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Robert Laffont
EAN : 9782221254790
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 135 x 215 mm
Nouveauté

Une certaine raison de vivre

Date de parution : 26/08/2021

Rentrée Littéraire 2021
Des tranchées, des arbres, les tourments d’un homme et l’espoir du monde.

« J’ai toujours envie de te gifler… Continue à écrire et on va continuer à faire l’amour puisqu’il n’y a que ça qui marche entre nous. Tu vas signer la paperasse de mon père… Je vais avoir une autre vie, Jean, mais, dans cette autre vie il y aura un...

« J’ai toujours envie de te gifler… Continue à écrire et on va continuer à faire l’amour puisqu’il n’y a que ça qui marche entre nous. Tu vas signer la paperasse de mon père… Je vais avoir une autre vie, Jean, mais, dans cette autre vie il y aura un tiroir secret, et dans ce tiroir il y aura toi. Et si un jour tu as quelque chose à me proposer, dis le-moi. Ne regarde pas mes larmes, elles ne veulent pas dire grand chose, écris, mon Jean, surtout n’arrête pas, j’aime que tu écrives… Je m’offrirai certaines de tes phrases, même si elles ne sont pas pour moi. Je suis jalouse de cette guerre qui te garde pour elle, qui te fait marcher seul je ne sais où… sans moi… sans ta femme… Je pense que je suis la seule veuve de guerre dont le mari est vivant et devant ses yeux. »

Du grand massacre de 14-18, Jean Fournier revient indemne physiquement mais broyé de l’intérieur. Démobilisé, il fait tout ce qu’il peut pour y croire, croire qu’un avenir est encore possible après cinq années à voir et entendre ce que des yeux et des oreilles de vingt ans ne devraient pas avoir à saisir. Il retrouve son emploi discret dans une banque et le destin lui fait grimper les échelons par la grâce d’un amour fol : celui d’Alice. Mais Alice, malgré ses efforts, le voit rêver de hauteurs qu’elle ne connaît pas, celles des cimes où un berger lui a, un jour, offert un autre regard sur les hommes et sur la vie.

Retrouvez toute la Rentrée Littéraire Robert Laffont ici : http://rentreelitteraire.robertlaffont.com/
 

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EAN : 9782221254790
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lilubelle Posté le 9 Septembre 2021
    J’avais beaucoup aimé Mémé et le regard de Philippe Torreton dans Nous qui sommes devenus le mauvais temps. On suit ici le parcours de Jean, dramaturge dont la première vient de se dérouler avec succès à Paris. Rescapé de la Grande Guerre, il est la seule personne connue d’un berger récemment décédé. Quel lien les unit ? Jean va alors écrire leur histoire en qualité de « seul témoin direct ». Les chapitres de ce livre ne se suivent pas chronologiquement ce qui me gêne toujours en lecture. Les images de charniers et les faits de guerre hantent Jean au quotidien. Il reprend néanmoins son travail dans une banque. C’est un véritable conte de fées, il épouse Alice, la fille de son employeur. Taiseux dans la vie, Jean devient un bûcheron des mots encouragé avec le soutien sans faille de sa femme. Il écrit de la poésie, du théâtre sans relâche et devient même biographe. De l’entretien de ce jardin thérapeutique souffre son mariage avec Alice. Je n’ai pas cru au personnage de Jean, à l’existence de ce couple si rare dans ce contexte social, « exceptionnel » justement comme Jean qualifie ce berger au début de son histoire. Je suis néanmoins ravie d’avoir... J’avais beaucoup aimé Mémé et le regard de Philippe Torreton dans Nous qui sommes devenus le mauvais temps. On suit ici le parcours de Jean, dramaturge dont la première vient de se dérouler avec succès à Paris. Rescapé de la Grande Guerre, il est la seule personne connue d’un berger récemment décédé. Quel lien les unit ? Jean va alors écrire leur histoire en qualité de « seul témoin direct ». Les chapitres de ce livre ne se suivent pas chronologiquement ce qui me gêne toujours en lecture. Les images de charniers et les faits de guerre hantent Jean au quotidien. Il reprend néanmoins son travail dans une banque. C’est un véritable conte de fées, il épouse Alice, la fille de son employeur. Taiseux dans la vie, Jean devient un bûcheron des mots encouragé avec le soutien sans faille de sa femme. Il écrit de la poésie, du théâtre sans relâche et devient même biographe. De l’entretien de ce jardin thérapeutique souffre son mariage avec Alice. Je n’ai pas cru au personnage de Jean, à l’existence de ce couple si rare dans ce contexte social, « exceptionnel » justement comme Jean qualifie ce berger au début de son histoire. Je suis néanmoins ravie d’avoir lu un livre qui prône l’absolue nécessité de planter des mots et des arbres plutôt que des croix dans le sol.
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  • montmartin Posté le 8 Septembre 2021
    Certains lecteurs retiendront la filiation, que revendique Philippe Torreton, avec la poésie de la nouvelle de Jean Giono « l'homme qui plantait des arbres#8201;», pour d'autres ce roman est une histoire d'amour, une passion improbable entre deux êtres que tout oppose. Pour ma part, j'ai été très sensible à la qualité de la plume de Philippe Torreton qui m'a rappelé deux auteurs, l'un contemporain, Pierre Lemaitre et son inoubliable «#8201;Au revoir là-haut#8201;», l'autre le grand Emile Zola, la même écriture vivante, réaliste avec des descriptions précises qui font mouche à chaque fois. Beaucoup de romans ont été consacrés aux ravages physiques et psychologiques de la Grande Guerre sur les soldats survivants, mais c'est vraiment la première fois que j'entends parler de la guerre comme ça, Philippe Torreton m'a totalement subjugué avec le portrait de Jean Fournier, cinq ans de guerre, deux bras et deux jambes valides, une tête avenante épargnée par l'obus et la baïonnette, Jean est un miracle, mais cette guerre dont il est revenu physiquement intact, va le vandaliser en une longue et violente destruction de chaque jour. Une guerre qui s'invite en permanence dans sa tête, son avenir s'est fracassé à Verdun. Il est revenu de parmi... Certains lecteurs retiendront la filiation, que revendique Philippe Torreton, avec la poésie de la nouvelle de Jean Giono « l'homme qui plantait des arbres#8201;», pour d'autres ce roman est une histoire d'amour, une passion improbable entre deux êtres que tout oppose. Pour ma part, j'ai été très sensible à la qualité de la plume de Philippe Torreton qui m'a rappelé deux auteurs, l'un contemporain, Pierre Lemaitre et son inoubliable «#8201;Au revoir là-haut#8201;», l'autre le grand Emile Zola, la même écriture vivante, réaliste avec des descriptions précises qui font mouche à chaque fois. Beaucoup de romans ont été consacrés aux ravages physiques et psychologiques de la Grande Guerre sur les soldats survivants, mais c'est vraiment la première fois que j'entends parler de la guerre comme ça, Philippe Torreton m'a totalement subjugué avec le portrait de Jean Fournier, cinq ans de guerre, deux bras et deux jambes valides, une tête avenante épargnée par l'obus et la baïonnette, Jean est un miracle, mais cette guerre dont il est revenu physiquement intact, va le vandaliser en une longue et violente destruction de chaque jour. Une guerre qui s'invite en permanence dans sa tête, son avenir s'est fracassé à Verdun. Il est revenu de parmi les morts et là est son erreur. Même son épouse pense qu'elle est la seule veuve de guerre dont le mari est vivant. Un homme dont l'unique planche de salut est d'écrire, pour les morts, pour ses morts. Un portrait ineffaçable, espérons que les jurys des prix littéraires ne passeront pas à côté de ce grand roman.
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  • Tvnlaurie Posté le 1 Août 2021
    Jean Fournier, était soldat pendant la grande guerre. Il en est revenu "entier" du moins physiquement. Car mentalement ça ne va plus, il est constamment tourmenté par les morts autour de lui, par les soldats et les bruits de la guerre. -- Jean a changé, il n'est plus le même. Il est devenu un homme discret qui essaie de passer la plupart du temps inaperçu, il n'aime pas être mis en avant ou que son nom soit au centre des conversations. Après cette guerre il est devenu comme beaucoup d'autres "pacifiste". -- Alice, qui va devenir sa femme le prend comme il est et l'aide au mieux. Mais les problèmes qu'il rencontre vont bien lui coûter. Philippe Torreton dans ce roman s'est beaucoup inspiré de Jean Giono, il lui a donner vie par ses mots.
  • Delivresenaiguilles Posté le 15 Juin 2021
    C'est une histoire de vie, une vie abimée, une vie amochée, celle du protagoniste principal de cette histoire. On suit la dure reconstruction de Jean, estropié par la 1ière Guerre mondiale. Il est revenu indemne physiquement mais broyé psychologiquement. Grand timide, il reste au second plan, fuit le contact et les conflits au péril de son bonheur. A travers le temps, on découvre le Chaos qu'il vit, mais aussi l'impact sur ses proches, notamment Alice, son coup de foudre. Cette fille de bonne famille, folle amoureuse de lui, mais contrainte à être séparée de lui par son père et à reconstruire une autre vie avec un homme plus « politiquement correct ». Ce récit de vie est captivant, le personnage de Jean est très touchant. L’auteur a su par les mots retranscrire ses sentiments à la perfection et nous emmener avec lui dans sa reconstruction non sans une certaine leçon de vie. Un roman poignant sur les effets collatéraux de la Grande Guerre
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