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Robert Laffont
EAN : 9782221145401
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Le Mythe de la virilité

Date de parution : 12/10/2017

Et si, comme les femmes, les hommes étaient depuis toujours victimes du mythe de la virilité ? De la préhistoire à l’époque contemporaine, une passionnante histoire du féminin et du masculin qui réinterprète de façon originale le thème de la guerre des sexes.
Pour asseoir sa domination sur le sexe...

Et si, comme les femmes, les hommes étaient depuis toujours victimes du mythe de la virilité ? De la préhistoire à l’époque contemporaine, une passionnante histoire du féminin et du masculin qui réinterprète de façon originale le thème de la guerre des sexes.
Pour asseoir sa domination sur le sexe féminin, l’homme a, dès les origines de la civilisation, théorisé sa supériorité en construisant le mythe de la virilité. Un discours fondateur qui n’a pas seulement postulé l’infériorité essentielle de la femme, mais aussi celle de l’autre homme (l’étranger, le « sous-homme », le « pédéraste »...). Historiquement, ce mythe a ainsi légitimé la minoration de la femme et l’oppression de l’homme par l’homme.
Depuis un siècle, ce modèle de la toute-puissance guerrière, politique et sexuelle est en pleine déconstruction, au point que certains esprits nostalgiques déplorent une « crise de la virilité ». Les masculinistes accusent le féminisme d’avoir privé l’homme de sa souveraineté naturelle. Que leur répondre ? Que le malaise masculin est, certes, une réalité, massive et douloureuse, mais que l’émancipation des femmes n’en est pas la cause. La virilité est tombée dans son propre piège, un piège que l’homme, en voulant y enfermer la femme, s’est tendu à lui-même.
En faisant du mythe de la supériorité mâle le fondement de l’ordre social, politique, religieux, économique et sexuel, en valorisant la force, le goût du pouvoir, l’appétit de conquête et l’instinct guerrier, il a justifié et organisé l’asservissement des femmes, mais il s’est aussi condamné à réprimer ses émotions, à redouter l’impuissance et à honnir l’effémination, tout en cultivant le goût de la violence et de la mort héroïque. Le devoir de virilité est un fardeau, et « devenir un homme » un processus extrêmement coûteux.
Si la virilité est aujourd’hui un mythe crépusculaire, il ne faut pas s’en alarmer, mais s’en réjouir. Car la réinvention actuelle des masculinités n’est pas seulement un progrès pour la cause des hommes, elle est l’avenir du féminisme.

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EAN : 9782221145401
Façonnage normé : EPUB3
DRM : Watermark (Tatouage numérique)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • zagames Posté le 8 Juin 2021
    Ève a beau être sortie de la côte d'Adam dans le récit biblique, le chromosome Y , lui , est bel et bien issu du chromosome X, qui était là le premier. Bien avant d’invoquer «Notre Père qui êtes aux Cieux» , les hommes auraient glorifié «Notre Mère la Terre». Il y eut un temps où le pouvoir et le savoir se partageaient harmonieusement entre l'homme et la femme. Mais que s'est-il alors passé ? Comment expliquer que les sociétés plus ou moins égalitaires de l'âge du fer aient pu basculer dans la phallocratie ? Pourquoi la femme égyptienne, étrusque ou milésienne, qui jouissait d'une grande liberté et d'un statut valorisant, qui lui permettait de circuler librement, de posséder et d'administrer des biens, d'assister aux banquets et même d'exercer des fonctions religieuses, cédera-t-elle la place à une femme condamnée à vivre recluse et privée de la plupart de ses droits ? Pourquoi la sexualité, sacralisée à Babylone, pratiquée dans la dévotion des temples par d'ardentes prêtresses, va-t-elle bientôt perdre sa signification de voir d'accès privilégiée au divin et subir une très violente répression ? Comment s’est constitué la «masculinité hégémonique» à travers les âges ? D’où est venue aux hommes l’idée d’une femme souffrant d’une infériorité congénitale,... Ève a beau être sortie de la côte d'Adam dans le récit biblique, le chromosome Y , lui , est bel et bien issu du chromosome X, qui était là le premier. Bien avant d’invoquer «Notre Père qui êtes aux Cieux» , les hommes auraient glorifié «Notre Mère la Terre». Il y eut un temps où le pouvoir et le savoir se partageaient harmonieusement entre l'homme et la femme. Mais que s'est-il alors passé ? Comment expliquer que les sociétés plus ou moins égalitaires de l'âge du fer aient pu basculer dans la phallocratie ? Pourquoi la femme égyptienne, étrusque ou milésienne, qui jouissait d'une grande liberté et d'un statut valorisant, qui lui permettait de circuler librement, de posséder et d'administrer des biens, d'assister aux banquets et même d'exercer des fonctions religieuses, cédera-t-elle la place à une femme condamnée à vivre recluse et privée de la plupart de ses droits ? Pourquoi la sexualité, sacralisée à Babylone, pratiquée dans la dévotion des temples par d'ardentes prêtresses, va-t-elle bientôt perdre sa signification de voir d'accès privilégiée au divin et subir une très violente répression ? Comment s’est constitué la «masculinité hégémonique» à travers les âges ? D’où est venue aux hommes l’idée d’une femme souffrant d’une infériorité congénitale, comme habitant un inframonde ? D’où ont-ils tiré cette parenté de la femme avec l’animal, emprisonné dans l’organique, rivé à la terre, dominé par son instinct et inapte à la pensée ? Quel rôle ont joué les religions, les pouvoirs publics et les sciences dans la construction du système viriarcal ? La réponse à ces questions serait liée à un processus historique majeur, dont l'auteure pense qu'il n'était pas inutile de rappeler l'apparition tardive, et progressive, dans l'histoire de l'humanité, bien qu'on ait tendance à le considérer comme originel, un processus qu'elle a nommé la virilisation du monde. Selon l'auteure, il est impossible d'établir la datation et la chronologie exactes de ce processus cité plus haut, mais il est plutôt essentiel de comprendre qu'après des dizaines de millénaires marqués par des rapports de sexes relativement équilibrés et l'adoration de divinités féminines ou bisexuées , le monde va peu à peu basculer dans une nouvelle ère absolument et radicalement andocentrée . Un essai vraiment passionnant.
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  • DrAgnodice Posté le 19 Février 2021
    Il s’agit d’une lecture enrichissante qui devrait être lue par tous pour comprendre la société actuelle et ses enjeux. En effet, la déconstruction de ce Mythe met l’accent sur la fin d’un monde, vieux de milliers d’années mais malheureusement pas dépassé, puisque connu de nos parents ou grands-parents. Et même de nous-même. En bref, il faut lire ce livre pour comprendre que « la révolution féminine » ne pourra s’accomplir que si les hommes se libérent du Mythe de la virilité.
  • paolinna Posté le 17 Janvier 2021
    Si vous vous intéressez au féminisme et à la hiérarchie des sexes, alors vous êtes au bon endroit. Le Mythe de la virilité est un essai très intéressant, très documenté, qui retrace l'histoire de la domination masculine, et cela depuis les origines de la civilisation. Pour expliquer les injonctions qui existent aujourd'hui, Olivia Gazalé reprend depuis le début. Et au commencement, qu'y avait-il ? Le féminin, vraisemblablement. Être créateur, mère nature, la femme était un symbole de création vénéré de tous, et pourtant elle finira asservie par les hommes. Pourquoi ? Comment ? Parce que les hommes ont imposé leur propre ordre social, religieux et sexuel par désir de puissance et de contrôle. Et pour justifier cette prise de pouvoir, les raisons sont nombreuses ! Parmi elles, le fait que la femme est incapable de contrôler son propre corps (dû à ses menstruations, elle perd du sang qu'elle ne peut pas maîtriser) donc comment pourrait-elle contrôler la société ? L'homme se gouverne lui-même, pas la femme. L'homme verse le sang, la femme le perd. Évidemment, l'arrivée ensuite de la religion n'est pas venue nous rendre justice. Comme Eve, la femme est péché. Elle est par essence séductrice alors qu'elle ne devrait... Si vous vous intéressez au féminisme et à la hiérarchie des sexes, alors vous êtes au bon endroit. Le Mythe de la virilité est un essai très intéressant, très documenté, qui retrace l'histoire de la domination masculine, et cela depuis les origines de la civilisation. Pour expliquer les injonctions qui existent aujourd'hui, Olivia Gazalé reprend depuis le début. Et au commencement, qu'y avait-il ? Le féminin, vraisemblablement. Être créateur, mère nature, la femme était un symbole de création vénéré de tous, et pourtant elle finira asservie par les hommes. Pourquoi ? Comment ? Parce que les hommes ont imposé leur propre ordre social, religieux et sexuel par désir de puissance et de contrôle. Et pour justifier cette prise de pouvoir, les raisons sont nombreuses ! Parmi elles, le fait que la femme est incapable de contrôler son propre corps (dû à ses menstruations, elle perd du sang qu'elle ne peut pas maîtriser) donc comment pourrait-elle contrôler la société ? L'homme se gouverne lui-même, pas la femme. L'homme verse le sang, la femme le perd. Évidemment, l'arrivée ensuite de la religion n'est pas venue nous rendre justice. Comme Eve, la femme est péché. Elle est par essence séductrice alors qu'elle ne devrait aspirer qu'à la pudeur et la chasteté. Mais en même temps, elle doit enfanter, tout en se gardant de prendre plaisir à cet acte charnel. Pendant une cinquantaine de pages, Olivia revient sur cette trinité Vierge-mère-pute qui montre l'aspect totalement paradoxal de ces injonctions, et qui est selon moi l'une des parties les plus intéressantes de tout l'ouvrage. La seconde moitié de l'essai se concentre ensuite sur cette domination à double tranchant. Parce qu'en imposant tout ces principes aux femmes, en cherchant à les différencier un maximum des hommes, les hommes se sont imposés des normes à eux-mêmes. Éducation par la violence, vénération de l'honneur et de la puissance, répression des émotions, devoir d'érection... la liste est longue. Toutefois, l'ouvrage se termine par une note positive et encourageante. La société évolue, cette masculinité toxique est de plus en plus décriée. À cela s'ajoutent les révolutions féministes, les mouvements queers et antiracistes. Le mythe de la virilité est donc certes un discours fondateur, mais son temps est révolu. Malheureusement, cet avis ne retrace qu'un centième de tout ce que vous pourrez apprendre avec ce livre. Alors il ne vous reste plus qu'une chose à faire : le découvrir !
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  • Livretoi Posté le 25 Novembre 2020
    Histoire de la construction et de l'entretien du mythe de la virilité, responsable de l'asservissement des femmes et piège pour les hommes soumis à son dictat. Ce mythe s'écroule, remis en cause par ses excès, les avancées sociales, les évolutions économiques, la féminisation, le féminisme, tous les changements induits par l'histoire de l'humanité. Un essai complet, instructif, qui montre l'incroyable hypocrisie des hommes mâles et des sociétés à l'égard des femmes, pour préserver le pouvoir masculin sur les femmes. Le plan de l'ouvrage est le suivant Introduction 1. Au commencement était le féminin 2. La virilisation du monde 3. L‘essentialisation de la femme : la trinité vierge-mère-pute 4. La construction du mythe viril 5. Puissance et impuissance 6. La déconstruction du monde viril Conclusion J'ai trouvé les premiers et derniers chapitres, synthétiques, analytiques et sociologiques, plus intéressants que les chapitres historiques, descriptifs et détaillés du milieu du livre. C'est un ressenti personnel. Olivia Gazalé pose les bonnes questions. Elle défend un féminisme éclairé, intelligent, respectueux des hommes et des femmes. Sa position sur la prostitution par exemple rejoindrait celle de Virginie Despentes, liberté, respect, défense, protection, valorisation des femmes qui voudraient exercer ce métier. La prostitution, quelle hypocrisie de la part de la société quand même ! De même, elle souhaite préserver dans... Histoire de la construction et de l'entretien du mythe de la virilité, responsable de l'asservissement des femmes et piège pour les hommes soumis à son dictat. Ce mythe s'écroule, remis en cause par ses excès, les avancées sociales, les évolutions économiques, la féminisation, le féminisme, tous les changements induits par l'histoire de l'humanité. Un essai complet, instructif, qui montre l'incroyable hypocrisie des hommes mâles et des sociétés à l'égard des femmes, pour préserver le pouvoir masculin sur les femmes. Le plan de l'ouvrage est le suivant Introduction 1. Au commencement était le féminin 2. La virilisation du monde 3. L‘essentialisation de la femme : la trinité vierge-mère-pute 4. La construction du mythe viril 5. Puissance et impuissance 6. La déconstruction du monde viril Conclusion J'ai trouvé les premiers et derniers chapitres, synthétiques, analytiques et sociologiques, plus intéressants que les chapitres historiques, descriptifs et détaillés du milieu du livre. C'est un ressenti personnel. Olivia Gazalé pose les bonnes questions. Elle défend un féminisme éclairé, intelligent, respectueux des hommes et des femmes. Sa position sur la prostitution par exemple rejoindrait celle de Virginie Despentes, liberté, respect, défense, protection, valorisation des femmes qui voudraient exercer ce métier. La prostitution, quelle hypocrisie de la part de la société quand même ! De même, elle souhaite préserver dans l'érotisme et la sexualité cette par d'ambiguïté et cette complémentarité entre hommes et femmes, avec des jeux consentants qui n'empêchent pas un respect mutuel. La femme objet, oui, mais ponctuellement et dans la bulle érotique, de façon consentante. Encore, sur le mouvement queer, qui semble vouloir faire disparaître les différences de genre, elle émet des doutes. Je mets cinq étoiles, comme pour "Je t'aime à la philo", parce que dans le genre, en tant qu'essayiste, la synthèse d'Olivia Gazalé est complète, parfaitement rédigée, bien construite, enrichissante. J'ai mis en citation, des passages du chapitre 6.
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  • cdezingues Posté le 1 Septembre 2020
    Un essai qui se lit bien, mais qui reste assez "basique" si on a déjà des notions de féminisme. Je m'attendais à lire des choses révolutionnaires sur la masculinité, au final, je n'ai pas appris grand chose.
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