Lisez! icon: Search engine
Plon
EAN : 9782259278560
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 135 x 210 mm
Nouveauté

Rumeurs d'Amérique

Date de parution : 27/08/2020
Rentrée littéraire 2020
Le portrait d'une autre Amérique.
Ici, je me suis fondu dans la masse, j’ai tâté le pouls de ceux qui ont ma couleur, et de ceux qui sont différents de moi, avec lesquels je compose au quotidien.
Certains lieux, de Californie et du Michigan, me soufflent leur histoire car je les connais intimement.
D’autres me résistent, et...
Ici, je me suis fondu dans la masse, j’ai tâté le pouls de ceux qui ont ma couleur, et de ceux qui sont différents de moi, avec lesquels je compose au quotidien.
Certains lieux, de Californie et du Michigan, me soufflent leur histoire car je les connais intimement.
D’autres me résistent, et il me faut quelquefois excaver longtemps pour voir enfin apparaître leur vrai visage. Mais ce périple n’a de sens que s’il est personnel, subjectif, entre la petite histoire et la grande, entre l’immense et le minuscule. Et peut-être même que, sans le savoir, j’entreprends ici ce que je pourrais qualifier d’autobiographie américaine, entre les rebondissements de l’insolite, la digression de l’anecdote et les mirages de l’imaginaire.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782259278560
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 135 x 210 mm

Ils en parlent

" C'est un regard positif qu'il donne sur plein de sujets différents : Le rap, le racisme, Donald Trump… "
Margaux Hudson / Le Ploermelais

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • HQL Posté le 14 Novembre 2020
    Comment passer à côté d’Alain Mabanckou, de ses livres que l’on ne compte plus et qui évoquent tour à tour le Congo-Brazzaville de son enfance, le Paris de sa littérature, l’Amérique de son exode professionnelle ? La voix de ce griot des temps modernes, chaleureuse et façonnée par cet accent dont je ne me suis jamais lassé ; les tenues colorées à outrance qui marquent pourtant un réel raffinement, celui de la Sape, la Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes ; la culture et la beauté de l’écriture de celui qui enseigne aujourd’hui la littérature africaine d’expression francophone à l’université de Californie, tout pousse à connaître ou à faire connaître Alain Mabanckou. Avec Rumeurs d’Amérique, l’auteur tient comme un carnet de notes, de réflexions diverses sur ce qui fait sa vie, son quotidien américain. Il nous raconte ses journées, son appartement qu’on imagine volontiers luxueux dans un immeuble du Mid-Wilshire à Los Angeles, où tous ses voisins sont coréens. De son balcon où il s’est entouré de plantes, il rédige ses notes manuscrites, évoque tour à tour sa précédente université dans le Michigan, la classe à laquelle il enseigne à l’UCLA, ses amis qui viennent lui rendre visite à L.A.,... Comment passer à côté d’Alain Mabanckou, de ses livres que l’on ne compte plus et qui évoquent tour à tour le Congo-Brazzaville de son enfance, le Paris de sa littérature, l’Amérique de son exode professionnelle ? La voix de ce griot des temps modernes, chaleureuse et façonnée par cet accent dont je ne me suis jamais lassé ; les tenues colorées à outrance qui marquent pourtant un réel raffinement, celui de la Sape, la Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes ; la culture et la beauté de l’écriture de celui qui enseigne aujourd’hui la littérature africaine d’expression francophone à l’université de Californie, tout pousse à connaître ou à faire connaître Alain Mabanckou. Avec Rumeurs d’Amérique, l’auteur tient comme un carnet de notes, de réflexions diverses sur ce qui fait sa vie, son quotidien américain. Il nous raconte ses journées, son appartement qu’on imagine volontiers luxueux dans un immeuble du Mid-Wilshire à Los Angeles, où tous ses voisins sont coréens. De son balcon où il s’est entouré de plantes, il rédige ses notes manuscrites, évoque tour à tour sa précédente université dans le Michigan, la classe à laquelle il enseigne à l’UCLA, ses amis qui viennent lui rendre visite à L.A., ses fils restés à Paris qui ne viennent jamais le voir, l’acquisition de son nouveau chiot, etc. Il y a une certaine forme de légèreté dans ce quotidien privilégié, de bourgeois bohème d’outre-Atlantique, qui m’a parfois mis mal à l’aise. Bien sûr, Mabanckou évoque rapidement le rejet dont les africains sont victimes de la part des afro-américains, dépeint la violence des gangs, des règlements de comptes entre rappeurs, des tueries de masse qui gangrènent le pays, d’une misère qu’il observe quotidiennement devant la station service de son quartier où là-bas, de l’autre côté du périphérique, à deux pas de son quartier tranquille. Mais ce rapport à l’argent, cette aisance exhibée m’a parfois gêné : ces deux cents dollars glissés à un ami qui susurre être en difficulté, cette serrure à six cents dollars, ces sandwichs achetés vainement à un mendiant véhément, ces chaussures à trois cents dollars qu’un neveu réclame au pays, cette contravention qu’on règle en faisant un gros chèque au tribunal, était-ce bien nécessaire de s’y alanguir ? Si le récit reste malgré tout intéressant pour sa forme de chroniques intérieures d’un non américain en Amérique, ce regard sur les élections, sur l’épidémie qui commence à toucher le pays dans les dernières pages du récit, sur les désordres qui touchent le pays sont traités avec une apparente nonchalance qui m’a laissé sur ma faim. Pas de quoi gâcher ma lecture, mais une forme de frustration néanmoins.
    Lire la suite
    En lire moins
  • bellonchristophe Posté le 26 Octobre 2020
    Alain mabanckou nous plonge dans l'Amérique son Amérique.. C'est mon premier roman de l'auteur et j'ai hâte de découvrir les autres romans. Des chapitres cours très fluide et une belle découverte mais j'aurais aimé bien plus...
  • Clytemnestre Posté le 9 Octobre 2020
    C'est agréable à lire, de courts chapitres, quelques réflexions intéressantes... mais ce récit ne m'a pas emportée. Il manque de sensibilité et de créativité, il est presque trop factuel.
  • Tanvyeboyo Posté le 2 Octobre 2020
    ‘Rumeurs des beaux quartiers de Los Angeles’ serait un titre plus précis, mais l’on ne va pas reprocher à Alain Mabanckou de nous livrer un titre qui ne serait pas aussi intéressant que ce texte. Je n’ai pas lu de romans de Mabanckou, mais je sais le prestige dont il jouit et que son œuvre et ses prises de positions font de lui un écrivain et intellectuel francophone de premier plan. Or il vit depuis 15 années aux Etats-Unis et y enseigne désormais la littérature francophone. Il ne parait pas ressembler à beaucoup d’auteurs français contemporains, mais à son ami et équivalent haïtien, résidant lui à Montréal, Dany Laferrière. Equivalent, sinon sur l’œuvre, mais plutôt quant à son positionnement dans le monde francophone des lettres. Mabanckou est donc un véritable Sapeur congolais (Sape : société d’ambianceurs et de personnes élégantes, comme à Brazzaville ou Kinshasa), mais aussi un citoyen français très intégré, depuis de longues années, dans le microcosme parisien en tant que figure du Paris africain (M° Château Rouge) et membre depuis 2016 du Collège de France. Les rumeurs du titre sont environ 50 vignettes sur 250 pages, parfois très courtes, parfois une dizaine de pages, sur sa vie à LA.... ‘Rumeurs des beaux quartiers de Los Angeles’ serait un titre plus précis, mais l’on ne va pas reprocher à Alain Mabanckou de nous livrer un titre qui ne serait pas aussi intéressant que ce texte. Je n’ai pas lu de romans de Mabanckou, mais je sais le prestige dont il jouit et que son œuvre et ses prises de positions font de lui un écrivain et intellectuel francophone de premier plan. Or il vit depuis 15 années aux Etats-Unis et y enseigne désormais la littérature francophone. Il ne parait pas ressembler à beaucoup d’auteurs français contemporains, mais à son ami et équivalent haïtien, résidant lui à Montréal, Dany Laferrière. Equivalent, sinon sur l’œuvre, mais plutôt quant à son positionnement dans le monde francophone des lettres. Mabanckou est donc un véritable Sapeur congolais (Sape : société d’ambianceurs et de personnes élégantes, comme à Brazzaville ou Kinshasa), mais aussi un citoyen français très intégré, depuis de longues années, dans le microcosme parisien en tant que figure du Paris africain (M° Château Rouge) et membre depuis 2016 du Collège de France. Les rumeurs du titre sont environ 50 vignettes sur 250 pages, parfois très courtes, parfois une dizaine de pages, sur sa vie à LA. Il y est question de ce qu’il relève de la vie quotidienne de sa nouvelle ville, des échanges avec la famille en France ou au Congo, de ses voisins et amis, de ses souvenirs d’Afrique, de ses vêtements de Sapeur fier qui détonnent à Santa Monica et au Mid-Wilshire, de ses quartiers sur place, de la situation des Afro-américains et leur riche littérature. J’ai particulièrement aimé ses récits d’interactions avec Pia Petersen, cette autre figure de la littérature francophone, venue d’ailleurs et désormais habitant, elle aussi, à LA. On ne s’ennuie pas en compagnie Alain Mabanckou et si j’ai choisi ce livre pour voir une vision décalée de l’Amérique, et j’y suis servi, je l’ai terminé en voulant en savoir davantage sur son auteur et son univers sur trois continents. Ses étudiants à UCLA ne se trompent pas, il s’agit d’un grand écrivain et d’un digne représentant de la langue française, grand idiome d’Afrique. En effet, si l’Amérique a fait sien l’anglais, l’Afrique, menée par les plus de 100 millions de Congolais des anciennes rives française et belge du grand fleuve, a bien en main l’avenir de la langue de Molière et de Mabanckou.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Natalivre Posté le 24 Septembre 2020
    L'auteur, depuis son balcon d'un quartier de Los Angeles qu'il habite depuis peu, ayant passé plus d'une dizaine d'année à Santa Monica, ville qu'il adore mais qui sans doute manque de métissage, écrit sur son Amérique. Dans ce livre, je me suis sentie comme une abeille qui butine ici ou là ou une poule qui picore par ci par là. Je me suis promenée dans l'Amérique de Mabanckou. Au gré des chapitres, on croise, entre autre, le boxeur Mohamed Ali, les écrivains James Baldwin et Ernest J. Gaine, le basketteur Kobe Bryant, ou encore des rappeurs. Un chapitre est consacré à une discussion qu'il a avec son fils Boris autour du rap. Un autre nous fait rencontrer son amie Pia Petersen, écrivaine danoise et un peu plus loin, ce sera Rokaya Diallo qui lui rend visite et dont il retranscrit certains souvenirs. Beaucoup de sujets sont abordés, notamment l'alimentation, la politique, la condition physique, Hallowen (qu'il déteste), le Boston terrier, la mode vestimentaire et les Sapeurs, le rap, le sport où à défaut de suivre les matchs de football non retransmis aux Etats-Unis, il s'est rabattu sur le basket et supporte ardemment l'équipe des Lakers. Puis à la fin,... L'auteur, depuis son balcon d'un quartier de Los Angeles qu'il habite depuis peu, ayant passé plus d'une dizaine d'année à Santa Monica, ville qu'il adore mais qui sans doute manque de métissage, écrit sur son Amérique. Dans ce livre, je me suis sentie comme une abeille qui butine ici ou là ou une poule qui picore par ci par là. Je me suis promenée dans l'Amérique de Mabanckou. Au gré des chapitres, on croise, entre autre, le boxeur Mohamed Ali, les écrivains James Baldwin et Ernest J. Gaine, le basketteur Kobe Bryant, ou encore des rappeurs. Un chapitre est consacré à une discussion qu'il a avec son fils Boris autour du rap. Un autre nous fait rencontrer son amie Pia Petersen, écrivaine danoise et un peu plus loin, ce sera Rokaya Diallo qui lui rend visite et dont il retranscrit certains souvenirs. Beaucoup de sujets sont abordés, notamment l'alimentation, la politique, la condition physique, Hallowen (qu'il déteste), le Boston terrier, la mode vestimentaire et les Sapeurs, le rap, le sport où à défaut de suivre les matchs de football non retransmis aux Etats-Unis, il s'est rabattu sur le basket et supporte ardemment l'équipe des Lakers. Puis à la fin, le coronavirus fait son entrée, of course, ainsi que Dany Laferrière, qui clôt ce roman, non, ces rumeurs (dixit l'auteur). Souvent, j'ai eu l'impression qu'Alain Mabanckou cherchait à rééquilibrer la balance raciale qui penche encore significativement du côté blanc en mentionnant et mettant en exergue un grand nombre de personnalités noires, connues ou non. Il évoque également les rapports quelquefois nuageux entre les Noirs Américains et les Noirs Africains, comme en témoigne cette phrase prononcée par le père d'une ex petite amie "Non seulement ils nous ont vendus, mais en plus ils veulent épouser nos filles !". Au final, j'ai passé un agréable moment de lecture en compagnie de Mabanckou qui au fil de courts chapitres et avec un regard quelque peu décalé, son regard, m'a fait pénétrer, sur la pointe des pieds, son Amérique tantôt à travers des anecdotes privées, tantôt au travers de l'actualité du moment ou d'évènements passés. Un patchwork de situations oscillant entre le sérieux, le futile et la légèreté, toujours avec élégance. Merci à Babelio et aux éditions Plon pour ces rumeurs reçues dans le cadre d'une opération masse critique.
    Lire la suite
    En lire moins
INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER PLON
Recevez toutes nos actualités : sorties littéraires, signatures, salons…

Lisez maintenant, tout de suite !

  • Sélection
    Lisez

    Rentrée littéraire 2020 : partez à la découverte de nos romans français

    Plus que jamais, la rentrée littéraire 2020 est l'occasion de célébrer ensemble le plaisir de la lecture. Côté domaine français, nos éditeurs ont retenu 20 romans, autant de pépites qui invitent à l'évasion et au questionnement. Auteurs confirmés et primo romanciers se croisent et se rejoignent pour vous raconter des histoires singulières et inoubliables. Bonne(s) découverte(s) !

    Lire l'article