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Presses de la cité
EAN : 9782258194045
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 140 x 225 mm
Nouveauté

Tomber du ciel

Date de parution : 17/09/2020
Avec un regard plein de finesse et d’humanité, Caroline Tiné nous plonge dans un étrange huis clos.
 
« J’ai cessé d’être hôtesse il y a un an pour me mettre à écrire et me sortir des poisons de la tête. Seulement en avion. La nuit dans le ciel me chuchote les mots effacés dans l’enfance. Et l’odeur du feutre des fauteuils imprégnés de strates d’intimité et de... « J’ai cessé d’être hôtesse il y a un an pour me mettre à écrire et me sortir des poisons de la tête. Seulement en avion. La nuit dans le ciel me chuchote les mots effacés dans l’enfance. Et l’odeur du feutre des fauteuils imprégnés de strates d’intimité et de vies inconnues me rapproche d’une humanité dont j’essaie de pénétrer les secrets. »
 
Vol de nuit Paris-Singapour à bord d’un Airbus A380. Talitha se met dans sa bulle. A son côté, une adolescente très particulière. Plus loin, une femme fait le deuil d'amours malheureuses et cajole son chien minuscule. Dans le cockpit, le copilote est en proie à ses démons. Et l’homme sans âge, Anil Shankar, qui revient de son ashram, est prêt pour le dernier voyage.
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EAN : 9782258194045
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 192
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Un huit-clos original, suspendu hors du temps et du monde, dans un roman court, dense et intense. D’un avion, nul ne peut s’échapper, ni échapper à ses propres pensées ; l’atmosphère d’un long-courrier est merveilleusement rendue par la plume de Caroline Tiné, et donne presque envie de s’embarquer, nous aussi, dans cet avion qui désormais ne volera plus. Car ce roman est aussi une déclaration d’amour au modèle A380, dont la production s’est arrêtée ce printemps, et au personnel qui y navigue et consacre une bonne partie de sa vie.
C’est un roman original qui nous emmène loi au-dessus des nuages, dans les angoisses et des tourments de ses hôtesse, copilote ou passagers… »
Bernadette de Labarthe / Librairie La Procure de Rouen

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • SansSucreSansSel Posté le 12 Novembre 2020
    Premier roman lu pendant ce reconfinement et roman qui m’a tiré d’une panne de lecture qui compromettait dangereusement mes plans - de chill dans un plaid avec un bon livre à la main - quand « Tomber du ciel » est entré dans ma vie. C’est un roman qui m’a beaucoup plu. J’ai beaucoup aimé le cadre ; un avion qui représente à fois la liberté totale en garantissant un enfermement total aussi. Les personnages sont atypiques et j’ai beaucoup aimé leurs petits détails à chacun. C’est un huis-clos comme j’en ai peu lu, qui pour le coup n’est pas angoissant. Je l’ai vécu comme une parenthèse de douceur, bercée dans les airs aux côté de Talitha qui m’a semblé avoir la situation en main tout du long. La seule chose qui m’a manqué je pense ce sont les dialogues. En dehors de ça je me suis laissée porter par ce vol peu importe la tournure que les évènements pouvaient prendre. Encore merci aux éditions @pressedelacite pour cet envoi, comme chaque roman que vous m’envoyez c’est un joli roman qui frôle le coup de coeur.
  • hcdahlem Posté le 30 Septembre 2020
    Huis-clos à 10700 mètres Version moderne de l’unité de lieu, Caroline Tiné a imaginé avec «Tomber du ciel» un huis-clos à bord d’un A-380. Introspection, rebondissements et étonnant épilogue à la clé. C'est une histoire de ciel. De ce ciel où est partie bien trop tôt la mère de la narratrice, la laissant avec la nostalgie de son parfum, ses robes indiennes et sa liberté. De ce ciel dont elle imaginait tomber quand elle était enfant, après la séparation de ses parents. Elle devait alors prendre l'avion seule pour rejoindre la côte ouest où vivait désormais son père, augmentant sa peine et son désarroi. De ce ciel aussi qu'elle a choisi de dompter en devenant hôtesse de l'air, préférant une vie dans les nuages à cette terre ingrate: «Désormais, quand je vole, je deviens avion. Et je déguste ce moment privilégié où le relief cède la place au rien. Être si près du ciel m’a permis de comprendre qu’on ne peut pas tout comprendre. Que l’infini existe ». C’est enfin de ce ciel qu’elle veut faire entendre sa voix. Elle a pris l’habitude d’écrire sur son ordinateur portable quand elle est au-delà des nuages et elle va profiter des quelque treize heures... Huis-clos à 10700 mètres Version moderne de l’unité de lieu, Caroline Tiné a imaginé avec «Tomber du ciel» un huis-clos à bord d’un A-380. Introspection, rebondissements et étonnant épilogue à la clé. C'est une histoire de ciel. De ce ciel où est partie bien trop tôt la mère de la narratrice, la laissant avec la nostalgie de son parfum, ses robes indiennes et sa liberté. De ce ciel dont elle imaginait tomber quand elle était enfant, après la séparation de ses parents. Elle devait alors prendre l'avion seule pour rejoindre la côte ouest où vivait désormais son père, augmentant sa peine et son désarroi. De ce ciel aussi qu'elle a choisi de dompter en devenant hôtesse de l'air, préférant une vie dans les nuages à cette terre ingrate: «Désormais, quand je vole, je deviens avion. Et je déguste ce moment privilégié où le relief cède la place au rien. Être si près du ciel m’a permis de comprendre qu’on ne peut pas tout comprendre. Que l’infini existe ». C’est enfin de ce ciel qu’elle veut faire entendre sa voix. Elle a pris l’habitude d’écrire sur son ordinateur portable quand elle est au-delà des nuages et elle va profiter des quelque treize heures de vol entre Paris et Singapour pour conclure le récit de sa vie, de ses voyages et de ses rencontres. Tout comme cet Airbus A-380 qui effectue l’un de ses derniers voyages, elle entend boucler la boucle. L’ambiance semble du reste parfaitement s’adapter à son objectif. Elle connaît très bien l’avion, mais aussi une partie de l’équipage, en particulier l’hôtesse et le co-pilote. Et son entourage semble parfaitement paisible. Mais même à plus de 10000m d’altitude, il faut se méfier des apparences… Caroline Tiné nous réserve quelque surprises, mêlant habilement l’histoire de Talitha à celles de quelques passagers qui la côtoient. Saul, le copilote, est en pleine dépression. Après avoir appris que l’avion qu’il avait appris à maîtriser à la perfection cessait son exploitation commerciale, «il s’est senti tomber du ciel, descendre aux enfers, comme une bête malade sur le point d’être achevée». Un état d’esprit loin d’être rassurant pour les passagers dont il a la charge. On imagine que Marie-Ange Leroux, spécialiste des objets d'art et des transactions dans les port-francs, est de meilleure humeur. Ne vient-elle pas de signer un contrat de travail à Singapour qui lui assure un bel avenir? Elle n’est cependant sûre de rien et, à l’image des feuilles de son contrat qui s'envolent lorsque des turbulences secouent l’appareil, son équilibre est instable. D’autant qu’elle essaie d’oublier une déception sentimentale. Sans oublier le petit chien qui voyage dans son sac à main. Leïla, assise un plus loin, observe avec avidité ses voisines. Son sport favori consistant à deviner qui se cache derrière les visages de ses voisins. Atteinte du syndrome d’Asperger, elle calcule et déduit, ira jusqu’à télécharger le contenu de l’ordinateur de Talitha pour en savoir davantage sur ce qui se trame dans cet avion et rêve de visiter le cockpit. Reste Anil Shankar, l’homme qui a pris place au bar, et qui va être victime d’un malaise alors que les turbulences s’aggravent. Autant de destins individuels désormais liés dans ce roman choral que la romancière va prendre un malin plaisir à faire ricocher de l’un à l’autre comme une boule de billard à la trajectoire de plus en plus aléatoire. Car il semble bien que toutes les tentatives faites pour reprendre le contrôle de leur existence soient vouées à l’échec. Il est vrai que tous ont quelque chose à oublier… Sans dévoiler l’épilogue de ce roman, on dira que même la destination finale du voyage sera remise en question, confirmant ce que disait Christophe Colomb il y a déjà quelques siècles: «On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où l’on va». Caroline Tiné nous en apporte ici une belle démonstration.
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  • Emysbook Posté le 25 Septembre 2020
    Si il y a quelque chose que j'aime beaucoup c'est me sentir oppressé dans un roman. Pour le coup avec le roman de Caroline Tiné on ressent vraiment cette impression tout au long de l'ouvrage. J'ai beaucoup aimé voyager au coeur du ciel avec comme seul guide authentique est sérieux ; les nuages. Car au bord de cet avion il n'y a seulement qu'eux de bien rationnel. En effet on va voyager avec divers personnages qui paraissent tous posséder un très gros grain.. Ils n'apportent rien de joyeux dans cet lecteur et offre même un côté angoissant au lecteur. C'est assez franc et danse. Aucun dialogue ne vient perturber le récit de notre protagoniste principale qui évolue au travers de cette oiseau volant comme seule observatrice des troubles de chacun. Le côté happant de ce roman vient simplement du fait que l'on se trouve dans un engin qui ne nous offre aucune possibilité quant à un éventuel échappatoire. Comment pourrait-on s'échapper de cet oiseau ? En sautant du ciel ? En prenant en otage chacun des passagers ? En prenant le contrôle de cet avion ? Il n'y a pas d'autre choix que d'abdiquer. le commandant, les hôtesses, les passagers ; peut importe qui ils soient. Ils... Si il y a quelque chose que j'aime beaucoup c'est me sentir oppressé dans un roman. Pour le coup avec le roman de Caroline Tiné on ressent vraiment cette impression tout au long de l'ouvrage. J'ai beaucoup aimé voyager au coeur du ciel avec comme seul guide authentique est sérieux ; les nuages. Car au bord de cet avion il n'y a seulement qu'eux de bien rationnel. En effet on va voyager avec divers personnages qui paraissent tous posséder un très gros grain.. Ils n'apportent rien de joyeux dans cet lecteur et offre même un côté angoissant au lecteur. C'est assez franc et danse. Aucun dialogue ne vient perturber le récit de notre protagoniste principale qui évolue au travers de cette oiseau volant comme seule observatrice des troubles de chacun. Le côté happant de ce roman vient simplement du fait que l'on se trouve dans un engin qui ne nous offre aucune possibilité quant à un éventuel échappatoire. Comment pourrait-on s'échapper de cet oiseau ? En sautant du ciel ? En prenant en otage chacun des passagers ? En prenant le contrôle de cet avion ? Il n'y a pas d'autre choix que d'abdiquer. le commandant, les hôtesses, les passagers ; peut importe qui ils soient. Ils sont les témoins de cet étrange récit ! Avec le recul quand je pense à ce roman je me dis que je n'ai sérieusement pas envie de prendre l'avion. Je n'ai pas envie de me retrouver face à ces différents individus aussi étrange que cela peut paraître. Malheureusement au vue du récit qui ne comporte aucun dialogue on a pas le temps de s'attacher aux personnages ou bien de percevoir certaines de leurs émotions lors d'interactions. Concernant la plume de Caroline, j'ai adoré la façon dont elle aborde la vie, les problèmes, les pensées et les souhaits de chacun. Il y a vraiment un aspect psychologique et analytique qui ressort de cette histoire. Cela fait un peu leçon de vie ; de passé, présent ou de futur. En tout cas ce roman m'a bien convaincu et je suis contente d'avoir pu connaître la plume de cette auteure à travers son ouvrage " Tomber du Ciel " Je la remercie d'ailleurs ainsi que les Editions Presses de la cité pour cet envoi !
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  • motspourmots Posté le 18 Septembre 2020
    Peut-être faut-il déconseiller cette lecture aux phobiques des voyages en avion ? Mettre sa vie dans les mains d'illustres inconnus, tout pilotes diplômés et entraînés qu'ils soient n'est pas facile pour tout le monde, alors savoir en plus que les multiples individus qui peuplent l'appareil, incluant le copilote ne sont pas forcément des modèles d'équilibre psychologique ne va pas les aider. Il faut dire que Caroline Tiné construit son récit dans un crescendo de tension qui fait craindre le pire, à 10000 pieds d'altitude. Pourtant... qu'il est beau, spacieux et rassurant cet Airbus A380 qui malheureusement sera bientôt retiré du circuit. C'est l'avion préféré de Talitha, ancienne hôtesse de l'air qui continue à voler régulièrement sur des longs courriers pour son nouveau métier de journaliste et pour trouver le parfait état d'esprit dévolu à l'écriture de choses plus personnelles. Sur ce vol Paris-Singapour, elle met la dernière main au récit inspiré d'une ancienne histoire d'amour qui a laissé des traces. Autour d'elle, une jeune fille autiste asperger que beaucoup qualifient d'étrange et qui rêve de visiter le cockpit, une jeune femme en route pour le poste de ses rêves dans le port franc de Singapour, un copilote dépressif, un vieil... Peut-être faut-il déconseiller cette lecture aux phobiques des voyages en avion ? Mettre sa vie dans les mains d'illustres inconnus, tout pilotes diplômés et entraînés qu'ils soient n'est pas facile pour tout le monde, alors savoir en plus que les multiples individus qui peuplent l'appareil, incluant le copilote ne sont pas forcément des modèles d'équilibre psychologique ne va pas les aider. Il faut dire que Caroline Tiné construit son récit dans un crescendo de tension qui fait craindre le pire, à 10000 pieds d'altitude. Pourtant... qu'il est beau, spacieux et rassurant cet Airbus A380 qui malheureusement sera bientôt retiré du circuit. C'est l'avion préféré de Talitha, ancienne hôtesse de l'air qui continue à voler régulièrement sur des longs courriers pour son nouveau métier de journaliste et pour trouver le parfait état d'esprit dévolu à l'écriture de choses plus personnelles. Sur ce vol Paris-Singapour, elle met la dernière main au récit inspiré d'une ancienne histoire d'amour qui a laissé des traces. Autour d'elle, une jeune fille autiste asperger que beaucoup qualifient d'étrange et qui rêve de visiter le cockpit, une jeune femme en route pour le poste de ses rêves dans le port franc de Singapour, un copilote dépressif, un vieil homme condamné par une maladie incurable. Des destins qui se croisent et vont se percuter l'espace de quelques heures. Pour l'auteure, chaque individu est un réservoir à histoires, à la croisée des chemins. Derrière les apparences, le déguisement social, se cachent des failles qui ne demandent qu'à faire jaillir le vide. Face au danger, les masques tombent. Jusqu'au bout, le lecteur est en suspension, comme ces personnages pris dans cette parenthèse hors du temps et mis face à leurs questionnements, comme l'avion entre ciel et terre, figé dans l'attente du retour au sol qu'il espère le moins violent possible. Un huis-clos qui se lit en apnée et qui vous fera peut-être regarder différemment vos prochains compagnons de vol.
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  • Interview
    Presses de la Cité

    Caroline Tiné : "La mélancolie est le sentiment qui habite le plus mes romans"

    Avec Tomber du ciel, Caroline Tiné signe un huis clos aérien en faisant embarquer au sein d’un long vol de nuit des personnages aussi singuliers qu’attachants. Un roman mélancolique porté par une plume pleine de finesse et d’humour. À l’occasion de sa sortie le 17 septembre aux Presses de la Cité, la romancière a répondu à nos questions.

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