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Presses de la cité
EAN : 9782258196292
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 504
Format : 150 x 210 mm

Les Orchidées rouges de Shanghai (nouvelle édition)

Date de parution : 08/07/2021
Sangmi est la fille d’une période noire et tragique de son pays, la Corée.
En 1937, elle n’a que quatorze ans quand, sur le chemin de l’école, elle est enlevée par des soldats japonais. Le Japon, dans une soif d’expansion, embrase alors toute l’Asie. Sangmi est enrôlée de force dans une unité de femmes dites « de réconfort », reléguée au rang d’esclave sexuelle, dans l’enfer des maisons closes... En 1937, elle n’a que quatorze ans quand, sur le chemin de l’école, elle est enlevée par des soldats japonais. Le Japon, dans une soif d’expansion, embrase alors toute l’Asie. Sangmi est enrôlée de force dans une unité de femmes dites « de réconfort », reléguée au rang d’esclave sexuelle, dans l’enfer des maisons closes de l’armée impériale. Arrachée aux siens, à sa culture, à sa terre, la jeune fille résiste à son terrible sort par la force de son caractère et par l’espoir secret de retrouver un jour ce père inconnu, un Français, que sa mère a renié. Au terme d’une terrible épopée qui la conduira de Séoul à Shanghai, de Singapour à Hiroshima, elle rencontrera l’amour, la passion et la loyauté.
Les Orchidées rouges de Shanghai est un chant d’amour, empreint de parfums et de couleurs mêlés, à la mémoire de ces femmes de réconfort, ces oubliées de l’Histoire. D’après une histoire vraie.
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EAN : 9782258196292
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 504
Format : 150 x 210 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • cballatore Posté le 21 Août 2021
    J’ai beaucoup aimé ce livre dont la trame s’est tissée grâce aux nombreux témoignages que l’autrice a recueillis auprès de ces femmes dont la vie a été volée quand elles étaient très jeunes par les autorités japonaises. Ces adolescentes vierges pour la plupart basculent brutalement dans le cauchemar des viols à répétition, l’enfer des maisons closes, la violence des hommes. Ces filles tiennent le coup on ne sait comment, survivent, s’entraident. Sangmi, l’héroïne de cette terrible histoire, est très attachante. Le lecteur l’accompagne dans cette macabre épopée qui la conduit de Séoul à Shanghai, de Singapour à Hiroshima. Le style de l’autrice est très agréable. Elle mêle habilement la beauté des paysages, les odeurs, les sons, et le cauchemar éveillé que vivent ces jeunes filles. Un bon roman sur les femmes de réconfort, ces victimes injustement oubliées par l’Histoire.
  • Matooss Posté le 19 Août 2021
    Les orchidées rouges de Shanghaï de Juliette Morillot raconte l'histoire d'une jeune Coréenne arrachée de son pays alors qu'elle n'était qu'une jeune adolescente. Nous sommes en 1937 et le Japon rêve d'étendre son Empire. Sangmi / Naomi devient ce qu'on appelle "une femme de réconfort" - euphémisme d'esclave sexuelle au service de l'armée japonaise. Ce livre m'a permis de découvrir un pan de l'Histoire que je ne connaissais pas et le fait que l'auteure base son récit sur des témoignages m'a bouleversé. J'ai apprécié les descriptions des paysages, des villes, des jardins qui amènent une poésie dans l'atrocité du récit. Au fur et à mesure du livre, je me demandais si une telle vie a réellement été vécue, tellement l'héroïne accumule ses rencontres avec le désespoir. A tel point que j'ai été perdue et ai soupçonné l'auteure de vouloir nous expliquer l'expansion japonaise aux travers des yeux d'une jeune fille. Malgré tout, j'ai apprécié ce livre très bien écrit.
  • JustineLitteravores Posté le 16 Août 2021
    C'est une lecture assez difficile car elle retrace la vie d'une "chosen bbi" ou "vagin corréen" pendant la seconde guerre mondiale. C'est une lecture en demi-teinte pour moi car j'ai dévoré les trois premières parties et j'ai eu beaucoup plus de mal sur les deux dernières que j'ai trouvé parfois redondante et trop cyclique, mais réaliste et à l'image de la vie humaine. Cependant je pense que c'est un livre à mettre dans toutes les mains car il permet d'avoir une vision moins occidentale de la guerre et de ses conséquences. Juliette Morillot a une plume très poétique malgré la noirceur du texte c'est parfois reposant, parfois dérangeant. Et je sors de cette lecture chamboulée et marquée sans pouvoir pour autant dire si j'ai aimé ce livre ou si j'ai juste aimé en apprendre plus sur l'histoire. Il a de très bon côté et d'autres que j'ai moins apprécié mais je sais déjà qu'il me marquera longtemps et qu'il aura contribué au fait que j'ai moins apprécié mes lectures suivantes. J'ai rédigé un avis beaucoup plus complet sur mon blog qui sera publié le 25 Août 2021.
  • Mil3N Posté le 15 Juillet 2021
    J’ai découvert avec plaisir cette semaine Juliette Morillot et ce roman de 2001 grâce à une récente réédition aux presse de la cité. Pavé idéal d’été, lecture à la fois fluide et intense, le travail de recherche de l’auteur offre un témoignage réel romancé criant de vérité sur l’histoire de ces « femmes de réconfort » souvent oubliées dans nos cours d’histoire. Harponnée dès les premiers chapitres, je me suis engouffrée dans le destin cruel et implacable de Sangmi/Naomi, des couleurs et des senteurs de la Corée jusqu’à la noirceur moite des camps de concentration du japon. La soif de survie, l’honneur, l’amour, les horreurs de la guerre, la place des femmes, le devoir de mémoire, tant de thèmes menés de front et tambour battant sous une plume précise et pourtant romanesque. Un livre dur, émouvant, passionnant, à lire.
  • leBoudoirdulivre Posté le 14 Juillet 2021
    Des romans sont parus ces dernières années mettant enfin en lumière l’histoire des femmes de réconfort. Ce sujet sensible, honteux fait le tour du monde, suscitant beaucoup d’intérêt. Parmi les différents romans lus sur ce sujet, celui-ci révèle toute l’atrocité, sans minimiser les faits. Passionnée par la culture coréenne, j’ai dévoré cette histoire, ce combat extraordinaire, cette lutte incessante pour être libre. A la lecture de ce récit, vous vous direz comment quelqu’un a pu vivre tout ça, a pu endurer ces atrocités, a pu être le témoin de tous les événements importants de l’histoire de l’Asie… Certes vers la fin, on peut se dire, ce n’est pas possible, c’est exagéré pour que l’auteur explique ce qui se passe en Malaisie, en Mandchourie… Je ne rentre pas dans ce débat car pour moi l’âme de ce roman est ailleurs. Mon avis ne pourra jamais rendre hommage au travail de recherche magnifique de Juliette Morillot qui a su si bien amener l’histoire de la Corée dans celle de Min Sangmi. J’ai énormément appris à travers ce livre (notamment la présence de femmes de réconfort australiennes et hollandaises, l’unité 731…) et je ne peux que remercier la maison d’édition Les Presses de... Des romans sont parus ces dernières années mettant enfin en lumière l’histoire des femmes de réconfort. Ce sujet sensible, honteux fait le tour du monde, suscitant beaucoup d’intérêt. Parmi les différents romans lus sur ce sujet, celui-ci révèle toute l’atrocité, sans minimiser les faits. Passionnée par la culture coréenne, j’ai dévoré cette histoire, ce combat extraordinaire, cette lutte incessante pour être libre. A la lecture de ce récit, vous vous direz comment quelqu’un a pu vivre tout ça, a pu endurer ces atrocités, a pu être le témoin de tous les événements importants de l’histoire de l’Asie… Certes vers la fin, on peut se dire, ce n’est pas possible, c’est exagéré pour que l’auteur explique ce qui se passe en Malaisie, en Mandchourie… Je ne rentre pas dans ce débat car pour moi l’âme de ce roman est ailleurs. Mon avis ne pourra jamais rendre hommage au travail de recherche magnifique de Juliette Morillot qui a su si bien amener l’histoire de la Corée dans celle de Min Sangmi. J’ai énormément appris à travers ce livre (notamment la présence de femmes de réconfort australiennes et hollandaises, l’unité 731…) et je ne peux que remercier la maison d’édition Les Presses de la Cité d’avoir réédité ce roman avec une couverture si représentative de son histoire. Ce roman m’a donné envie d’en savoir plus sur les sujets abordés pour comprendre, pour apprendre… J’ai eu un coup de cœur pour ce livre qui se révèle le plus complet que j’ai lu à ce jour sur les femmes de réconfort et sur le contexte historique remarquablement décrit. Un indispensable dans ma bibliothèque. Divisé en quatre parties, quatre époques relatant l’histoire de Mun, une histoire dure, d’une rare violence mais nécessaire pour tenter de comprendre l’inimaginable. Gros plus, une carte, un glossaire et une chronologie viennent compléter ce récit bouleversant. Séoul, 1995. Juliette Morillot raconte sa rencontre avec Mun halmeoni, une vieille dame qui vend ses produits dans la rue depuis quarante ans. Une rencontre qui a permis de mettre l’histoire de cette dame en lumière. C’est ainsi qu’est née l’adaptation libre et romancée du destin de Mun halmeoni. Pour rendre justice à ces victimes oubliées par l’histoire, pour médiatiser ce « problème » qui dérange encore aujourd’hui même après 76 ans, l’auteur est parti à la recherche des anciennes femmes de réconfort et d’anciens soldats japonais en Corée, au Japon, en Chine, en Malaisie, en Indonésie, au Cambodge, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis. Tous ont parlé comme un exutoire aux lourds secrets dissimulés par honte, par peur, par culpabilité… Des enfances brisées par une guerre où les civils sont les dommages collatéraux des gouvernements de leurs pays. Le nombre des femmes de réconfort se comptent par centaines de milliers, des enfants, des jeunes femmes, des mères arrachées à leur enfance, à leurs foyers pour être au service de l’armée nippone. Même les termes « femmes de réconfort » données à celles qui ont dû se prostituer est minimisé, cachant ce mur de la honte et du silence qui s’est brisé quand Kim Hak-sun intente un procès contre l’Etat japonais. Un esclavage sexuel qui reste un problème épineux des relations nippo-coréennes. Des indemnités versées par le Japon mettent un terme à cette polémique dont le problème est pour eux réglé, faisant partie du passé. Un passé qui ne sera jamais oublié à l’heure où les victimes meurent, des associations voient le jour, des manifestations ont lieu tous les mercredis. Mun s’est éteinte sans jamais rien avoir demandé, ni témoigné, l’une des nombreuses victimes de l’oubli. Si vous tapez « femme de réconfort » ou « comfort women », unité 731, camp de Harbin sur Internet, vous trouvez de nombreux articles, sites, livres… qui pourront vous apporter des informations supplémentaires. Mon avis ne pourra jamais retranscrire l’émotion, le bouleversement que j’ai eu en découvrant ce récit. « Nous avons été des milliers à subir cette infamie. A être violées quotidiennement. » Première époque : Le rapt. Kim Sangmi a vécu dans une famille aisée mais sans l’amour de sa mère qui porte toute son attention à sa dernière-née Kyoko. Son père est une personnalité éminente et respectée, docteur et professeur de médecine, un fervent patriote du Japon contrairement à Kim Sangmi qui a les mêmes valeurs patriotiques que ses grands-parents pour son pays. Depuis 1910, la Corée est devenue une province de l’Empire japonais. Les Coréens durent subir la domination du Japon et la dictature de l’empereur Hirohito qui n’a cessé de les humilier et de les torturer dans l’indifférence des pays occidentaux. Depuis toute petite, Kim Sangmi est mise à l’écart, reléguée avec son halmeoni dans une dépendance comme un secret honteux qu’il faut cacher. Sous domination nippone, Kim Sangmi a dû changer de nom, parler japonais, s’habiller comme les Japonais, adopter le shintoïsme… Renier ses origines, ses croyances, son identité pour adopter celle de l’occupant. 25 ans après avoir été vaincu par les Japonais, de nouvelles lois sont promulguées dans le seul but de soumettre les Coréens à la doctrine japonaise. A l’école, le programme n’est que propagande sur le Japon et tous les Coréens vivent dans la peur d’être dénoncés. Le destin de Kim Sangmi prend un tournant décisif quand elle découvre que son père entretient une maîtresse. Un acte désespéré pour attirer l’attention de sa mère et la voilà envoyée à Mokpo, une ville portuaire. Quand son grand-père lui explique les raisons du rejet de sa mère et de sa haine envers elle, tout s’éclaire. Désormais seule, Kim Sangmi est kidnappée par l’armée nippone et se voit contrainte de se prostituer comme nombre de jeunes filles et d’enfants attirées par la promesse d’un avenir meilleur. Deuxième époque : Le cauchemar. Déplacée de bordels en bordels, Kim Sangmi devient une des nombreuses prostituées au service de l’ennemi. A Shanghai, elle assiste aux pires atrocités de l’armée japonaise. Troisième époque : La trêve. Sa rencontre avec Nagata, son ancien professeur d’anglais va être l’un de ses pires cauchemars. Après avoir connu les bordels de soldats, Kim Sangmi devient une prostituée de luxe pour l’ascension de Nagata dans les sphères du pouvoir. Jusqu’à ce non-retour, la pire atrocité pour une femme. Ce jour-là, Kim Sangmi n’eut que haine pour celui qui a brisé sa vie de femme. Et son cauchemar ne faisait que commencer. Quatrième époque : Le feu. Kim Sangmi est détenue au camp de Harbin où elle devient l’un des nombreux cobayes pour des expériences médicales. Des atrocités inhumaines lui seront faites jusqu’à ce qu’elle puisse s’évader de cet enfer. En Mandchourie, elle reprend sa vie en main mais tandis que la population chinoise est décimée, Kim Sangmi n’aura de cesse de croiser sur sa route, Fujiwara, son tortionnaire. Les Orchidées rouges de Shanghai, une lecture qui laisse son empreinte indélébile au cœur de ses lecteurs ! De la Corée au Japon, de Shanghai à la Mandchourie, en passant par Singapour et Hiroshima, Kim Sangmi va être le témoin impuissant des atrocités commises par les hommes assujettis à Hirohito. Le récit le plus complet des livres sur les femmes de réconfort et leur combat pour la justice de leurs vies brisées ! On ne ressort pas indemne d’une telle lecture, Kim Sangmi passe à travers tous les événements des heures les plus sombres de l’histoire de l’Asie et on se demande comment elle a réussi à survivre à tout ça. L’auteur amène les saveurs, les descriptions des paysages et de l’histoire avec une précision qui au travers des pages recèle une ode d’amour à la Corée. Ce qu’a subi Kim Sangmi rappelle ce que les nazis ont perpétré aux races jugées inférieures (les matricules, les expériences médicales, les tortures, les camps d’internements et d’exterminations…). Le témoignage glaçant d’une des milliers de femmes de réconfort et de son parcours incroyable pour sa liberté et celle de son pays ! Un devoir de mémoire impossible à lâcher !
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