Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221132241
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

La Garde blanche

Claude LIGNY (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 07/09/2017

Kiev, décembre 1918. Sur fond de guerre civile russe, Boulgakov raconte la fin de l’Ukraine tsariste à travers la destinée de la famille Tourbine, inspirée de sa propre famille. Si la mort sévit partout, chez les Tourbine, autour de la table familiale où éclatent la blancheur de la nappe et...

Kiev, décembre 1918. Sur fond de guerre civile russe, Boulgakov raconte la fin de l’Ukraine tsariste à travers la destinée de la famille Tourbine, inspirée de sa propre famille. Si la mort sévit partout, chez les Tourbine, autour de la table familiale où éclatent la blancheur de la nappe et le chatoiement de la porcelaine, le temps est suspendu. Jusqu’à ce que les troupes ukrainiennes, dirigées par Simon Petlioura, déferlent sur Kiev. Plongés dans la tourmente, tous les hommes de la famille rejoignent alors la Garde blanche pour arrêter l’avancée des bolcheviks…
Écrit en 1923-1924, ce premier grand roman de l’auteur du Maître et Marguerite était, disait-on, le livre préféré de Staline car il montrait, mieux que tout autre, le bouleversement apporté par le communisme à la Russie. Ce livre où Boulgakov a mis toute sa nostalgie lui aurait, non sans paradoxe, sauvé la vie.

« Grande – grande et terrible – fut cette année-là, mil neuf cent dix-huitième depuis la naissance du Christ, et seconde depuis le début de la Révolution. » Mikhaïl Boulgakov

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221132241
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mylena Posté le 3 Octobre 2021
    Pour comprendre ce roman il faut réaliser qu’en 1918 Kiev a été le théâtre d’affrontements entre de nombreux combattants, la ville a été prise et reprise plusieurs fois, parfois en très peu de temps. Il y avait l’Armée de Petlioura, l’Armée rouge, l’Armée blanche, l’Armée de la Triple-Entente (les Allemands), l’Armée de Pilsudski (Pologne) et l’Armée de l’anarchiste Nestor Makhno. Un ancien hetman au service de l’armée impériale, Skoropadsky, a pris le pouvoir contre le gouvernement ukrainien (la Rada, instaurée en 1917), il est soutenu par l’Allemagne et résiste à l’Armée de Petlioura qui sème la terreur. Les réfugiés affluent à Kiev, fuyant l’Armée rouge, celle de Petlioura et celle de Makhno. Petlioura va prendre la ville. Avant la bataille, Skoropadsky, les Allemands et le chef de la Garde blanche s’enfuient, abandonnant leurs troupes et leurs officiers. Les uns résistent et se font tuer, les autres se cachent, se terrent comme la population. Quelques mois plus tard Petlioura est battu et l’Armée rouge rentre dans Kiev. Voilà pour le décor historique du roman qui lui est avant tout centré sur l’histoire de la famille Tourbine, famille de l’intelligentsia, d’un milieu proche de celui de Boulgakov. Il y a Nicolas, 17 ans,... Pour comprendre ce roman il faut réaliser qu’en 1918 Kiev a été le théâtre d’affrontements entre de nombreux combattants, la ville a été prise et reprise plusieurs fois, parfois en très peu de temps. Il y avait l’Armée de Petlioura, l’Armée rouge, l’Armée blanche, l’Armée de la Triple-Entente (les Allemands), l’Armée de Pilsudski (Pologne) et l’Armée de l’anarchiste Nestor Makhno. Un ancien hetman au service de l’armée impériale, Skoropadsky, a pris le pouvoir contre le gouvernement ukrainien (la Rada, instaurée en 1917), il est soutenu par l’Allemagne et résiste à l’Armée de Petlioura qui sème la terreur. Les réfugiés affluent à Kiev, fuyant l’Armée rouge, celle de Petlioura et celle de Makhno. Petlioura va prendre la ville. Avant la bataille, Skoropadsky, les Allemands et le chef de la Garde blanche s’enfuient, abandonnant leurs troupes et leurs officiers. Les uns résistent et se font tuer, les autres se cachent, se terrent comme la population. Quelques mois plus tard Petlioura est battu et l’Armée rouge rentre dans Kiev. Voilà pour le décor historique du roman qui lui est avant tout centré sur l’histoire de la famille Tourbine, famille de l’intelligentsia, d’un milieu proche de celui de Boulgakov. Il y a Nicolas, 17 ans, jeune officier qui veut faire son devoir jusqu’au bout, contraint de s’enfuir. Il y a son frère, Alexis, 27 ans, médecin comme Boulgakov, grièvement blessé, secouru par la mystérieuse Julia. Et puis il y a leur sœur, Hélène, que son mari a abandonné en fuyant avec les Allemands. Au début du roman, c’est l’enterrement de leur mère, qui symbolise la sainte Russie. Les deux frères vivaient jusque là sans soucis, pris dans la tourmente, ils se sentent obligés de s’engager auprès de l’Armée blanche, mais sans jamais combattre tant la ville de Kiev est ballottée d’un camp à l’autre. Tout chez eux reflète un passé à jamais révolu, en particulier leur appartement qui semble un havre de paix au milieu de la tourmente. Mais on est fort loin d’une description idéalisée du camp pro-tsariste : il y a des lâches, on y voit des actes de pur antisémitisme gratuit, la vision de la religion des frères Tourbine est fort peu orthodoxe. La morale de l’histoire à laquelle tout conduit est formulée et résumée dans les dernières lignes : "Tout passera. Les souffrances, les tourments, le sang, la faim, la peste. le glaive disparaîtra, et seules les étoiles demeureront, quand il n'y aura plus trace sur la terre de nos corps et de nos efforts. Il n'est personne au monde qui ne sache cela. Alors pourquoi ne voulons-nous pas tourner nos regards vers elles ? " Ironie de l’histoire : Boulgakov, ne pouvant faire publier son roman, en a tiré une pièce, « Les journées des Tourbine », qui, bien qu’interdite aussi dans un premier temps par la censure, a fini par être autorisée, Staline l’ayant appréciée lors de la première. C'est un très beau roman que la complexité des événements historiques rend un peu difficile à lire.
    Lire la suite
    En lire moins
  • sweetie Posté le 27 Février 2021
    Fin décembre 1918, Kiev, « mère de toutes les villes russes », est le siège d’escarmouches entre Allemands en déroute, forces blanches (dernier bastion dédié au tsarisme), insurgés nationalistes favorables à la république d’Ukraine et bolcheviks. La famille Tourbine (Alexis l’aîné, sa sœur Hélène et son frère Nikolka) vivent retranchés dans leur appartement, « arche battue par la tempête de l’Histoire ». Au gré des événements évoluant de minute en minute, les allégeances changent de camp et nombre de fuites éperdues se multiplient parmi les officiers de la garde blanche. Dans une mise en scène théâtrale, oscillant entre songes délirants, dialogues piquants et échauffourées dans les rues de Kiev, Mikhaïl Boulgakov fait ressurgir les tourments de la révolution bolchevique, amorcée un an plus tôt à Moscou. Onomatopées, chants révolutionnaires, interpellations dans la foule, l’écriture est hautement descriptive, contribuant ainsi à la vivacité du récit. Étrange alors que ce roman, lu il y a plusieurs années, ne m’ait laissé aucun souvenir précis. Vive la relecture!
  • audreylectures Posté le 26 Septembre 2020
    J'ai terminé cet après-midi La garde blanche de Mikhaïl Boulgakov, au programme du club de lecture d'@antastesialit pour le mois de septembre. Ce roman historique de trois cent et quelques pages m'a fait traverser beaucoup d'émotions. Nous y suivons les événements ayant marqué la ville de Kiev en 1918 et 1919, à savoir la guerre civile, à travers le destin d'une famille d'aristocrates, les Tourbine. Publié tout d'abord en 1926 sous une forme périodique, La Garde blanche ne sera publiée en volume intégral qu'en 1973, après la mort de Staline. Pour braver la censure, l'auteur publia tout de même avant cela une adaptation pour le théâtre, Les Jours des Tourbine, qui rencontra, elle, un grand succès. Mêlant événements historiques et fiction empruntant à la vie de l'auteur, ce roman est exigeant. Le contexte historique et politique est très complexe, les protagonistes nombreux et possédant plusieurs noms. Il faut apprécier les romans à l'intrigue essentiellement politique, historique et militaire pour trouver le courage de braver les difficultés de compréhension rencontrées à la lecture de cet ouvrage. Malgré cela, l'écriture de Mikhaïl Boulgakov est assez incroyable, très imaginative, la construction narrative riche, mêlant flash-backs et anticipations, rêves, fantasmes et réalité. Les personnages sont bien construits et le choc culturel au... J'ai terminé cet après-midi La garde blanche de Mikhaïl Boulgakov, au programme du club de lecture d'@antastesialit pour le mois de septembre. Ce roman historique de trois cent et quelques pages m'a fait traverser beaucoup d'émotions. Nous y suivons les événements ayant marqué la ville de Kiev en 1918 et 1919, à savoir la guerre civile, à travers le destin d'une famille d'aristocrates, les Tourbine. Publié tout d'abord en 1926 sous une forme périodique, La Garde blanche ne sera publiée en volume intégral qu'en 1973, après la mort de Staline. Pour braver la censure, l'auteur publia tout de même avant cela une adaptation pour le théâtre, Les Jours des Tourbine, qui rencontra, elle, un grand succès. Mêlant événements historiques et fiction empruntant à la vie de l'auteur, ce roman est exigeant. Le contexte historique et politique est très complexe, les protagonistes nombreux et possédant plusieurs noms. Il faut apprécier les romans à l'intrigue essentiellement politique, historique et militaire pour trouver le courage de braver les difficultés de compréhension rencontrées à la lecture de cet ouvrage. Malgré cela, l'écriture de Mikhaïl Boulgakov est assez incroyable, très imaginative, la construction narrative riche, mêlant flash-backs et anticipations, rêves, fantasmes et réalité. Les personnages sont bien construits et le choc culturel au rendez-vous ( le dictionnaire fut mon meilleur ami ). Je vous conseille de vous renseigner un minimum sur le contexte historique de l'oeuvre avant la lecture ou en parallèle car l'auteur ne fait pas du tout de mise en contexte, ne fournit aucun mode d'emploi ni notes biographiques et cela peut cruellement manquer si vous ne connaissez pas du tout cette période de l'histoire. Je me suis sentie dépassée à de nombreuses reprises mais toujours fascinée par le génie de cet auteur. J'ai maintenant hâte de découvrir l'oeuvre majeure de Boulgakov, à savoir : Le Maître et Marguerite.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Chasto Posté le 7 Janvier 2019
    Un siècle se meurt alors qu'un autre se crée. Les convictions des uns asservissent celles des autres, de ces mouvements d'hommes, des révolutions éclatent. La capitale de la petite Rus' s'affole, les rues retentissent des peurs et éclats de tous. Les rues deviennent stratégiques, les portes tremblent, les façades se ferment et les pas retentissent à l'écho des armes. Le Dniepr s'écoulent et les pages se noircissent avec le talent habituel de son auteur. A découvrir avec intérêt et curiosité.
  • palamede Posté le 7 Novembre 2015
    Pendant la révolution russe, à Kiev, l'hetman Pavlo Skoropadsky, un général de l'armée impériale, est au pouvoir à la suite d'un coup d'état. Il résiste aux nationalistes ukrainiens commandés par Petliouria et a autorisé l'occupation allemande de la ville afin de repousser l'invasion bolchévique. Dans cette ville où affluent tous ceux qui fuient devant l'Armée rouge, les deux frères Alexis et Nicolas Tourbine vivent paisiblement, jusqu'au moment où, pour être fidèles au tsar Nicolas II et défendre le gouvernement provisoire mis en place par la Douma après l'abdication de celui-ci, ils rejoindront l'Armée blanche contre-révolutionnaire. La Garde Blanche raconte la fin de l'Ukraine tsariste, mêlant l'histoire de la famille Tourbine, proche de celle de Mikhaïl Boulgakov, né à Kiev et médecin comme Alexis, à celle de la guerre civile russe de 1917. Un texte remarquable qui, publié dans une revue avant de devenir une pièce de théâtre, interdite puis autorisée par Staline, devra attendre les années soixante-dix pour être édité dans son intégralité en Union soviétique.
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.