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            Oeuvres complètes

            Robert Laffont
            EAN : 9782221125762
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 1024
            Format : 132 x 198 mm
            Oeuvres complètes

            Dominique JAMET (Notes), Claude ROY (Préface)
            Collection : Bouquins
            Date de parution : 12/05/2011

            Le flamboiement noir des Fleurs du mal, le « frisson nouveau » ressenti par Victor Hugo au passage de cette comète dans son ciel poétique semblent avoir occulté le reste de l’oeuvre pour la plupart des amoureux de Baudelaire, et avec les Petits Poèmes en prose, qui ont ouvert la...

            Le flamboiement noir des Fleurs du mal, le « frisson nouveau » ressenti par Victor Hugo au passage de cette comète dans son ciel poétique semblent avoir occulté le reste de l’oeuvre pour la plupart des amoureux de Baudelaire, et avec les Petits Poèmes en prose, qui ont ouvert la voie à la poésie de la modernité, s’achève en général le cycle des curiosités et des admirations.
            Pourtant, il existe nombre de baudelairiens qui seraient disposés à tout abandonner des poèmes pour quelques dizaines des pages des Écrits intimes (Fusées et Mon Coeur mis à nu), tant la pointe en est aiguë et le dépouillement ascétiquement cruel. De tout notre patrimoine, ces pages-là sont les seules qui fassent pendant, et peut-être contrepoids, aux Pensées de Pascal.
            Pourtant, qui pourrait aujourd’hui contester, de Rimbaud à Antonin Artaud, d’Alfred Jarry à Henri Michaux, l’étonnante lignée issue des Paradis artificiels, maître-livre qui suggère au poète tout autant qu’il le lui interdit d’être le grand malade, le grand criminel, le grand maudit et le suprême savant.
            Pourtant, qui oserait aujourd’hui subordonner en Baudelaire le critique au poète méconnaîtrait un des éléments essentiels de sa grandeur. Telle qu’il la conçoit, telle qu’il la pratique, la critique est elle-même création – une création qui domine de la manière la plus altière tous les problèmes, toutes les recherches, toutes les propositions de l’esthétique actuelle.
            Exemplaire jusque dans la prose dont il use alors, patiente, souple, détendue, aussi éloignée de la virtuosité que de l’obscurité, et merveilleusement proche de nous, Baudelaire demeure totalement moderne.
            Robert Carlier.

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            EAN : 9782221125762
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 1024
            Format : 132 x 198 mm
            Robert Laffont
            28.00 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Wyoming Posté le 21 Décembre 2018
              Baudelaire est-il le plus grand des poètes? Les avis sont certainement partagés, car Victor, Arthur, Paul et d'autres sont là parmi ces géants de la poésie qui ne seront probablement jamais surpassés. Ma préférence va toujours vers Charles Baudelaire pour les thèmes qu'il développe dans la puissance et l'audace de ses alexandrins, la mélancolie réaliste qui s'en dégage, les paradoxes qu'ils renferment, bref un esprit, certes torturé, capable de mettre en forme tous les états d'âme de l'humanité avec un talent que je trouve inégalé, au coude à coude avec Victor, mais il faut bien choisir et je place donc Baudelaire en tête. La nature tient une grande place dans son oeuvre et les "vivants piliers" qui nous observent séduiront toujours les amoureux de la forêt et de ses mystères. La mer est également très présente qui "console nos labeurs" et porte, dans ses nuées, les "ailes de géant" de l'albatros semblable au poète. Egalement, les saisons, comme l'automne et le "limon amer" de sa tristesse, mais aussi le printemps "adorable" même s'il a "perdu son odeur". Et bien sûr l'été qui permet de "dormir à midi dans les chaudes clairières". Et naturellement, très souvent revient dans son oeuvre "ce rouge soleil que... Baudelaire est-il le plus grand des poètes? Les avis sont certainement partagés, car Victor, Arthur, Paul et d'autres sont là parmi ces géants de la poésie qui ne seront probablement jamais surpassés. Ma préférence va toujours vers Charles Baudelaire pour les thèmes qu'il développe dans la puissance et l'audace de ses alexandrins, la mélancolie réaliste qui s'en dégage, les paradoxes qu'ils renferment, bref un esprit, certes torturé, capable de mettre en forme tous les états d'âme de l'humanité avec un talent que je trouve inégalé, au coude à coude avec Victor, mais il faut bien choisir et je place donc Baudelaire en tête. La nature tient une grande place dans son oeuvre et les "vivants piliers" qui nous observent séduiront toujours les amoureux de la forêt et de ses mystères. La mer est également très présente qui "console nos labeurs" et porte, dans ses nuées, les "ailes de géant" de l'albatros semblable au poète. Egalement, les saisons, comme l'automne et le "limon amer" de sa tristesse, mais aussi le printemps "adorable" même s'il a "perdu son odeur". Et bien sûr l'été qui permet de "dormir à midi dans les chaudes clairières". Et naturellement, très souvent revient dans son oeuvre "ce rouge soleil que l'on nomme l'amour". Le vin est également célébré par le poète, lui qui "fait surgir plus d'un portique fabuleux dans l'or de sa vapeur rouge". Enfin, la douleur invitée à se tenir "plus tranquille" et la mort qui met "dans ces bières pareilles un symbole d'un goût bizarre et captivant". Baudelaire a dit lui même avoir "cultivé son hystérie avec jouissance et terreur" et si elle transparaît dans certains poèmes, sa lucidité est telle qu'il sait doser son expression pour produire une oeuvre d'une cohérence et d'une richesse époustouflantes. Léo Ferré a mis en musique et chante de sa voix magique nombre de ses poèmes, c'est une superbe rencontre de deux poètes sublimes à un intervalle d'un siècle.
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            • CDemassieux Posté le 10 Juin 2018
              « Après les Fleurs du mal, il n’y a plus que deux partis à prendre pour le poète qui les fit éclore : ou se brûler la cervelle… ou se faire chrétien ! » s’exclama Barbey d’Aurevilly dans un article enthousiaste consacré à « ce livre cruel et osé dont l’idée a saisi l’imagination d’un artiste ». Baudelaire s’essaya aussi avec succès à la prose poétique – Petits Poèmes en prose –, rédigea de magnifiques articles – dont ses Écrits sur l’art –, consacra des textes exceptionnels à ses coreligionnaires, dont Théophile Gautier, dédicataire des Fleurs du mal. Même s’il y avait peu d’écrivains contemporains trouvant grâce à ses yeux. Dans une lettre de 1866, il déclarait : « Excepté Chateaubriand, Balzac, Stendhal, Mérimée, Vigny, Flaubert, Banville, Gautier, Leconte de Lisle, toute la racaille moderne me fait horreur. » Notons l’absence de Victor Hugo – qui l’aura « bien ennuyé, bien fatigué », confiait-il à sa mère en 1865 –, tandis qu’il lui avait dédié trois poèmes de son recueil sulfureux, dont « Le Cygne », plein d’un sentiment d’exil devant ce vieux Paris qui disparaissait sous les assauts haussmanniens – ce qui tempère cette modernité qu’on lui prête systématiquement. Toutefois, dans l’imaginaire... « Après les Fleurs du mal, il n’y a plus que deux partis à prendre pour le poète qui les fit éclore : ou se brûler la cervelle… ou se faire chrétien ! » s’exclama Barbey d’Aurevilly dans un article enthousiaste consacré à « ce livre cruel et osé dont l’idée a saisi l’imagination d’un artiste ». Baudelaire s’essaya aussi avec succès à la prose poétique – Petits Poèmes en prose –, rédigea de magnifiques articles – dont ses Écrits sur l’art –, consacra des textes exceptionnels à ses coreligionnaires, dont Théophile Gautier, dédicataire des Fleurs du mal. Même s’il y avait peu d’écrivains contemporains trouvant grâce à ses yeux. Dans une lettre de 1866, il déclarait : « Excepté Chateaubriand, Balzac, Stendhal, Mérimée, Vigny, Flaubert, Banville, Gautier, Leconte de Lisle, toute la racaille moderne me fait horreur. » Notons l’absence de Victor Hugo – qui l’aura « bien ennuyé, bien fatigué », confiait-il à sa mère en 1865 –, tandis qu’il lui avait dédié trois poèmes de son recueil sulfureux, dont « Le Cygne », plein d’un sentiment d’exil devant ce vieux Paris qui disparaissait sous les assauts haussmanniens – ce qui tempère cette modernité qu’on lui prête systématiquement. Toutefois, dans l’imaginaire collectif, Baudelaire demeure l’homme d’un livre, et quel livre ! D’une structure poétique classique, Les Fleurs du mal sont un terrible éclair dans le ciel littéraire de ce Second Empire prompt à la censure. Hélas, la poésie baudelairienne était trop audacieuse pour son temps – lire, pour s’en convaincre, « Les Métamorphoses du vampire » ou « Les Bijoux » –, ce que le procureur impérial Ernest Pinard, malchanceux avec Flaubert et Madame Bovary, fit payer au poète en 1857, l’obligeant à retirer certaines pièces du recueil, qui demeurèrent interdites de publication jusqu’en… 1949 ! Il est vrai que la poésie de Baudelaire recèle des ivresses périlleuses, comme l’avouait Stéphane Mallarmé, autre poète génial du panthéon littéraire français : « Mon Baudelaire à peine ouvert, je suis attiré dans un paysage surprenant qui vit au regard avec l’intensité de ceux que crée le profond opium. » Là se déploie une poésie des abîmes, tourmentée et mystique. Quant à ceux qui ne voient en Baudelaire qu’un sataniste, voici ce qu’il écrivait encore à sa mère, en 1861 : « Je désire de tout mon cœur (avec quelle sincérité, personne ne peut le savoir que moi !) croire qu’un être extérieur et invisible s’intéresse à moi, mais comment faire pour le croire ? » Depuis 150 ans, Baudelaire repose au cimetière de Montparnasse, à Paris, son nom gravé à côté de celui du général Aupick, le beau-père honni, et sa chère mère, Caroline, à qui il dit un jour : « Nous sommes évidemment destinés à nous aimer, à vivre l’un pour l’autre. » Le poète dandy, maudit au moins par ses démons intérieurs couplés à un destin contraire, s’en est donc allé : « Plonger au fond du gouffre, / Enfer ou Ciel, qu’importe ? / Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau ! » (in « Le Voyage »). (Critique publiée dans Boulevard Voltaire, à l'occasion des 150 ans de la mort du poète, survenue le 31 août 1867, à Paris)
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            • raydel Posté le 23 Juillet 2016
              Dans sa poésie, Baudelaire se montre très amoureux d'une forme parfaite, d'une versification impeccable. Il s'éloigne par là du romantisme plutôt laxiste dans ce domaine. Il se rapproche ainsi du "Parnasse", fort esthète. Mais si le contenu est à la hauteur de la forme chez Baudelaire (ce qui est fort classique), il est plutôt proche du romantisme : intérêt marqué pour les problèmes ou les plaisirs individuels ainsi que pour la révolte sociale (ce dont le Parnasse est fort éloigné). Baudelaire est donc un peu romantique et un peu parnassien mais n'adhère vraiment ni au romantisme ni au mouvement parnassien. Il se retrouve ainsi isolé, ce qui n'enlève rien à sa poésie car elle ne présente ni les faiblesses du romantisme ni les travers des oeuvres "parnassiennes".
            • zenzibar Posté le 19 Février 2013
              Baudelaire, le poète maudit devenu le poète de référence de l'enseignement secondaire... Il existe un paradoxe étonnant entre la vie de ce poète et son oeuvre. Une vie de précarité, d'instabilité,qui contraste avec son style qui vise à la perfection, Personnellement je trouve que cette perfection formelle, une sorte de jardin à la française, est parfois franchement agaçante et l'envie de jeter les mots comme dans un chamboule tout est forte. Il n'en demeure pas moins que l'oeuvre de Baudelaire, avec son joyau les Fleurs du Mal mais aussi d'autres ensembles comme ces poèmes en prose, flirte en permanence avec la beauté et demeure une source de plaisir pour le lecteur
            • Kanamaelle Posté le 23 Décembre 2012
              Format très pratique en papier "Bible" permettant à ce petit livre à la lecture en paysage de nous livrer l'ensemble de l’œuvre de ce cher poète qu'on ne présente plus. Un régal, je l'ai souvent dans mon sac ou sur ma table de chevet et j'y puise de temps en temps quelques bribes, quelques parfums et frissons au hasard des pages. Car oui, c'est ainsi que j'aime lire la poésie...
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