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Par Tana, publié le 23/10/2019

Endométriose : une approche naturelle pour soulager les symptômes

Douleurs profondes, irrégularités menstruelles, baisse de libido… l’endométriose est une maladie encore trop peu connue, difficile à identifier et encore plus à soigner. Dans son livre "Femme essentielle", le Dr Aude Maillard propose une approche naturelle de cette pathologie, pour soulager la femme et l’aider à se reconnecter à son corps.

Maladie gynécologique fréquente – elle concerne 1 femme sur 10 - l’endométriose reste mal connue. Mais l’endométriose, c’est quoi exactement ? Cela correspond à l’expansion du tissu utérin, nommé endomètre, au-delà de l’utérus. La muqueuse utérine sort de son compartiment et envahit les sphères urinaire, digestive, parfois même respiratoire, occasionnant des douleurs profondes, violentes, et perturbant les fonctionnalités gynécologiques, urinaires, respiratoires et digestives.

Cette maladie, dont les causes restent indéterminées, a un développement chronique et difficile à cadrer. Elle peut être particulièrement douloureuse, déprimante et dévitalisante pour tous les aspects de l’être. Parfois, elle est difficile à diagnostiquer car sournoise dans ses symptômes, avec un développement très lent et l’évocation de douleurs discrètes mais de plus en plus présentes dans les rapports sexuels ou les règles, ainsi que des irrégularités menstruelles… Le traitement allopathique se réduit à l’intervention chirurgicale pour tenter de redonner un peu d’oxygène à cette zone asphyxiée et douloureuse, mais l’évolution est difficile à maîtriser et le risque de cancérisation est présent. Les cures thermales semblent donner de très bons résultats dans la gestion de la douleur.

Ce contexte pathologique plonge le plus souvent la femme dans l’obscurité totale. Il remet en question ses projets de grossesse, la coupe du plaisir sexuel ; sa vie conjugale est profondément impactée et la confiance en elle complètement altérée. Paradoxalement, face à cette matrice utérine envahissante, surdimensionnée et anarchique, le féminin est entravé, étouffé. Face à la singularité et à la puissante symbolique de l’endométriose, l’intention curative ne peut être qu’humble, personnalisée et intégrative. Les huiles essentielles ne sont malheureusement pas la panacée, mais leur recours contribue au soutien du féminin en détresse et à la gestion de la douleur. L’intention thérapeutique est ciblée sur le bas-ventre, la gestion de la douleur et l’équilibre endocrinien.

Quelques abréviations utilisées ci-dessous :

HE : huile essentielle

HV : huile végétale

QSP : quantité suffisante pour

 

Geste simple : massage antidouleur du ventre

L’huile essentielle incontournable, antalgique, décongestionnante et proposant des perspectives de ralentissement du processus d’envahissement, est celle d’estragon. Pour pallier son côté irritant et favoriser la diminution de l’état inflammatoire et congestif, passez au préalable un peu de baume de copahu (Copaifera officinalis) sur le bas-ventre et l’ensemble de l’abdomen, à raison de 5 gouttes, puis faites pénétrer 10 gouttes d’HE d’estragon (Artemisia dracunculus) en massant doucement l’ensemble de la zone dans le sens des aiguilles d’une montre.

Insistez sur les ovaires jusqu’au pubis et sur toutes les zones douloureuses.

Renouvelez 6 fois par jours si possible. Procédez ainsi les 10 derniers jours du cycle, à chaque cycle, jusqu’à amélioration souhaitée, en complément de l’allopathie.

 

Protocole anti-inflammatoire et anti-prolifération de la matrice

Cette synergie apporte une amélioration significative du confort gynécologique.

HE de myrrhe amère (Commiphora molmol) : 3 ml

HE d’encens oliban (Boswellia carterii) : 3 ml

HE d’estragon (Artemisia dracunculus) : 3 ml

HV de noyau d’abricot : qsp 30 ml

Mode opératoire : dans un flacon de 30 ml en verre teinté muni d’un compte-gouttes, déposez les huiles essentielles selon les quantités indiquées (prenez l’équivalent de 30 gouttes pour 1 ml), puis complétez jusqu’en haut du flacon avec l’huile végétale. Fermez, agitez et étiquetez.

Mode d’utilisation : appliquez quotidiennement, matin et soir, 15 gouttes en massant le ventre.

Prenez également par voie sublinguale 8 gouttes de la même synergie 3 fois par jour, 5 jours sur 7, jusqu’à amélioration satisfaisante.

Remarque : pour éviter tout risque d’intolérance, ne pas dépasser 3 semaines de cure au maximum par voie interne (présence d’HE d’estragon).

 

Rituel olfactif

Déposez 1 goutte d’HE d’angélique racine sur un support neutre (lunettes olfactives ou mèche de coton) à mettre sous le nez et respirez profondément en conscience. Tenez un petit journal de bord avec les évocations de chaque jour, à faire pendant 15 jours environ, ou plus si le besoin se fait sentir. Si cette huile essentielle de racine suscite une profonde aversion, mieux vaut faire quelques pauses olfactives avec une oléorésine de vanille (Vanilla planifolia), qui ramènera confiance et sécurité. Il est tout de même recommandé de s’entourer des conseils d’un psychologue pour verbaliser les souffrances qui remontent. L’angélique veille sur la lignée féminine et apaise les souffrances matricielles en toute bienveillance.

Cette approche énergétique, au cas par cas, tentera d’apporter des aides pour retrouver la pleine confiance en sa matrice, qui est pour la femme comme sa Terre mère, nécessaire à son ancrage, sa force vitale, son équilibre psychoémotionnel, son comportement et même son identité.

Dans Femme essentielle du Dr Aude Maillard, retrouvez tous les conseils dédiés à la femme, de la petite fille à la femme accomplie : des gestes et des rituels pour accompagner la femme à chaque étape de son parcours hormonal. 

 

Femme essentielle - Le guide des huiles essentielles au féminin - beauté, santé, spiritualité
Le guide des huiles essentielles dédié à la femme, de la petite fille à la femme accomplie. Beauté, santé, spiritualité : des huiles essentielles, des gestes et des rituels pour accompagner la femme à chaque étape de son parcours hormonal.

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