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Presses de la cité
EAN : 9782258194120
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 272
Format : 140 x 225 mm

Nous sommes les chardons Prix Jean Anglade 2020

Date de parution : 01/10/2020
Un très beau roman d’initiation irrigué par un attachement sincère à la nature.
Récompensé par le prix Jean Anglade 2020.
Avec une préface signée Agnès Ledig.
 
Un soir, Martin voit son père mort venir s’attabler avec lui. Ce père qui lui a appris à entendre les arbres et à humer le vent, à suivre les pistes des bêtes dans la forêt, à connaître les paysans des alentours…
Les mystères que cette apparition révèle, le jeune homme va...
Un soir, Martin voit son père mort venir s’attabler avec lui. Ce père qui lui a appris à entendre les arbres et à humer le vent, à suivre les pistes des bêtes dans la forêt, à connaître les paysans des alentours…
Les mystères que cette apparition révèle, le jeune homme va les affronter. Qu’y a-t-il au-delà de sa ferme isolée en pleine montagne ? Une mère, d’autres lieux, d’autres gens, une autre manière de vivre… Martin va apprendre à les connaître et partir sur les traces de l’absent, pour mieux comprendre d’où il vient et ce qu’il vit.
 



 
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EAN : 9782258194120
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 272
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Ce roman est une très belle réflexion sur la ville et les citadins, la vie en montagne et les villageois, les relations avec les animaux, la perception de la nature. Des pages qui décrivent des façons de vivre totalement opposées et des rapports humains fort différents. »
ENTREPRISES MAGAZINE (PRESSE DU LUXEMBOURG)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Valmyvoyou_lit Posté le 28 Octobre 2020
    Nous sommes les chardons est le lauréat du Prix Jean Anglade qui récompense un premier roman qui prône des valeurs qui me sont chères, telles la bienveillance, l’humanisme et l’universalité. J’ai eu la chance de faire partie du jury. Nous avons lu cinq beaux manuscrits et avons échangé, lors d’une vidéo-conférence. Avant d’écrire ma chronique, j’ai relu cette histoire, dans son format édité. Martin a toujours vécu, seul avec son père, dans la montagne. Ils n’avaient que l’essentiel : des animaux, leur force physique et un mur de livres. Le garçon n’est jamais allé en classe. « Mon père m’a instruit à l’école de la montagne et des animaux. » (p. 89) Au décès de celui qui était si important dans sa vie, Martin doit apprendre à exister sans lui et il se souvient de ce que son père lui a transmis. Lorsque le roman commence, Martin ressent que son père est mort. Il le voit, mais il n’est plus là : « mort ou vivant, peu m’importe, il est présent à mes yeux. » (p. 36) Dans la première partie, il part à la recherche de son corps et il se remémore ce que son paternel lui a enseigné. Il ne... Nous sommes les chardons est le lauréat du Prix Jean Anglade qui récompense un premier roman qui prône des valeurs qui me sont chères, telles la bienveillance, l’humanisme et l’universalité. J’ai eu la chance de faire partie du jury. Nous avons lu cinq beaux manuscrits et avons échangé, lors d’une vidéo-conférence. Avant d’écrire ma chronique, j’ai relu cette histoire, dans son format édité. Martin a toujours vécu, seul avec son père, dans la montagne. Ils n’avaient que l’essentiel : des animaux, leur force physique et un mur de livres. Le garçon n’est jamais allé en classe. « Mon père m’a instruit à l’école de la montagne et des animaux. » (p. 89) Au décès de celui qui était si important dans sa vie, Martin doit apprendre à exister sans lui et il se souvient de ce que son père lui a transmis. Lorsque le roman commence, Martin ressent que son père est mort. Il le voit, mais il n’est plus là : « mort ou vivant, peu m’importe, il est présent à mes yeux. » (p. 36) Dans la première partie, il part à la recherche de son corps et il se remémore ce que son paternel lui a enseigné. Il ne fait qu’un avec la nature et avec la montagne. Il sait que l’on peut avoir des yeux et ne pas voir et que l’on peut écouter et ne pas entendre. Mais lui, il honore les éléments et entend leurs messages. Il se rend, également, au village. Tous les habitants respectent sa douleur : « On peut mesurer la sincérité des gens à l’épaisseur de leur silence. » (p. 98) Grâce à une réapparition du passé, Martin va à Paris, sur les traces de celui qui lui a tant appris. Découvrir ce que celui-ci a vécu, avant d’être père, permet à son fils, de lui dire un dernier adieu. Le jeune homme est dans une quête initiatique et d’identité. Le contraste entre la capitale et son village, lui fait prendre conscience de ce qui compte pour lui. A un autre déraciné comme lui, Banghi, il décrit la forêt, près de laquelle il vit, il raconte les animaux, il parle de la montagne… Son nouvel ami dépeint les arbres de son pays, en Centrafrique, ceux que les hommes détruisent. J’ai été touchée par les messages transmis et la beauté des images. Ces pages sont magnifiques. C’est à ce moment-là que le titre prend tout son sens et l’explication est émouvante. Nous sommes les chardons porte des valeurs fortes d’humanisme et d’universalité. Le narrateur, Martin, a un rapport très fort à la terre et à la montagne. Il fait corps avec elles. Elles sont son essence. En s’éloignant d’elles, lors d’un voyage initiatique, il ressent qu’elles lui sont indispensables. Le lien qui l’unissait à son père était fort, mais son père lui avait transmis l’essentiel. Martin sait, maintenant, qui il est et c’est un jeune homme avec de très belles valeurs et beaucoup de sensibilité. Je remercie sincèrement Clarisse des Éditions Presses de la cité, de m’avoir permis de vivre cette formidable expérience. Je félicite Antonin Sabot de cette nomination et lui souhaite un très beau parcours littéraire.
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  • magalibertrand Posté le 16 Octobre 2020
    Le voilà enfin ce beau roman au nom de fleur, le Prix Jean Anglade du Premier Roman de cette curieuse année qui a vu le jour en plein confinement, dans l'étroitesse d'un écran de visioconférence où chaque membre du jury, dont j'étais, a tâché de faire entrer au mieux l'ampleur de son enthousiasme pour ce très beau texte qui semblait ouvrir soudain une large fenêtre donnant sur des espaces infinis et le parfum des cimes. "Nous sommes les chardons", c'est la déclaration fervente et militante qu'Antonin Sabot fait au monde par la voix de son personnage. Martin, aux pas de qui on s'attache très naturellement avec intérêt, est de ces cœurs purs et de ces âmes claires dont la droiture n'avait jamais été rabotée aux reliefs acérés des compromis sociaux et des demi-mesures qu'impose la cohabitation avec ses pareils. Son père l'en avait soustrait depuis son plus jeune âge, or, à la mort brutale de celui-ci, livré à lui-même, il sera forcé d'en découvrir tous les aspects, y compris les plus inattendus. Plus nuancé qu'il y paraît, le propos d'Antoine Sabot est porté par une plume déjà ferme en ce premier roman et dotée d'une personnalité dont la beauté n'est pas sans... Le voilà enfin ce beau roman au nom de fleur, le Prix Jean Anglade du Premier Roman de cette curieuse année qui a vu le jour en plein confinement, dans l'étroitesse d'un écran de visioconférence où chaque membre du jury, dont j'étais, a tâché de faire entrer au mieux l'ampleur de son enthousiasme pour ce très beau texte qui semblait ouvrir soudain une large fenêtre donnant sur des espaces infinis et le parfum des cimes. "Nous sommes les chardons", c'est la déclaration fervente et militante qu'Antonin Sabot fait au monde par la voix de son personnage. Martin, aux pas de qui on s'attache très naturellement avec intérêt, est de ces cœurs purs et de ces âmes claires dont la droiture n'avait jamais été rabotée aux reliefs acérés des compromis sociaux et des demi-mesures qu'impose la cohabitation avec ses pareils. Son père l'en avait soustrait depuis son plus jeune âge, or, à la mort brutale de celui-ci, livré à lui-même, il sera forcé d'en découvrir tous les aspects, y compris les plus inattendus. Plus nuancé qu'il y paraît, le propos d'Antoine Sabot est porté par une plume déjà ferme en ce premier roman et dotée d'une personnalité dont la beauté n'est pas sans rappeler celle d'un Franck Bouysse, excusez du peu. Laissez ces chardons-là piquer votre curiosité et vous entraîner hors des sentiers battus, dans les escarpements où l'on croit sentir le vent sur son visage et les cailloux sous ses semelles, entre une nature exigeante mais généreuse et une urbanité à la fausse simplicité, révélant chacune , tour à tour, leur part de beauté et de cruauté.
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  • hcdahlem Posté le 9 Octobre 2020
    Mon père, ma montagne, mon jardin Avec Nous sommes les chardons Antonin Sabot a remporté le Prix Jean Anglade 2020. Ayant eu la chance de faire partie du jury, je vous entraîne dans les coulisses des délibérations avant de vous présenter ce beau roman initiatique. Cette chronique sera un peu particulière, car j’ai eu la chance de faire partie du jury du Prix Jean Anglade. Je peux par conséquent vous expliquer comment nous avons choisi le roman d’Antonin Sabot comme lauréat 2020 et vous dévoiler les coulisses de la sélection. Une belle expérience qui a aussi été l’occasion de quelques belles rencontres même si – confinement oblige – elles ont été virtuelles. Mais commençons par le commencement. Initié par le Cercle Jean Anglade et les Presses de la Cité, ce Prix est décerné chaque année à un premier roman qui met en avant les valeurs que le romancier auvergnat a défendu tout au long de sa longue vie (Jean Anglade est décédé le 22 Novembre 2017 à 102 ans). À l’issue d’un concours d’écriture, les Presses de la Cité ont procédé à la sélection des cinq meilleurs manuscrits et les ont soumis sous leur forme brute au jury d’une quinzaine de membres présidé... Mon père, ma montagne, mon jardin Avec Nous sommes les chardons Antonin Sabot a remporté le Prix Jean Anglade 2020. Ayant eu la chance de faire partie du jury, je vous entraîne dans les coulisses des délibérations avant de vous présenter ce beau roman initiatique. Cette chronique sera un peu particulière, car j’ai eu la chance de faire partie du jury du Prix Jean Anglade. Je peux par conséquent vous expliquer comment nous avons choisi le roman d’Antonin Sabot comme lauréat 2020 et vous dévoiler les coulisses de la sélection. Une belle expérience qui a aussi été l’occasion de quelques belles rencontres même si – confinement oblige – elles ont été virtuelles. Mais commençons par le commencement. Initié par le Cercle Jean Anglade et les Presses de la Cité, ce Prix est décerné chaque année à un premier roman qui met en avant les valeurs que le romancier auvergnat a défendu tout au long de sa longue vie (Jean Anglade est décédé le 22 Novembre 2017 à 102 ans). À l’issue d’un concours d’écriture, les Presses de la Cité ont procédé à la sélection des cinq meilleurs manuscrits et les ont soumis sous leur forme brute au jury d’une quinzaine de membres présidé cette année par Agnès Ledig. Parmi les autres membres, on trouvait notamment Jean-Paul Pourade, Président fondateur du Cercle Jean Anglade, Hélène Anglade, la fille de Jean Anglade, Véronique Pierron, Lauréate 2019 avec Les miracles de l’Ourcq, des critiques littéraires et professionnels du livre ainsi que des blogueurs, dont votre serviteur. Sans oublier Clarisse Enaudeau, Directrice littéraire Presses de la Cité. Notre mission consistait à lire les manuscrits et à les évaluer, chacun avec sa sensibilité, puis de les classer chacun avec leurs forces et leurs faiblesses. En mars dernier la pandémie a empêché le jury de se réunir sur les terres de Jean Anglade, mais nous avons pu échanger nos points de vue par vidéoconférence et très vite constaté que deux titres se détachaient. Au terme de débats aussi intéressants qu’animés, Antonin Sabot a été choisi, notamment pour sa plume «efficace et généreuse» pour reprendre les termes d’Agnès Ledig. C’est alors que Clarisse Enaudeau a pris le relais pour retravailler le manuscrit, le débarrasser de ses coquilles, choisir la couverture et préparer le lancement de l’ouvrage en librairie. C’est en fait maintenant que commence l’aventure de Nous sommes les chardons! Il est donc temps de vous présenter ce roman à la thématique à la fois universelle et très actuelle. Martin vit dans la montagne avec son père dans un quasi dénuement. Mais la nature environnante et leur «mur de livres» suffisent à satisfaire leurs modestes besoins. Sauf qu’un soir le père ne revient pas. La nouvelle vie de Martin est alors rythmée par ses jours sans le père. «On dirait que le père s’est volatilisé, et je sais que je ne le rattraperai pas, il connaît la forêt comme sa poche et, s’il a décidé de rester seul, il peut se débrouiller pour ne pas être retrouvé.» À l’incrédibilité du premier jour succède le choc avec le réel. Il faut répondre aux questions des gendarmes, puis il faut s’installer dans la nouvelle réalité: «si je veux manger ce soir et les suivants et pouvoir affronter l’hiver seul, il va falloir travailler double et ne compter que sur moi. C’est ce soir que cette pensée me frappe avec le plus d’acuité, en me rendant vraiment compte que le père n’est plus là». Avec beaucoup d’acuité, mais aussi un joli sens de la formule, le romancier va alors s’attacher à démontrer combien le lien entre le père et le fils est fort, juste dans les gestes du quotidien. Comme quand il coupe du bois: «En reproduisant les gestes de ceux d’avant, on les respecte, on montre qu’on n’a pas tout oublié. Et puis, ce qu’il y a de bien avec le bois que l’on fend, c’est que l’on se chauffe deux fois. On se réchauffe en le brûlant, mais aussi en le coupant.» La puissance du lien est alors telle qu’avec une touche de fantastique le fils continue de parler à son père, à lui dire ses difficultés tout en essayant de conjurer sa solitude. Ses rencontres avec Marie-Louise, qui a bien connu son père et qu’il croise lors de ses balades en montagne lui mettent un peu de baume au cœur. La surprise va venir avec les obsèques, lorsqu’il fait le connaissance d’une invitée-surprise, sa mère. Cette dernière va lui proposer de l’accompagner à Paris, proposition qu’il va accepter, non sans appréhension. La seconde partie de ce passionnant roman s’inspire de la véritable histoire d’Olivier Pinalie, créateur du Jardin Solidaire, qui a relaté son expérience dans Chronique d'un Jardin solidaire. On y voit Martin essayer d’amener un peu de nature et de solidarité dans la grande ville. Une démarche qui va finir par susciter l’intérêt de sa demi-sœur… Après Nature humaine de Serge Joncour, Le grand vertige de Pierre Ducrozet, La Dislocation de Louise Browaeys ou encore 2030 de Philippe Djian, on retrouve ici le thème du lien de l’homme avec la nature, de plus en plus distendu et de plus en plus indispensable. Souhaitons donc plein succès à ce beau roman initiatique !
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