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        Une famille explosive

        Presses de la cité
        EAN : 9782258117976
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 320
        Format : 140 x 225 mm
        Une famille explosive

        Alexis BROSSOLET (Traducteur)
        Date de parution : 19/01/2017
        Une histoire de famille comique, irrévérencieuse et délicieusement subversive.
         
        Xue Shengqiang, appelé « papa », n’a jamais quitté son petit village natal du Sichuan, en Chine. Fils à maman, il s’est marié et a repris l’entreprise familiale, qui fabrique la célèbre pâte de haricots aux piments. Si la matriarche tient sa maison d’une main de fer, papa, lui, est loin d’être... Xue Shengqiang, appelé « papa », n’a jamais quitté son petit village natal du Sichuan, en Chine. Fils à maman, il s’est marié et a repris l’entreprise familiale, qui fabrique la célèbre pâte de haricots aux piments. Si la matriarche tient sa maison d’une main de fer, papa, lui, est loin d’être un saint : il est accro au sexe et a installé sa maîtresse dans l’appartement au-dessus de grand-mère. Le voilà bien embêté lorsque cette dernière découvre le pot aux roses…
        Les ennuis continuent car il doit organiser l’anniversaire – 80 ans – de grand-mère, et son frère a décidé d’y mettre son grain de sel. Cerise sur le gâteau, Jasmine, sa maîtresse, est enceinte !
         
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        EAN : 9782258117976
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 320
        Format : 140 x 225 mm
        Presses de la cité
        20.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • iris29 Posté le 28 Juillet 2017
          Un roman qui a fait exploser bien des idées préconçues que j'avais sur ce pays ... Disparues les petites fourmis travailleuses et méritantes ... Place à Xue Shengqiang, la quarantaine , obsédé sexuel , qui ne pense qu'à tromper sa femme , un peu avec la "petite" à qui il paie un logement au dessus de chez sa mère [ Allo Dr Freud ) ... et un peu aussi avec les professionnelles, quand il n'est pas en train de tripoter les serveuses ... Ça n'a pas l'air de déranger sa femme qui elle-même ,( il y a longtemps ou quelques temps , je n'ai pas tout saisi...) a "fauté" également . Xue Shengqiang dirige l'usine dont il a "hérité" un peu contraint et forcé , Son frère est professeur d'université , et vit tout seul dans une grande ville . Il serait plus que temps qu'il " prenne épouse", mais à part un premier amour contrarié ( par la grand-mère) , on ne lui a connu aucune conquête. Leur soeur , présentatrice télé, veut divorcer , il faut dire que le mari est volage . Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes de Xue Shengqiang , si sa... Un roman qui a fait exploser bien des idées préconçues que j'avais sur ce pays ... Disparues les petites fourmis travailleuses et méritantes ... Place à Xue Shengqiang, la quarantaine , obsédé sexuel , qui ne pense qu'à tromper sa femme , un peu avec la "petite" à qui il paie un logement au dessus de chez sa mère [ Allo Dr Freud ) ... et un peu aussi avec les professionnelles, quand il n'est pas en train de tripoter les serveuses ... Ça n'a pas l'air de déranger sa femme qui elle-même ,( il y a longtemps ou quelques temps , je n'ai pas tout saisi...) a "fauté" également . Xue Shengqiang dirige l'usine dont il a "hérité" un peu contraint et forcé , Son frère est professeur d'université , et vit tout seul dans une grande ville . Il serait plus que temps qu'il " prenne épouse", mais à part un premier amour contrarié ( par la grand-mère) , on ne lui a connu aucune conquête. Leur soeur , présentatrice télé, veut divorcer , il faut dire que le mari est volage . Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes de Xue Shengqiang , si sa jeune maitresse ne tombait pas enceinte . Et le tout est raconté par la fille de Xue Shenqiang, dont on ne sait rien ,( à part qu'elle est "folle "), et qu'on ne verra jamais , pas même à l'anniversaire de la grand-mère (80 ans) où pourtant toute la famille est conviée . Ce postulat de départ (la narratrice invisible) m'a beaucoup dérangé . Personne ne s' inquiète d'elle ; et à moins de m'être assoupie dans ma lecture, je n'ai pas compris grand-chose sur elle,( à part qu'elle écrit un journal ) . J'attendais une révélation finale brillante (du genre : elle est morte et les contemple tous du paradis ) , mais j'ai dû m'assoupir et rater "un mouton" , parce que : rien ! Si ça m'a dérangée , c'est parce qu'elle raconte (beaucoup) les aventures sentimentales et sexuelles de son père et à moins de l'espionner du paradis, je ne vois pas comment elle connaitrait tout ça . Et j'ai été dérangée aussi par l'écriture ,un peu crue, un chouïa vulgaire qui ne colle pas avec l'âge supposé de la narratrice . le père jure comme un charretier (chinois, certes mais...) . J'ai mis un temps infini à rentrer dans cette histoire, gênée par les prénoms chinois que je n'arrivais pas à retenir . [ Une liste des personnages est prévue à cet effet au début , mais au bout d'un moment, j'en avais marre de revenir à cette page toutes les cinq secondes et j'ai décidé de me laisser porter par le courant ...]. Je me suis agacée moi-même de ne pas avoir plus de mémoire, car pour les prénoms scandinaves (par exemple) je n'ai aucun problème... J'ai envisagé jusqu'à cette décision d'abandonner ce roman et j'ai tenu par curiosité "touristique". Lire les mets préparés par la femme de Xiu a contribué au dépaysement ...Thé aux bourgeons ," poisson vapeur à la pâte aux piments, poulet grillé aux champignons matsutake, porc au concombre d'âne, canard braisé, jarret de boeuf à la sauce de soja jaune"... Une famille explosive chinoise avec ses petits problèmes et un père de famille obsédé , on a ça aussi en rayon chez nous ... Je n'ai pas été sensible à l'ironie, l'humour promis par l'éditeur, à mon grand regret, mais j'aime les voyages en terre inconnue , et n'ai pas boudé le dépaysement ...
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        • trust_me Posté le 6 Mars 2017
          « Un foyer reste un foyer et une famille une famille. Tout en concorde, en harmonie, avec ses nettoyages de printemps réguliers ». Et chez les Xue, le nettoyage s’annonce sévère. Alors que la matriarche s’apprête à fêter ses 80 ans, les événements s’accélèrent. Le fils cadet, patron de l’usine de pâte de piments familiale, a installé sa maîtresse au-dessus de l’appartement de sa mère. Accro au sexe, il multiplie les aventures extraconjugales et va évidemment finir par se faire prendre les doigts dans le pot de confiture. La grande sœur, présentatrice télé, s’apprête à divorcer mais veut cacher la vérité à sa mère jusqu’à la fête d'anniversaire. Quant à l’aîné, professeur à l’université, il n’est toujours pas marié la quarantaine passée et craint les réprimandes maternelles. Car l’octogénaire n’a pas sa langue dans sa poche et terrorise les siens. Il faut dire qu’elle est assise sur un magot conséquent et que personne n’ose lui tenir tête au risque d’être déshérité. Bienvenue au bal des faux-culs ! Une chronique familiale épicée dans une région de Chine (le Sichuan) réputée pour sa cuisine relevée. Il est d’ailleurs beaucoup question de gastronomie, car c’est souvent autour de la table que se nouent les drames... « Un foyer reste un foyer et une famille une famille. Tout en concorde, en harmonie, avec ses nettoyages de printemps réguliers ». Et chez les Xue, le nettoyage s’annonce sévère. Alors que la matriarche s’apprête à fêter ses 80 ans, les événements s’accélèrent. Le fils cadet, patron de l’usine de pâte de piments familiale, a installé sa maîtresse au-dessus de l’appartement de sa mère. Accro au sexe, il multiplie les aventures extraconjugales et va évidemment finir par se faire prendre les doigts dans le pot de confiture. La grande sœur, présentatrice télé, s’apprête à divorcer mais veut cacher la vérité à sa mère jusqu’à la fête d'anniversaire. Quant à l’aîné, professeur à l’université, il n’est toujours pas marié la quarantaine passée et craint les réprimandes maternelles. Car l’octogénaire n’a pas sa langue dans sa poche et terrorise les siens. Il faut dire qu’elle est assise sur un magot conséquent et que personne n’ose lui tenir tête au risque d’être déshérité. Bienvenue au bal des faux-culs ! Une chronique familiale épicée dans une région de Chine (le Sichuan) réputée pour sa cuisine relevée. Il est d’ailleurs beaucoup question de gastronomie, car c’est souvent autour de la table que se nouent les drames et les intrigues. Le fils cadet est de loin le plus pathétique. Macho, queutard invétéré, alcoolique, d’une vulgarité crasse, c’est LE beauf dans toute sa splendeur. D’ailleurs, naïvement, je ne pensais pas que de tels personnages pouvaient exister en Chine. Un roman où on lave son linge sale en famille, où chacun règle ses comptes en se cachant derrière une hypocrisie à toute épreuve. De la grand-mère chef de clan à la belle-fille plus intéressée par l’argent de son mari que par ses infidélités à répétition, il y n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Amateurs de raffinement à la chinoise et d’ambiances tout en délicatesse et en retenue, passez votre chemin. On donne ici dans l’ironie, le mauvais goût et l’ordurier, dans l’excès et le mauvais esprit. Un humour vache et moqueur et une plume outrancière qui, assurément, ne plairont pas à tout le mode. Personnellement, et même si ce n’est pas le roman du siècle, j’ai passé un savoureux moment auprès de cette famille on ne peut plus dysfonctionnelle.
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        • Sharon Posté le 21 Février 2017
          Sommes-nous bien en Chine ? Oui, mais dans une Chine moderne, qui paraît de prime abord très éloignée des années de la Révolution culturelle, et pas si éloignée, par le retour de certaines pratiques, de la Chine ancienne (la jeune maîtresse en lieu et place de la deuxième épouse). Voici notre héros: Xue, patron de l’usine familiale que sa mère a réussi à récupérer à la force du poignet. Il a fait un malaise alors qu’il était avec sa jeune maîtresse, et sa mère a pris les choses en main. Il est celui qui résout toujours les problèmes des autres, et du coup, n’a pas le temps de résoudre les siens (merci maman). Il n’est pas le narrateur de l’histoire, non, c’est sa fille qui rédige le récit, elle que l’on dit folle, elle qui pose problème depuis toujours et qui est pourtant capable de mener à bien ce récit. Elle a également une manière très enlevée de mêler ce que dit son père, réellement (c’est assez bref) et ce qu’il rêve de dire, tout ce qu’il a sur le coeur, parfois depuis plusieurs années. Nous sommes en Chine, mais certains problèmes sont universels. Xue a l’impression d’avoir été le moins aimé,... Sommes-nous bien en Chine ? Oui, mais dans une Chine moderne, qui paraît de prime abord très éloignée des années de la Révolution culturelle, et pas si éloignée, par le retour de certaines pratiques, de la Chine ancienne (la jeune maîtresse en lieu et place de la deuxième épouse). Voici notre héros: Xue, patron de l’usine familiale que sa mère a réussi à récupérer à la force du poignet. Il a fait un malaise alors qu’il était avec sa jeune maîtresse, et sa mère a pris les choses en main. Il est celui qui résout toujours les problèmes des autres, et du coup, n’a pas le temps de résoudre les siens (merci maman). Il n’est pas le narrateur de l’histoire, non, c’est sa fille qui rédige le récit, elle que l’on dit folle, elle qui pose problème depuis toujours et qui est pourtant capable de mener à bien ce récit. Elle a également une manière très enlevée de mêler ce que dit son père, réellement (c’est assez bref) et ce qu’il rêve de dire, tout ce qu’il a sur le coeur, parfois depuis plusieurs années. Nous sommes en Chine, mais certains problèmes sont universels. Xue a l’impression d’avoir été le moins aimé, lui qui n’a pas fait d’études supérieures, lui qui a dû reprendre l’usine familiale après avoir gravi toutes les échelons ou presque, lui qui a dû rester avec la femme qui le trompait pour le bien de sa fille, lui qui a couvert son beau-frère adultère, lui qui cherche à caser son brillant frère, toujours célibataire au désespoir de sa mère : pas facile, n’est-ce pas, de se croire le mal-aimé. Gageons que le point de vue de son frère ou celui de sa soeur sont bien différents. Le récit se concentre sur quelques jours seulement. Pourtant, de nombreux retours en arrière, parfaitement intégrés dans les propos de la fille de Xue, nous permettent de bien connaître cette famille « explosive ». Le ton n’est jamais pesant, les propos sont parfois crus, ce qui ne veut pas dire grossier, et l’on comprend que Xue soit sur le point « d’exploser » lui aussi, lui l’authentique fils à maman qui se fait encore, à son âge, réprimander par elle. Oui, le ton est le plus souvent léger, humoristique, et pourtant, les sujets sont graves pour une société qui reste proche des traditions. Une famille explosive – ou un regard étonnant sur la Chine contemporaine.
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        • book-en-stock Posté le 11 Février 2017
          « On peut échapper aux catastrophes que provoque le ciel, jamais à celles qu’on amène soi-même. » p. 166 La narratrice est la fille du personnage principal mais elle n’apparait jamais dans le roman. Elle raconte l’histoire de sa famille du point de vue de son père, avec ce qu’elle en sait, ce qu’on lui a dit et elle avoue parfois broder un peu. Dans cette famille, il va y avoir un grand « nettoyage de printemps », chacun va laver son linge sale… juste avant l’anniversaire des 80 ans de la grand-mère. La narratrice fait de nombreuses digressions, des allers-retours entre le temps présent et les souvenirs du passé, et raconte des anecdotes plutôt croustillantes sur sa famille et surtout sur son père, accroc au sexe, spécialistes des jurons et du langage ordurier. Ce père refoule sans cesse ses vraies pensées et cela devient un leitmotiv attendu. Le style est assez ecclectique, irrégulier, j’ai envie de dire « rocailleux » mais toujours avec un regard amusé. La difficulté pour moi a été de m’y retrouver entre les noms et les surnoms chinois des personnages. Le ton est souvent impertinent et très humoristique, vulgaire aussi au détour de quelques phrases bien placées. Les... « On peut échapper aux catastrophes que provoque le ciel, jamais à celles qu’on amène soi-même. » p. 166 La narratrice est la fille du personnage principal mais elle n’apparait jamais dans le roman. Elle raconte l’histoire de sa famille du point de vue de son père, avec ce qu’elle en sait, ce qu’on lui a dit et elle avoue parfois broder un peu. Dans cette famille, il va y avoir un grand « nettoyage de printemps », chacun va laver son linge sale… juste avant l’anniversaire des 80 ans de la grand-mère. La narratrice fait de nombreuses digressions, des allers-retours entre le temps présent et les souvenirs du passé, et raconte des anecdotes plutôt croustillantes sur sa famille et surtout sur son père, accroc au sexe, spécialistes des jurons et du langage ordurier. Ce père refoule sans cesse ses vraies pensées et cela devient un leitmotiv attendu. Le style est assez ecclectique, irrégulier, j’ai envie de dire « rocailleux » mais toujours avec un regard amusé. La difficulté pour moi a été de m’y retrouver entre les noms et les surnoms chinois des personnages. Le ton est souvent impertinent et très humoristique, vulgaire aussi au détour de quelques phrases bien placées. Les digressions de la narratrice donnent un côté déstructuré au texte puis tout se remet en place progressivement au fil des pages jusqu’au final. Je suis néanmoins restée perplexe tout au long de ma lecture, ce n’est que dans les dernières pages que mon avis s’est déterminé et que j’ai su que j’appréciais. Ce roman ne ressemble à aucun autre que j’ai pu lire. J’étais donc sans repère et je ne savais pas quoi en penser. Il me manque certainement une connaissance plus poussée de la culture chinoise pour comprendre certaines réactions des personnages. A travers cette lecture on a tout de même un aperçu d’une Chine actuelle, moderne et on découvre l’évolution sociale d’une ville qui se déploie. Cependant la tradition est toujours en fond et veille à être respectée. Je suis ravie d’avoir découvert Yan Ge grâce à cette Masse Critique et j’en remercie Babelio ainsi que les éditions Presses de la Cité! C’est sans conteste un auteur à lire car son écriture nous sort de l’ordinaire, nous emmène loin des sentiers battus dans son univers littéraire singulier. Il s’agit du 5e roman de l’auteur mais son premier traduit en français. Il a reçu le Prix Chinese Media Award.
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        • junko1 Posté le 3 Février 2017
          Voilà une couverture de couleur vive qui fait du bien en ce temps gris et fade de février ! Le résumé nous annonce un récit plutôt humoristique empreint d'ironie et de dérision, dans une Chine contrastée, entre tradition et modernité. Je remercie chaleureusement les éditions Presses de la Cité pour cette lecture pleine de surprises. Tout commence par un coup de fil. Shengqiang, père de famille, la cinquantaine, dirigeant d'une entreprise familiale de pâte au piment, abandonne ses employés pour répondre à sa mère. A chaque fois, il perd tous ses moyens. Il ne faut surtout pas la faire patienter... Quelques mots lui suffisent pour se précipiter chez elle : elle veut lui parler de toute urgence. Après s'être fait réprimander par sa mère sur ses intentions de divorce, il ne se rend pas directement chez lui ou à son bureau. Non, il préfère descendre à l'étage en-dessous, là où il loge sa maîtresse. Alors que la grande fête pour l'anniversaire des quatre-vingts ans de la grand-mère approche, celle-ci apprend bientôt la supercherie et ordonne à son fils cadet de faire déménager sa maîtresse promptement. Alors lorsque le frère et la sœur aînés de Shengqiang s'en mêlent, les vieilles rivalités resurgissent et les... Voilà une couverture de couleur vive qui fait du bien en ce temps gris et fade de février ! Le résumé nous annonce un récit plutôt humoristique empreint d'ironie et de dérision, dans une Chine contrastée, entre tradition et modernité. Je remercie chaleureusement les éditions Presses de la Cité pour cette lecture pleine de surprises. Tout commence par un coup de fil. Shengqiang, père de famille, la cinquantaine, dirigeant d'une entreprise familiale de pâte au piment, abandonne ses employés pour répondre à sa mère. A chaque fois, il perd tous ses moyens. Il ne faut surtout pas la faire patienter... Quelques mots lui suffisent pour se précipiter chez elle : elle veut lui parler de toute urgence. Après s'être fait réprimander par sa mère sur ses intentions de divorce, il ne se rend pas directement chez lui ou à son bureau. Non, il préfère descendre à l'étage en-dessous, là où il loge sa maîtresse. Alors que la grande fête pour l'anniversaire des quatre-vingts ans de la grand-mère approche, celle-ci apprend bientôt la supercherie et ordonne à son fils cadet de faire déménager sa maîtresse promptement. Alors lorsque le frère et la sœur aînés de Shengqiang s'en mêlent, les vieilles rivalités resurgissent et les règlements de compte au sein de cette famille déjantée éclatent. Vous l'aurez compris, l'un des points forts de ce roman chinois est le ton humoristique qu'il emploie. A travers des récits entendus par sa fille, on suit les péripéties de Shengqiang, père de famille, macho, infidèle, misogyne, qui préfère passer du temps avec ses copains de beuverie qu'avec sa femme et sa fille. A la tête de l'entreprise familiale, on pourrait penser au premier abord qu'il a un statut de privilégié au sein de la fratrie, mais en réalité il est sans cesse réprimandé par sa mère : "Papa s'est concentré sur la fin de son repas, tout en écoutant d'une oreille grand-mère pleurer et jurer. Elle a insulté grand-père, a insulté tonton, a insulté tantine, et même lui y a eu droit. Mais ça ne lui faisait ni chaud ni froid, il était habitué. A force de prendre des raclées depuis sa plus tendre enfance, il avait la peau des fesses dure comme la roche, ce n'était pas deux ou trois jurons qui allaient l'effrayer." (pp.114-115). La rivalité entre Shengqiang et son frère aîné est désopilante. J'ai adoré ces passages dans lesquels ce premier se retient de dire ce qu'il pense à son aîné : — M'man va bientôt fêter son quatre-vingtième anniversaire, je me suis dit qu'il valait mieux qu'on s'en occupe sérieusement, dit tonton. Quand tu auras un peu de temps, passe donc à la maison qu'on en discute.    "T'en occuper, des queues, oui ! A t'entendre, on dirait que tu t'es toujours occupé de tout. Duan Zhiming, bâtard de merde, giron de mes fesses, honte à toi aujourd'hui comme autrefois", pense papa, et ce n'est que le début.   — D'accord, répond-il." (page 62). La fille de Shengqiang, qui est aussi la narratrice, n'hésite pas à raconter fréquemment ce qu'elle sait sur l'enfance de son père, sur son parcours, sur ses liens avec son frère et sa sœur. Elle se permet également de commenter les actes de son père, mais de manière plus rare : "Ah papa, mon papa, ton corps est présent mais ton cœur est ailleurs. Tes yeux ne voient personne d'autre que ta Xinyu" (p. 144). Le langage est totalement décomplexé, irrévérencieux même, sans toutefois tomber dans l'excès de vulgarité. Mon regard sur la Chine actuelle a changé, elle me semble beaucoup moins austère que je ne le pensais. Cependant, il y a toujours ce poids des traditions, comme le respect des aînés, les coutumes, mais aussi des thèmes plus modernes comme le sujet délicat du divorce. A travers cette famille, cette dualité entre tradition et modernité est très bien dessinée. Enfin, le style de Yan Ge, jeune auteure chinoise vivant à Dublin, adopte un ton résolument moderne. Elle dépeint avec ironie et dérision une famille chinoise surprenante, totalement loufoque, qui doit faire face à des situations hilarantes. Pour conclure, Une Famille explosive est un roman désopilant à souhait, à la lecture addictive. On savoure page par page les péripéties de ce père de famille tour à tour ridiculisé, insulté par sa mère, rabaissé par son frère, dans un ton résolument moderne et humoristique. Avec ironie et dérision, l'auteure dresse le portrait d'une famille chinoise totalement déjantée, entre tradition et modernité. Une agréable surprise et une très belle découverte.
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        Ils en parlent

        " Une Chine où il est absolument impensable de perdre la face, ce qui donne des imbroglios (presque) dignes de vaudevilles à la Feydeau. "
        L'Alsace
        " Considérée comme l'un des meilleurs auteurs de la jeune génération chinoise, Yan Ge raconte l'histoire d'une famille chinoise entre tradition et modernité. Une histoire pleine d'ironie et de dérision."
        Le Courrier de L'Eure
        " Une écriture savoureuse porte le roman de la jeune auteure chinoise, qui a été récompensé du prestigieux Chinese Media Award. "
        L'Amour des Livres
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