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Robert Laffont
EAN : 9782221139301
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Éloge de la lucidité

Se libérer des illusions qui empêchent d'être heureux

CHRISTOPHE ANDRE (Préface)
Date de parution : 20/02/2014

Le bonheur semble le nouveau Graal de notre époque : plus nous le cherchons, plus il semble se dérober. C'est que la majorité d'entre nous cherche un bonheur idéalisé, impossible à atteindre, une vie sans souffrance, des émotions toujours positives, une estime de soi sans faille et un épanouissement personnel...

Le bonheur semble le nouveau Graal de notre époque : plus nous le cherchons, plus il semble se dérober. C'est que la majorité d'entre nous cherche un bonheur idéalisé, impossible à atteindre, une vie sans souffrance, des émotions toujours positives, une estime de soi sans faille et un épanouissement personnel constant - des mirages qui nous rendent tristement nombrilistes et nous font perdre de vue l'essentiel : la possibilité d'être heureux malgré les vicissitudes de la vie.
Ilios Kotsou nous invite à partager une lucidité rayonnante pour déjouer ces idées trompeuses et découvrir les conditions du bonheur véritable. Il nous explique avec intelligence et humour comment une conscience clairvoyante nous ouvre à la tolérance, à la douceur et à une compréhension plus profonde de nos émotions. Pour accepter notre vulnérabilité comme un trésor, et trouver en soi une joie durable, celle portée par la beauté et la valeur réelles de nos vies.

« Un ouvrage gai, plein de fraîcheur et rempli d’une énergie contagieuse. Qui va vous mettre le coeur en joie et l’esprit en mouvement. » Christophe André

Prix de l'essai Psychologie - Fnac 2015

 

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EAN : 9782221139301
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Nicolas9 Posté le 21 Janvier 2020
    Ce livre est un livre de vie... Cela peut toutefois sembler emphatique, mais sa lecture m’a littéralement éclairé. En effet, ce chercheur belge partage dans cet essai la substantifique moelle de sa profonde connaissance des auteurs anglo-saxons. Et il va à l’essentiel en un peu plus de deux-cents pages qui se dévorent très vite. Après avoir décortiqué « l’illusion d’un bonheur assimilé à une suite de plaisirs sensoriels mis bout à bout » tel qu’il est vendu par la société de consommation, Kotsou nous met en garde contre « l’obligation d’être heureux » véhiculée par certains thuriféraires de la pensée positive#8201;: « devoir se forcer à être heureux ou s’interroger continuellement sur son état sont de vrais obstacles à savourer le présent. » Et c’est peu dire ! Selon Kotsou, la meilleure manière de renforcer les pensées dérangeantes et les phobies est de vouloir les éviter. Que ce soit en recourant aux somnifères et autres antidépresseurs ou en les fuyant par l’hyperactivité ou l’ascétisme professionnel, voire sportif. D’accord. Mais alors, que faire ? Eh bien, nous dit ce spécialiste de l’intelligence émotionnelle, il faut a contrario accepter ses émotions « négatives » et les prendre pour ce qu’elles sont#8201;: des idées qui traversent... Ce livre est un livre de vie... Cela peut toutefois sembler emphatique, mais sa lecture m’a littéralement éclairé. En effet, ce chercheur belge partage dans cet essai la substantifique moelle de sa profonde connaissance des auteurs anglo-saxons. Et il va à l’essentiel en un peu plus de deux-cents pages qui se dévorent très vite. Après avoir décortiqué « l’illusion d’un bonheur assimilé à une suite de plaisirs sensoriels mis bout à bout » tel qu’il est vendu par la société de consommation, Kotsou nous met en garde contre « l’obligation d’être heureux » véhiculée par certains thuriféraires de la pensée positive#8201;: « devoir se forcer à être heureux ou s’interroger continuellement sur son état sont de vrais obstacles à savourer le présent. » Et c’est peu dire ! Selon Kotsou, la meilleure manière de renforcer les pensées dérangeantes et les phobies est de vouloir les éviter. Que ce soit en recourant aux somnifères et autres antidépresseurs ou en les fuyant par l’hyperactivité ou l’ascétisme professionnel, voire sportif. D’accord. Mais alors, que faire ? Eh bien, nous dit ce spécialiste de l’intelligence émotionnelle, il faut a contrario accepter ses émotions « négatives » et les prendre pour ce qu’elles sont#8201;: des idées qui traversent plus ou moins fréquemment notre esprit au milieu de milliers d’autres idées, plus ou moins agréables. Une fois qu’on a réussi à prendre conscience qu’elles ont l’impact qu’on veut bien leur donner, il « suffit » de les accepter et de les remettre à leur juste place#8201;: des idées qui passent et qui n’ont aucun effet sur nous. A fortiori si nous apprenons à les regarder passer sans les craindre. Car, « reconnaître ses émotions, cela veut dire être capable de les identifier (et de les décrire), savoir quand nous sommes en colère, triste ou anxieux. Cela nécessite de développer l’aptitude à prendre conscience, sans jugement, de ce qui se passe en nous. Nous n’en serons peut-être pas plus détendus (dans un premier temps), mais nous y gagnerons en liberté. » Raison pour laquelle, être capable (si possible sur le moment, sinon juste après) de se décrire à soi-même (ou à un proche) les palettes des émotions ressenties, permet d’en diminuer fortement l’impact. C’est en tout cas ce que révèle l’étude scientifique de Richard Pond (2012). Or, pour être moins soumis au flux et au reflux de nos états d’âme, il faut d’abord avoir le courage de nous y exposer « et, quand nous les avons identifiés, les accueillir et passer du temps avec eux. Quand on apprivoise un animal, on s’en approche doucement en diminuant progressivement la distance qui nous sépare de lui. » Ainsi, en acceptant d’affronter des contextes que nous avions pris l’habitude de fuir, nous livrons (au début) un combat libérateur qui nous ouvre des perspectives auxquelles nous avions renoncé. En effet, « prendre nos pensées au sérieux leur offre beaucoup trop d’influence sur nous. Une idée à laquelle nous donnons du crédit est à même de déclencher dans notre corps des réactions identiques à celles d’un fait réel comme une accélération du rythme cardiaque, une crise de larmes... et nous mettre dans une situation de stress sans qu’aucune cause objective ne soit présente. » La solution paraît simultanément aisée et complexe#8201;: « considérer nos cogitations comme de simples pensées. » Et les voir passer en nous comme nous regarderions déambuler des individus depuis la terrasse d’un café. Car, « en nous rendons compte que nos ruminations ne sont que des concepts, même et surtout quand elles prétendent le contraire, nous nous en distançons. » Ilios Kotsou se lance ensuite dans un réquisitoire contre la sacrosainte « estime de soi ». Car, poussée à l’extrême, plutôt que de nous aider à supporter les moments de crise qui ne manquent pas de subvenir dans la vie de chacun, celle-ci « nous conduit à tenter d’ignorer ou de masquer nos vulnérabilités. » Or, qui dit déni, dit évolution impossible. C’est pourquoi l’essayiste lui préfère « la douceur envers soi » qui n’implique pas d’autoévaluation, donc le risque d’accroître encore son stress ou son agressivité. Les études de Kristin Neff (2007 et 2011) démontrent que les personnes plus indulgentes envers elles-mêmes ruminent moins et sont protégées des effets ravageurs de l’anxiété. Au niveau de ses conséquences positives, « la compassion pour soi » amène celles et ceux qui l’ont intégrée à davantage de sociabilité, d’optimisme et d’initiative. Car, « d’une manière paradoxale et contre-intuitive pour la plupart d’entre nous, la douceur envers nous-même nous pousse à nous corriger, à donner le meilleur de nous. » Ainsi, au sein d’un couple, les bénéfices de l’autocompassion seront immédiats#8201;: en la pratiquant, on est beaucoup moins sur la défensive et on admet plus facilement ses torts. Comme on ne craint pas une agression de notre égo boursouflé donc friable, on sera plus serein, réaliste et on essaiera de faire mieux quand l’occasion se présentera à nouveau. Accepter sa propre vulnérabilité, au lieu ne nous affaiblir, nous unit au genre humain et nous permet d’aller vers l’Autre sans peur d’être humilié ou anéanti. Effectivement, « nous pouvons impressionner par nos grandeurs et réussites, mais nous ne sommes touchés et touchons que par nos fragilités et nos blessures. » Le grand Leonard Cohen l’avait compris#8201;: “Il y a une faille en toute chose, c’est par là qu’entre la lumière.”
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  • Bebelle1725 Posté le 13 Janvier 2020
    Livre plein de bon sens, qui se lit facilement. Des exemples de la vie courante pour argumenter ses propos. Une mise au point bienvenue avec tous les détenteurs du "comment être heureux à tout prix".
  • FabriceW Posté le 22 Avril 2016
    livre sur "l"oubli de l'estime de soi".
  • thereseardeche Posté le 5 Janvier 2016
    Un livre qui m'a beaucoup aidée, il est arrivé dans ma vie à un moment ou je me cherché. Un livre intéressant qui m#715;a fait me poser les bonnes questions pour poursuivre plus sereinement mon chemin. Je le conseille très souvent à mon entourage. Je pense que chaque personne a quelque chose à prendre dans ce livre pour mieux vivre son quotidien.
  • Nayac Posté le 20 Décembre 2015
    Lucidité... ou renoncement? Ce risque du renoncement à chercher le bonheur qui n'existe que comme chemin et non comme but, est écarté par l'auteur. auteur qui nous met en garde quant à diverses illusions: - l'assimilation du bonheur au plaisir - les dégâts de la course effrénée à l'estime de soi - la chimère d'une vie sans incidents ou accidents... Ilios Kotsu propose plusieurs pistes, dont: enlever notre armure, cultiver la douceur de soi, s'affranchir du regard des autres, l'acceptation de l'autre tel qu'il est , sans chercher à le modifier. Malgré les analyses confortées par plusieurs expériences scientifiques mentionnées dans l'ouvrage, il reste toutefois difficile de souscrire, en fin d'ouvrage au petit " il n'y a pas de bonheur... ce n'est pas une chose, c'est un acte" (repris à d'André Compte Sponville)... Peut être faudra t il que je relise le livre!
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