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EAN : 9782232145209
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 153 x 240 mm
The Big Sea
une autobiographie
Date de parution : 23/09/2021
Éditeurs :
Seghers

The Big Sea

une autobiographie

Date de parution : 23/09/2021
« La littérature est une grande mer où nagent toutes sortes de poissons. J’y ai jeté mes filets. Et je continue de pêcher. » Ecrite en 1940, publiée par Seghers en 1947, l’autobiographie du grand poète noir américain Langston Hughes est à redécouvrir, en même temps que son auteur, un écrivain majeur et méconnu en France.
Langston Hughes (1901-1967) est un auteur majeur du xxe siècle : premier poète africain-américain à introduire le blues puis le jazz dans la poésie, il a considérablement influencé le développement... Langston Hughes (1901-1967) est un auteur majeur du xxe siècle : premier poète africain-américain à introduire le blues puis le jazz dans la poésie, il a considérablement influencé le développement de la culture dans le Nouveau Monde. Dans son autobiographie, écrite en 1940, et traduite en France aux éditions Seghers dès 1947,... Langston Hughes (1901-1967) est un auteur majeur du xxe siècle : premier poète africain-américain à introduire le blues puis le jazz dans la poésie, il a considérablement influencé le développement de la culture dans le Nouveau Monde. Dans son autobiographie, écrite en 1940, et traduite en France aux éditions Seghers dès 1947, il raconte sa jeunesse aventureuse et la naissance de sa vocation d’écrivain.
The Big Sea est un document exceptionnel sur une décennie d’une folle liberté, les Roaring Twenties, et son effervescence dans le domaine des arts, sur la lutte pour les droits civiques et le sort des intellectuels et des artistes noirs aux États-Unis au début du siècle dernier, sur le Harlem du jazz et la « Renaissance noire », sur le Paris nocturne des cabarets de Montmartre…
Une œuvre littéraire pleine de vie, de style, de drôlerie et de beauté, à redécouvrir aujourd’hui
dans une traduction revue.

« Je lis The Big Sea et j’ai tant de plaisir,
vous ne pouvez pas imaginer ! »
Nina Simone

« Le livre à lire cette année. » Newsweek
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EAN : 9782232145209
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 153 x 240 mm

Ils en parlent

L'autobiographie exceptionnelle
Frédéric Rousel / Libération

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • BandiFuyons Posté le 18 Février 2022
    " Je lis The Big Sea et j'ai tant de plaisir, vous ne pouvez pas imaginer ! " Nina Simone. C'est très exactement cela, une joie pure de lecture. Des heures de plaisir. Une autobiographie fluide, poétique et politique. Un texte de 442 pages, structuré en trois parties, elles-mêmes découpées en chapitres très courts. De la concision dans un texte long. Le sens de la formule pour clôturer chaque chapitre est saisissante. Le récit s'ouvre sur une scène où Hughes, déçu de l'université, lance ses livres à la mer. Après avoir longtemps pensé que la littérature était plus importante que les relations humaines, il en revient, se déleste de ses ouvrages et embarque sur un bateau. Plus tard il dira dans son récit que "la littérature est une grande mer où grouillent des poissons de toutes sortes. J'y ai jeté mes filets et retiré ma pêche". En exergue, la même citation est reprise mais le mot "littérature" est remplacé par "vie". Il s'agit de retours confondus et incessants entre la vie et la littérature. Entre des textes abandonnés puis des mots repêchés dans des filets. Entre les fêtes et la sociabilité de la vie de la nuit et le retrait dans l'écriture et... " Je lis The Big Sea et j'ai tant de plaisir, vous ne pouvez pas imaginer ! " Nina Simone. C'est très exactement cela, une joie pure de lecture. Des heures de plaisir. Une autobiographie fluide, poétique et politique. Un texte de 442 pages, structuré en trois parties, elles-mêmes découpées en chapitres très courts. De la concision dans un texte long. Le sens de la formule pour clôturer chaque chapitre est saisissante. Le récit s'ouvre sur une scène où Hughes, déçu de l'université, lance ses livres à la mer. Après avoir longtemps pensé que la littérature était plus importante que les relations humaines, il en revient, se déleste de ses ouvrages et embarque sur un bateau. Plus tard il dira dans son récit que "la littérature est une grande mer où grouillent des poissons de toutes sortes. J'y ai jeté mes filets et retiré ma pêche". En exergue, la même citation est reprise mais le mot "littérature" est remplacé par "vie". Il s'agit de retours confondus et incessants entre la vie et la littérature. Entre des textes abandonnés puis des mots repêchés dans des filets. Entre les fêtes et la sociabilité de la vie de la nuit et le retrait dans l'écriture et la poésie. Langston Hughes a l'écriture médicale, celle qui ne vient que quand il ne va pas bien. Il a l'art de dépeindre les personnages secondaires. En quelques lignes, ils prennent vie. [masquer] Parmi toutes les personnes qu'il rencontre, de son père détesté aux marins allumés, la relation que j'ai préférée est celle qu'il entretient avec une mécène. Une femme âgée très riche, pleine d'esprit et de charme. le don d'argent a un prix. Rien n'est jamais vraiment gratuit. Même si Hughes est reconnaissant de l'attention matérielle qu'il a reçue, il est lucide sur le prix de la liberté. Il dit "Une immense fortune avait donné à une femme qui voulait se montrer généreuse les moyens d'agir à sa guise, une puissance dont elle ne réalisait pas elle-même l'étendue. Elle avait le pouvoir de diriger la vie des autres, de les tirer de la misère et les y laisser retomber quand et comme bon lui semblait". C'est ce qui arriva. Elle fut déçue d'un poème qu'elle ne jugeait pas suffisamment "primitif". Mais Hughes ne sentait pas palpiter en lui les rythmes du monde primitif. S'il avait aimé frôler les terres d'Afrique et aimé sentir le rythme du continent, il n'était "qu'un Noir d'Amérique". Pour être lui-même, il dut se défaire de l'autre. L'honnêteté des confidences a éveillé de fortes émotions de lecture. J'ai rarement lu avec autant de lucidité, l'impact que pouvait avoir sur le corps, les chocs mentaux. La séparation avec sa mécène le plonge dans une léthargie malade. Jusqu'à croire qu'il va mourir. La colère et la violence de la société le rendent physiquement malade. Cela m'a rappelé une partie d'un autre livre plus récent de Maggie Nelson que je lisais en parallèle et qui disait "une militante du mouvement Black Lives Matter dévastée par la mort de son frère aux mains de la police tombe dans le coma suite à une crise d'asthme et meurt à vingt-sept". On peut mourir de tristesse. Plus que les médecins qui ont pris son argent sans vergogne, je crois que la littérature et l'écriture l'ont sauvé. Transcrire des choses compliquées avec simplicité est un exercice difficile que Langston Hughes réussit très bien. le racisme américain et les luttes de classe sont décrites avec précision et subtilité. Une scène en mer m'a bouleversée. Si bien que j'ai arrêté net ma lecture avant de la reprendre le lendemain. le chapitre s'appelle tristement "Passe-temps de matelots". Il y décrit les habituent des marins quand ils accostent et reçoivent une avance. de l'alcool et des prostituées. Une fois, bloqué sur l'eau depuis une semaine, deux petites filles ramèrent jusqu'à leur bateau espérant gagner un peu d'argent. Ils s'échangent la jeune fille. La suite est décrite comme ça : "Chaque fois qu'un homme la quittait, la petite fille africaine disait : "Argent ! "Mais personne n'avait un centime. Finalement, je ne pus plus supporter de l'entendre crier : "Argent!", et je retournai à ma cabine. Mais les autres y passèrent la nuit." Je crois que j'aurais espéré qu'il fasse autre chose que de détourner la tête. Je mets toujours trop d'espoir dans les figures littéraires. Il est retourné dans sa cabine, j'ai refermé le livre. Il a le mérite de ne pas s'être inventé un rôle héroïque. Et cet extrait montre encore que, dans les inégalités qui jonchent le monde, celles qui s'abattent sur les filles pauvres sont d'une violence inouïe. A aucun moment le mot viol n'est écrit, ils étaient pourtant trente marins. C'est la première fois que je lis le récit d'un viol vu par un homme qui y participe, ne serait-ce qu'en tant que spectateur. C'est dérangeant. (dérangeant est un euphémisme, je ne sais pas encore très bien intellectualiser ou décrire l'émotion ressentie à la lecture de ce passage). [/masquer] Ce livre d'une vaste aventure est très certainement le meilleur texte que je lirai cette année. Je vais le poser juste à coté de Mais leurs yeux dardaient sur Dieu de Zora Neale Hurston. Et j'y replongerai certainement pour le rythme du Jazz et les descriptions de Harlem. Demain j'irais acheter sa poésie traduite où il parle des fleuves vieux comme le monde.
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  • thierrygibert Posté le 26 Décembre 2021
    Langston Hughes est un poète noir américain peu connu en France mais son autobiographie de jeunesse (elle s'arrête alors qu'il décide de vivre de sa plume) est une plongée dans les Etats-Unis, et notamment dans sa communauté noire, du début du XXe siècle jusqu'aux années 1930 de la Grande Dépression. Hughes nous fait revivre son cette époque, aux Etats-Unis mais aussi au Mexique, à Paris, ou en Italie, et partage ses réflexions sur la situation des noirs dans ces différents pays. Une vraie découverte dont l'apogée est sans doute la description de la Black Renaissance à Harlem dans les années 20 autour des artistes noirs qui marqueront le culture mondiale.
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