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EAN : 9782221197646
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 324
Format : 1 x 215 mm
Sorties de secours
François Hollande (préface de)
Date de parution : 02/11/2017
Éditeurs :
Robert Laffont

Sorties de secours

François Hollande (préface de)
Date de parution : 02/11/2017

« Elle aurait pu garder son chagrin pour elle et chercher une sortie en solitaire. Elle a choisi un autre destin. Porter à la fois le souvenir des morts et...

« Elle aurait pu garder son chagrin pour elle et chercher une sortie en solitaire. Elle a choisi un autre destin. Porter à la fois le souvenir des morts et la parole des vivants. Se battre, pour la dignité. » François Hollande.
Le 13 novembre 2015, au Bataclan, Caroline Langlade...

« Elle aurait pu garder son chagrin pour elle et chercher une sortie en solitaire. Elle a choisi un autre destin. Porter à la fois le souvenir des morts et la parole des vivants. Se battre, pour la dignité. » François Hollande.
Le 13 novembre 2015, au Bataclan, Caroline Langlade est l’une des quarante personnes qui vont se retrouver otages des terroristes dans une loge de sept mètres carrés pendant plus de trois heures d’une attente effroyable. Elle en sort vivante, mais « bien amochée », comme elle dit pudiquement. Un mois plus tard, avec d’autres rescapés, elle fonde l’association Life for Paris, qui va regrouper plus de sept cents victimes du 13 Novembre. Parce que « aider les autres, c’est s’aider soi-même ». Et il y a tant à faire pour guérir les blessures visibles ou invisibles de cette nuit en enfer… Sur le parcours de prise en charge, la reconnaissance des droits, les devoirs de l’État envers les victimes d’hier et, potentiellement, celles de demain.
Comment réapprendre à vivre quand on a ainsi fait face à la mort ? Du sidérant huis clos pendant l’attaque au combat quotidien que mène cette jeune femme hors norme, depuis, voici un témoignage d’une rare intensité. Cash, rock et généreux, il est aussi une magnifi que histoire de solidarité. De celles, fragiles mais portées par un coeur énorme, qui redonnent foi en l’humanité.

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EAN : 9782221197646
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 324
Format : 1 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • DODONONO Posté le 10 Mars 2022
    « CE QUI M’IMPORTE, APRES LE 13 NOVEMBRE, C’EST DE REPARER LES VIVANTS. » Cette phrase choc figurant sur la première de couverture du livre de Caroline Langlade résume à elle seule, tout le combat de l’auteure après les horribles attentats du 13 Novembre 2015, dans plusieurs lieux de la capitale, afin de faire reconnaître les droits de tous ceux qui ont souffert au cours de cette nuit terrible, et de leur attribuer le statut de victime. Caroline Langlade est restée cloîtrée pendant plus de trois heures dans une loge minuscule du Bataclan avec une quarantaine de personnes, séparés de l’un des terroristes par une simple porte. Je ne veux pas me substituer à elle pour raconter cette nuit de terreur, pour cela, il faut lire ce livre. Mais, après le récit poignant de ces heures d’angoisse, ou les décisions, les actions et les pensées de chacun se mélangent, dans un indicible combat suspendu entre la vie et la mort, Caroline nous livre les longues batailles qu’elle a dû mener pour se reconstruire elle-même, mais aussi et surtout pour aider les autres victimes. Les lendemains sont effroyables... « CE QUI M’IMPORTE, APRES LE 13 NOVEMBRE, C’EST DE REPARER LES VIVANTS. » Cette phrase choc figurant sur la première de couverture du livre de Caroline Langlade résume à elle seule, tout le combat de l’auteure après les horribles attentats du 13 Novembre 2015, dans plusieurs lieux de la capitale, afin de faire reconnaître les droits de tous ceux qui ont souffert au cours de cette nuit terrible, et de leur attribuer le statut de victime. Caroline Langlade est restée cloîtrée pendant plus de trois heures dans une loge minuscule du Bataclan avec une quarantaine de personnes, séparés de l’un des terroristes par une simple porte. Je ne veux pas me substituer à elle pour raconter cette nuit de terreur, pour cela, il faut lire ce livre. Mais, après le récit poignant de ces heures d’angoisse, ou les décisions, les actions et les pensées de chacun se mélangent, dans un indicible combat suspendu entre la vie et la mort, Caroline nous livre les longues batailles qu’elle a dû mener pour se reconstruire elle-même, mais aussi et surtout pour aider les autres victimes. Les lendemains sont effroyables pour toutes les victimes. Des vies arrachées à leur proches, des corps brisés, des heures d’angoisses pour les proches sans nouvelles et les autres, ceux dont les corps sont intacts, mais dont les sphères psychiques sont détruites. Il faut aider toutes ses victimes, et faire reconnaître leurs droits, devant une machine administrative et politique complexe et parfois implacable. De ce combat des victimes du 13 novembre est née l’association « life for Paris », dont Caroline a été l’une des co-fondatrices. Le bilan de ces attentats est effroyable : 130 personnes décédées et plus de 300 blessés, mais aussi tous les autres, ceux dont les blessures sont invisibles mais bien réelles. « Life for Paris », avait pour but de faire aussi reconnaître la douleur de ceux qui souffrent dans leur tête, mais aussi des familles qui ont attendus pendant des heures, des nouvelles de leurs proches les yeux rivés sur leur téléphone, ou encore de tous ceux qui pendant des jours ont courus d’hôpital en hôpital pour retrouver l’un des leurs. Ce livre est plein d’humanité et de générosité, mais Caroline Langlade, met aussi l’accent sur les travers les plus bas de certains êtres humains, qui n’ont pas hésité à se faire passer pour des victimes en faisant tous les plateaux télé et les émissions de radio. Il faut lire ce livre témoignage, et le long combat de cette jeune femme pour se reconstruire et reconstruire les autres. Il est écrit avec beaucoup de franchise, de tendresse de générosité et malgré quelques doutes, il est le fruit d’une détermination sans faille.
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  • Ichirin-No-Hana Posté le 19 Avril 2018
    Sortie de secours est un livre important. Véritable témoignage de l’auteure, ce livre évoque les attentats du 13 novembre notamment les événements du Bataclan où Caroline Langlade est restée, pendant de longues heures, cachée avec une trentaine de personnes dans une loge pendant que les terroristes tuaient le plus de monde possible juste derrière la porte. L’auteure racontera très rapidement cet événement (pas besoin d’une centaine de pages pour comprendre l’horreur) pour réellement se pencher sur l’après : la difficulté de reprendre une vie normale, de se reconstruire. Caroline Langlade se penchera également d’autres victimes souvent oubliées : les familles des survivants qui ont vécu des heures affreuses. Et oui, car malgré leur « chance », il est difficile de se remettre psychologiquement de cette attente et de cette peur qui finalement ne disparaitra plus. L’auteure se penchera également sur les profiteurs de ces événements, notamment ceux qui se font passer pour de fausses victimes pour espérer toucher une indemnité. Chose que je ne pensais pas capable l’humain, naïve que j’étais. Avec une écriture brute et qui transpire l’émotion, Caroline Langlade nous partage son quotidien difficile et son envie d’aider les autres, ceux qui ont vécu le pire comme elle.... Sortie de secours est un livre important. Véritable témoignage de l’auteure, ce livre évoque les attentats du 13 novembre notamment les événements du Bataclan où Caroline Langlade est restée, pendant de longues heures, cachée avec une trentaine de personnes dans une loge pendant que les terroristes tuaient le plus de monde possible juste derrière la porte. L’auteure racontera très rapidement cet événement (pas besoin d’une centaine de pages pour comprendre l’horreur) pour réellement se pencher sur l’après : la difficulté de reprendre une vie normale, de se reconstruire. Caroline Langlade se penchera également d’autres victimes souvent oubliées : les familles des survivants qui ont vécu des heures affreuses. Et oui, car malgré leur « chance », il est difficile de se remettre psychologiquement de cette attente et de cette peur qui finalement ne disparaitra plus. L’auteure se penchera également sur les profiteurs de ces événements, notamment ceux qui se font passer pour de fausses victimes pour espérer toucher une indemnité. Chose que je ne pensais pas capable l’humain, naïve que j’étais. Avec une écriture brute et qui transpire l’émotion, Caroline Langlade nous partage son quotidien difficile et son envie d’aider les autres, ceux qui ont vécu le pire comme elle. J’ai eu l’occasion de rencontrer cette femme. A travers un regard meurtri qui a vu des choses inimaginables, on ressent vraiment la sincérité et l’immense générosité de cette femme. Une rencontre et un témoignage que je n’oublierais pas.
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  • Ptitelilie Posté le 23 Février 2018
    Ce récit, paru en novembre dernier, est un témoignage fort de ce qu’ont vécu des centaines de personnes dans la soirée du 13 novembre 2015. Caroline Langlade était au Bataclan. Elle devait être dans la fosse mais est finalement montée au balcon…. Comme quoi, la vie tient à peu de choses. En effet, quand l’attaque a commencé, elle a pu, avec 40 autres personnes, s’enfermer dans une loge et ils en sont tous sortis vivants…. Enfin vivants, si on peut dire. Après la lecture de ce témoignage, je ne regarde plus du tout les survivants de ce soir-là du même œil. Ils ont vécu l’enfer pendant près de 3h, ils ont assisté à de véritables scènes de guerre et on leur a même reproché d’être vivants !! Caroline Langlade explique donc les démarches compliquées pour les survivants, de la difficulté à obtenir le statut de victimes pour les vivants, pour les familles, ou même les difficultés pour les forces de l’ordre à faire face à cette situation et à l’après. Ce témoignage, l’auteure l’a écrit avec son cœur et ça se sent. Plusieurs fois, j’ai senti les larmes couler. Ce soir-là, comme beaucoup de Français, j’étais devant ma télé à... Ce récit, paru en novembre dernier, est un témoignage fort de ce qu’ont vécu des centaines de personnes dans la soirée du 13 novembre 2015. Caroline Langlade était au Bataclan. Elle devait être dans la fosse mais est finalement montée au balcon…. Comme quoi, la vie tient à peu de choses. En effet, quand l’attaque a commencé, elle a pu, avec 40 autres personnes, s’enfermer dans une loge et ils en sont tous sortis vivants…. Enfin vivants, si on peut dire. Après la lecture de ce témoignage, je ne regarde plus du tout les survivants de ce soir-là du même œil. Ils ont vécu l’enfer pendant près de 3h, ils ont assisté à de véritables scènes de guerre et on leur a même reproché d’être vivants !! Caroline Langlade explique donc les démarches compliquées pour les survivants, de la difficulté à obtenir le statut de victimes pour les vivants, pour les familles, ou même les difficultés pour les forces de l’ordre à faire face à cette situation et à l’après. Ce témoignage, l’auteure l’a écrit avec son cœur et ça se sent. Plusieurs fois, j’ai senti les larmes couler. Ce soir-là, comme beaucoup de Français, j’étais devant ma télé à angoisser devant la tragédie qui se tenait devant nos yeux. Et pourtant, quand on lit le témoignage de survivants, on se rend compte que ce que nous avons ressenti n’est rien à côté de ce qu’ils ont vécu. Ce que j’ai particulièrement trouvé intéressant, c’est toute la partie sur l’après. Comment l’administration peut-elle penser qu’un survivant d’une telle attaque est en bonne santé ?? Au-delà des blessures physiques et psychologiques liées à l’attentat, il semble évident que nombre de survivants souffrent désormais de nombreux maux car comme l’a dit Caroline Langlade, ce soir-là, ils ont tous vieillis de plusieurs années ; ils sont « désormais des vieux dans des corps de jeunes ». Le combat de Caroline et Maureen, et tous les autres, pour la reconnaissance du statut de victimes, pour la prise en compte de la douleur des familles et tous les efforts pour essayer d’aller mieux ensemble est tout simplement démentiel et on ne peut qu’être admiratif de tout ce qui a été fait par l’association « Life for Paris ». Au fil des pages, on suit ce long chemin qu’a emprunté l’auteure et on ne peut qu’être abasourdie par la difficulté des démarches à suivre et l’incompréhension, parfois, de ceux qui n’ont pas vécu cette soirée de l’intérieur. J’ai halluciné lorsqu’elle nous explique que des fausses victimes étaient entrées dans l’association. Comment peut-on faire cela ? Pourquoi des personnes ressentent-elles le besoin de mentir dans ces moments si terribles ? Personnellement, je me considère comme chanceuse de ne connaitre aucune victime !! Je ne pense pas que les victimes et leurs proches soient ravis ni de cette étiquette ni d’avoir vécu cette épreuve. Alors pourquoi ajouter encore à leur douleur en mentant ? Ce témoignage est donc très fort et il mérite d’être lu. La France a clairement connu un avant et un après « 13 novembre ». Pourtant, tout n’est pas fini pour les victimes de ces attentats et ce récit permet de prendre conscience de cela. Le statut de victime est encore à améliorer et leur accompagnement est encore un long parcours du combattant. Je recommande cette lecture à tous les amateurs de témoignages de faits d’actualité. Mais ne prenez pas cette lecture à la légère : ce témoignage est fort en émotion et ne vous laissera sûrement pas de marbre. « On ne se prépare pas à l’horreur, elle s’impose à vous. Il reste aujourd’hui à composer avec elle dans nos vies ».
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