jeté les fondements de la France moderne. La jalousie meurtrière, le sacrifice, la manipulation, le vice, la passion, la trahison, l’amour fou, dans le cœur du Roi-Soleil et dans celui d’une mère en quête de son enfant, tout est là.
Tout est vrai. Tout est roman.

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EAN : 9782221112281
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 484
Format : 1 x 240 mm
EAN : 9782221112281
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 484
Format : 1 x 240 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • psurpas 12/02/2024
    Ce livre se lit facilement. J’ai aimé la description de la vie quotidienne de très nombreuses personnes et de leurs fonctions vivant à cette époque, les détails, la richesse et la précision des descriptions. La vie des ombres certes mais aussi des grands : Louis XIV et son orgueil, sa cruauté, Philippe d’Orléans et sa bonhomie, ses faiblesses. J’ai beaucoup appris. Bien que j’aie lu ce livre rapidement, prise par l’histoire, je ne suis pas arrivée à croire à cette histoire : une fille de propriétaire de bains devenant comtesse, fille de … (je ne veux pas spoiler) et faisant des études de médecine, c’est un peu trop pour moi. Et comme toujours pour moi, ce sentiment d’être flouée me conduit à la sévérité de note : 3/5
  • Taraxacum 20/02/2023
    Tout commence par une longue lettre, si longue qu'elle en tient du manuscrit. C'est là dedans qu'un jeune noble, nouvellement orphelin de père, va aller chercher les secrets de sa naissance et la raison qui a poussé l'herboriste/médecin du coin à s'en aller presque aussitôt après, ce cher vieux maître qu'il aimait tant et qui a toujours veillé sur lui. Et c'est un voyage dans le temps que lui procure ce manuscrit, un voyage avant sa naissance, dans Versailles encore en construction. On y croisera Monsieur, le roi bien sûr, les fontainiers, des nobles trop fiers, des traîtres, des justes, le tout dans une débauche de sexe qui me parait peut être un peu outrée pour aguicher le lecteur: tous ces gens ne pouvaient tout de même pas y consacrer tout ce temps! Déjà ils seraient tous morts de la syphilis, avec un tel régime. C'est un vrai page turner, impossible de le lâcher, et je dois dire, moi qui me plains souvent de trouver les romans historiques prévisibles que je n'avais pas du tout vu venir la fin!
  • Lucilou 22/01/2021
    Allez savoir pourquoi, j'avais ces jours-ci, des envies de XVII°siècle et de Versailles. Pour autant, je n'avais aucun désir de relire les romans louis quatorzien et consorts de ma bibliothèque. Des envies de XVII°siècle, oui, mais de nouveauté. Quand j'en ai eu assez d'écouter en boucle Jordi Savall et le Concert des Nations jouer du Lully, j'ai enfin pris les choses en main et me suis mise en quête du Livre. Mes recherches et Babelio m'ont poussée dans les bras du "Roi des Ombres" et mon dieu, quel bonheur! Quand on pense à Versailles, on songe aux dorures et aux miroirs étincelants de la Galerie des Glaces, aux plaisirs de l'île enchantée et aux représentations des pièces de Molière, aux robes étourdissantes de Louise de la Vallière et d'Athénaïs de Montespan. On a en tête les noms du roi et de son entourage, des nobles de sa cour et des gentilhommes désargentés débarquant de leurs provinces qui ont tout pour faire de parfaits héros de romans. En revanche, on ne pense jamais aux petites mains. A ceux qui ont fait Versailles, qui pataugeant dans un marais crasseux et mourant de fièvres et de diarrhées; qui s'échinant sur la toiture et risquant la chute et la perte de ses jambes; qui préparant le festin du soleil sans pouvoir en récupérer une miette et devant se contenter d'un brouet trop clair et des grenouilles (ou -horreur suprême- des escargots ) grouillant autour des masures des artisans. Et pourtant! Et pourtant (bis), c'est à eux qu'Eve de Castro pense. Ce sont eux -barbiers, étuviers, perruquiers, rôtisseuses, fontainiers, jardiniers, valets, servantes, terrassiers, les héros du "Roi des Ombres", véritable fresque, épopée passionnante qui nous plonge en plein cœur de Versailles et dans le quotidien certes des grands de ce monde, dépeint avec luxe de détails, mais surtout dans celui de ceux qui les servent. Les humbles aussi ont leurs passions, leurs secrets, leurs tourments. Leur histoire. Et elle est captivante. Dans une langue exigeante et savoureuse, un mystérieux narrateur s'attache à nos pas et nous délivre le récit de la vie de Batiste le Jongleur et de Nine La Vienne. le premier est un voyou, grandi dans la boue et sur le pavé, séduisant et dévoré d'ambition. La seconde ne manque ni de courage, d'audace ni d'intelligence et elle ne veut pas de la vie qu'on réserve aux femmes en ce temps là. L'un et l'autre sont bien décidés à tracer leur propre route, à l'ombre du soleil. Dans le roman, Versailles se révèle: c'est un bal, une mascarade où la noirceur et la brutalité se cachent sous la badinage et des les dorures. Eve de Castro le fait revivre avec vivacité et profondeur, créant des personnages forts auxquels on s'attache et dont on suit le parcours avec avidité... et compassion. Certes, elle ne nous épargne rien: ni les vices, ni la misères, ni les chagrins insondables, ni le sang, ni les coups mais elle le fait comme la meilleure des conteuses, la plus hypnotique. Il en ressort un roman historique cruel et addictif, sublime et enténébré, mêlant habilement à son formidable souffle romanesque la petite et la Grande Histoire. Beau et implacable comme Versailles au coucher du soleil, comme "Le Roi (des Ombres) danse". Allez savoir pourquoi, j'avais ces jours-ci, des envies de XVII°siècle et de Versailles. Pour autant, je n'avais aucun désir de relire les romans louis quatorzien et consorts de ma bibliothèque. Des envies de XVII°siècle, oui, mais de nouveauté. Quand j'en ai eu assez d'écouter en boucle Jordi Savall et le Concert des Nations jouer du Lully, j'ai enfin pris les choses en main et me suis mise en quête du Livre. Mes recherches et Babelio m'ont poussée dans les bras du "Roi des Ombres" et mon dieu, quel bonheur! Quand on pense à Versailles, on songe aux dorures et aux miroirs étincelants de la Galerie des Glaces, aux plaisirs de l'île enchantée et aux représentations des pièces de Molière, aux robes étourdissantes de Louise de la Vallière et d'Athénaïs de Montespan. On a en tête les noms du roi et de son entourage, des nobles de sa cour et des gentilhommes désargentés débarquant de leurs provinces qui ont tout pour faire de parfaits héros de romans. En revanche, on ne pense jamais aux petites mains. A ceux qui ont fait Versailles, qui pataugeant dans un marais crasseux et mourant de fièvres et de diarrhées; qui s'échinant sur la toiture et risquant la chute...
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  • Vermeer 04/03/2020
    Roman historique sur la construction du château de Versailles, la création de ses jardins, les chantiers. Le Roi et ses ombres c'est-à-dire les petites gens ignorés, les petits métiers, les ouvriers qui travaillent sur le chantier dans des conditions épouvantables, dangereuses au péril de leur vie. Cette atmosphère-là est plaisante, elle permet de penser au revers des ors de Versailles, les aventures romanesques des différents personnages m'a beaucoup moins passionnée.
  • Leoezy 18/01/2020
    J'ai trouvé ce roman absolument fantastique pour plusieures raisons. La première est l'histoire pleine de rebondissements, faite de personnages attachants, en quête de liberté, subissant les épreuves de leur époque. La seconde est le contenu historique ; certes il convient d'être prudent car c'est un roman que nous lisons pas un livre d'histoire ; mais Ève de Castro dresse un portrait fidèle de cette époque et des personnages qui y ont vécu, qu'ils soient de la haute société ou ''du petit peuple''. La troisième raison est la l'angle que l'auteure a choisi pour son roman. Les personnages principaux sont ces petites mains qui ont construit Versailles et qui s'occupaient des gens de la cour. Je trouve que la mise en lumière de ces petits, du Tiers État, est quelque chose de merveilleux car ils sont trop souvent oubliés par l'histoire, pourtant ce sont eux qui ont construit, au péril de leur vie parfois, l'édifice qui nous émerveille encore. Pour finir, j'ai beaucoup aimé le style d'écriture de Ève de Castro ; une belle langue soutenue par de beaux mots. Ce roman est, à mon humble avis, une grande réussite.
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