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Presses de la cité
EAN : 9782258151079
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 496
Format : 140 x 225 mm

Lovecraft Country

Laurent Philibert-Caillat (traduit par)
Date de parution : 28/03/2019
Voyage au pays des monstres et du Ku Klux Klan
Chicago, 1954. Quand son père, Montrose, est porté disparu, Atticus, jeune vétéran de la guerre de Corée, s’embarque dans une traversée des États-Unis aux côtés de son oncle George, grand
amateur de science-fiction, et d’une amie d’enfance. Pour ce groupe de citoyens noirs, il est déjà risqué de prendre la route....
Chicago, 1954. Quand son père, Montrose, est porté disparu, Atticus, jeune vétéran de la guerre de Corée, s’embarque dans une traversée des États-Unis aux côtés de son oncle George, grand
amateur de science-fiction, et d’une amie d’enfance. Pour ce groupe de citoyens noirs, il est déjà risqué de prendre la route. Mais des dangers plus terribles les attendent dans le Massachusetts, au manoir du terrible M. Braithwhite… Les trois comparses retrouvent en effet Montrose enchaîné, près d’être sacrifié par une secte esclavagiste qui communique avec des monstres venus d’un autre monde pour persécuter les Noirs. C’est la première de leurs péripéties… Dans l’Amérique ségrégationniste, Atticus et ses proches vont vivre des aventures effrayantes et échevelées, peuplées de créatures fantastiques et d’humains racistes non moins effroyables.

Signé par un maître du genre, encensé par la critique outre-Atlantique, Lovecraft Country est un hommage au pulp et à la science-fiction des années 1950, un roman électrique d’une actualité déconcertante. La société HBO ne s’y est pas trompée en décidant de l'adapter pour une série sous la houlette de Jordan Peele, le réalisateur de Get Out.
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EAN : 9782258151079
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 496
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Matt Ruff signe un roman complexe et captivant. Véritable hommage à la pulp et à la science-fiction des années 1950, mais aussi vive critique de l'Amérique ségrégationniste, annoncée dès le titre avec le nom de Lovecraft, auteur aux opinions controversées. Ainsi, si les dangers auxquels fait face Atticus sont de nature surnaturelle avec quantités de créatures malfaisantes, ils sont aussi bien réels et font directement écho au sombre passé des États-Unis.
Un texte parfaitement rythmé, rempli de références, hypnotique. »
Alizée / Librairie Mollat

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bennybooks Posté le 12 Décembre 2021
    Ce qui est intéressant dans ce roman, c’est de faire cohabiter une histoire se passant en pleine ségrégation, dont les héros sont tous noirs, et le nom de Lovecraft. Ceux qui connaissent un peu cet auteur ne sont pas sans savoir que ce dernier, à son époque, a tenu des propos ouvertement racistes. Même si je connais peu Lovecraft, il y a quelques références dans cette oeuvre à son univers mais vraiment peu. Le titre du roman est vraiment opportuniste car il prend le lecteur à contre pied. On s’attend à lire un roman ancré dans l’univers de Lovecraft alors que pas du tout. C’est un ouvrage qui s’attaque à une période de l’histoire américaine assez difficile et qui dans le climat actuel trouve de nouvelles résonances. L’auteur nous montre les manifestations du racisme à travers les lois « Jim Crow », qui sont à l’origine de la ségrégation raciale, les violences policières, la discrimination à l’embauche, l’accès à la propriété, les couples mixtes, l’esclavage, etc. Point de chapitres dans ce roman mais une histoire différente à chaque fois, que va vivre un ou plusieurs de nos protagonistes. J’avoue que j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire avec ce découpage car... Ce qui est intéressant dans ce roman, c’est de faire cohabiter une histoire se passant en pleine ségrégation, dont les héros sont tous noirs, et le nom de Lovecraft. Ceux qui connaissent un peu cet auteur ne sont pas sans savoir que ce dernier, à son époque, a tenu des propos ouvertement racistes. Même si je connais peu Lovecraft, il y a quelques références dans cette oeuvre à son univers mais vraiment peu. Le titre du roman est vraiment opportuniste car il prend le lecteur à contre pied. On s’attend à lire un roman ancré dans l’univers de Lovecraft alors que pas du tout. C’est un ouvrage qui s’attaque à une période de l’histoire américaine assez difficile et qui dans le climat actuel trouve de nouvelles résonances. L’auteur nous montre les manifestations du racisme à travers les lois « Jim Crow », qui sont à l’origine de la ségrégation raciale, les violences policières, la discrimination à l’embauche, l’accès à la propriété, les couples mixtes, l’esclavage, etc. Point de chapitres dans ce roman mais une histoire différente à chaque fois, que va vivre un ou plusieurs de nos protagonistes. J’avoue que j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire avec ce découpage car je ne voyais pas de véritable fin se profiler. Alors il y a bien un fil rouge qui relie chacune de ces histoires mais il est très mince. Ce livre, au final, aurait pu être un recueil de nouvelles et d’ailleurs j’aurais préférer car j’aurais su à quoi m’attendre. L’auteur nous alerte vraiment sur ce qu’est le racisme et en gros, il nous fait passer le message qu’entre hier et aujourd’hui, des choses ont certes changé mais que le racisme est bel et bien toujours présent et qu’on tend à revenir à cette période sombre. Que ce soit envers la communauté noire ou toute autre communauté d’ailleurs. On l’a vu au début de la pandémie avec le racisme envers la communauté asiatique et on la voit toujours sur la communauté gay qui est toujours persécuté à travers le monde. Pour rendre ce roman intéressant sans en faire un livre d’Histoire, Matt Ruff nous plonge dans un style fantastique et nous offre un bel hommage aux romans classiques fantastiques et de science-fictions. Vous ne serez donc pas surpris de rencontrer des sorciers, des créatures monstrueuses et effrayants, des fantômes et même une machine qui vous transporte d’une planète à une autre. Au final, je reste toujours indécis sur mon ressenti après la lecture de ce roman. Cela fait un an que je l’ai lu (oui je suis très en retard dans mes chroniques) et je n’arrive toujours pas à dire si j’ai aimé ou non. Disons qu’il m’a pris au dépourvu sur ce qu’il allait raconté et que j’ai été un peu déçu. Après il reste intéressant à lire car bien documenté sur la ségrégation et on ne peut qu’être chamboulé par ce que la communauté noire a subi et subi encore aujourd’hui, mais il ne m’a pas transcendé. D’ailleurs, je me souviens m’être dit à la fin de ma lecture : « mouais, bof ». Mais comme je le dis toujours, cela reste mon avis et je vous invite quand même à le lire pour vous faire votre opinion.
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  • Nympha86 Posté le 26 Janvier 2021
    1954, à Chicago. Nous rencontrons Atticus, son père Montrose, son oncle George, son amie Letitia… Citoyens noirs, dans une Amérique ségrégée, ils sont confrontés à des phénomènes fantastiques. Le roman est en fait une succession de chapitres, centré sur un événement fantastique en particulier et sur un personnage. Chaque histoire est un hommage aux classiques du « Pulp » SFFF américain avec un fil rouge général qui nous présente un genre de secte mystique. On passe par exemple d’une histoire de maison hantée à une histoire de découverte de planètes mystérieuses, il y en a pour tous les goûts. Mais ce côté fantastique n’est en fait pas ce qu’il y a de plus intéressant dans ce récit (surtout qu’il me manquait très probablement des références quand à la littérature Pulp pour vraiment apprécier les occurrences de fantastique, étant personnellement assez peu familière du Pulp). Comme souvent, les pires monstres sont les gens que l’on croise, et chaque personnage nous parle du racisme qu’il subit, dans des anecdotes qui résonnent malheureusement trop avec l’actualité. Sidérants, glaçants, ces faits communs d’un racisme ordinaire et inacceptable bousculent et questionnent. In fine, une bonne lecture, même si j’ai été un peu déroutée au début par... 1954, à Chicago. Nous rencontrons Atticus, son père Montrose, son oncle George, son amie Letitia… Citoyens noirs, dans une Amérique ségrégée, ils sont confrontés à des phénomènes fantastiques. Le roman est en fait une succession de chapitres, centré sur un événement fantastique en particulier et sur un personnage. Chaque histoire est un hommage aux classiques du « Pulp » SFFF américain avec un fil rouge général qui nous présente un genre de secte mystique. On passe par exemple d’une histoire de maison hantée à une histoire de découverte de planètes mystérieuses, il y en a pour tous les goûts. Mais ce côté fantastique n’est en fait pas ce qu’il y a de plus intéressant dans ce récit (surtout qu’il me manquait très probablement des références quand à la littérature Pulp pour vraiment apprécier les occurrences de fantastique, étant personnellement assez peu familière du Pulp). Comme souvent, les pires monstres sont les gens que l’on croise, et chaque personnage nous parle du racisme qu’il subit, dans des anecdotes qui résonnent malheureusement trop avec l’actualité. Sidérants, glaçants, ces faits communs d’un racisme ordinaire et inacceptable bousculent et questionnent. In fine, une bonne lecture, même si j’ai été un peu déroutée au début par le format qui se rapproche beaucoup de la nouvelle, avec une qualité assez inégale et des conclusions d’épisodes paranormaux assez rapides. L’aspect « sociétal » du roman contrebalance largement ces défauts à mes yeux.
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  • MAPATOU Posté le 20 Octobre 2020
    Partons à Chicago, en 1954. Atticus est un vétéran de la guerre de Corée. Il est rentré depuis peu au pays. Alors qu’il n’avait plus de contact avec son père qui ne voulait pas qu’il s’engage, Atticus découvre que ce dernier a disparu depuis plusieurs jours. Accompagné de son oncle George et d’une amie d’enfance, le jeune homme va devoir traverser en automobile les Etats-Unis pour le retrouver. Or, la ségrégation règne dans de nombreux états et le périple s’avère dangereux. Heureusement, George est l’éditeur du précieux « Guide du voyage serein à l’usage des Noirs » ( un  » green book », pour ceux qui ont vu le film). Toutefois, le racisme ne sera pas le plus grand danger à affronter. En effet, Atticus va se retrouver mêlé à une guerre entre deux loges maçonniques de sorciers. Je ne suis pas férue de SF mais j’ai adoré ce roman atypique qui mêle avec brio la situation des Afro-américains et un monde parallèle rempli de sortilèges, de luttes pour le pouvoir entre sorciers. A découvrir absolument.
  • elgg Posté le 31 Août 2020
    Sympatique "pulp" (un roman de gare quoi, rien de très profond), ce livre est un enchaînement de chapitres tous tournant autour d'un membre différent d'une même famille à qui il arrive des aventures étranges et/ou extraordinaires. Le tout tournant également autour d'un mystérieux "M. Braithwhite" toujours plus ou moins lié à leurs péripéties pour une raison ou pour une autre. Franchement j'ai passé un agréable moment à lire ces aventures. Certaines sont inégales, mais toutes sont légères. J'ai préféré l'excursion d'Atticus à celle d'Hyppolyta par exemple, et les péripéties de Letitia et de Ruby à celle d'Horace ou de Montrose. Mais bon c'est une question de goût. D'ailleurs la bigoterie de Letitia m'a porté sur les nerfs, globalement ils sont tous bigots, façon évangélistes, c'est très américano-américain je trouve, et fatigant (pour un lecteur athée ou agnostique en tout cas). Petit bémol sur le titre "Lovecraft country" qui reprend celui du premier chapitre mais qui n'a pas grand chose à voir avec Lovecraft, et au final, ça fait assez raccoleur. Certes, on sent une vague inpisration... La ville d'Ardham peuplée de consanguins, les rituels maçonnico-technologique... Oui, il y a un vague quelque chose. Mais ici, point d'indicible, et peu de mystère. Il y aura... Sympatique "pulp" (un roman de gare quoi, rien de très profond), ce livre est un enchaînement de chapitres tous tournant autour d'un membre différent d'une même famille à qui il arrive des aventures étranges et/ou extraordinaires. Le tout tournant également autour d'un mystérieux "M. Braithwhite" toujours plus ou moins lié à leurs péripéties pour une raison ou pour une autre. Franchement j'ai passé un agréable moment à lire ces aventures. Certaines sont inégales, mais toutes sont légères. J'ai préféré l'excursion d'Atticus à celle d'Hyppolyta par exemple, et les péripéties de Letitia et de Ruby à celle d'Horace ou de Montrose. Mais bon c'est une question de goût. D'ailleurs la bigoterie de Letitia m'a porté sur les nerfs, globalement ils sont tous bigots, façon évangélistes, c'est très américano-américain je trouve, et fatigant (pour un lecteur athée ou agnostique en tout cas). Petit bémol sur le titre "Lovecraft country" qui reprend celui du premier chapitre mais qui n'a pas grand chose à voir avec Lovecraft, et au final, ça fait assez raccoleur. Certes, on sent une vague inpisration... La ville d'Ardham peuplée de consanguins, les rituels maçonnico-technologique... Oui, il y a un vague quelque chose. Mais ici, point d'indicible, et peu de mystère. Il y aura toujours une explication... Et de toute façon, dès le 2ème chapitre, on s'éloigne de l'inspiration lovecraftienne. Peut-être que ces autres chapitres s'inspirent de Burrough (John Carter y est cité à de nombreuses reprises), on sent des sources d'inspiration diverses, mais que je n'ai pas reconnu, faute d'avoir tout lu. Ami fan de Lovecraft, ne t'attend pas à marcher dans les pas du maître de Providence en tout cas. Cela dit, peu importe : c'est plutôt sympa, léger, ça se lit vite, alors pas d'hésitation à avoir ! Vous passerez un moment agréable. J'ai été un peu déçu par la toute fin de l'histoire. Le happy end est décevant. J'espérais aussi autre chose pour Braithwhite qui ne m'était pas si désagréable que ça, et qui aurait mérité mieux...
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  • elgg Posté le 31 Août 2020
    Sympatique "pulp" (un roman de gare quoi, rien de très profond), ce livre est un enchaînement de chapitres tous tournant autour d'un membre différent d'une même famille à qui il arrive des aventures étranges et/ou extraordinaires. Le tout tournant également autour d'un mystérieux "M. Braithwhite" toujours plus ou moins lié à leurs péripéties pour une raison ou pour une autre. Franchement j'ai passé un agréable moment à lire ces aventures. Certaines sont inégales, mais toutes sont légères. J'ai préféré l'excursion d'Atticus à celle d'Hyppolyta par exemple, et les péripéties de Letitia et de Ruby à celle d'Horace ou de Montrose. Mais bon c'est une question de goût. D'ailleurs la bigoterie de Letitia m'a porté sur les nerfs, globalement ils sont tous bigots, façon évangélistes, c'est très américano-américain je trouve, et fatigant (pour un lecteur athée ou agnostique en tout cas). Petit bémol sur le titre "Lovecraft country" qui reprend celui du premier chapitre mais qui n'a pas grand chose à voir avec Lovecraft, et au final, ça fait assez raccoleur. Certes, on sent une vague inspiration... La ville d'Ardham peuplée de consanguins, les rituels maçonnico-technologique... Oui, il y a un vague quelque chose. Mais ici, point d'indicible, et peu de mystère. Il y aura... Sympatique "pulp" (un roman de gare quoi, rien de très profond), ce livre est un enchaînement de chapitres tous tournant autour d'un membre différent d'une même famille à qui il arrive des aventures étranges et/ou extraordinaires. Le tout tournant également autour d'un mystérieux "M. Braithwhite" toujours plus ou moins lié à leurs péripéties pour une raison ou pour une autre. Franchement j'ai passé un agréable moment à lire ces aventures. Certaines sont inégales, mais toutes sont légères. J'ai préféré l'excursion d'Atticus à celle d'Hyppolyta par exemple, et les péripéties de Letitia et de Ruby à celle d'Horace ou de Montrose. Mais bon c'est une question de goût. D'ailleurs la bigoterie de Letitia m'a porté sur les nerfs, globalement ils sont tous bigots, façon évangélistes, c'est très américano-américain je trouve, et fatigant (pour un lecteur athée ou agnostique en tout cas). Petit bémol sur le titre "Lovecraft country" qui reprend celui du premier chapitre mais qui n'a pas grand chose à voir avec Lovecraft, et au final, ça fait assez raccoleur. Certes, on sent une vague inspiration... La ville d'Ardham peuplée de consanguins, les rituels maçonnico-technologique... Oui, il y a un vague quelque chose. Mais ici, point d'indicible, et peu de mystère. Il y aura toujours une explication... Et de toute façon, dès le 2ème chapitre, on s'éloigne de l'inspiration lovecraftienne. Peut-être que ces autres chapitres s'inspirent de Burrough (John Carter y est cité à de nombreuses reprises), on sent des sources d'inspiration diverses, mais que je n'ai pas reconnu, faute d'avoir tout lu. Ami fan de Lovecraft, ne t'attend pas à marcher dans les pas du maître de Providence en tout cas. Cela dit, peu importe : c'est plutôt sympa, léger, ça se lit vite, alors pas d'hésitation à avoir ! Vous passerez un moment agréable. J'ai été un peu déçu par la toute fin de l'histoire. Le happy end est décevant. J'espérais aussi autre chose pour Braithwhite qui ne m'était pas si désagréable que ça, et qui aurait mérité mieux...
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