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Plon
EAN : 9782259306409
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 135 x 210 mm

Le syndrome de Beyrouth

Date de parution : 02/09/2021
Rentrée littéraire 2021.
« Je n’ai pas fui, je me suis sauvée. »

Confinée dans un hôtel à Saint-Malo, Amira Mitri, ancienne combattante devenue reporter au quotidien libanais An-Nahar, rescapée de l’explosion du port de Beyrouth, rassemble ses souvenirs, depuis son retour au Liban en l’an 2000, à l’orée d’un nouveau siècle, jusqu’à la...
« Je n’ai pas fui, je me suis sauvée. »

Confinée dans un hôtel à Saint-Malo, Amira Mitri, ancienne combattante devenue reporter au quotidien libanais An-Nahar, rescapée de l’explosion du port de Beyrouth, rassemble ses souvenirs, depuis son retour au Liban en l’an 2000, à l’orée d’un nouveau siècle, jusqu’à la tragédie du 4 août 2020. Durant cette période de vingt années, les événements se sont succédé : bien des vicissitudes ont secoué le pays du Cèdre, et sa vie amoureuse a connu de multiples rebondissements. Avec lucidité et franchise, elle se confie, sans mâcher ses mots.

Un livre foisonnant, dans la veine du Roman de Beyrouth, où se mêlent habilement fiction et réalité, aventures et réflexions politiques, héros imaginaires et personnages célèbres, pour nous dévoiler l’âme d’une femme et celle d’une ville, Beyrouth, sans cesse malmenée, mais toujours debout.
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EAN : 9782259306409
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 135 x 210 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • hanyrhauz Posté le 27 Décembre 2021
    Cette année, j'ai décidé d'évoquer ici l'ensemble des romans que j'ai lu. Il y a ceux que j'ai chroniqué à peine refermés. Et ceux dont la chronique traîne, ne sachant pas par où commencer. Avant que l'année se termine, il en reste un, lu cet été et dont je dois parler pour boucler la boucle. Le syndrome de Beyrouth ne se laisse pas facilement apprivoiser. Il demande une connaissance de la situation du Liban et de son histoire contemporaine. Spoiler alert : ce n'est pas mon cas. Je ne sais pas grand chose de la réalité politique du pays, quand bien même j'ai toujours eu un intérêt pour la littérature libanaise. Alors, je suis allée à tâtons dans ce roman. Amira fait le récit de ses souvenirs du Liban de l'an 2000 à l'explosion du port de Beyrouth le 4 août 2020. Le Liban, mais aussi ses amours, ses engagements, son regard sans concession sur son pays. C'est dense, fouillis, complexe. J'aurais aimé plus de romanesque. Il y a une succession de faits, de dates, de noms et j'ai parfois cherché le liant. Le style est très neutre et je n'ai pas ressenti une grande empathie pour les personnages. Même si... Cette année, j'ai décidé d'évoquer ici l'ensemble des romans que j'ai lu. Il y a ceux que j'ai chroniqué à peine refermés. Et ceux dont la chronique traîne, ne sachant pas par où commencer. Avant que l'année se termine, il en reste un, lu cet été et dont je dois parler pour boucler la boucle. Le syndrome de Beyrouth ne se laisse pas facilement apprivoiser. Il demande une connaissance de la situation du Liban et de son histoire contemporaine. Spoiler alert : ce n'est pas mon cas. Je ne sais pas grand chose de la réalité politique du pays, quand bien même j'ai toujours eu un intérêt pour la littérature libanaise. Alors, je suis allée à tâtons dans ce roman. Amira fait le récit de ses souvenirs du Liban de l'an 2000 à l'explosion du port de Beyrouth le 4 août 2020. Le Liban, mais aussi ses amours, ses engagements, son regard sans concession sur son pays. C'est dense, fouillis, complexe. J'aurais aimé plus de romanesque. Il y a une succession de faits, de dates, de noms et j'ai parfois cherché le liant. Le style est très neutre et je n'ai pas ressenti une grande empathie pour les personnages. Même si je salue le fait que ce soit une femme qui porte le récit, en se tenant éloigné des clichés. J'ai rarement eu l'occasion de lire un texte qui reprend la situation politique passée et présente d'un pays de cette manière. C'est un roman sourcé dont je sors plus armé intellectuellement sur un sujet que je connaissais peu. Tout est presque trop clinique. C'est bien fait mais j'aurais préféré lire un texte moins précis historiquement et politiquement mais plus sensible.
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  • Zazaboum Posté le 2 Novembre 2021
    Ce roman se présente comme le journal d'Amira, reporter beyrouthine chrétienne, ancienne combattante de la guerre civile, et qui couvre la période de 2000 à 2020. Tous les faits rapportés sont réels et dramatiques mais Amira et sa vie personnelle sont une fiction, bien que ce qu'elle a vécu l'a sûrement été par d'autres personnes. Il y a beaucoup de faits qui sont arrivés jusqu'à nous mais pour moi la situation du Liban au fil des ans reste assez énigmatique, comme tout ce qui se passe au Moyen-Orient d'ailleurs. J'ai été captivée tout le long du livre, la fiction ne prenant pas trop de place et l'Histoire suffisamment foisonnante pour ne pas avoir besoin d'être inventée ! On sent que l'auteur connait son pays et qu'il l'aime, qu'il connaît aussi très bien les conflits qui déchirent cette région depuis des décennies ! La chronologie depuis 1975 est une partie très intéressante qui synthétise les événements. Mon bémol, gros bémol même... sont ces mots “J'aurais pu rester à Beyrouth, la reconstruire pour la énième fois, m'abreuver d'illusions et de faux espoirs... J'ai pris la décision de quitter mon pays...” ! Amira s'est réfugiée à Paris où elle a fait ses études... Ce roman se présente comme le journal d'Amira, reporter beyrouthine chrétienne, ancienne combattante de la guerre civile, et qui couvre la période de 2000 à 2020. Tous les faits rapportés sont réels et dramatiques mais Amira et sa vie personnelle sont une fiction, bien que ce qu'elle a vécu l'a sûrement été par d'autres personnes. Il y a beaucoup de faits qui sont arrivés jusqu'à nous mais pour moi la situation du Liban au fil des ans reste assez énigmatique, comme tout ce qui se passe au Moyen-Orient d'ailleurs. J'ai été captivée tout le long du livre, la fiction ne prenant pas trop de place et l'Histoire suffisamment foisonnante pour ne pas avoir besoin d'être inventée ! On sent que l'auteur connait son pays et qu'il l'aime, qu'il connaît aussi très bien les conflits qui déchirent cette région depuis des décennies ! La chronologie depuis 1975 est une partie très intéressante qui synthétise les événements. Mon bémol, gros bémol même... sont ces mots “J'aurais pu rester à Beyrouth, la reconstruire pour la énième fois, m'abreuver d'illusions et de faux espoirs... J'ai pris la décision de quitter mon pays...” ! Amira s'est réfugiée à Paris où elle a fait ses études et je trouve cette attitude indécente : quid des milliers de personnes libanaises ou réfugiées qui n'ont jamais eu le choix de leur lieu de vie et même de leur vie ! Sans cette fin qui me choque j'aurais mis 5* ! Le faux pas ! #LesyndromedeBeyrouth #NetGalleyFrance #rentreelitteraire2021 Challenge ABC 2021/2022
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  • Ogrimoire Posté le 27 Septembre 2021
    Quel drôle de livre ! Le principe même, l’organisation de ce récit est curieuse. Créer une journaliste imaginaire, dont on a reprendre le récit, comme s’il s’agissait d’un témoignage, drôle d’idée. D’autant plus surprenante que, du coup, cela construit un récit dont seuls les contributeurs peuvent savoir ce qui est de l’ordre de la fiction et ce qui est de l’ordre du récit. Et, autant le dire tout de suite, tout autre lecteur risque de se sentir exclu. Pourtant, on part effectivement sur le rythme d’un roman d’aventure. Amira, jeune, se heurte au pouvoir des parents, tel qu’il s’exprime dans cette civilisation. Elle pose ses choix, mais doit très rapidement en accepter le prix. Son passage éclair en temps que combattante se traduit très vite par son envoi en France, chez une tante, qui l’hébergera le temps qu’elle finisse ses études. Elle veut être grand reporter, mais les places sont chères. Elle finit par se résoudre. Et puis vient l’offre d’An-Nahar. Qui remet tout en question, la France, la résignation, l’acceptation de ce que d’autres ont voulu lui imposer. Désormais, quel que soit le prix à payer – et il sera élevé… -, Amira suivra ses propres choix. Cela pourrait être passionnant. Pourtant, il y a... Quel drôle de livre ! Le principe même, l’organisation de ce récit est curieuse. Créer une journaliste imaginaire, dont on a reprendre le récit, comme s’il s’agissait d’un témoignage, drôle d’idée. D’autant plus surprenante que, du coup, cela construit un récit dont seuls les contributeurs peuvent savoir ce qui est de l’ordre de la fiction et ce qui est de l’ordre du récit. Et, autant le dire tout de suite, tout autre lecteur risque de se sentir exclu. Pourtant, on part effectivement sur le rythme d’un roman d’aventure. Amira, jeune, se heurte au pouvoir des parents, tel qu’il s’exprime dans cette civilisation. Elle pose ses choix, mais doit très rapidement en accepter le prix. Son passage éclair en temps que combattante se traduit très vite par son envoi en France, chez une tante, qui l’hébergera le temps qu’elle finisse ses études. Elle veut être grand reporter, mais les places sont chères. Elle finit par se résoudre. Et puis vient l’offre d’An-Nahar. Qui remet tout en question, la France, la résignation, l’acceptation de ce que d’autres ont voulu lui imposer. Désormais, quel que soit le prix à payer – et il sera élevé… -, Amira suivra ses propres choix. Cela pourrait être passionnant. Pourtant, il y a un « mais ». À aucun moment je n’ai eu l’impression que ce livre m’attendait. Déjà, si vous n’êtes pas Beyrouthin(e), les lieux évoqués ne vous diront rien. Pire, pour bien vous faire sentir que « vous n’en êtes pas », on vous livre des énumérations sans fin… et sans grand intérêt ! À un autre endroit, on nous fait une liste des hommes politiques du lieu et de l’époque ; puis une liste de victimes. Soit. Mais on se perd en réalité dans ce dispositif complexe qui voit Alexandre Najjar tenter de s’exprimer au travers de la voix d’Amira Mitri. J’aurais préféré un livre plus clair, qui pose la frontière entre le réel et l’inventé – d’ailleurs, dans l’histoire d’une ville comme Beyrouth, est-il vraiment besoin d’inventer ? Le lecteur, au fil des pages, a le sentiment non pas d’être promené, mais baladé. Non pas accueilli, mais écarté. Je n’ai pas ressenti le syndrome de Beyrouth, mais le syndrome du Syndrome de Beyrouth…
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  • seb_sam_b Posté le 19 Septembre 2021
    Amira Mitri est une femme courageuse, aventurière, intrépide et qui sait faire preuve d’audace et de bravoure. Journaliste, elle est et incarne, tout comme Beyrouth, la liberté. Entre fiction et réalité, Le Syndrome de Beyrouth d’Alexandre Najjar aux éditions Plon, est un récit percutant qui éclaire les soixante dernières années de l’histoire du Liban, et particulièrement ces deux décennies passées. Un roman prodigieusement prenant, envoûtant et nécessaire, dont la lecture est impérative !
  • BurjBabil Posté le 10 Septembre 2021
    C’est un roman. Mais c’est aussi un retour sur l’histoire du Liban. L’intérêt ? La période visée est différente de celle que l’on trouve dans nombre de livres sur le pays du cèdre. Et c'est centré sur un personnage imaginaire. Ici, on commence par du "classique", un bref retour en arrière simple et peu exhaustif, plantant juste un décor de la guerre civile initiale du Liban, celle des Kataeb chrétiens, des druzes de Joumblatt, des miliciens chiites d’Amal et des fédayins palestiniens venus de l’autre côté de la frontière... La mère de toutes les guerres de là-bas. C’est la première partie et elle sert à dessiner la mentalité de l’héroïne chrétienne du roman : Amira (princesse en Arabe) mais pas plus, car après ses exploits de combattante, elle est envoyée par son père inquiet étudier la paix et la sérénité en France... Break de vingt ans et retour de la narratrice aux deux cultures à Beirut. C’est la deuxième partie, couvrant la période 2000-2019. C’est le moment le plus intéressant car le plus moderne et le moins exploré en littérature de ce récit à moitié fictionnel. Avec la lente descente aux enfers. En acmé, deux évènements l’un mondial, la destruction des tours étasuniennes... C’est un roman. Mais c’est aussi un retour sur l’histoire du Liban. L’intérêt ? La période visée est différente de celle que l’on trouve dans nombre de livres sur le pays du cèdre. Et c'est centré sur un personnage imaginaire. Ici, on commence par du "classique", un bref retour en arrière simple et peu exhaustif, plantant juste un décor de la guerre civile initiale du Liban, celle des Kataeb chrétiens, des druzes de Joumblatt, des miliciens chiites d’Amal et des fédayins palestiniens venus de l’autre côté de la frontière... La mère de toutes les guerres de là-bas. C’est la première partie et elle sert à dessiner la mentalité de l’héroïne chrétienne du roman : Amira (princesse en Arabe) mais pas plus, car après ses exploits de combattante, elle est envoyée par son père inquiet étudier la paix et la sérénité en France... Break de vingt ans et retour de la narratrice aux deux cultures à Beirut. C’est la deuxième partie, couvrant la période 2000-2019. C’est le moment le plus intéressant car le plus moderne et le moins exploré en littérature de ce récit à moitié fictionnel. Avec la lente descente aux enfers. En acmé, deux évènements l’un mondial, la destruction des tours étasuniennes : « - Ces attentats marquent un tournant, nous dit-elle. « L’Arabe » va devenir une nouvelle accusation, un bouc émissaire… - On va vous coller toutes sortes d’étiquettes, renchérit Thierry. Vous serez taxés de terroristes, intégristes, de criminels, de tueurs d’innocents… - C’est vrai, reprit-elle, l’air perplexe. Nous serons désormais coupables jusqu’à preuve du contraire. » Le deuxième étant l’assassinat de Rafic Hariri comme marqueur local de l’inéluctable naufrage du rêve Libanais. « Hariri mort, c’était une page qui se tournait dans l’histoire du Liban moderne. On pouvait l’admirer ou le critiquer, mais on ne pouvait méconnaître ni sa volonté de moderniser le pays ni sa capacité à mobiliser la planète en cas de coup dur. » Pour quiconque connaît ce pays, on retrouve alors tous les traumatismes qui se sont succédés : le scandale des déchets, celui de l’électricité, de l’argent des donateurs qui s’évapore... Le filigrane de tout cela : une classe dirigeante totalement corrompue. Jusqu’à la troisième partie qui couronne l’effondrement : 2020 , Covid et explosion du port. Je passe sur les causes évoquées par l’auteur, elles sont seulement hypothétiques mais ce n’est pas l’important. L’important c’est le résultat. Ce pays n’existe presque plus, n’a plus d’eau courante, plus d’électricité, plus de médicaments, plus d’avenir pour sa jeunesse, une population éduquée en fuite et le reste en train de mourir à petit feu... Un roman donc, mais qui raconte un morceau de l’histoire d’une culture qui se voulait proche de nous. Avant.
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