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Plon
EAN : 9782259276474
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 270
Format : 135 x 210 mm

Quand maman plantait des brosses à dents

Collection : Plon récit
Date de parution : 07/02/2019
En 2002, la mère de Christelle Bardet est diagnostiquée de la maladie d’Alzheimer à l’âge de 56 ans. L’auteur l’accompagne durant 14 ans, et raconte les premiers troubles, la vie à la maison, puis en institution. Elle livre des moments magnifiques, plein d’amour, parfois drôles et poétiques. Un témoignage poignant, pour aider à faire évoluer le regard sur la maladie.
« À travers la fenêtre, je revois sa frêle silhouette de dos, se détachant sur le long balcon. Habillée d’un tablier, une spatule en bois dans une main, un pot d’eau dans l’autre, elle parlait parfois à ses brosses à dents, comme elle le faisait autrefois avec ses plantes grasses… Quatre... « À travers la fenêtre, je revois sa frêle silhouette de dos, se détachant sur le long balcon. Habillée d’un tablier, une spatule en bois dans une main, un pot d’eau dans l’autre, elle parlait parfois à ses brosses à dents, comme elle le faisait autrefois avec ses plantes grasses… Quatre balconnières couleur terre cuite, accrochées le long de la rambarde bleue de la terrasse, accueillaient ses créations. Des dizaines de brosses à dents, des bleues, des rouges, des souples, d’autres à poils durs, mais toutes dans le même sens, les poils vers le ciel, étaient réparties soigneusement dans le terreau humide de sa nouvelle logique.  Chaque jour, elle ouvrait la porte fenêtre pour accéder à son jardin, s’en occuper avec soin et l’admirer, les bras sur les hanches. »
Christelle Bardet
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EAN : 9782259276474
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 270
Format : 135 x 210 mm

Ils en parlent

« Confession personnelle et émouvante d’un combat acharné face à la progression inexorable d'un mal chaque jour plus handicapant, ce récit est avant tout un touchant cri d'amour. »
Paris Match
« Un témoignage poignant, plein d’amour, parfois drôle ou poétique. »
Laurence Ponsonnet / Le Progrès
« Un livre témoignage qui donne de l'énergie. »
Notre temps

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Puszi Posté le 29 Mars 2021
    Merci à Diane de mon groupe de lecture d'avoir présenté ce livre et de me l'avoir prêté. Christelle Bardet partage avec nous les 14 dernières années de vie de sa mère, Mireille, âgée de 56 ans et atteinte de la maladie d'Alzheimer. « Je n'aime d'ailleurs pas, pour les victimes d'Alzheimer, l'appellation malade mental, fou ou dément... Je préfère me dire qu'ils sont "habités". Guidés par un autre sens, par l'absurde, par quelque chose qui nous échappe. » Grâce au soutien des fées, Mireille restera à domicile jusqu’à ce que cela devienne trop dangereux pour elle et pour son entourage. « J'ai surnommé ces infirmières "les fées" Elles ont des pouvoirs magiques, les fées. Elles soignent, apaisent, rassurent, caressent, réchauffent, réconfortent. » Cela nécessite du temps, beaucoup de temps, de la patience, de la compréhension et du lâcher prise. Christelle Bardet met tout en œuvre pour que sa maman se sente avant tout en sécurité et qu’elle prenne du plaisir dans ses actes. « Les premiers temps, sa nouvelle activité m'exaspéra, évidemment. Mais je l'ai vite laissée faire, sentant le plaisir qu'elle y prenait. Après tout, je n'avais jamais eu la main verte, moi non plus ; et puis, n'était-ce... Merci à Diane de mon groupe de lecture d'avoir présenté ce livre et de me l'avoir prêté. Christelle Bardet partage avec nous les 14 dernières années de vie de sa mère, Mireille, âgée de 56 ans et atteinte de la maladie d'Alzheimer. « Je n'aime d'ailleurs pas, pour les victimes d'Alzheimer, l'appellation malade mental, fou ou dément... Je préfère me dire qu'ils sont "habités". Guidés par un autre sens, par l'absurde, par quelque chose qui nous échappe. » Grâce au soutien des fées, Mireille restera à domicile jusqu’à ce que cela devienne trop dangereux pour elle et pour son entourage. « J'ai surnommé ces infirmières "les fées" Elles ont des pouvoirs magiques, les fées. Elles soignent, apaisent, rassurent, caressent, réchauffent, réconfortent. » Cela nécessite du temps, beaucoup de temps, de la patience, de la compréhension et du lâcher prise. Christelle Bardet met tout en œuvre pour que sa maman se sente avant tout en sécurité et qu’elle prenne du plaisir dans ses actes. « Les premiers temps, sa nouvelle activité m'exaspéra, évidemment. Mais je l'ai vite laissée faire, sentant le plaisir qu'elle y prenait. Après tout, je n'avais jamais eu la main verte, moi non plus ; et puis, n'était-ce pas son jardin secret ? Pourquoi devrais-je refuser qu'elle ait envie de planter des brosses à dents ? J'avoue avoir pensé qu'elle préparait peut-être le terrain pour mordre la racine... » Je trouve son témoignage à la fois très touchant car son amour pour sa mère se sent dans chaque page et en même temps très précieux pour les personnes qui vivent une expérience similaire. « J'ai tenu à faire connaître l'histoire d'amour entre une mère et sa fille, mais j'ai aussi écrit cette histoire pour passer un message : on peut être malade d'Alzheimer et être heureux. Que les aidants soient déculpabilisés de ne pas toujours devoir faire mieux, d'avoir atteint leurs limites. Sans leur donner de leçon, qu'ils puissent adapter leur comportement pour vivre mieux la maladie, tout en s'apaisant. » Plusieurs passages ont fait échos à ce que j’ai vécu professionnellement durant 13 ans auprès de personnes âgées, voire très âgées. C’est tellement difficile de trouver sa juste place qu’il convient de s’écouter. Prendre soin de soi pour prendre soin d’autrui me semble primordial et déculpabilisant.
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  • Puszi Posté le 29 Mars 2021
    Merci à Diane de mon groupe de lecture d'avoir présenté ce livre et de me l'avoir prêté. Christelle Bardet partage avec nous les 14 dernières années de vie de sa mère, Mireille, âgée de 56 ans et atteinte de la maladie d'Alzheimer. « Je n'aime d'ailleurs pas, pour les victimes d'Alzheimer, l'appellation malade mental, fou ou dément... Je préfère me dire qu'ils sont "habités". Guidés par un autre sens, par l'absurde, par quelque chose qui nous échappe. » Grâce au soutien des fées, Mireille restera à domicile jusqu’à ce que cela devienne trop dangereux pour elle et pour son entourage. « J'ai surnommé ces infirmières "les fées" Elles ont des pouvoirs magiques, les fées. Elles soignent, apaisent, rassurent, caressent, réchauffent, réconfortent. » Cela nécessite du temps, beaucoup de temps, de la patience, de la compréhension et du lâcher prise. Christelle Bardet met tout en œuvre pour que sa maman se sente avant tout en sécurité et qu’elle prenne du plaisir dans ses actes. « Les premiers temps, sa nouvelle activité m'exaspéra, évidemment. Mais je l'ai vite laissée faire, sentant le plaisir qu'elle y prenait. Après tout, je n'avais jamais eu la main verte, moi non plus ; et puis, n'était-ce... Merci à Diane de mon groupe de lecture d'avoir présenté ce livre et de me l'avoir prêté. Christelle Bardet partage avec nous les 14 dernières années de vie de sa mère, Mireille, âgée de 56 ans et atteinte de la maladie d'Alzheimer. « Je n'aime d'ailleurs pas, pour les victimes d'Alzheimer, l'appellation malade mental, fou ou dément... Je préfère me dire qu'ils sont "habités". Guidés par un autre sens, par l'absurde, par quelque chose qui nous échappe. » Grâce au soutien des fées, Mireille restera à domicile jusqu’à ce que cela devienne trop dangereux pour elle et pour son entourage. « J'ai surnommé ces infirmières "les fées" Elles ont des pouvoirs magiques, les fées. Elles soignent, apaisent, rassurent, caressent, réchauffent, réconfortent. » Cela nécessite du temps, beaucoup de temps, de la patience, de la compréhension et du lâcher prise. Christelle Bardet met tout en œuvre pour que sa maman se sente avant tout en sécurité et qu’elle prenne du plaisir dans ses actes. « Les premiers temps, sa nouvelle activité m'exaspéra, évidemment. Mais je l'ai vite laissée faire, sentant le plaisir qu'elle y prenait. Après tout, je n'avais jamais eu la main verte, moi non plus ; et puis, n'était-ce pas son jardin secret ? Pourquoi devrais-je refuser qu'elle ait envie de planter des brosses à dents ? J'avoue avoir pensé qu'elle préparait peut-être le terrain pour mordre la racine... » Je trouve son témoignage à la fois très touchant car son amour pour sa mère se sent dans chaque page et en même temps très précieux pour les personnes qui vivent une expérience similaire. « J'ai tenu à faire connaître l'histoire d'amour entre une mère et sa fille, mais j'ai aussi écrit cette histoire pour passer un message : on peut être malade d'Alzheimer et être heureux. Que les aidants soient déculpabilisés de ne pas toujours devoir faire mieux, d'avoir atteint leurs limites. Sans leur donner de leçon, qu'ils puissent adapter leur comportement pour vivre mieux la maladie, tout en s'apaisant. » Plusieurs passages ont fait échos à ce que j’ai vécu professionnellement durant 13 ans auprès de personnes âgées, voire très âgées. C’est tellement difficile de trouver sa juste place qu’il convient de s’écouter. Prendre soin de soi pour prendre soin d’autrui me semble primordial et déculpabilisant.
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  • maelynefavre Posté le 7 Février 2021
    Christelle Bardet et Mireille, sa Maman, qui l'écrit avec un grand M. Elle représente tout pour elle, elle lui a dédié sa vie pour passer ses dernières années à ses côtés. L'emmener en voyage, à la mer, se promener toutes les petites choses de la vie, si simples mais qui lui ont permis de vivre de belles choses avec sa Maman lui permettant de garder en mémoire cette dame. Elle lui a donné la vie, elle veut la remercier en faisant tout pour elle, payer une institution chère, de beaux vêtements, des soins. Un si beau témoignage, faisant monter les larmes aux yeux. Cette histoire très touchante avec tant de vérités et dont Alzheimer est le personnage principal. On apprend qu'avoir un être de sa famille malade n'est pas facile tous les jours mais qu'il faut vivre avec et profiter le plus qu'on peut. Les Fées, les Médecins, les Aides, le Personnel soignant pour qui, on se doit d'être reconnaissant, dont le métier n'est pas facile tous les jours et qui nous aident dans notre deuil pour cette personne que l'on aimera toute la vie.
  • maelynefavre Posté le 7 Février 2021
    Christelle Bardet et Mireille, sa Maman, qui l'écrit avec un grand M. Elle représente tout pour elle, elle lui a dédié sa vie pour passer ses dernières années à ses côtés. L'emmener en voyage, à la mer, se promener toutes les petites choses de la vie, si simples mais qui lui ont permis de vivre de belles choses avec sa Maman lui permettant de garder en mémoire cette dame. Elle lui a donné la vie, elle veut la remercier en faisant tout pour elle, payer une institution chère, de beaux vêtements, des soins. Un si beau témoignage, faisant monter les larmes aux yeux. Cette histoire très touchante avec tant de vérités et dont Alzheimer est le personnage principal. On apprend qu'avoir un être de sa famille malade n'est pas facile tous les jours mais qu'il faut vivre avec et profiter le plus qu'on peut. Les Fées, les Médecins, les Aides, le Personnel soignant pour qui, on se doit d'être reconnaissant, dont le métier n'est pas facile tous les jours et qui nous aident dans notre deuil pour cette personne que l'on aimera toute la vie.
  • Sami33 Posté le 24 Avril 2020
    Je vous propose de découvrir aujourd'hui un livre pas très joyeux... En effet, dans ce livre, l'auteur va nous raconter la maladie de sa maman. Mireille qui croquait la vie à pleines dents va sombrer au fil du temps dans la maladie d'Alzheimer. En fait, on est en droit de se demander si la maladie n'a pas pointé le bout de son nez lorsque son mari est mort... Mireille est jeune, Mireille a 56 ans mais Mireille est malade. Dans son livre plein d'amour, Christelle va nous raconter comment elle a été présente pour celle qui l'a mise au monde, comment elle s'est battue à ses côtés pour qu'elle aille pour le mieux, elle va nous raconter comment elle s'est battue pour que sa maman ait les meilleurs soins possibles. Ce livre n'est pas sombre, n'est pas noir, l'auteur nous partage aussi de bons moments comme les repas de famille ou encore la plantation des brosses à dents... L'ouvrage est riche en anecdotes en tout genre qui donne le sourire aux lèvres mais nous allons également aborder des moments moins joyeux comme quand Mireille va devoir quitter sa maison, aller dans un établissement de soin, la mise sous tutelle, le manque de soin... Je vous propose de découvrir aujourd'hui un livre pas très joyeux... En effet, dans ce livre, l'auteur va nous raconter la maladie de sa maman. Mireille qui croquait la vie à pleines dents va sombrer au fil du temps dans la maladie d'Alzheimer. En fait, on est en droit de se demander si la maladie n'a pas pointé le bout de son nez lorsque son mari est mort... Mireille est jeune, Mireille a 56 ans mais Mireille est malade. Dans son livre plein d'amour, Christelle va nous raconter comment elle a été présente pour celle qui l'a mise au monde, comment elle s'est battue à ses côtés pour qu'elle aille pour le mieux, elle va nous raconter comment elle s'est battue pour que sa maman ait les meilleurs soins possibles. Ce livre n'est pas sombre, n'est pas noir, l'auteur nous partage aussi de bons moments comme les repas de famille ou encore la plantation des brosses à dents... L'ouvrage est riche en anecdotes en tout genre qui donne le sourire aux lèvres mais nous allons également aborder des moments moins joyeux comme quand Mireille va devoir quitter sa maison, aller dans un établissement de soin, la mise sous tutelle, le manque de soin et de moyen... Bref, l'auteur, à travers son livre, fait un procès à l'état et sa froideur qui ne pense qu'à rendement, argent, sans penser humain, accompagnement, soin... L'auteur décrit une vérité saisissante, frappante que l'on connaît finalement mais que l'on se plaît à ignorer. Christelle va faire un travail sur elle-même pour finalement accepter la maladie, apprécier les moments avec sa maman transformée par la maladie. Ce livre est une ode à la vie à qui Christelle rend hommage tout en se confiant à nous de la plus belle des façons qui soit, à mon sens. Mireille aimait vivre, Mireille aimait profiter des petits plaisirs, Mireille savait apprécier la vie à sa juste valeur, c'est ce que je retiens ici. Mireille a eu la chance d'avoir une fille qui a pris soin d'elle, jusqu'au bout, pour le meilleur et pour le pire. Tout ça pour vous dire que ce livre triste nous montre une réalité que l'on est loin de se douter si on ne le vit pas de l'intérieur ou si on ne nous l'explique pas. C'est un témoignage touchant qui respire la joie de vivre. A découvrir !
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