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            Une nuit avec Jean Seberg

            Fleuve éditions
            EAN : 9782265117266
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 368
            Format : 130 x 200 mm
            Nouveauté
            Une nuit avec Jean Seberg

            Date de parution : 20/09/2018
            Revue de presse: 

            « Marie Charrel (…) mixe avec virtuosité des thèmes puissants : l’amitié, le courage de la lutte, les forces de l’Histoire. Et Jean Seberg, victime émouvante d’un siècle impitoyable, illumine le récit. » François Forestier, L’Obs
             
            « L'écrivaine aime sonder les âmes féminines indociles et raconter l'Histoire à travers leur regard. Une fois...
            Revue de presse: 

            « Marie Charrel (…) mixe avec virtuosité des thèmes puissants : l’amitié, le courage de la lutte, les forces de l’Histoire. Et Jean Seberg, victime émouvante d’un siècle impitoyable, illumine le récit. » François Forestier, L’Obs
             
            « L'écrivaine aime sonder les âmes féminines indociles et raconter l'Histoire à travers leur regard. Une fois encore, elle nous plonge dans l'univers intense de deux femmes (…) Un roman sociétal d'une rare maîtrise, qui mêle avec brio fiction et réalité pour mieux interroger notre humanité et livrer une réflexion sur la condition féminine. » Adeline Fleury, Le Parisien Week-end


            Coups de coeur des libraires:

            "Si vous aviez prévu quelque chose pour ce weekend annulez tout. Si tel n'est pas le cas, alors votre occupation est toute trouvée !" Librairie Tome 7, Paris

            "Un roman dense et très bien construit. L'intrigue reviens sur une époque riche et passionnante et le parallèle avec aujourd'hui est très pertinent, une vraie réussite !" Librairie de Paris, Saint-Etienne

            « Avec ce cinquième roman, Marie Charrel prouve encore qu’elle est une raconteuse d’histoires hors pair. » Librairie Page et Plume, Limoges 

            Lausanne, hôtel Beau-Rivage, 1970. Une jeune femme, algérienne par sa mère, afro-américaine par son père, est missionnée par les Black Panthers pour approcher un « gros poisson » et obtenir de celui-ci de quoi alimenter les caisses du parti. Mais le « gros poisson » en question, Jean Seberg au sommet de sa gloire, de sa beauté et de ses fragilités, se révèle moins facile que prévu à amadouer. Elizabeth tombe sous le charme de l’actrice qui, l’espace d’une nuit, bouleverse son regard sur l’existence et les luttes pour lesquelles elle était prête à tout sacrifier.
            Elle gardera de ces heures volées au monde le souvenir d’une amitié plus intense que l’amour et plus forte que la mort, souvenir ravivé cinquante ans plus tard, quand son petit-fils disparaîtra mystérieusement pour suivre à son tour la voie de la révolte.
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            EAN : 9782265117266
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 368
            Format : 130 x 200 mm
            Fleuve éditions
            19.90 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • nicolashouguet Posté le 10 Octobre 2018
              Fin juillet dans une maison de pierres épaisses: La déconnexion relative que m’apporte ce lieu au cœur de la campagne et dans le vrai silence m’incite à la lecture. Je garde un souvenir lumineux d’une lecture qui faisait partager le souffle d’un destin dans le précédent roman de Marie Charrel. On s’était salués à Nancy lors du salon bondé du livre sur la place, aussi timides l’un que l’autre. On s’est revus il y a quelques mois. J’étais encore intimidé et dans l’exubérance de la préparation d’un livre, j’avais parlé beaucoup, je veux dire beaucoup plus qu’à mon habitude. J’étais nerveux encore. J’aimais les mots de Marie Charrel et je me comportais comme un admirateur. Elle souriait. Je me suis calmé. Elle m’a parlé du livre qu’elle finissait alors, Une Nuit avec Jean Seberg, publié chez Fleuve. De nouveau, la connivence d’inspiration fut évidente. Ce livre elle l’a écrit pour sortir de la nuit. Après s’être immergée profondément dans la tragédie du destin de Yo Laur, peintre méconnue dont elle ravivait le talent, morte dans les camps nazis. Ce fut le 13 Novembre et sa stupeur. Marie venait de finir Je suis ici pour vaincre la nuit. Elle fut saisie –comme moi-... Fin juillet dans une maison de pierres épaisses: La déconnexion relative que m’apporte ce lieu au cœur de la campagne et dans le vrai silence m’incite à la lecture. Je garde un souvenir lumineux d’une lecture qui faisait partager le souffle d’un destin dans le précédent roman de Marie Charrel. On s’était salués à Nancy lors du salon bondé du livre sur la place, aussi timides l’un que l’autre. On s’est revus il y a quelques mois. J’étais encore intimidé et dans l’exubérance de la préparation d’un livre, j’avais parlé beaucoup, je veux dire beaucoup plus qu’à mon habitude. J’étais nerveux encore. J’aimais les mots de Marie Charrel et je me comportais comme un admirateur. Elle souriait. Je me suis calmé. Elle m’a parlé du livre qu’elle finissait alors, Une Nuit avec Jean Seberg, publié chez Fleuve. De nouveau, la connivence d’inspiration fut évidente. Ce livre elle l’a écrit pour sortir de la nuit. Après s’être immergée profondément dans la tragédie du destin de Yo Laur, peintre méconnue dont elle ravivait le talent, morte dans les camps nazis. Ce fut le 13 Novembre et sa stupeur. Marie venait de finir Je suis ici pour vaincre la nuit. Elle fut saisie –comme moi- par l’urgence du moment, la nécessité de s’en sortir, d’écrire quelque chose, comme source d’engagement, d’inspiration et d’espoir. Une obligation de regarder le monde en face. Tel qu’il était. Bouleversé. L’urgence de sortir de l’indolence et d’un univers dont on avait le sentiment qu’il était devenu fou. Revenir à l’essentiel. A l’écriture. A l’idéal. Au début, j’ai cru qu’elle s’était attelée à une sorte de biographie romancée de Jean Seberg. L’icône de la Nouvelle Vague dont le « New York herald Tribune ! » résonne dans l’éternité, la belle épouse de Romain Gary et leur histoire romantique, la fragile femme détruite par ses combats idéologiques, sa dépression et sa paranoïa dans les années 70. Marie Charrel me regarde en souriant, débitant ma leçon d’un air enthousiaste et infatué, fier de mes idées reçues et de mes certitudes sur le sujet. Elle me fait comprendre que ce n’est pas exactement ça qu’elle a fait. Qu’elle a voulu faire un pas de côté. Qu’elle a voulu se servir de cette femme tourmentée et profondément intelligente, lui rendre sa dignité et son intégrité, ne pas en faire la créature d’A bout de souffle ou celle de Gary, mais dépeindre à travers des scènes fortes, sa portée politique et historique. Et grâce à elle, éclairer le présent. Elle me parle des Black Panthers, à qui l’actrice fut associée. A l’image de Marlon Brando ou de Jane Fonda, cette radicalité qui était la conscience politique des années 70 et incitait des artistes en vue à soutenir ce genre de combat. La volonté du FBI à noyauter ces groupes, les discréditer et briser l’élan qu’ils pouvaient créer pour ne pas remettre en cause le monde tel qu’il était et tel qu'il ne tournait pas rond. Le souvenir de cette conversation m’a frappé à la lecture. De cette rencontre incroyable où, passé l’embarras, on s’était mis à refaire le monde comme deux insoupçonnables utopistes, planqués dans ce café près des Halles. Ça aurait presque pu être une scène de son roman, une continuation. Car cet ouvrage ne parle pas vraiment de Jean Seberg. Mais de la force de ses convictions. De sa volonté à changer le monde, à se confronter à son impitoyable violence, à ses inégalités, à son racisme et à ses injustices. L’histoire s’ouvre avec Elizabeth, une grand mère au cœur de Paris en 2016. Elle a connu tous les combats qui ont marqué la France des années 60. D’abord contre la guerre d’Algérie et dans les manifestations terriblement réprimées par Maurice Papon. Elle y a perdu un être cher. Elle a émigré aux Etats-Unis. Elle a fini par se joindre à la radicalité d’alors. Jusqu’à se joindre aux Black Panthers. On ne le sait pas d’emblée. Son petit fils Alexandre a disparu. Elle est sa confidente. Les parents du jeune homme craignent qu’il ne se soit radicalisé, tant leur fils est idéaliste et exalté. Il a disparu. Les profils de ses réseaux sociaux sont nets, presque trop. On craint le pire. C’est à travers la recherche de son petit-fils que le passé d’Elizabeth va ressurgir en des flash-backs fulgurants comme des époques dont le souvenir revient soudainement. Les temporalités qui se mêlent finissent par tisser une trame. L’éternel retour des combats sans cesse à mener. L’urgence du présent et des questions qu’il ne cesse de ressasser à une humanité oublieuse de ses racines et de ses devoirs. Le chemin d’Alexandre et sa prise de conscience en face des migrants et le sort terrible qui leur est fait, entre en résonnance avec la trajectoire passée de sa grand-mère. On pourrait croire à un prétexte, un artifice pour approcher Jean Seberg. Ce n’est pas le cas. L’apparition de l’actrice dans la vie d’Elizabeth à Lausanne, dans un hôtel dans les années 70 ressemble à celle d’un chœur antique. Partageant le deuil inconsolable d’un nouveau né, les deux femmes vont se lier d’une amitié intense et évidente, lors de trois nuits d’ivresse où elles vont chacune profondément explorer leurs blessures. Leurs convictions. Leurs déceptions aussi. Les héros charismatiques auxquels on emboite le pas peuvent n’être que des manipulateurs narcissiques. Et à combattre le système, il peut menacer tout ce qui vous est cher qu’il prenne les traits hideux de J. Edgar Hoover, ou celui tout aussi monstrueux de ces pays qui ferment leurs frontières à des gens en détresse pour ne pas contrarier le racisme ordinaire et la « connerie » (pour reprendre le mot de Romain Gary évoquant la haine des noirs aux Etats-Unis) de leurs opinions publiques. Il y a des auteurs qui savent saisir le souffle d’une époque, des forces souterraines qui la conditionnent. Des gens comme Gaelle Nohant. Ces gens qui rendent l’histoire frissonnante, palpitante, à fleur de peau et sous le voile très fin et très superficiel du présent. Marie Charrel fait dialoguer les obsessions du présent avec celles du passé. On a la sensation d’un temps retrouvé, des questions qui imposent leur cohérence et leur urgence. Des bégaiements de l’histoire comme on les a assez rarement aussi brillamment exprimés. Pour autant, elle est avant tout une impressionnante force romanesque qui transcende tous les motifs qui nous pousseraient d’abord vers elle. J’étais intéressé par tout cela, ces combats, ces icones, on avait en commun pas mal d’obsessions. Une amitié de mots extrêmement forte, une complicité impressionnante, comme elle me l’a dit dans sa touchante dédicace. Je ne m’attendais pourtant pas à pareilles tempêtes et à autant d’enjeux, un regard d’une si grande profondeur posé sur notre monde, sa violence, les forces contradictoires qui le tourmentent et les démons et le chaos qui le menacent depuis si longtemps. Dans cet ouvrage il y a tout ça. Et l’envie de combattre au delà de la colère et de la révolte légitimes, pour qu’un peu d’humanité, un peu de lumière et un peu d’espoir nous permettent de continuer à aimer nos lendemains.
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            • LeaTouchBook Posté le 9 Octobre 2018
              *Avis de Scarlett sur Léa Touch Book* 2016 , la mort de deux hommes noirs l’un dans le Minnesota l’autre à Baton Rouge tous les deux tués par des policiers embrase les Etats Unis. Ces évènements rappellent douloureusement à Elisabeth une autre époque, les années 70 et d’autres révoltes pour des raisons similaires, et puis le fantôme d’un ange blond. Les souvenirs refont surface. Et puis Alexandre le petit-fils d’Elisabeth disparait pour des raisons d’idéaux, d’engagement et sa grand-mère pour garder le contact prend la plume pour lui raconter une histoire de lutte, d’engagement, son histoire à elle, une autre époque mais des combats assez similaires. Dans ce très beau roman « Une nuit avec Jean Seberg » nous cheminons donc avec Elisabeth, mélange audacieux d’un héritage métissé africo-américain , juif et algérien, septuagénaire en 2016 , exigeante envers son entourage, et qui calme ses insomnies avec un verre d’Ardberg en souvenir d’une certaine Jean Seberg. Proche de son petit-fils dont les questionnements et les révoltes lui rappellent la jeune femme qu’elle se souvient avoir été. Le lecteur rencontre aussi d’autres personnages fascinants, Alexandre jeune homme sensible que son ami David pousse dans ses retranchements en l’associant à ses folles expériences,... *Avis de Scarlett sur Léa Touch Book* 2016 , la mort de deux hommes noirs l’un dans le Minnesota l’autre à Baton Rouge tous les deux tués par des policiers embrase les Etats Unis. Ces évènements rappellent douloureusement à Elisabeth une autre époque, les années 70 et d’autres révoltes pour des raisons similaires, et puis le fantôme d’un ange blond. Les souvenirs refont surface. Et puis Alexandre le petit-fils d’Elisabeth disparait pour des raisons d’idéaux, d’engagement et sa grand-mère pour garder le contact prend la plume pour lui raconter une histoire de lutte, d’engagement, son histoire à elle, une autre époque mais des combats assez similaires. Dans ce très beau roman « Une nuit avec Jean Seberg » nous cheminons donc avec Elisabeth, mélange audacieux d’un héritage métissé africo-américain , juif et algérien, septuagénaire en 2016 , exigeante envers son entourage, et qui calme ses insomnies avec un verre d’Ardberg en souvenir d’une certaine Jean Seberg. Proche de son petit-fils dont les questionnements et les révoltes lui rappellent la jeune femme qu’elle se souvient avoir été. Le lecteur rencontre aussi d’autres personnages fascinants, Alexandre jeune homme sensible que son ami David pousse dans ses retranchements en l’associant à ses folles expériences, repoussant ainsi une mélancolie naturelle. Les tragiques attentats qui ont lieu en France lui donnent une conscience plus aigüe de son métissage et de ses origines musulmanes, Nour magnifique jeune migrante venue de Palmyre. On croise aussi John le fils d’Elisabeth qui sent son monde lui échapper que ce soit professionnellement ou personnellement, il se sent parfois transparent dans le regard de sa mère. A une autre époque on fait la connaissance de Jean Seberg à travers le regard de Lisa, une femme d’une intelligence émotionnelle incroyable, attentive et vulnérable. Militant contre les discriminations que subissent les noirs américains, elle sera engloutie dans la bataille que se livreront les pouvoirs et les mouvements de lutte malgré la protection bienveillante de son illustre ex conjoint Romain Gary. Bunchy qui fut un des compagnons d’Elisabeth, nous montre un des visages charismatiques du Black Panther party , mouvement emblématique de la lutte afro-américaine. Et puis en filigrane on frôle deux petits fantômes Nina et baby John dont l’absence a créé un vide abyssal et un chagrin irréversible chez Elisabeth et Jean. Dans ce roman on passe de la France des années 60 avec le conflit franco-algérien à l’Amérique de 1970 et la création du Black Panther party, la mort de Robert Kennedy, de Martin Luther King, la présence étouffante d’Hoover et du FBI. L’auteur nous parle des mouvements de révolte du passé mais aussi des intégrismes actuels, elle nous confronte à l’universalité des violences qu’engendre l’incompréhension des différences. Marie Charrel nous apporte aussi une lueur d’espoir en écrivant avec délicatesse la passion des engagements, des causes qui nous portent. L’art de l’auteur est de relier toutes ces histoires, toute cette Histoire de manière fluide et de créer des personnages fascinants, attachants modelés par des mots, des émotions qui résonnent en nous. Les allers-retours dans le temps s’enchainent et se percutent comme des échos incessants. Au fond, que ce soit pour l’Homme ou pour l’Histoire il s’agit comme l’écrit l’auteur d’un Eternel Recommencement. Ce fut une très belle découverte pour moi et une lecture savoureuse, merci Madame pour ce beau roman.
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            • bouquinovore Posté le 14 Septembre 2018
              Dans un premier temps, je tiens à remercier Marie Charrel, qui chaque année, me fait parvenir son dernier roman de la Rentrée Littéraire. Et c’est sans l’ombre d’un doute, que je me suis plongé les yeux fermé (si l’on peut dire) dans la lecture d’ « une nuit avec Jean Seberg » Je pourrais vous parler pendant des heures, du dernier roman de Marie Charrel, de l’auteur exceptionnelle qu’elle peut-être avec cet effort de documentation sur ses personnages, mais je n’ai pas trouvé de meilleur résumé que celui que nous propose le site dans les petits papiers de la rentrée, avec les mots suivants : « Marie Charrel arrive à aborder dans un seul livre : les Black Panthers, Jean Seberg, la radicalisation de certains jeunes, le journalisme, la guerre d'Algérie... Comment ? Grâce à un sens impressionnant de la narration et surtout un personnage inoubliable, une grand-mère qui cache bien des secrets : Elizabeth » Lorsque j’ai lu ce roman, je me suis souvent rappelé ce que disait l’un de mes profs à l’université : « Il faut prendre acte du passé pour comprendre notre société et les maux d’aujourd’hui. » C’est un peu ce que nous propose Marie Charrel en nous permettant... Dans un premier temps, je tiens à remercier Marie Charrel, qui chaque année, me fait parvenir son dernier roman de la Rentrée Littéraire. Et c’est sans l’ombre d’un doute, que je me suis plongé les yeux fermé (si l’on peut dire) dans la lecture d’ « une nuit avec Jean Seberg » Je pourrais vous parler pendant des heures, du dernier roman de Marie Charrel, de l’auteur exceptionnelle qu’elle peut-être avec cet effort de documentation sur ses personnages, mais je n’ai pas trouvé de meilleur résumé que celui que nous propose le site dans les petits papiers de la rentrée, avec les mots suivants : « Marie Charrel arrive à aborder dans un seul livre : les Black Panthers, Jean Seberg, la radicalisation de certains jeunes, le journalisme, la guerre d'Algérie... Comment ? Grâce à un sens impressionnant de la narration et surtout un personnage inoubliable, une grand-mère qui cache bien des secrets : Elizabeth » Lorsque j’ai lu ce roman, je me suis souvent rappelé ce que disait l’un de mes profs à l’université : « Il faut prendre acte du passé pour comprendre notre société et les maux d’aujourd’hui. » C’est un peu ce que nous propose Marie Charrel en nous permettant de suivre le trajet de vie d’Elizabeth. À la lecture de ce roman, j’ai également découvert Jean Seberg, que je connaissais uniquement de nom pour le film « Bonjour tristesse », actrice que l’on découvre non pour son rôle d’actrice mais pour cette femme militante de la première heure et fragile à la fois. Encore merci à Marie Charrel, pour ce roman qui traverse les époques.
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            • Horizonetinfini Posté le 1 Septembre 2018
              Marie Charrel brillante journaliste et auteure talentueuse nous a déjà conquis avec ses précédents livres. Personnellement j’apprécie cette écrivaine pour sa plume mais aussi pour sa personnalité et ses convictions. Ce nouveau roman était pour moi attendu. « Une nuit avec Jean Seberg » va au-delà de toutes mes attentes, c’est une perle rare. Une fiction certes mais tellement bien documentée et captivante que la plongée dans l’histoire est totale, impossible d’en émerger. Elisabeth et les quatre générations de sa famille sont le portrait d’un siècle, le portrait « des possibles ». Marie Charrel nous fait voyager dans le temps, les époques changent mais le lecteur n’est jamais perdu, tout a un sens, tout se tient. Lisa est métisse: son arbre généalogique inclus des origines algériennes par sa mère et afro-américaines par son père. Après les bouleversants événements du 8 février 1962 à Paris et la mort de son jeune ami Daniel ( Inspiré par Daniel Fay militant communiste mort à 16 ans lors de la dramatique manifestation qui est décrite dans le livre ) une rage immense commence a envahir la jeune fille. J’ai pensé en lisant cette partie du livre à la chanson italienne de Francesco Guccini La locomotive : « …peut être une rage ancienne, générations... Marie Charrel brillante journaliste et auteure talentueuse nous a déjà conquis avec ses précédents livres. Personnellement j’apprécie cette écrivaine pour sa plume mais aussi pour sa personnalité et ses convictions. Ce nouveau roman était pour moi attendu. « Une nuit avec Jean Seberg » va au-delà de toutes mes attentes, c’est une perle rare. Une fiction certes mais tellement bien documentée et captivante que la plongée dans l’histoire est totale, impossible d’en émerger. Elisabeth et les quatre générations de sa famille sont le portrait d’un siècle, le portrait « des possibles ». Marie Charrel nous fait voyager dans le temps, les époques changent mais le lecteur n’est jamais perdu, tout a un sens, tout se tient. Lisa est métisse: son arbre généalogique inclus des origines algériennes par sa mère et afro-américaines par son père. Après les bouleversants événements du 8 février 1962 à Paris et la mort de son jeune ami Daniel ( Inspiré par Daniel Fay militant communiste mort à 16 ans lors de la dramatique manifestation qui est décrite dans le livre ) une rage immense commence a envahir la jeune fille. J’ai pensé en lisant cette partie du livre à la chanson italienne de Francesco Guccini La locomotive : « …peut être une rage ancienne, générations sans nom qui crièrent vengeance et lui aveuglèrent le cœur, il oublia la bonté et égara sa pitié … ». Notre Elisabeth vivra dans cet ouvrage beaucoup d’épreuves dans ses années de jeunesse quand la force de l’âge se confond avec les certitudes et sera troublée et changée par sa rencontre avec Jean Seberg en 1970. Un corps plus fragile mais toujours une force d’esprit hors du commun, elle est prête, quand son petit-fils Alexandre disparaît, à replonger dans le passé pour réparer le présent. Elle s’éveille comme Paris ( magistrale description du Paris nocturne et matinal page 108 du livre qui fait écho à la chanson « Paris s’éveille » de Jacques Dutronc ). J’ai eu, jeune étudiante, la chance de rencontrer Ethel Kennedy, femme de Bob Kennedy qui venait parler d’une biographie dédié à RFK « Le rêve brisé ». Elle nous a expliqué que très souvent images du passé et événements du présent lui semblaient se superposer tout comme pour Elisabeth qui rue Charonne ne peut que se revoir à 15 ans lors de sa première participation à une manifestation. Ethel a continué le combat de Robert contre la peine de mort et soutenu Barack Obama. Paul Beatty auteur afro-américain vainqueur du Man Booker Prize en 2016 écrit dans Moi contre les États-Unis d’Amérique : « C’est le problème avec l’histoire, on se plaît à penser que c’est un livre – qu’on peut tourner cette page qui nous hante et passer à autre chose. Mais l’histoire n’est pas le papier sur lesquel on l’imprime. L’histoire c’est la mémoire, le temps, les émotions, une chanson. L’histoire c’est ce qui te colle à la peau ». Son amie Jean, la confidente de quelques nuits, colle à la peau d’Elisabeth et l’accompagnera tendrement tout au long de sa vie. J. est engagée politiquement mais sa fragilité la conduira dans une inexorable descente aux enfers. Romain Gary le plus connus de ses époux et figure essentielle dans sa vie ne la sauvera pas, beaucoup profiterons de la belle actrice. L’humanité qui vit toujours dans la peur de l’autre dans la crainte de la différence est aussi un fil conducteur de ce récit : éradiquer la bêtise n’est pas chose simple. Le final que la plume de Marie Charrel nous offre est sublime mais évidemment je vous laisse le découvrir. Une note de l’auteure nous propose des idées d’approfondissement sur les sujets traités et cela peut être un moyen d’aller plus loin avec, comme le ferait Elisabeth, une pensée pour J. « Une nuit avec Jean Seberg » sortira le 20 septembre et je vous le conseille vivement, c’est un énorme coup de cœur. Les madeleines après cette lecture ne vous feront plus penser uniquement à Proust.
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            • MAPATOU Posté le 31 Août 2018
              J’ai découvert cette auteure avec son précédent roman « Je suis ici pour vaincre la nuit ». C’est donc avec grand plaisir que je l’ai retrouvée ici. Si l’univers change complètement dans ce roman, Marie Charrel mêle à nouveau avec grand brio l’Histoire à l’histoire. Elisabeth a des origines algériennes par sa mère et afro-américaine par son père. Si elle est aujourd’hui une vieille dame rangée, elle a toujours été engagée politiquement. Elle vit à Paris et voit très régulièrement son petit-fils Alexandre avec qui elle a tissé des liens affectifs très forts. Le jeune homme sait qu’il peut tout dire à sa grand-mère. Aussi quand quelques mois après les attentats du 13 novembre 2015, le jeune homme disparaît, Elisabeth ne comprend pas. Surtout que les éléments trouvés dans sa chambre laissent à penser qu’il aurait pu rejoindre la Syrie. La vieille dame fera tout pour entrer en contact avec lui par email et se décidera à lui raconter, ce qu’elle a toujours tu à son propre fils : son engagement politique et activiste auprès des Black-Panthers et ce qu’a été sa vie pendant toutes ces années là. Ce roman est passionnant car il confronte les points de vue des deux personnages principaux. D’un côté, il... J’ai découvert cette auteure avec son précédent roman « Je suis ici pour vaincre la nuit ». C’est donc avec grand plaisir que je l’ai retrouvée ici. Si l’univers change complètement dans ce roman, Marie Charrel mêle à nouveau avec grand brio l’Histoire à l’histoire. Elisabeth a des origines algériennes par sa mère et afro-américaine par son père. Si elle est aujourd’hui une vieille dame rangée, elle a toujours été engagée politiquement. Elle vit à Paris et voit très régulièrement son petit-fils Alexandre avec qui elle a tissé des liens affectifs très forts. Le jeune homme sait qu’il peut tout dire à sa grand-mère. Aussi quand quelques mois après les attentats du 13 novembre 2015, le jeune homme disparaît, Elisabeth ne comprend pas. Surtout que les éléments trouvés dans sa chambre laissent à penser qu’il aurait pu rejoindre la Syrie. La vieille dame fera tout pour entrer en contact avec lui par email et se décidera à lui raconter, ce qu’elle a toujours tu à son propre fils : son engagement politique et activiste auprès des Black-Panthers et ce qu’a été sa vie pendant toutes ces années là. Ce roman est passionnant car il confronte les points de vue des deux personnages principaux. D’un côté, il y a Alexandre, jeune métis, sidéré par les attentats et qui prend tout à coup conscience de sa couleur de peau : » Désormais, les gens me considèrent comme un musulman potentiel et se méfient de moi. Dans le métro, dans la rue, les magasins, le regard des inconnus s’arrête sur moi un peu plus longtemps qu’il y a un mois. La différence est subtile mais elle est bien là et c’est insupportable. Le regard des Parisiens traîne sur mon visage une demi-seconde de plus qu’avant le 7 janvier 2015 parce qu’ils me jaugent… (…) Ils étudient mes cheveux frisés mais pas crépus. Ils sondent mes origines : Antilles Françaises ? Passe encore. Maghreb ? Plus dangereux. » De l’autre côté, Elisabeth s’est engagée très jeune dans la lutte et l’a payé très cher dans sa vie privée. Elle nous raconte comment le début de la guerre d’Algérie en 1954 l’a poussée à militer puis à faire partie des Black Panthers. Tout le génie de l’auteure est de nous faire comprendre de façon très documentée et fouillée toute cette période, comment les événements se sont déroulés, leurs tenants et leurs aboutissants, sans jamais ennuyer son lecteur. Bien au contraire. Elle aborde dans la dernière partie le sort actuel réservé aux réfugiés , la problématique de ceux partis faire la guerre aux côtés de Daech désireux de revenir en France. Je ne me suis pas ennuyée une seule minute à la lecture de ce livre. Au contraire, j’ai eu le sentiment d’avoir compris beaucoup de choses. Ce roman est passionnant.
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            Ils en parlent

            « Avec ce cinquième roman, Marie Charrel prouve encore qu’elle est une raconteuse d’histoires hors pair. »
            AURÉLIE JANSSENS / Librairie Page et Plume, Limoges
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