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Robert Laffont
EAN : 9782221187517
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Et je t'emmène

Myriem BOUZAHER (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 13/05/2015

Ischiano, un patelin de Toscane, de nos jours. Pietro sort à peine de l’enfance et déjà l’amour et la violence du monde lui tombent dessus. Entre des parents absents et des camarades de classe jaloux de son amitié avec la belle Gloria, fille de banquier et collégienne décomplexée, il n’a...

Ischiano, un patelin de Toscane, de nos jours. Pietro sort à peine de l’enfance et déjà l’amour et la violence du monde lui tombent dessus. Entre des parents absents et des camarades de classe jaloux de son amitié avec la belle Gloria, fille de banquier et collégienne décomplexée, il n’a qu’une hâte : échapper au destin de berger que son père a prévu pour lui. Graziano, lui, est né à Ischiano il y a maintenant quarante-quatre ans. Play-boy désenchanté, faux dur au coeur d’artichaut, ce fan des Gipsy Kings rentre au pays après des années de vie dissolue dans les clubs de Rome. Alors que tout les oppose, Flora, professeur au collège du village, femme fragile et introvertie, va tomber amoureuse de lui.
L’amour peut-il exister dans ce monde terne dominé par la trivialité ? Dans la chaleur, les moustiques et les tempêtes de pluie de Toscane, la fatalité pourrait avoir raison de tous.

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EAN : 9782221187517
Façonnage normé : EPUB2
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • leslecturesdecarmen Posté le 3 Février 2021
    Et je t’emmène » de Niccolo Ammaniti. Les auteurs italiens n’ont pas leur pareil pour décrire des ambiances et des atmosphères: Niccolo Ammaniti ne déroge pas à cette règle. J’étais l’une des habitantes de ce « village perdu de quatre cents âmes, Ischiano Scalo. » Et je me suis faite piquer par un ou deux moustiques des marais alentours durant ma lecture. Entrer dans l’adolescence, c’est tout un programme avec Niccolo Ammaniti. Cette période bénie des premiers émois mais surtout celle douloureuse des premières vraies confrontations au monde extérieur avec son lot de chagrins et de désillusions. L’écriture de l’auteur rend tout phénoménal et burlesque: surtout au travers de ses personnages. On suit le petit Pietro, pas gâté niveau famille. Règne de la terreur par le père alcoolique, mère soumise et franchement dépressive, frère un peu marginal (parce que tout ce qui est « différent » dans un tel microcosme ne peut qu’être marginal). Qu’il est gentil ce Pietro, si mignon, trop gentil et ça quelques gros lourds de son école l’ont bien compris. Mais dans tout ce marasme, il y a son amie, d’un niveau social beaucoup plus élevé, et la tendre affection qu’ils partagent. Il y a aussi Graziano, quarantenaire, enfant du... Et je t’emmène » de Niccolo Ammaniti. Les auteurs italiens n’ont pas leur pareil pour décrire des ambiances et des atmosphères: Niccolo Ammaniti ne déroge pas à cette règle. J’étais l’une des habitantes de ce « village perdu de quatre cents âmes, Ischiano Scalo. » Et je me suis faite piquer par un ou deux moustiques des marais alentours durant ma lecture. Entrer dans l’adolescence, c’est tout un programme avec Niccolo Ammaniti. Cette période bénie des premiers émois mais surtout celle douloureuse des premières vraies confrontations au monde extérieur avec son lot de chagrins et de désillusions. L’écriture de l’auteur rend tout phénoménal et burlesque: surtout au travers de ses personnages. On suit le petit Pietro, pas gâté niveau famille. Règne de la terreur par le père alcoolique, mère soumise et franchement dépressive, frère un peu marginal (parce que tout ce qui est « différent » dans un tel microcosme ne peut qu’être marginal). Qu’il est gentil ce Pietro, si mignon, trop gentil et ça quelques gros lourds de son école l’ont bien compris. Mais dans tout ce marasme, il y a son amie, d’un niveau social beaucoup plus élevé, et la tendre affection qu’ils partagent. Il y a aussi Graziano, quarantenaire, enfant du pays rentré au bercail. Et rien qu’ici, s’insinue déjà l’idée de la fatalité (qui prendra tout son sens dans le dernier tiers). S’il est d’abord difficile d’entrevoir pourquoi tous ces portraits se croisent (et quels portraits! Il n’y a pas un personnage chez Ammaniti qui ne serve pas l’histoire et le sens du livre) sans vraiment se lier, tout s’éclaircit (en s’assombrissant…) par la suite. Le final est éblouissant, inattendu et pourtant si logique. Un livre atroce dans lequel règne la loi du plus fort et où les rêves se fracassent. Une véritable fresque.
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  • Elea57 Posté le 5 Janvier 2021
    L'auteur dresse avec une facilité surprenante le portrait de personnages caricaturaux à souhait qui reflètent bien la société actuelle : Graziano, le bellâtre de 40 ans passés qui refuse de vieillir et continue à sortir avec des filles écervelées à peine majeures, Pietro, un adolescent introverti issu d'un milieu pauvre, qui est la risée d'une bande de sa classe et n'en peut plus d'avoir peur, Flora, une instit' trentenaire vouée corps et âme à sa mère malade qui en oublie de vire ... Des caractères très fouillés, profonds et des histoires qui nous tiennent en haleine et nous font passer du rire aux larmes. Plus on approche de la fin, plus la sensation de drame se ressent avec un constat implacable : il est difficile d'échapper à son milieu, il nous rattrape toujours. Malgré cette fin assez noire, j'ai beaucoup aimé ce roman qui m'a donné envie de lire d'autres livres d'Ammaniti.
  • ladyfio Posté le 13 Mars 2019
    Complètement conquise par ce roman !
  • Takalirsa Posté le 26 Décembre 2018
    Une intrigue noyée dans une foisonnante galerie de portraits. On y suit deux personnages (apparemment) sans point commun dans le petit village italien d'Ischiano Scalo : le jeune Pietro harcelé par Pierini le caïd et sa bande, et Graziano le quadragénaire qui revient au pays avec des rêves quelque peu effilochés. Que recherche Graziano le raté vieillissant ? Pourquoi Pietro, pourtant bon élève, est le seul de l'école à redoubler ? Le récit remonte alors six mois en arrière, et ce n'est qu'à la fin que le passé rejoindra le présent et que ces deux-là se croiseront. Leur parcours individuel est jonché de rencontres, d'illusions et de déconvenues et malgré tout d'espoir, de relations décevantes et d'autres, heureusement, lumineuses – Gloria pour Pietro, Flora pour Graziano. Ce dernier est « un pauvre type imbu de lui-même », un « sex symbol des campings » capable de séduire trois cents femmes en un été mais qui n'a jamais rien construit avec aucune d'elle. Entiché d'une gogo danseuse écervelée et arriviste, il se fait pitoyablement mener par le bout du nez (et pas que!). Pietro se montre tout aussi faible, se laissant malmener par « un père alcoolique » et « un frère crétin » à la maison, par Pierini qui lui crée des ennuis... Une intrigue noyée dans une foisonnante galerie de portraits. On y suit deux personnages (apparemment) sans point commun dans le petit village italien d'Ischiano Scalo : le jeune Pietro harcelé par Pierini le caïd et sa bande, et Graziano le quadragénaire qui revient au pays avec des rêves quelque peu effilochés. Que recherche Graziano le raté vieillissant ? Pourquoi Pietro, pourtant bon élève, est le seul de l'école à redoubler ? Le récit remonte alors six mois en arrière, et ce n'est qu'à la fin que le passé rejoindra le présent et que ces deux-là se croiseront. Leur parcours individuel est jonché de rencontres, d'illusions et de déconvenues et malgré tout d'espoir, de relations décevantes et d'autres, heureusement, lumineuses – Gloria pour Pietro, Flora pour Graziano. Ce dernier est « un pauvre type imbu de lui-même », un « sex symbol des campings » capable de séduire trois cents femmes en un été mais qui n'a jamais rien construit avec aucune d'elle. Entiché d'une gogo danseuse écervelée et arriviste, il se fait pitoyablement mener par le bout du nez (et pas que!). Pietro se montre tout aussi faible, se laissant malmener par « un père alcoolique » et « un frère crétin » à la maison, par Pierini qui lui crée des ennuis à l'extérieur. Et ainsi se déroule le roman, au fil de nombreuses digressions sur les multiples personnages secondaires, leur passé, leurs traits de caractère, leurs hobbies, sensées expliquer leurs actes, leurs choix, ou tout simplement ces concours de circonstances qui font que les choses se déroulent ainsi. On finit par perdre le fil déjà ténu de l'histoire, parce que l'on est en présence d'un roman psychologique, une sorte de grande fresque sociale qui décortique et analyse les comportements. C'est dans les dernières pages que tout prend sens. On l'avait bien compris, « l'insignifiant et vulgaire » Graziano est un contre-exemple et sa prise de conscience sera trop tardive (mais c'est déjà bien qu'il en ait une). L'acte incroyable et inattendu de Pietro, contre toute apparence, sera libérateur. Car il est le véritable héros du livre, celui qui brisera la fatalité et donnera son sens à ce titre mystérieux, « [Je passe te prendre] et je t'emmène ».
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  • poupy Posté le 18 Août 2018
    J'ai adoré ce livre, ironique touchant et drôle. L'auteur a un style extraordinaire et décrit tellement bien l'univers de l'adolescence.
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