Lisez! icon: Search engine

Réveiller les lions

Presses de la cité
EAN : 9782258133846
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 416
Format : 140 x 225 mm
Réveiller les lions

Laurence SENDROWICZ (Traducteur)
Date de parution : 07/09/2017
"L’homme, il le percute précisément au moment où il songe que c’est la plus belle lune qu’il a vue de sa vie."
Le Dr Ethan Green est un homme bien. Il sauve des vies. Il aime sa femme. Il adore ses deux petits garçons. Le Dr Ethan Green a de la chance : il est né du bon côté. Cette nuit-là, pourtant, le neurochirurgien prend la fuite après avoir percuté un homme... Le Dr Ethan Green est un homme bien. Il sauve des vies. Il aime sa femme. Il adore ses deux petits garçons. Le Dr Ethan Green a de la chance : il est né du bon côté. Cette nuit-là, pourtant, le neurochirurgien prend la fuite après avoir percuté un homme sur une route, dans le désert. Le lendemain, la femme de la victime se présente à la villa du médecin : elle a tout vu. Sirkitt, qui partage une caravane avec d’autres clandestins soudanais ou érythréens, découvre un monde de confort. Cependant, ce qu’elle exige d’Ethan en échange de son silence ne se quantifie pas en argent... Alors que l’enquête sur le chauffard est confiée à son épouse, inspecteur de police, Ethan Green s’engouffre dans la mécanique de la double vie, sur fond de trafics, de violences – et de désirs inavouables.
Après Une nuit, Markovitch, l’espoir de la littérature israélienne revient avec un thriller humanitaire qui plonge le lecteur au coeur d'un monde méconnu. Concerto pour trois voix capiteux et tendu, Réveiller les lions fait jaillir un chant âpre et sombre mais irradié d’empathie, qui en dit autant sur les failles d’un pays que sur celles d’un couple – un roman dérangeant et engagé qui en dit moins sur ce qui oppose les hommes que sur ce qui les lie.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782258133846
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 416
Format : 140 x 225 mm
Presses de la cité

Ils en parlent

" Un roman puissant, dérangeant-traduit formidablement-qui ne s'oublie pas de sitôt."
L'Express

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • kateginger63 Posté le 7 Novembre 2019
    COUP DE COEUR * Beaucoup de mouvement dans le désert du Neguev * Je crois que c'est bien le premier roman israelien que je lis (mais pas le dernier!). D'ailleurs à l'issue de ma lecture, j'ai aussitôt demandé à Netgalley le second roman de cette auteure "la menteuse et la ville". * On parle de thriller psychologique mais ce n'est pas que ça. Ne vous attendez pas à beaucoup d'action (du moins aux 2/3), mais c'est aussi un grand roman sociologique. J'ai vraiment été estomaquée par la façon dont l'auteur arrive à nous parler de thèmes assez controversés et douloureux, voire politiques. * Un neurochirurgien israelien, heureux en ménage mais plutôt frustré dans son travail, erre un soir dans le désert du Neguev. Avec son puissant bolide il écrase malencontreusement un Erythréen. Que fait-il? En peu de réflexion, il prend la fuite honteusement. Or, une jeune femme sonne à son domicile peu de temps après. Elle a tout vu. Elle le force à accomplir des actions en lien avec son métier. * Voyez qu'en une minute, une vie peut basculer dans l'horreur. Ethan le chirurgien est animé par la culpabilité. Si grandissante qu'elle lui fait perdre son sang-froid. L'auteur nous fait rentrer dans un monde inconnu: celui des migrants, de ces... COUP DE COEUR * Beaucoup de mouvement dans le désert du Neguev * Je crois que c'est bien le premier roman israelien que je lis (mais pas le dernier!). D'ailleurs à l'issue de ma lecture, j'ai aussitôt demandé à Netgalley le second roman de cette auteure "la menteuse et la ville". * On parle de thriller psychologique mais ce n'est pas que ça. Ne vous attendez pas à beaucoup d'action (du moins aux 2/3), mais c'est aussi un grand roman sociologique. J'ai vraiment été estomaquée par la façon dont l'auteur arrive à nous parler de thèmes assez controversés et douloureux, voire politiques. * Un neurochirurgien israelien, heureux en ménage mais plutôt frustré dans son travail, erre un soir dans le désert du Neguev. Avec son puissant bolide il écrase malencontreusement un Erythréen. Que fait-il? En peu de réflexion, il prend la fuite honteusement. Or, une jeune femme sonne à son domicile peu de temps après. Elle a tout vu. Elle le force à accomplir des actions en lien avec son métier. * Voyez qu'en une minute, une vie peut basculer dans l'horreur. Ethan le chirurgien est animé par la culpabilité. Si grandissante qu'elle lui fait perdre son sang-froid. L'auteur nous fait rentrer dans un monde inconnu: celui des migrants, de ces personnes esseulées, devenues parias. Egalement une tension extrème envers des peuples voisins, tels les Bedouins. Tout ce petit monde est à cran. Et c'est peu de le dire. * Le récit est narré par 3 personnes (sans vraiment de chapitres consacrés, la lecture est donc très active). Tout d'abord Ethan, le protagoniste rongé de remords, sa femme inspectrice, responsable de l'enquête policière et Sirkitt, la femme-chanteuse (en fait c'est la veuve de l'homme qu'Ethan a écrasé). * Une incroyable descente aux enfers se déploie sous les yeux du lecteur. L'analyse des personnages est extrêmement bien fouillée avec leurs sentiments complexes et non manichéens. Une écriture dense avec parfois des souvenirs répétitifs des personnages rend cette lecture complète et très addictive. Je n'ai pas pû lâcher ce gros pavé. * De plus la fin est complètement cohérente avec la réalité politique du pays. Je ne vous en dis pas plus. J'aimerais vous convaincre de le lire, de le savourer comme moi qui ai apprécié ce ton dramatique avec un soupçon d'humanité.
    Lire la suite
    En lire moins
  • nowornever Posté le 1 Novembre 2019
    On connaît tous la routine quotidienne. Et pourtant, un jour tout bascule à cause d'un événement imprévu. C'est ce qui arrive au Dr Ethan Green. Bien sous tous rapports, en couple avec enfants. Mais là arrive le drame : il renverse avec sa voiture un immigré clandestin. Que faire ? Pour que cet accident et ce meurtre ne soient connus de personne, il se met à mentir et se retrouve piégé dans un engrenage vicieux et imprévisible ; il ne se reconnaît plus. Et vous, qu'auriez-vous fait à sa place ? Auriez-vous réveiller les lions ?
  • delphlabibliovore Posté le 21 Octobre 2019
    Quand un chirurgien voit sa vie basculée un soir alors qu'il avait tout pour être heureux jusqu'à la fin de sa vie. La nuit n'est pas propice pour lui. La pleine Lune lui fait ainsi défaut. Avec « Réveiller les lions », Ayelet Gundar-Goshen aborde un sujet lourd et actuel. Un médecin désenchanté renverse et tue un homme alors qu'il se défoule au volant de son 4x4 de luxe. Il prend la fuite mais il est contacté par l'épouse du défunt, Sirkitt, qui sait tout. " L'homme, il le percute précisément au moment où il songe que c'est la plus belle lune qu'il a vue de sa vie. " Le sujet est brûlant car le docteur Green va être confronté suite à son délit de fuite, à un monde de pauvres et de migrants. Au-delà des faits relatés, l'auteur sait nous rendre les événements très proches. Il réalise une photographie d'un monde morcelé qui fait écho aux infos que l'on voit défiler sur nos écrans chaque jour. Le docteur tente de faire face à une double vie afin de cacher ses activités demandées par Sirkitt. Il doit être vigilant car c'est sa propre femme qui mène l'enquête sur l'accident. Green parvient quand même à... Quand un chirurgien voit sa vie basculée un soir alors qu'il avait tout pour être heureux jusqu'à la fin de sa vie. La nuit n'est pas propice pour lui. La pleine Lune lui fait ainsi défaut. Avec « Réveiller les lions », Ayelet Gundar-Goshen aborde un sujet lourd et actuel. Un médecin désenchanté renverse et tue un homme alors qu'il se défoule au volant de son 4x4 de luxe. Il prend la fuite mais il est contacté par l'épouse du défunt, Sirkitt, qui sait tout. " L'homme, il le percute précisément au moment où il songe que c'est la plus belle lune qu'il a vue de sa vie. " Le sujet est brûlant car le docteur Green va être confronté suite à son délit de fuite, à un monde de pauvres et de migrants. Au-delà des faits relatés, l'auteur sait nous rendre les événements très proches. Il réalise une photographie d'un monde morcelé qui fait écho aux infos que l'on voit défiler sur nos écrans chaque jour. Le docteur tente de faire face à une double vie afin de cacher ses activités demandées par Sirkitt. Il doit être vigilant car c'est sa propre femme qui mène l'enquête sur l'accident. Green parvient quand même à nouer des liens avec des gens différents les uns des autres. Ce sont ces mondes contradictoires qui donnent au roman une épaisseur humaine et qui font la qualité originale de l'histoire. L'empathie et l'injustice se mêlent grâce à un style simple et poétique. L'ensemble est ainsi particulièrement attachant. L'intrigue policière dirigée par l’épouse de Green n'est, pour moi, qu'un arrière-plan pour mettre en valeur la vie misérable de ceux qui ne savent plus quelle est leur véritable vie et qui doivent lutter pour avancer. Ces combats pour sortir de la misère offrent des pages très prenantes. Des questions sont sous-entendues. Quand on fait partie des nantis, peut-on cacher longtemps des vérités exécrables ? A-t-on la possibilités de faire ses propres choix ? Comment se déroulent les relations entre les dominants et les dominés ? Les personnages sont nombreux et j'ai apprécié les suivre dans leur monde contrasté. J'ai surtout aimé la force et l’ambiguïté de Sirkitt. Son charme et son courage enrichissent le récit. Un univers à découvrir, donc pour le thème grave mais surtout la façon bien singulière de le traiter. Il ne faut pas y chercher un suspens du début à la fin mais plutôt une étude socio-politique. Le tout finement mené !
    Lire la suite
    En lire moins
  • MAPATOU Posté le 18 Octobre 2019
    Difficile de résumer cet excellent roman qu’est « Réveiller les lions » Le Docteur Ethan Green, neurochirurgien à Tel Aviv, se considère comme un homme bien. Quand il a découvert que son mentor, le grand Professeur Zackaï avait un faible pour les grosses enveloppes de billets, il n’a pas vraiment hésité, au nom de l’éthique, à vouloir le dénoncer. Ce qui lui a valu d’être muté dans l’hôpital de Beer-Sheva, petite ville proche du désert, avec sa femme Liath, inspectrice de police, et ses deux très jeunes fils. Ethan s’ennuie et une nuit en sortant d’une garde prolongée, il décide d’aller tester la puissance de son 4×4 rouge dans les dunes du désert. Histoire de ressentir un peu d’adrénaline. Il va être exaucé : dans le noir, il percute un clandestin erythréen. L’homme, le crâne défoncé, agonise. Le Dr Green décide alors de prendre la fuite l’ abandonnant sur le bas-côté. Le lendemain matin, une femme , Sirkitt, sonne à la porte de son domicile. Elle se présente comme la veuve de l’homme qu’il a tué et lui rend son portefeuille qu’il avait perdu sur les lieux. Elle ne le dénoncera pas à condition qu’il vienne soigner immédiatement un clandestin grièvement blessé. Ethan se trouve... Difficile de résumer cet excellent roman qu’est « Réveiller les lions » Le Docteur Ethan Green, neurochirurgien à Tel Aviv, se considère comme un homme bien. Quand il a découvert que son mentor, le grand Professeur Zackaï avait un faible pour les grosses enveloppes de billets, il n’a pas vraiment hésité, au nom de l’éthique, à vouloir le dénoncer. Ce qui lui a valu d’être muté dans l’hôpital de Beer-Sheva, petite ville proche du désert, avec sa femme Liath, inspectrice de police, et ses deux très jeunes fils. Ethan s’ennuie et une nuit en sortant d’une garde prolongée, il décide d’aller tester la puissance de son 4×4 rouge dans les dunes du désert. Histoire de ressentir un peu d’adrénaline. Il va être exaucé : dans le noir, il percute un clandestin erythréen. L’homme, le crâne défoncé, agonise. Le Dr Green décide alors de prendre la fuite l’ abandonnant sur le bas-côté. Le lendemain matin, une femme , Sirkitt, sonne à la porte de son domicile. Elle se présente comme la veuve de l’homme qu’il a tué et lui rend son portefeuille qu’il avait perdu sur les lieux. Elle ne le dénoncera pas à condition qu’il vienne soigner immédiatement un clandestin grièvement blessé. Ethan se trouve pris au piège dans chantage qui va empiéter sur sa vie personnelle, son travail à l’hopital, sur ses pensées et ses désirs. Ce n’est qu’à la fin du roman que l’on comprendra les motivations de Sirkitt qui n’est peut-être pas la victime que l’on croit. Ayelet Gundar-Goshen dépeint avec talent la société israëlienne actuelle, les inégalités sociales, la misère qui pousse aux trafics en tous genres.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Apoapo Posté le 9 Septembre 2019
    La trame est simple, les interprétations qu'en donnent les trois personnages principaux (lui, sa femme, l'autre) ainsi que la voix du narrateur entre parenthèses sont évolutives, contradictoires, complémentaires, indécidables. J'en donne une lecture convoquant le relativisme éthique, contre le libre arbitre (c-à-d. plaçant le supposé jugement comme résultat des conditions préalables de la propre biographie de chacun), enfin sur l'hypothèse improbable de la rédemption. Le genre littéraire enfin se situe entre le thriller (avec une accélération des rebondissements à partir du troisième quart) et l'analyse psychologique extrêmement fine – je ne définirais cependant pas cet ouvrage un thriller psychologique. Ethan, neurochirurgien israélien et père de famille exemplaire, un homme d'une probité sur-développée et dont la reconnaissance est proportionnelle à l'auto-estime, se rend coupable d'un délit de fuite après avoir percuté, une nuit avec son 4 x 4, un migrant clandestin érythréen. Sirkitt, la splendide femme de la victime, assiste à l'accident et fait chanter Ethan en lui imposant de consacrer ses nuits aux soins d'autres migrants africains qui en sont habituellement privés. La domination qu'elle exerce sur lui provoque le surgissement de sentiments ambivalents chez les deux, de même qu'elle manifeste des traits de caractère aussi ambigus qu'indéchiffrables, tant que son... La trame est simple, les interprétations qu'en donnent les trois personnages principaux (lui, sa femme, l'autre) ainsi que la voix du narrateur entre parenthèses sont évolutives, contradictoires, complémentaires, indécidables. J'en donne une lecture convoquant le relativisme éthique, contre le libre arbitre (c-à-d. plaçant le supposé jugement comme résultat des conditions préalables de la propre biographie de chacun), enfin sur l'hypothèse improbable de la rédemption. Le genre littéraire enfin se situe entre le thriller (avec une accélération des rebondissements à partir du troisième quart) et l'analyse psychologique extrêmement fine – je ne définirais cependant pas cet ouvrage un thriller psychologique. Ethan, neurochirurgien israélien et père de famille exemplaire, un homme d'une probité sur-développée et dont la reconnaissance est proportionnelle à l'auto-estime, se rend coupable d'un délit de fuite après avoir percuté, une nuit avec son 4 x 4, un migrant clandestin érythréen. Sirkitt, la splendide femme de la victime, assiste à l'accident et fait chanter Ethan en lui imposant de consacrer ses nuits aux soins d'autres migrants africains qui en sont habituellement privés. La domination qu'elle exerce sur lui provoque le surgissement de sentiments ambivalents chez les deux, de même qu'elle manifeste des traits de caractère aussi ambigus qu'indéchiffrables, tant que son passé et les conditions de sa migration ne sont pas révélés. Liath, la tout aussi belle femme d'Ethan, qui a misé sa réussite sociale et personnelle sur sa famille parfaite en passe de se déliter à cause des négligences et des mensonges du mari, est inspecteur de police, chargée de l'enquête sur les chauffard ainsi que sur les autres meurtres, trafics, violences, disparitions qui s'en ensuivent. Tour à tour, les trois les personnages sont animés par la culpabilité. Culpabilité pour leurs actes autant que pour leurs sentiments. Autant sont-ils occupés par le jugement de soi, autant leurs décisions leur en paraissent déconnectées, donc incompréhensibles et inadmissibles ; sauf Sirkitt qui, pendant une grande partie de la narration, semble maîtriser davantage son sang-froid, paraît se situer dans la position nietzschéenne « au-delà du bien et du mal », sans doute à cause d'un passé et d'un présent plus lourds que les autres. Le monde obscur des migrants clandestins, auquel se juxtapose celui de la minorité humiliée des Bédouins locaux, les place aussi dans la position ambivalente d'être à la fois meurtris dans leur chair et porteurs d'une violence inouïe, dont l'emblème s'avère être justement Assoum, la victime de l'accident de voiture, mais tortionnaire de sa femme et maillon dans la chaîne du trafic de drogue qui constitue le récit criminel parallèle. Le lecteur, ballotté entre l'action dramatique tendue, les perceptions présentes des événements, les ressentis des personnages, leurs reconstructions mémorielles et, par moments, par les interventions du narrateur, est également porté à des oscillations incessantes entre des morales incompatibles (égoïsmes et altruismes), des solidarités inconciliables (famille et migrants), jusqu'à ce qu'il se résolve à donner à la force du physique brut (le désir, la répulsion, la peur, l'angoisse), à l'événement corporel (l’hémorragie, la putréfaction, l'asphyxie, les brûlures), mais surtout au contexte social et matériel des conditions de vie respectives, le poids implacable qui leur revient. Comme déjà dans le précédent roman de l'écrivaine, des pans assez peu connus de la réalité sociologique et politique d'Israël sont ici révélés avec grand intérêt.
    Lire la suite
    En lire moins
Toute l'actualité des éditions Presses de la Cité
Des comédies hilarantes aux polars les plus noirs, découvrez chaque mois nos coups de cœur et de nouvelles idées de lecture.