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Archipoche
EAN : 9782377352708
Façonnage normé : BROCHE
Format : 109 x 177 mm

Poldark 1, Les falaises de Cornouailles

Date de parution : 06/03/2019
Le premier volet des aventures de Ross Poldark. La saga culte de Winston Graham, dont la série est actuellement diffusée sur Netflix et RMC Story.
Le premier volet de la saga culte1783. Après avoir mené une vie aventureuse en Amérique, le jeune et fougueux Ross Poldark revient en Angleterre. Mais c'est un homme meurtri qui retrouve ses falaises de Cornouailles.Son père vient de décéder et le domaine familial est en déshérence. Surtout, Ross apprend qu'Elizabeth,... Le premier volet de la saga culte1783. Après avoir mené une vie aventureuse en Amérique, le jeune et fougueux Ross Poldark revient en Angleterre. Mais c'est un homme meurtri qui retrouve ses falaises de Cornouailles.Son père vient de décéder et le domaine familial est en déshérence. Surtout, Ross apprend qu'Elizabeth, sa fiancée, a rompu sa promesse pour en épouser un autre : Francis, son propre cousin...Ross n'a d'autre choix que de s'inventer une nouvelle vie. Plutôt que de se laisser abattre, il décide de relancer l'activité minière, qui fit autrefois la fortune des siens.Un jour, sur un marché, il prend la défense de Demelza, une fille sans instruction qu'il engage comme domestique. Une décision qui va changer sa vie...
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EAN : 9782377352708
Façonnage normé : BROCHE
Format : 109 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bill_Veuzay Posté le 24 Avril 2020
    Grande fan de la série, je me suis fait offrir l'intégralité de la saga, en anglais car j'avais lu des critiques selon lesquelles la traduction était médiocre et qu'il se lisait bien en version originale... Et je ne suis pas déçue ! Passés les premiers chapitres où chaque terme issu du champ lexical minier fait l'objet d'une recherche dans le dictionnaire, la lecture se fait de plus en plus fluide et naturelle. Contrairement à d'autres lecteurs, j'ai apprécié la différence d'élocution des protagonistes suivant leur classe sociale ; je conviens cependant qu'en français, cela ne m'aurait peut-être pas plu, mais ici cela m'a aidée à me situer et m'a même amusée, car parfois pour comprendre il m'a fallu le formuler à haute voix :) Bref, je ne peux pas m'étendre sur la qualité de l'écriture puisque l'anglais n'est pas ma langue maternelle et que c'était la première fois que je m'y essayais. En revanche pour ce qui est du récit, j'y ai trouvé tout l'intérêt que j'avais trouvé à la série : autant pour ce qui est du monde de la mine que de la vie en Cornouailles au XVIIIème siècle suivant le milieu dans lequel on évolue. Les conventions sociales,... Grande fan de la série, je me suis fait offrir l'intégralité de la saga, en anglais car j'avais lu des critiques selon lesquelles la traduction était médiocre et qu'il se lisait bien en version originale... Et je ne suis pas déçue ! Passés les premiers chapitres où chaque terme issu du champ lexical minier fait l'objet d'une recherche dans le dictionnaire, la lecture se fait de plus en plus fluide et naturelle. Contrairement à d'autres lecteurs, j'ai apprécié la différence d'élocution des protagonistes suivant leur classe sociale ; je conviens cependant qu'en français, cela ne m'aurait peut-être pas plu, mais ici cela m'a aidée à me situer et m'a même amusée, car parfois pour comprendre il m'a fallu le formuler à haute voix :) Bref, je ne peux pas m'étendre sur la qualité de l'écriture puisque l'anglais n'est pas ma langue maternelle et que c'était la première fois que je m'y essayais. En revanche pour ce qui est du récit, j'y ai trouvé tout l'intérêt que j'avais trouvé à la série : autant pour ce qui est du monde de la mine que de la vie en Cornouailles au XVIIIème siècle suivant le milieu dans lequel on évolue. Les conventions sociales, la lutte des classes, les amours contrariées... Voilà bien des thèmes qui me plaisent. J'ai hâte d'ouvrir le deuxième tome, mais avant je m'octroie quelques petites friandises en français...
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  • MAMIEJAUNE Posté le 25 Février 2020
    Mon avis J'ai acheté récemment « POLDARK » - Les Falaises de Cornouailles tome 1- de la saga familiale historique de Winston GRAHAM. Etant férue de littérature Anglaise je n'ai pu qu'être séduite par cette magnifique histoire dont j'ai vu récemment l'adaptation à la télévision. Nous sommes en Angleterre fin du XVIIIe siècle. Ross POLDARK rentre de la guerre et trouve « Nampara » le domaine familial à l'abandon depuis le décès de son père. Il apprend également que sa fiancée Elisabeth le croyant mort, va se marier avec son cousin Francis.. L'auteur décrit à merveille la beauté des paysages et l'on entend aisément le souffle du vent sur les falaises Il nous fait partager les bons et les mauvais moments de la vie de la famille Pokdark en cette période où la misère est grande face à la richesse des bourgeois. Winston GRAHAM dresse une fine analyse des traits tant physiques que psychologiques des protagonistes de son roman les rendant attachants pour certains détestables pour d'autres. J'ai beaucoup aimé Ross qui est un homme de parole, très bon, hors du commun, simple, à l'écoute des mineurs qu'il emploie ainsi que Delmeza, jeune femme qui n'a pas eu une enfance heureuse et qui est courageuse, déterminée,... Mon avis J'ai acheté récemment « POLDARK » - Les Falaises de Cornouailles tome 1- de la saga familiale historique de Winston GRAHAM. Etant férue de littérature Anglaise je n'ai pu qu'être séduite par cette magnifique histoire dont j'ai vu récemment l'adaptation à la télévision. Nous sommes en Angleterre fin du XVIIIe siècle. Ross POLDARK rentre de la guerre et trouve « Nampara » le domaine familial à l'abandon depuis le décès de son père. Il apprend également que sa fiancée Elisabeth le croyant mort, va se marier avec son cousin Francis.. L'auteur décrit à merveille la beauté des paysages et l'on entend aisément le souffle du vent sur les falaises Il nous fait partager les bons et les mauvais moments de la vie de la famille Pokdark en cette période où la misère est grande face à la richesse des bourgeois. Winston GRAHAM dresse une fine analyse des traits tant physiques que psychologiques des protagonistes de son roman les rendant attachants pour certains détestables pour d'autres. J'ai beaucoup aimé Ross qui est un homme de parole, très bon, hors du commun, simple, à l'écoute des mineurs qu'il emploie ainsi que Delmeza, jeune femme qui n'a pas eu une enfance heureuse et qui est courageuse, déterminée, passionnée faisant tout pour le bonheur des autres. Il en est de même pour Vérity, la cousine de Ross qui est une très belle personne et pour le Docteur Enys qui se révèle être un excellent médecin faisant passer la santé de ses patients avant sa vie personnelle. Je n'ai pas trop apprécié Francis le cousin de Ross ni Elisabeth qui me semblent être pour le premier un être faible et fourbe et pour l'autre une personne intéressée et superficielle. J'ai détesté George Warleggan, ennemi juré de Ross, mais vous en comprendrez aisément les raisons lorsque vous aurez lu ce roman ! Les nombreux rebondissements tiennent vraiment le lecteur en haleine et l'on tourne les pages à une vitesse vertigineuse tant l'histoire est belle et passionnante. J'ai ADORE cette épopée majestueuse, palpitante et émouvante et n'ai pu résister à la tentation de lire le second tome dont je vous parlerai très bientôt. Voilà une saga historique romancée à découvrir sans hésitation pour les amateurs du genre afin de passer un excellent moment de lecture fort dépaysant. Page FB : https://www.facebook.com/joellemarchal74/ Blog : leslecturesdecerise74.over-blog.com
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  • Lunartic Posté le 26 Mai 2019
    Tout d'abord, je tiens à sincèrement remercier les éditions L'Archipel pour cet envoi, ainsi que d'avoir réédité cette saga d'anthologie en français (du moins, d'avoir commencé à le faire). Avec ces deux magnifiques couvertures qui plus est... Je fonds totalement. Mais bref, passons. Etant actuellement une grande fan de la seconde adaptation de la BBC de l'immense fresque familiale et historique qu'est Poldark (douze tomes, quand même !), il me tardait de découvrir la plume de celui qui a su poser toute son imagination historique et romanesque sur le papier, Winston Graham. Alors, qu'en est-il de cette épopée tumultueuse qui vient tout juste de commencer avec ce premier tome ? Mes attentes étaient très hautes au vu d'une histoire extraordinaire... que je connaissais au fond déjà, la renommée de l'auteur l'ayant précédé et ayant inspiré le monde télévisuel. Les vents soufflant sur les sauvages falaises de Cornouailles auront-ils réussi à me transporter une seconde fois ? Eh bien, à vrai dire... Oui, mais pas tout à fait. Ce que j'ai adoré, c'est que la plume de Winston Graham est très immersive. Elle dépeint à merveille les paysages à la beauté brute et indomptable des Cornouailles, les physionomies des personnages, leur caractère... Tout d'abord, je tiens à sincèrement remercier les éditions L'Archipel pour cet envoi, ainsi que d'avoir réédité cette saga d'anthologie en français (du moins, d'avoir commencé à le faire). Avec ces deux magnifiques couvertures qui plus est... Je fonds totalement. Mais bref, passons. Etant actuellement une grande fan de la seconde adaptation de la BBC de l'immense fresque familiale et historique qu'est Poldark (douze tomes, quand même !), il me tardait de découvrir la plume de celui qui a su poser toute son imagination historique et romanesque sur le papier, Winston Graham. Alors, qu'en est-il de cette épopée tumultueuse qui vient tout juste de commencer avec ce premier tome ? Mes attentes étaient très hautes au vu d'une histoire extraordinaire... que je connaissais au fond déjà, la renommée de l'auteur l'ayant précédé et ayant inspiré le monde télévisuel. Les vents soufflant sur les sauvages falaises de Cornouailles auront-ils réussi à me transporter une seconde fois ? Eh bien, à vrai dire... Oui, mais pas tout à fait. Ce que j'ai adoré, c'est que la plume de Winston Graham est très immersive. Elle dépeint à merveille les paysages à la beauté brute et indomptable des Cornouailles, les physionomies des personnages, leur caractère bien affirmé à chacun, leurs états d'âme, leurs sentiments multiples et tourmentés... Tout cela prend vie dans nos esprits et stimule notre imagination bouillonnante. Bref, loin d'être ennuyée par cette incroyable aventure sociale, familiale et sentimentale que la série, exceptionnellement fidèle en tout point ou à peu de choses près, du moins, je ne peux en juger qu'au niveau d'une bonne partie de la saison un pour l'instant, j'ai eu la sensation de revivre le retour de mon cher Ross au bercail et tout ce qui s'en suit de fort mouvementé et palpitant comme si c'était la première fois. Ce qui aurait dû être le cas si j'avais lu le livre en premier. Mais je ne me tracasse plus pour ce genre de questions, donc... Qu'est-ce qui m'a manqué alors ? Je suis sûre que vous connaissez déjà la réponse à cette interrogation : le fameux "je-ne-sais-quoi", cette petite étincelle qui vous démange, ce souffle de magie pure qui vous permet de voir le roman prendre littéralement vie sous vos yeux ébahis. Malgré l'écriture superbe de Winston Graham, qui promet une grande saga enchanteresse qu'il me tarde de lire à mon rythme, c'est cependant la scénariste Debbie Horsfield et l'ensemble de l'équipe de Poldark - remarquable adaptation en mini série de la BBC, qui a réussi à déclencher le "truc" qui m'hypnotise à chaque fois et me met le cœur en émoi. Ce n'est pas pour jeter des fleurs à la série (Oups. Trop tard. Déjà fait.), et je vais d'ailleurs m'en arrêter là pour cette fioriture d'éloges sur l'adaptation alors que c'est du livre dont je dois vous parler mais, si vous n'aviez QU'UN conseil à retenir de cette chronique, ce serait le suivant : vraiment, lisez les livres ET regardez la série. Ne vous privez pas de ce double plaisir car je peux vous assurer que les deux sont complémentaires et forment le mariage parfait. C'est tellement rare qu'une adaptation, ici télévisuelle, soit si fidèle et surtout sur la même longueur d'onde que les ouvrages d'origine que vous ne pourrez qu'être satisfaits de cette expérience "enrichie". Voilà, c'est tout pour moi. Maintenant, pour les néophytes de Poldark (Sérieusement, qu'est-ce que vous attendez pour vous immerger totalement dans ce chef d'oeuvre ?! Ah, je sais ! Que votre humble servante vous ouvre la marche à suivre, bien sûr.), laissez-moi vous présenter un homme vraiment pas comme les autres, qui ne manquera pas de chambouler votre existence, j'ai nommé le seul, l'unique : Ross Poldark. Il fait définitivement partie de mon panthéon des personnages romanesques qui m'ont marquée d'une pierre blanche. En effet, Ross n'est pas fait du même bois que les autres et a une conscience accrue du monde qui l'entoure : bien que faisant partie de la noble et vénérable famille des Poldark, Ross se sent bien plus proche des mineurs qu'il emploie et se considère comme l'ami de ces gens simples qui, eux au moins, ont une parole d'honneur tout comme lui et dont la dignité n'est pas à vendre comme cela peut être le cas au sein de la classe sociale des bourgeois/aristocrates de la trempe des Poldark, Warleggan, Penvenen et d'autres familles qui régissent la vie politique, juridique, économique, sociale ainsi que le monde du travail à cette époque-là. Autrement dit, ils se placent bien au-dessus du milieu ouvrier, qui trime comme il peut face à tant de privilèges qui ne leur sont pas accordés. Ross sait très bien qu'il faut brosser ces individus (ceux des familles implantées et de celles "nouveaux riches") dans le sens du poil afin d'obtenir un semblant de justice et de lucidité de leur part. La seule fois où il va faire preuve d'une honnêteté cassante mais nécessaire envers ses pairs qui ne jurent que par et qui n'entendent que l'hypocrisie, Ross va le regretter amèrement. J'admire profondément et sincèrement ce personnage qui, certes, va faire des erreurs, dont je n'approuve pas forcément tous les choix et les opinions, mais qui les assume jusqu'au bout et sait reconnaître ses faiblesses, ses manquements et qu'il peut avoir tort. Malgré le vilain tour que lui a joué le destin, en lui dérobant son père et sa bien-aimée fiancée, Ross ne va pas se laisser abattre, va garder courageusement sa rancune en lui et ne pas en blâmer sa famille (alors qu'il le pourrait) et va tout mettre en œuvre pour que l'héritage de son père renaisse de ses cendres et pour assurer à ses braves ouvriers leur pitance et un toit sous lequel faire vivre leur famille. Ross est un homme au fort tempérament, qui apprécie la franchise plus que tout autre chose. C'est quelqu'un de profondément bon et généreux, malgré sa personnalité complexe et son impétuosité, rendues à merveille par la fougue d'un de mes acteurs favoris, le saisissant Aidan Turner. J'aime infiniment ce personnage à la balafre hypnotique qui descend le long de son visage, à la beauté singulière et magnifique, qui ne veut absolument pas, sous aucun prétexte, se laisser corrompre et manipuler, et qui se bat constamment pour rester fidèle à lui-même dans un monde de loups mangeurs d'agneaux, qui n'a pas de principes ni de compassion. Je l'aime du plus profond de mon petit cœur débordant de tendresse pour lui. Concernant son pendant féminin, Demelza, si j'ai bien reconnu sa personnalité douce, apaisante, pacifique, qui sait cependant s'enflammer pour les causes qui lui tiennent à cœur, qui lui semblent justes, et la détermination inébranlable et impressionnante qui l'anime alors, là où je m'attendais à faire face à la beauté flamboyante et superbe d'Eleanor Tomlinson, si la silhouette de Demelza est toujours fluette et gracile, bien que celle-ci doute sérieusement de sa beauté et de son influence alors qu'elle ne le devrait pas, ses cheveux se sont révélés être en réalité une tignasse noire comme le corbeau et ses yeux assortis, tels deux puits sans fond envoûtants, à l'éclat néanmoins d'une pierre précieuse. Cette description physique m'a fortement troublée, pour une raison bête comme chou : elle correspondait en tout point à celle de ma mère. J'y ai vu un peu naïvement un hommage à ma maman adorée de la part de l'auteur. C'est stupide, je sais. A tel point que je commence à douter de si les yeux de Demelza n'avaient pas toujours été bleus finalement, et non noirs comme les beaux yeux de la mama. Mais pour ce qui est de la chevelure, je suis formelle. Et, après tout, ce n'est pas le seul point commun qu'elles partagent : toutes les deux sont promptes à agir, sans arrière-pensée aucune, afin de changer ce qui ne va pas dans ce monde de brutes et d'assurer le bonheur d'autrui. Grâce à son jeune âge et à sa capacité de s'émerveiller de tout, Demelza a le cœur empreint d'une innocence touchante, qui l'amène à avoir un raisonnement somme toute très simple mais tout aussi fort et authentique sur les choses fondamentales de la vie. Par exemple, si deux êtres s'aiment d'un amour sincère, pourquoi cela gênerait-il les autres ? Par souci d'ego ? De fierté ? D'orgueil incapable de pardonner ou de demander pardon à l'offensé ? Ce sont tous ces sentiments néfastes qui étouffent les Poldark, là où Demelza, la petite nouvelle au sein de cette famille tourmentée et sacrément rancunière, n'est que gentillesse, écoute, compréhension et tolérance. Demelza ne veut aucun mal, simplement l'harmonie et la bonne entente entre tous, et je la respecte profondément pour cela. Ce qui a pu légèrement m'agacer par moments chez elle, c'est sa tendance à trop s'inquiéter du regard que les autres, autrement dit sa nouvelle famille et classe sociale, portent sur elle. Je trouvais qu'elle s'en souciait bien trop et tenait trop à leur plaire, alors qu'ils ne valent certainement pas mieux qu'elle, servante soustraite au petit peuple, bien au contraire. Mais cela peut aisément se comprendre après tout, cette envie d'être acceptée et approuvée par tous : Demelza n'est qu'une toute jeune femme, qui en a vu des vertes et des pas mûres, et a échappé à son enfance violentée grâce à toute la force de sa volonté et aussi grâce à un ange gardien impromptu prénommé Ross. Les gorges étranglées par leur jalousie et leur malveillance en ont vite fait de jaser et de juger la pauvre enfant sans la connaître. Dans un monde aussi hostile et fait de faux semblants, il devient alors aisé pour Demelza de se sentir déboussolée et de se déprécier. Heureusement que Ross est là pour lui rappeler qu'elle est bien au-dessus de tous ces mécréants et que ce petit bout de femme qu'elle est a lui aussi une sacrée force de caractère. Pour ce qui est de la famille de Ross, les fameux, que dis-je, les légendaires Poldark, nous ne sommes pas non plus en reste ! Mon membre préféré de cette tumultueuse famille, en dehors de mon Ross chéri bien sûr, est incontestablement Verity, la colonne vertébrale de la famille. Cette jeune femme est juste extraordinaire. L'incarnation même de l'abnégation. Verity ne cesse de penser aux autres avant de penser à elle-même, elle fait toujours passer le bien-être de sa famille avant le sien et, sans elle, on sent bien que le somptueux domaine familial de Trenwith part à vau-l'eau, comme si son étincelle de vie et de joie l'avait quitté. En effet, alors que Verity va enfin vouloir poursuivre son rêve d'amour et décider de sa vie de femme indépendante, libre et heureuse auprès de l'homme qu'elle aime, de son côté, sa famille est totalement déboussolée et presque prête à lui mettre des bâtons dans les roues au départ ! Il faut dire qu'elle avait bien l'habitude de se reposer sur la petite Verity pour s'occuper de tout ce qui n'allait pas ! Heureusement que cette dernière peut compter sur son cher cousin et sur sa nouvelle cousine, enfin, plus une sœur à ses yeux et pour son cœur, Demelza. J'ai été très touchée par la grande complicité qu'elle partage avec l'un et par la profonde et sincère affection qu'elle éprouve pour l'autre. Verity est vraiment un personnage formidable, qui mérite d'avoir ce qu'il veut dans la vie. Pour ce qui est du reste de la maisonnée, je n'ai jamais trop apprécié le personnage du patriarche, Charles Poldark, qui ne m'est que peu sympathique. Mais je dois reconnaître que sa mort a un impact considérable sur la vie des habitants de Trenwith, comme si cela sonnait le glas d'une existence passée en ses murs et le début d'une nouvelle ère. Et quelle nouvelle ère ce sera... Bref, la mort de Charles ne peut que nous ébranler, qu'on le veuille ou non, qu'on aime ce dernier ou non. Cependant, s'il y a bien un personnage plus borné que son imposant père, c'est sans conteste celui de Francis. Le frère de Verity et cousin de Ross est celui qui incarne le mieux la rancune pugnace des Poldark. Drapé dans sa ridicule fierté de mâle Poldark, Francis est loin d'avoir le pardon facile. Et pour ce qui est d'admettre ses torts, n'en parlons même pas ! Je pense que, ce qui lui permet de canaliser sa colère injustifiée, c'est la sérénité que lui procure sa splendide femme, Elizabeth. Au début, celle-ci était une véritable énigme pour moi : comment peut-on préférer Francis à Ross ? Sérieusement ? Cela me paraissait impensable, un choix pareil. Et puis, je la voyais un peu comme la sorcière qui avait réussi à diviser deux cousins qui se considéraient comme des frères depuis l'enfance...alors qu'elle n'est en réalité coupable de rien ! Si ce n'est d'avoir trouvé en son cœur de la place pour deux êtres à la fois si proches et si différents. Honnêtement, alors que je ne supporte pas les triangles amoureux d'habitude, je le peux concevoir, et je viens de faire un grand pas en avant ! Elizabeth est à mes yeux juste une jeune femme courageuse qui essaye d'être une bonne épouse et une bonne mère et d'étouffer les sentiments qu'elle a pu éprouver pour son premier amour, qui appartient désormais à une autre, afin d'assurer la bonne entente entre les différents membres de sa famille par alliance. Tout comme Demelza et Verity, Elizabeth est une pacificatrice, et j'adore ce trio de femmes belles à l'intérieur comme à l'extérieur et si fortes. Enfin, j'aurais voulu en voir plus de la géniale tante Agatha. J'adore cette vieille dame très touchante, qui a vu des générations de Poldark grandir et se succéder au sein de la demeure de Trenwith, et son franc-parler juste excellent. Tante Agatha, c'est un peu l'âme de Trenwith en somme ! C'est simple, il me faut plus d'Agatha dans le prochain tome, je l'exige ! Au niveau des petites différences que j'ai pu repérer par rapport à ce qui m'était déjà familier, j'ai été tout d'abord surprise d'entrée de jeu par le prologue, où l'on fait la connaissance de Joshua Poldark, le père de Ross. Si j'étais déjà habituée au fait qu'il soit fréquemment mentionné au cours de l'histoire, je ne m'attendais cependant pas à le rencontrer en chair et en os. Ou plutôt, fait d'encre et de papier... En tout cas, on voit bien de qui le fils tient. je suis très heureuse d'avoir pu passer un moment avec Joshua Poldark, même si ce fût malheureusement bien trop court à mon goût. Ce qui me rend le plus triste, c'est que j'ai bien l'impression que Joshua s'est fait rouler dans la farine par son propre frère, Charles. Voilà un mystère à élucider par la suite, même si on en saisit immédiatement les tenants et aboutissants, à bien y réfléchir. Quoique, il serait fort probable que Charles ait commis quelques magouilles dans le dos de son frère. Affaire à suivre... En tout cas, j'espère que Winston Graham nous proposera quelques flashbacks concernant ce bon Joshua et sa femme Grace, qui m'avait l'air d'être une personne remarquable. Parce que, à part quelques réminiscences de Ross, on a fort peu à se mettre sous la dent. Et puis, je trouve qu'il est important d'en apprendre sur le passé afin de mieux éclaircir le présent. Je regrette également que le personnage du docteur Enys soit si effacé dans les livres, du moins pour le moment. Nouvel arrivant en cette partie des Cornouailles, le charmant petit village de Sawle, Dennis Enys (je ne m'y fais pas à cette rime, je préfère largement le prénom Dwight choisi dans la série) est un très bon médecin, passionné et impliqué dans tout ce qu'il fait, plaçant son métier et la santé de ses patients avant toute chose. Je place ainsi ce personnage haut dans mon estime, même si j'aurais aimé qu'il soit plus présent et "vivant". Comment l'expliquer... ? Surtout, ce qui m'a manquée, c'est que, dans la mini-série, ils ont fait en sorte que Ross et Enys se connaissent déjà lorsqu'ils se retrouvent en Cornouailles. En effet, ces deux personnages ont vécu leur expérience de la guerre d'Indépendance ensemble, en Amérique, et cela rend leur amitié encore plus forte et indestructible. Malgré cette absence de lien déjà noué dans les livres, on sent déjà que cette amitié naissante entre les deux hommes est telle une évidence et ne peut que grandir et se renforcer au fil des tomes. Je ne m'inquiète pas là-dessus. Enfin, c'est le personnage de George Warleggan qui m'a réservé ma dernière surprise. Antagoniste notoire de cette histoire, ennemi juré de Ross (enfin, c'est lui-même qui s'est implanté ça tout seul dans le ciboulot...), j'ai été agréablement surprise par... son absence. De méchanceté. Dans ce premier tome, on prendrait presque George en sympathie : c'est un gentleman raffiné, courtois, qui ne cherche pas à faire de vagues, simplement à assurer la pérennité des affaires de sa famille nouvellement anoblie, si on compare à l'ancienneté et au prestige de celle des Poldark... Mais ne vous y trompez pas : Winston Graham nous introduit intelligemment George Warleggan comme étant le loup dans la bergerie. Disons plutôt que, pour l'instant, George se tapit encore avec son ressentiment et toute sa haine dans sa tanière. Cependant, on sait tous ce qu'il en est. Quel dommage... J'ai été étonnée aussi que Jud et Prudie, les vieux serviteurs de Joshua puis de Ross, n'aient pas fait plus de grabuge que ça. Je les aime bien ces deux-là, malgré leur fainéantise, leur comportement de drama queen et toutes les inquiétudes qu'ils peuvent causer à Ross et à Demelza. Nampara, ce n'est pas pareil sans eux. Et puis, j'ai eu droit à mon "It ain't fair, it ain't right, it ain't proper !", héhé ! J'ai un amour incommensurable pour cette phrase culte. Ne cherchez pas à comprendre pourquoi ! Pour conclure, je ne peux que vous encourager à vous lancer dans cette aventure littéraire qui promet d'être aussi passionnante que périlleuse, non au niveau de l'écriture, qui est très fluide et qui nous embarque immédiatement dans les étendues éternelles des Cornouailles, mais au niveau de tout ce que nos personnages vont devoir affronter. Et je tiens à vous prévenir : vous n'êtes pas prêts pour ce qui va suivre. Cependant, vous devez vous y plonger la tête la première si vous ne voulez pas passer à côté d'une histoire terriblement romanesque et grandiose. Regardez également la mini-série de la BBC, cela vous fera vivre une expérience d'autant plus enrichie et captivante. Je n'ai pas vu le premier feuilleton télévisé produit par la BBC dans les années soixante-dix, du vivant de l'auteur donc, mais, si je tombe dessus un jour, je ne manquerai pas de le visionner et de vous en parler comme il se doit ! Vous pouvez compter sur moi. En attendant, si vous aimez les romances historiques qui vous saisissent le cœur et vous bouleversent l'âme, si vous aimez les cœurs en émoi, en proie à de vives émotions contradictoires et les âmes tourmentées, si vous tremblez de bonheur à l'idée de suivre sur des générations une histoire familiale mouvementée et assombrie de moments noirs mais aussi bénie d'instants à marquer d'une pierre blanche ; enfin, si rien ne vous fait plus plaisir que d'assister à l'émergence d'une rivalité légendaire, extrêmement sombre et fascinante, alors la saga des Poldark ne pourra que vous exalter et vous combler de palpitant. Pour ma part, je ne suis pas prête d'oublier ce ténébreux cavalier à la balafre au visage qui s'imprime sur votre rétine et dans votre mémoire sur son destrier dévalant la falaise qui surplombe les eaux troubles des Cornwall et de son cœur. Moi, en tout cas, je le reconnaîtrais entre mille, mon fringant et sublime capitaine, ainsi que cette silhouette maligne qui se cache dans les tréfonds de cette forêt verdoyante et amoureuse également de la nuit et qui n'attend qu'une chose : faire sombrer son ennemi...
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  • A_vrai_lire Posté le 16 Mai 2019
    Personnellement j’aime autant la série que les livres. Le rythme du récit est davantage soutenu et rapide dans l’œuvre, ce qui permet à la série d’être davantage développée. J’avais quelques appréhensions en commençant mes lectures, par les avis négatifs de cette traduction. J’ai toutefois été transportée par ses mots. J’ai lu la série en lisant les livres. J’ai pu la redécouvrir et en voir les quelques perceptibles différences qui permettent de différencier les deux pans de l’histoire. Les personnages sont tous les mêmes mais arrivent ou se déclinent différemment en fonction des deux domaines. Comme au jeu des 7 différences, c’est un vrai plaisir pour moi de les repérer et d’en apprécier leur valeur. Ce qui permet aux livres un rythme plus soutenu et plus condensé, permet à la série un développement plus succinct et peut être plus sentimental !
  • MagEv Posté le 30 Avril 2019
    Ross Poldark quitte l’armée britannique et revient chez lui dans les Cornouailles retrouvé sa maison et ses terres mais il découvre que son père vient de mourir, un domaine délabré et la femme avait qui il voulait se marier promise dorénavant à son cousin. Malgré tout, il décide de rester et de relancer le domaine familial comprenant entre autres l’agriculture et l’extraction minière. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire le 1er tome de cette saga familiale que j’ai découvert tout d’abord à la télévision. Sur fond historique et social, on y découvre la vie dans les Cornouailles à la fin du 18ème siècle avec les aristocrates et leurs codes d’un côté et le dur labeur des fermiers et des mineurs pour faire vivre leur famille de l’autre mais ne vous y trompez pas, le romanesque prime avec les amours contrariés de Ross, de sa cousine Verity ou bien encore de Mark ! Il manque peut-être de profondeur, certains sujets évoqués comme le travail minier par exemple auraient pu être davantage explorés mais la plume fluide de l’auteur et le caractère volontaire et déterminé de Ross qui ne se soucient guère des convenances me donnent envie de découvrir le tome 2 pour... Ross Poldark quitte l’armée britannique et revient chez lui dans les Cornouailles retrouvé sa maison et ses terres mais il découvre que son père vient de mourir, un domaine délabré et la femme avait qui il voulait se marier promise dorénavant à son cousin. Malgré tout, il décide de rester et de relancer le domaine familial comprenant entre autres l’agriculture et l’extraction minière. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire le 1er tome de cette saga familiale que j’ai découvert tout d’abord à la télévision. Sur fond historique et social, on y découvre la vie dans les Cornouailles à la fin du 18ème siècle avec les aristocrates et leurs codes d’un côté et le dur labeur des fermiers et des mineurs pour faire vivre leur famille de l’autre mais ne vous y trompez pas, le romanesque prime avec les amours contrariés de Ross, de sa cousine Verity ou bien encore de Mark ! Il manque peut-être de profondeur, certains sujets évoqués comme le travail minier par exemple auraient pu être davantage explorés mais la plume fluide de l’auteur et le caractère volontaire et déterminé de Ross qui ne se soucient guère des convenances me donnent envie de découvrir le tome 2 pour connaître ce que lui réserve l’avenir !
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