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Presses de la cité
EAN : 9782258133853
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 480
Format : 140 x 225 mm

Une nuit, Markovitch

Ziva Avran (traduit par), Arlette Pierrot (traduit par), Laurence Sendrowicz (traduit par)
Date de parution : 25/08/2016
« Une nuit, Markovitch. Une seule et unique nuit, nous dormirons ensemble comme mari et femme. »
 
1939. Zeev Feinberg et Yaacov Markovitch quittent leur petit village de Palestine, direction l’Allemagne, où ils ont pour mission d’épouser de jeunes Juives afin de les sauver des griffes des nazis. De retour chez eux, ils leur redonneront leur liberté en divorçant. Mais si Zeev a bien l’intention de retrouver... 1939. Zeev Feinberg et Yaacov Markovitch quittent leur petit village de Palestine, direction l’Allemagne, où ils ont pour mission d’épouser de jeunes Juives afin de les sauver des griffes des nazis. De retour chez eux, ils leur redonneront leur liberté en divorçant. Mais si Zeev a bien l’intention de retrouver la femme qu’il aime et son enivrant parfum d’orange, Yaacov, lui, ne tient pas à laisser partir Bella, « la plus belle femme qu’il ait vue de sa vie ». Cette dernière est pourtant déterminée à se séparer de lui…
 
« Un premier roman luxuriant, qui n’est pas sans nous rappeler ceux de Gabriel García Márquez et d’Isabel Allende. » The Guardian
 
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EAN : 9782258133853
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 480
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"A mettre en haut de votre pile pour découvrir un roman différent, où l'on plinge dans l'Histoire en souriant."
Flair

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Marie2406 Posté le 29 Septembre 2021
    1939. Dans un petit village de Palestine vivent des hommes et des femmes au profil totalement différents, leur seul point commun, ils sont sionistes et ont émigré sur ce qui deviendra territoire israélien quelques années plus tard. Il y a Yaacov Markovitch, jeune homme qui passe totalement inaperçu aux yeux de tous et surtout des femmes. Il y a son ami Zeev Feinberg, qui est tout le contraire, et auquel aucune femme ne résiste. Il y a Abraham Mandelbaum le boucher du village époux de la si belle Rachel. Rachel qui surprise dans les bras de Zeev verra ce dernier fuir le village sous la menace des couteaux de son boucher de mari. Yaacov décidera de partir avec Zeev, et c’est à Tel-Aviv dans les bureaux du Lieutenant - Colonel Froike numéro deux de l’Organisation, mouvement sioniste dont ils font également partie qu’ils se retrouveront. Et c’est alors qu’il leur fera une étrange proposition, rejoindre un groupe de jeunes juifs célibataires qui partent en Europe épouser des femmes juives afin de les tirer des griffes des nazis. Lorsque Zeev et Yaacov arriveront en Europe et feront la connaissance des femmes qu’ils doivent épouser, Yaacov sera immédiatement subjugué par Bella qu’il doit épouser et qui est la plus... 1939. Dans un petit village de Palestine vivent des hommes et des femmes au profil totalement différents, leur seul point commun, ils sont sionistes et ont émigré sur ce qui deviendra territoire israélien quelques années plus tard. Il y a Yaacov Markovitch, jeune homme qui passe totalement inaperçu aux yeux de tous et surtout des femmes. Il y a son ami Zeev Feinberg, qui est tout le contraire, et auquel aucune femme ne résiste. Il y a Abraham Mandelbaum le boucher du village époux de la si belle Rachel. Rachel qui surprise dans les bras de Zeev verra ce dernier fuir le village sous la menace des couteaux de son boucher de mari. Yaacov décidera de partir avec Zeev, et c’est à Tel-Aviv dans les bureaux du Lieutenant - Colonel Froike numéro deux de l’Organisation, mouvement sioniste dont ils font également partie qu’ils se retrouveront. Et c’est alors qu’il leur fera une étrange proposition, rejoindre un groupe de jeunes juifs célibataires qui partent en Europe épouser des femmes juives afin de les tirer des griffes des nazis. Lorsque Zeev et Yaacov arriveront en Europe et feront la connaissance des femmes qu’ils doivent épouser, Yaacov sera immédiatement subjugué par Bella qu’il doit épouser et qui est la plus belle femme qu’il n’ait jamais rencontré. De retour en Palestine, contrairement à ce qui était prévu, il refuse de divorcer de Bella. Cette dernière va alors déclarer la guerre à son mari. C’est l’histoire de ces hommes et femmes que l’auteur nous raconte depuis 1939 et jusqu’au début des années 50, petites histoires qui seront également ballotées au gré de la grande Histoire. Histoire des hommes qui se battront contre les soldats anglais occupants la Palestine, contre les Arabes qui y vivent, et même comme Zeev iront jusqu’à retourner en Europe en 1945 pour traquer les nazis en fuite. Histoire des femmes qui devront vivre sur une Terre Promise qui n’avait rien d’un paradis. Histoire de leurs enfants qui naitront en même temps qu’Israël et grandiront avec leur pays tout neuf. Un roman magnifique qui parle de la vie tout simplement.
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  • Apoapo Posté le 24 Septembre 2018
    Entrent dans l'alchimie magnifique et superbe de ce premier roman de la jeune écrivaine psychologue israélienne Ayelet Gundar-Goshen plusieurs ingrédients déjà très savamment maîtrisés : - un fond historique intéressant : la Palestine des années 30, où les Juifs d'Europe immigraient clandestinement et luttaient contre les forces mandataires britanniques outre que contre les Arabes ; composé aussi de l'action dramatique principale : l'organisation de mariages blancs, en 1939, entre des hommes célibataires établis et des jeunes juives allemandes fuyant les nazis par l'émigration légale ; composé enfin de la guerre qui aboutit à la création de l'État d'Israël en 1948 ; - pourtant, il ne s'agit pas là d'un roman historique ; - le drame de l'amour contrarié par le manque de réciprocité : Yaacov Markovitch refuse d'accorder le divorce à Bella, « la plus belle femme qu'il ait vue de sa vie », tout en se condamnant, en même temps qu'elle, à une irrémédiable peine, à une double frustration irréparable ; - pourtant, il ne s'agit pas là d'un roman d'amour, à moins de dissocier l'amour du bonheur ainsi que du malheur, de l'espoir ainsi que du désespoir... ; - une réflexion psychologique passionnante sur le poids des apparences : Yaacov, au physique « extraordinairement banal », est constamment pénalisé par le regard qu'autrui porte, ou plutôt... Entrent dans l'alchimie magnifique et superbe de ce premier roman de la jeune écrivaine psychologue israélienne Ayelet Gundar-Goshen plusieurs ingrédients déjà très savamment maîtrisés : - un fond historique intéressant : la Palestine des années 30, où les Juifs d'Europe immigraient clandestinement et luttaient contre les forces mandataires britanniques outre que contre les Arabes ; composé aussi de l'action dramatique principale : l'organisation de mariages blancs, en 1939, entre des hommes célibataires établis et des jeunes juives allemandes fuyant les nazis par l'émigration légale ; composé enfin de la guerre qui aboutit à la création de l'État d'Israël en 1948 ; - pourtant, il ne s'agit pas là d'un roman historique ; - le drame de l'amour contrarié par le manque de réciprocité : Yaacov Markovitch refuse d'accorder le divorce à Bella, « la plus belle femme qu'il ait vue de sa vie », tout en se condamnant, en même temps qu'elle, à une irrémédiable peine, à une double frustration irréparable ; - pourtant, il ne s'agit pas là d'un roman d'amour, à moins de dissocier l'amour du bonheur ainsi que du malheur, de l'espoir ainsi que du désespoir... ; - une réflexion psychologique passionnante sur le poids des apparences : Yaacov, au physique « extraordinairement banal », est constamment pénalisé par le regard qu'autrui porte, ou plutôt ne sait même pas porter sur lui ; son aspect provoque des préjugés moraux à son désavantage, le contraignant sans doute aux actes les plus vertueux et parfois à l'héroïsme ; la beauté de Bella, avant qu'elle ne se fane, l'absout de bien des écarts mais ne lui apporte ni satisfaction ni consolation ; il en est partiellement de même pour les autres personnages masculins, beaux et virils, notamment quant au succès de leur paternité... ; - une prose caractérisée par la plus subtile ironie chaque fois que la narration le permet, par la plus grande vivacité ailleurs, et toujours par une très agréable originalité – cf. surtout la chute –, rendue de manière absolument admirable par la traduction à six mains ; - mais par-dessus tout, et c'est magistral, des portraits de personnages très profonds, complexes, dynamiques, nuancés, porteurs d'actions imprévisibles, et se soustrayant à toute tentative de jugement moral ; ils sont construits selon une géométrie de prismes triangulaires à parois réflechissantes (la forme du kaléidoscope, à y songer!) : ainsi, on pourrait s'attendre plutôt banalement à ce que les deux personnages principaux des premiers chapitres, Yaacov Markovitch et son fraternel ami Zeev Feinberg ne représentent juste que l'opposé l'un de l'autre – mais ce serait minorer le rôle fondamental du troisième élément de la triade masculine : Efraïm Froïke, « le numéro deux de l'Organisation » ; va s'ensuivre une triade féminine composée de Bella, de Rachel, la femme du boucher, et de Sonia : il est plus compliqué (et cela imposerait de révéler trop de rebondissements de l'histoire) de saisir l'enchevêtrement des personnalités de ce trio de femmes, ainsi que leurs reflets réciproques, mais l'on peut s'y aider par l'observation de leurs trois manières d'être adultères et d'être mères et enfin par leurs relations à la parole. Enfin, est tout à fait essentielle, pour la dynamique narrative mais aussi pour mieux parfaire les portraits des personnages, la triade des enfants : Yaïr, le fils de Sonia, Zvi, le fils de Bella, et Naama, la fille adoptive de Zeev. Depuis longtemps, plus d'un an assurément, je n'ai pas été aussi séduit par un roman. Sa lecture, pourtant bien rapide, me laissera, j'en suis certain, une marque durable et un plaisir prolongé (outre la vive curiosité pour les œuvres successives de l'auteure).
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  • paroles Posté le 26 Juin 2018
    1939. Palestine ou Eretz-Israël (terme employé avant la création de l’Etat d’Israël en 1948) J’aime les contes, il y a tant de magie en eux. Yaacov Markovitch est un jeune homme d’une étonnante banalité. Le croise-t’on que sitôt on l’oublie. Ce qui n’est pas le cas de son ami Zeev Feinberg, beau, grand et moustachu, doté d’un rire immense et communicatif. Alors comment ces deux-là ont-ils pu se lier d’amitié ? C’est à cause d’une histoire de femme bien sûr, mais je n’en dirai pas plus. Tiens, à propos de femmes, il y a Sonia qui pourrait presque être belle si ce n’était cet écart juste un peu trop grand entre les deux yeux. Mais ce qui la sauve, non ce n’est pas son talent de cuisinière (de ce côté-là, c’est plutôt un désastre), mais son odeur, son odeur envoûtante d’oranges. Et puis, il y a Bella, la plus belle femme jamais vue, adoratrice de poésie et de poètes. Mais sur elles non plus, je n’en dirai pas plus. Bien d’autres personnages tourbillonnent autour de ceux-là comme Rachel Mandelbaum aux seins merveilleusement symétriques et son mari Abraham, le boucher du village dont on dit qu’il n’étripe pas que les... 1939. Palestine ou Eretz-Israël (terme employé avant la création de l’Etat d’Israël en 1948) J’aime les contes, il y a tant de magie en eux. Yaacov Markovitch est un jeune homme d’une étonnante banalité. Le croise-t’on que sitôt on l’oublie. Ce qui n’est pas le cas de son ami Zeev Feinberg, beau, grand et moustachu, doté d’un rire immense et communicatif. Alors comment ces deux-là ont-ils pu se lier d’amitié ? C’est à cause d’une histoire de femme bien sûr, mais je n’en dirai pas plus. Tiens, à propos de femmes, il y a Sonia qui pourrait presque être belle si ce n’était cet écart juste un peu trop grand entre les deux yeux. Mais ce qui la sauve, non ce n’est pas son talent de cuisinière (de ce côté-là, c’est plutôt un désastre), mais son odeur, son odeur envoûtante d’oranges. Et puis, il y a Bella, la plus belle femme jamais vue, adoratrice de poésie et de poètes. Mais sur elles non plus, je n’en dirai pas plus. Bien d’autres personnages tourbillonnent autour de ceux-là comme Rachel Mandelbaum aux seins merveilleusement symétriques et son mari Abraham, le boucher du village dont on dit qu’il n’étripe pas que les animaux. Mais allez savoir ! Il y a encore le numéro deux de l’Organisation, Efraïm Froïke, complètement subjugué par les fragrances d’agrumes ou plutôt de celle qui les porte. Et je ne vous dirai pas non plus comment se termine son histoire. Non, je ne vous dirai rien de ce conte extraordinaire. Ce serait l’abîmer que de le découper ainsi en tranches. La seule chose que j’évoquerai pour vous, c’est le début de cette histoire : Yaacov and Zeev ont quitté la Palestine pour aller épouser des juives en Allemagne, afin que celles-ci soient sauvées des griffes des nazis. Voilà la blessure de ce conte, la guerre est là, sous-jacente. Les hommes sont ainsi faits, la violence les accompagne depuis la nuit des temps... Bien sûr en découvrant cette histoire au fil des pages, je n’ai pu m’empêcher de penser à un autre conte foisonnant lui aussi de vie, de mort, d’amour, de trahison, d'humour, de péripéties, de personnages, d’ordinaire et d’extraordinaire, celui de Gabriel Garcia Marquez : Cent ans de solitude. Un conte qui vous fait voyager loin des contrées habituelles, et j’aime ça !
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  • Bogusia Posté le 24 Mars 2018
    En 1938, Yaacov Markovitch et Zeev Feinberg font partie des vingt Palestiniens choisis pour une opération de sauvetage des Juives allemandes - ils doivent les épouser en mariage blanc et les ramener en Palestine. Divorcées par la suite, les femmes retrouvent la liberté. Zeev, un séducteur-né, ne fléchit pas devant Yafa, une jeune fille pas trop gracieuse tandis que, Yaacov, au départ réticent à cette aventure, tombe immédiatement sous le charme de Bella Zeigermann, "la plus belle femme qu'il ait jamais vue de sa vie". Le coup de foudre est, malheureusement unilatéral : Yaacov est agriculteur et plutôt maladroit et refuse le divorce ne souhaitant pas que l'amour de sa vie lui soit retiré. Patient, il reste persuadé que la jeune femme changera d'avis un jour. Pour Bella, la Palestine est une terre des orangers, du bonheur, de la poésie, c'était écrit dans le poème gravé sur son médaillon. Elle part à la recherche de son rêve... Ce roman dont la trame se déroule pendant les moments-clés de l'Israël comme la création de l’État, la guerre en Galilée, aurait pu être purement historique, il n'en est rien ! L'auteure, pourtant consciente de l'importance de l'Histoire, a su créer un roman... En 1938, Yaacov Markovitch et Zeev Feinberg font partie des vingt Palestiniens choisis pour une opération de sauvetage des Juives allemandes - ils doivent les épouser en mariage blanc et les ramener en Palestine. Divorcées par la suite, les femmes retrouvent la liberté. Zeev, un séducteur-né, ne fléchit pas devant Yafa, une jeune fille pas trop gracieuse tandis que, Yaacov, au départ réticent à cette aventure, tombe immédiatement sous le charme de Bella Zeigermann, "la plus belle femme qu'il ait jamais vue de sa vie". Le coup de foudre est, malheureusement unilatéral : Yaacov est agriculteur et plutôt maladroit et refuse le divorce ne souhaitant pas que l'amour de sa vie lui soit retiré. Patient, il reste persuadé que la jeune femme changera d'avis un jour. Pour Bella, la Palestine est une terre des orangers, du bonheur, de la poésie, c'était écrit dans le poème gravé sur son médaillon. Elle part à la recherche de son rêve... Ce roman dont la trame se déroule pendant les moments-clés de l'Israël comme la création de l’État, la guerre en Galilée, aurait pu être purement historique, il n'en est rien ! L'auteure, pourtant consciente de l'importance de l'Histoire, a su créer un roman des personnages hauts en couleur, drôles et tragiques à la fois. Markovitch, tel un Juif errant, participera à la guerre en Galilée et en sortira abîmé par l'absurdité des décisions qu'il devra prendre. Il ne comprendra jamais le but d'avoir tué des innocents, dans ses lettres, il ne parlera pas des moments sanglants qu'il est en train de vivre. Le héros se trompe souvent de combat, déterminé dans ses convictions et pourtant pas assez "sioniste", se bat au nom d'une passion qui n'est pas celle qu'on attend de lui. Le roman est une grande désillusion racontée avec de l'humour décalé, absurde. Il se lit d'une traite. Magistral !
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  • MAPATOU Posté le 2 Décembre 2017
    Basé sur des faits réels, « Une nuit, Markovitch » nous entraîne en Palestine en 1939 dans un petit village construit par des pionniers venus d’Europe. Parmi les jeunes hommes encore célibataires, on trouve Zeev Feinberg à la personnalité charismatique et à la moustache frémissante, particulièrement devant la gent féminine. Son meilleur ami, Yaacov Markovitch « n’était pas laid. Il ne faut cependant pas en déduire qu’il était beau. Disons qu’il était d’une extraordinaire banalité. Ou plutôt, il avait un visage tellement quelconque que les yeux ne parvenaient jamais à se fixer sur lui, s’échappaient vers d’autres horizons. » Alors que les bruits de la fureur allemande parviennent jusqu’en Palestine, il est décidé que de jeunes célibataires se rendront en Allemagne afin d’épouser de jeunes Juives pour les soustraire aux atrocités commises par les nazis. Dès leur retour au village, le rabbin prononcera leurs divorces, les jeunes femmes pouvant ensuite s’installer là où bon leur semblera. Zee et Yaacov font partie du voyage. Les couples sont constitués par tirage au sort. Yaacov se retrouve marié à la plus belle femme qu’il ait jamais vue, Bella. « Tant qu’elle se propageait en ville, la beauté de Bella Zeigermann n’avait aucun pouvoir néfaste, il... Basé sur des faits réels, « Une nuit, Markovitch » nous entraîne en Palestine en 1939 dans un petit village construit par des pionniers venus d’Europe. Parmi les jeunes hommes encore célibataires, on trouve Zeev Feinberg à la personnalité charismatique et à la moustache frémissante, particulièrement devant la gent féminine. Son meilleur ami, Yaacov Markovitch « n’était pas laid. Il ne faut cependant pas en déduire qu’il était beau. Disons qu’il était d’une extraordinaire banalité. Ou plutôt, il avait un visage tellement quelconque que les yeux ne parvenaient jamais à se fixer sur lui, s’échappaient vers d’autres horizons. » Alors que les bruits de la fureur allemande parviennent jusqu’en Palestine, il est décidé que de jeunes célibataires se rendront en Allemagne afin d’épouser de jeunes Juives pour les soustraire aux atrocités commises par les nazis. Dès leur retour au village, le rabbin prononcera leurs divorces, les jeunes femmes pouvant ensuite s’installer là où bon leur semblera. Zee et Yaacov font partie du voyage. Les couples sont constitués par tirage au sort. Yaacov se retrouve marié à la plus belle femme qu’il ait jamais vue, Bella. « Tant qu’elle se propageait en ville, la beauté de Bella Zeigermann n’avait aucun pouvoir néfaste, il y avait suffisamment d’espace pour que son venin se disperse dans les rues sans dommage. Mais, plaie béante au coeur d’une embarcation en bois, elle attirait les jeunes hommes comme des mouches et rongeait les jeunes femmes comme de la vermine « . Yacov Markovitch est tellement ensorcelé par la beauté de Bella, qui l’ignore pourtant superbement, qu’il refuse de lui accorder le divorce. Sa décision sera lourde de conséquences pour leurs vies entières. D’une façon remarquable, Ayelet Gundar-Goshen nous raconte les vies des individus peuplant ce petit village : les femmes ayant fui les atrocités et ayant décidé de ne plus jamais parler un mot d’allemand ; les unions mal assorties mais qui étaient la seule chance d’avoir une vie matérielle correcte ;les relations amour-haine de Yaacov et Bella, l’amour fou entre Zeev et Sonia cachant toutefois un lourd secret; et aussi les luttes avec les Arabes pour les repousser à l’extérieur du pays. Ce roman m’a passionnée, ses personnages m’ont touchée. Excellent moment de lecture.
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