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Fleuve éditions
EAN : 9782265155329
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 140 x 210 mm

Les vivants, les morts et les marins

CELINE MAURICE (Traducteur)
Date de parution : 14/01/2021
« La révolution est une chanson d’amour qui nous invite à danser sur les ruines de l’Ancien Monde. »

« Une fiction en prise avec notre réel, brutal, intense et parfois dérangeante ! » Page des libraires
« L’histoire vraie d’une rebelle, qui se lit comme un thriller politique de notre temps. Captivant ! » +...
« La révolution est une chanson d’amour qui nous invite à danser sur les ruines de l’Ancien Monde. »

« Une fiction en prise avec notre réel, brutal, intense et parfois dérangeante ! » Page des libraires
« L’histoire vraie d’une rebelle, qui se lit comme un thriller politique de notre temps. Captivant ! » + de Pep’s Magazine


Alors que des milliers de personnes se noient en Méditerranée, cherchant à atteindre l’Europe pour y trouver refuge, une femme capitaine décide de prendre la mer avec son équipage. Elle refuse d’accepter que l’Union européenne ait décidé de laisser les gens mourir en toute connaissance de cause.

Mais quand leurs opérations de sauvetage sont sabotées, elle comprend qu’elle va devoir se battre pour sa liberté et affronter un pouvoir politique qui est prêt à trahir ses valeurs. Son seul espoir : la rébellion.

Un roman engagé pour éveiller les consciences.
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EAN : 9782265155329
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 240
Format : 140 x 210 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LesChasseusesDeLivres Posté le 1 Mars 2021
    C’est un roman brut que Pia Klemp nous propose. Un récit à la 1ère personne, qui nous immerge totalement dans la tête de la narratrice et dans ses pensées les plus intimes, sans filtre aucun. C’est le type de personnage qui ne plaira pas à toute le monde : une femme capitaine rugueuse, authentique, parfois vulgaire, qui ne mâche pas ses mots et qui assume – la plupart du temps – sa personnalité. On se demande d’ailleurs si ce type de caractère n’est pas essentiel pour réussir à s’affirmer en tant que femme dans un milieu encore très masculin, surtout à son poste. On sent toutefois poindre parfois la difficulté de s’intégrer dans des nouveaux cercles sociaux avec une personnalité et des convictions très fortes. Elle essaye de se réfréner pour ne pas attaquer les gens avec le veganisme (mais échoue en général car c’est plus fort qu’elle). Il y a une réelle difficulté de se lier au reste du monde, après avoir vécu une vie atypique bien loin du métro boulot dodo et de la petite vie de famille tranquille. On a l’impression qu’elle n’est à l’aise que quand elle est en mission ou dans des actions militantes. Bien évidemment, le... C’est un roman brut que Pia Klemp nous propose. Un récit à la 1ère personne, qui nous immerge totalement dans la tête de la narratrice et dans ses pensées les plus intimes, sans filtre aucun. C’est le type de personnage qui ne plaira pas à toute le monde : une femme capitaine rugueuse, authentique, parfois vulgaire, qui ne mâche pas ses mots et qui assume – la plupart du temps – sa personnalité. On se demande d’ailleurs si ce type de caractère n’est pas essentiel pour réussir à s’affirmer en tant que femme dans un milieu encore très masculin, surtout à son poste. On sent toutefois poindre parfois la difficulté de s’intégrer dans des nouveaux cercles sociaux avec une personnalité et des convictions très fortes. Elle essaye de se réfréner pour ne pas attaquer les gens avec le veganisme (mais échoue en général car c’est plus fort qu’elle). Il y a une réelle difficulté de se lier au reste du monde, après avoir vécu une vie atypique bien loin du métro boulot dodo et de la petite vie de famille tranquille. On a l’impression qu’elle n’est à l’aise que quand elle est en mission ou dans des actions militantes. Bien évidemment, le thème central du roman reste, comme annoncé sur la 4ème de couverture, le quotidien de ces sauveteurs en mer méditerranée - leurs joies comme leurs peines, les horreurs qu’ils voient. Ils ne se prennent pas pour des héros, sont conscient de leur chance d’être du côté de ceux qui assistent et sauvent plutôt que de vivre des atrocités, risquer sa vie au quotidien et devoir être secourus. Avec l’équipage, on subit aussi les bâtons dans les roues de la part des autorités italiennes et de l’UE, qui ne veut pas réellement s’occuper du problème des migrants en mer pour ne pas devoir les accueillir. Tout est fait pour dissuader ces gens de partir en mission pour sauver la vie des migrants en mer, jusqu’à leur coller un procès pour trafic d’être humain, alors qu’ils se battent justement en partie contre le fléau des passeurs. C’est un roman dont la limite entre fiction et récit est dur à cerner, car on sait que c’est tout de même inspiré de la vie de l’autrice. Quelle part est romancée, quelle part lui est réellement arrivé, à quel point Pia Klemp se retrouve dans sa narratrice ? Il est toujours difficile de faire la part des choses dans ce type de roman hautement inspiré de la vie de son auteur. Mais après tout est-ce réellement important ? Que ce soit grandement romancé ou non, cela n’enlève pas l’impact du propos de ce livre.
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  • Diabolau Posté le 20 Février 2021
    En tant que militant pour l'accueil des réfugiés dans la dignité, et moi-même scandalisé par le non-respect par l'Union européenne des conventions internationales sur le droit des demandeurs d'asile, et plus grave encore, sur le droit de tout naufragé à être secouru, je ne pouvais qu'être très intéressé par ce livre de Pia Klemp qui, à l'instar de sa compatriote Carola Rackete, a défié l'abjection des gardes-côtes italiens, le silence complice de la France, de Malte, de l'Espagne, et d 'une façon générale la complicité coupable de toute l'Europe, jusqu'à être poursuivie en justice pour "trafic d'êtres humains", elle qui au contraire ne cherche qu'à les empêcher de se noyer — un comble. Finalement, le livre fait la part belle aux pérégrinations en Italie, Allemagne, Espagne, Portugal d'une capitaine-militante-SDF, et l'on ne passera qu'environ la moitié des pages de ce récit assez court sur le bateau, et le plus souvent pour jouer au chat et à la souris avec ses correspondants à Rome et avec les gardes-côtes italiens et libyens, dont le comportement se révèlera lamentable. La question des rapports entre les sauveteurs et leurs "invités" (c'est comme ça qu'ils les appellent) est elle-même survolée. La narratrice a l'honnêteté de le... En tant que militant pour l'accueil des réfugiés dans la dignité, et moi-même scandalisé par le non-respect par l'Union européenne des conventions internationales sur le droit des demandeurs d'asile, et plus grave encore, sur le droit de tout naufragé à être secouru, je ne pouvais qu'être très intéressé par ce livre de Pia Klemp qui, à l'instar de sa compatriote Carola Rackete, a défié l'abjection des gardes-côtes italiens, le silence complice de la France, de Malte, de l'Espagne, et d 'une façon générale la complicité coupable de toute l'Europe, jusqu'à être poursuivie en justice pour "trafic d'êtres humains", elle qui au contraire ne cherche qu'à les empêcher de se noyer — un comble. Finalement, le livre fait la part belle aux pérégrinations en Italie, Allemagne, Espagne, Portugal d'une capitaine-militante-SDF, et l'on ne passera qu'environ la moitié des pages de ce récit assez court sur le bateau, et le plus souvent pour jouer au chat et à la souris avec ses correspondants à Rome et avec les gardes-côtes italiens et libyens, dont le comportement se révèlera lamentable. La question des rapports entre les sauveteurs et leurs "invités" (c'est comme ça qu'ils les appellent) est elle-même survolée. La narratrice a l'honnêteté de le dire : c'est "facile" de les sauver, c'est l'évidence, mais se mélanger avec eux, c'est plus difficile, et même, disons-le franchement, elle n'en a pas vraiment envie. En fait, c'est sur tout ce qui gravite autour de ces affaires de sauvetage, sur le tempérament et les opinions très tranchées de la narratrice que je suis vraiment très mitigé. Ce livre est présenté comme un roman, mais disons-le bien, il respire fort l'autofiction, voire parfois le journal intime. Je serai curieux de savoir ce qu'il y a de Pia Klemp dans cette narratrice. Si c'est vraiment elle, alors malgré mon respect pour son combat, je n'ai pas très envie de la rencontrer. Si ce n'est pas elle, et qu'elle a largement "grossi le trait" de ses outrances, alors je prendrais volontiers un café avec elle pour lui dire que j'ai bien souvent eu envie de coller des baffes à son "personnage" de "véganar" jusqu'auboutiste qui ne respecte rien ni personne. "Tant que tout le monde ne sera pas véganar comme nous, ce sera la merde.", dit-elle. Oui, mais vouloir forcer tout le monde à l’être, n’est-ce pas déjà de l’oppression ? Madame ne veut pas que de la viande monte à bord de son bateau, faisant peu de cas du régime alimentaire de ses "crew", dont certains ont pris un congé sans solde pour venir sauver des réfugiés. Elle fustige les lois anti-tabac, ce qui veut dire qu’elle ne pense pas que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Va même jusqu'à dévisser le détecteur de fumée pour pouvoir cloper dans sa chambre d'hôtel. Ce n'est pas trop la définition que je me faisais du libertarisme, mais je peux me tromper. Elle et ses potes, on a vraiment l’impression qu’ils passent leur journée à fumer des clopes ou des joints, à s’enfiler bière sur bière (même chaude, elle le dit souvent, ça relève vraiment du besoin irrépressible, donc) et les bitures à l’alcool fort se succèdent. Ne sait-elle donc pas que les addictions sont aussi des formes d’oppressions que l’homme s’inflige à lui-même ? Ou pire, que les producteurs de tabac ou d’alcool, ces fucking capitalistes, infligent à leurs consommateurs ? Il en est de même de ses délires sur le patriarcat, qui occasionnent plus d'une fois une véritable fureur vengeresse. Je ne conteste pas que le patriarcat soit un problème, mais de là à le voir partout... Et puis, est-ce que roter, péter, dire qu’on « va chier » ou « qu’on se ferait bien baiser, tiens », bref, parler, écrire et agir comme une certaine partie de la gent masculine, est la meilleure façon de lutter contre le patriarcat ? "Le personnage" semble le croire, en tout cas. Ce qui m'amène au point suivant : la vulgarité qui émaille ce texte. Or, je n'aime pas la vulgarité gratuite, et ceci que l'auteur soit une femme ou un homme, je préfère le préciser. En fait, "le personnage" recherche la quintessence d’une vie sans contradictions, et plus grave, s’en prend avec véhémence à ceux qui lui adressent des contre-arguments (ce n’est pas difficile d’en trouver), sauf qu’une vie sans contradictions est impossible. Tout cela manque donc, au minimum, d’autodérision, même si on en trouve quelques bribes ici et là, mais pas assez à mon goût. Je respecte le militantisme, mais je n’aime pas les donneurs (et donneuses, donc) de leçons. Je remercie les éditions Fleuve et Babelio, pour ce livre lu dans le cadre de la masse critique.
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  • Bazart Posté le 4 Février 2021
    On se souvient qu’en 2019, Pia Klemp, capitaine allemande de plusieurs navires de sauvetage de migrants, avait défrayé la chronique judiciaire un peu malgré elle en étant accusée par la justice italienne de "suspicion d'aide et de complicité à l'immigration illégale", posant ainsi la question de la judiciarisation du sauvetage des migrants. Puis l’année d’après, en août 2020, on a reparlé de Pia Klemp, lorsque le génial street-artiste Banksy avait financé un nouveau navire pour porter secours aux migrants en Méditerranée. Baptisé du nom de « Louise Michel », la militante anarchiste française du XIXe siècle, le navire décoré d’un graffiti de l’artiste britannique était commandé par Pia Klemp en personne. Il faut dire que cette activiste allemande, au caractère et convictions bien affirmés, a sauvé de la noyade plus d’un millier de migrants, égarés en Méditerranée par des passeurs sans scrupule. Tout cela, elle le raconte sous le prisme de la fiction, dans son premier livre , Les vivants les morts et les marins , paru chez Fleuve ( sic) éditions depuios le 14 janvier 2021. Un livre dont le titre paraphrase évidemment la fameuse citation d’Aristote « Il y a trois... On se souvient qu’en 2019, Pia Klemp, capitaine allemande de plusieurs navires de sauvetage de migrants, avait défrayé la chronique judiciaire un peu malgré elle en étant accusée par la justice italienne de "suspicion d'aide et de complicité à l'immigration illégale", posant ainsi la question de la judiciarisation du sauvetage des migrants. Puis l’année d’après, en août 2020, on a reparlé de Pia Klemp, lorsque le génial street-artiste Banksy avait financé un nouveau navire pour porter secours aux migrants en Méditerranée. Baptisé du nom de « Louise Michel », la militante anarchiste française du XIXe siècle, le navire décoré d’un graffiti de l’artiste britannique était commandé par Pia Klemp en personne. Il faut dire que cette activiste allemande, au caractère et convictions bien affirmés, a sauvé de la noyade plus d’un millier de migrants, égarés en Méditerranée par des passeurs sans scrupule. Tout cela, elle le raconte sous le prisme de la fiction, dans son premier livre , Les vivants les morts et les marins , paru chez Fleuve ( sic) éditions depuios le 14 janvier 2021. Un livre dont le titre paraphrase évidemment la fameuse citation d’Aristote « Il y a trois sortes d'hommes : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer ».Sur ce sujet ô combien d’actualité, le sauvetage des migrants en Méditerranée, Pia KLEMP, qui met en scène un personnage de capitaine de bateau qui lui ressemble énormément, livre un roman humaniste qui est totalement fidèle à ses valeurs et son engagement, porté par une langue puissante et révoltée . Modifiant quelques situations à ce qu’elle a réellement traversé et créant des personnages de fiction, Pia Klemp montre aussi à quel point l’aspect roman permet ainsi d’entrer en empathie avec le destin de ces hommes et femmes qui font des milliers de kilomètres à la nage pour fuir leur quotidien et d’éveiller les consciences plus fortement qu’avec une news des infos Un roman entre le récit et la fiction salutaire et permettant de mettre un coup de projecteur sur ce personnage atypique et indispensable qu’est Pia Klemp.
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  • Manika Posté le 13 Décembre 2020
    La boss nous raconte ses interventions en mer pour récupérer des migrants qui décident de quitter leur pays pour un monde qu'ils croient meilleurs, mais elle relate aussi les interventions des polices côtières et le déroulement des interpellations. Un livre brut, violent parfois sans langue de bois. Un cri du coeur pour ne pas dire de l'âme. Un livre d'adrénaline quand la boss et son équipage interviennent sur des sauvetages mais aussi de patience lors des longues attentes nias les couloirs des services de police. Un livre où l'auteure nous parle de joies et de fraternités qui existent entre les membres de l'équipage mais aussi la difficultés d'être femme et capitaine d'un bateau, d'être une femme engagée aussi bien envers les migrants que dans son choix d'alimentation. J'ai aimé l'ambiance générale qui m'a rappelé le grand marin de Catherine Poulain, mais je me suis parfois lassée des pensées non constructives qui tournaient dans la tête de la boss, de ces moments d'attente où elle ne faisait que ressasser et tourner autour de son nombril sans réellement assumer ses choix. Bien sur ce n'est que mon ressenti et je pense que c'était aussi voulu de mettre en parallèle ces moments d'intenses activités, de dépassement... La boss nous raconte ses interventions en mer pour récupérer des migrants qui décident de quitter leur pays pour un monde qu'ils croient meilleurs, mais elle relate aussi les interventions des polices côtières et le déroulement des interpellations. Un livre brut, violent parfois sans langue de bois. Un cri du coeur pour ne pas dire de l'âme. Un livre d'adrénaline quand la boss et son équipage interviennent sur des sauvetages mais aussi de patience lors des longues attentes nias les couloirs des services de police. Un livre où l'auteure nous parle de joies et de fraternités qui existent entre les membres de l'équipage mais aussi la difficultés d'être femme et capitaine d'un bateau, d'être une femme engagée aussi bien envers les migrants que dans son choix d'alimentation. J'ai aimé l'ambiance générale qui m'a rappelé le grand marin de Catherine Poulain, mais je me suis parfois lassée des pensées non constructives qui tournaient dans la tête de la boss, de ces moments d'attente où elle ne faisait que ressasser et tourner autour de son nombril sans réellement assumer ses choix. Bien sur ce n'est que mon ressenti et je pense que c'était aussi voulu de mettre en parallèle ces moments d'intenses activités, de dépassement de soi pour sauver l'autre et ses longues plages d'attente où il ne se passe rien ou presque. Un sujet fort qui nous montre les dessous de ce que l'on ne veut pas nous montrer.
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