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Les Graciées
Sarah Tardy (traduit par)
Date de parution : 09/09/2021
Éditeurs :
Lizzie
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PRIX CONSEILLÉ
21.99 €

Les Graciées

Sarah Tardy (traduit par)
Date de parution : 09/09/2021
Finaliste du Prix Fémina 2020

1617, Vardø, au nord du cercle polaire, en Norvège.
Maren Magnus-datter, vingt ans, regarde depuis le village la violente tempête qui s’abat sur la mer. Quarante pêcheurs, dont son frère et...

1617, Vardø, au nord du cercle polaire, en Norvège.
Maren Magnus-datter, vingt ans, regarde depuis le village la violente tempête qui s’abat sur la mer. Quarante pêcheurs, dont son frère et son père, gisent sur les rochers en contrebas, noyés. Ce sont les hommes de Vardø qui ont été ainsi décimés,...

1617, Vardø, au nord du cercle polaire, en Norvège.
Maren Magnus-datter, vingt ans, regarde depuis le village la violente tempête qui s’abat sur la mer. Quarante pêcheurs, dont son frère et son père, gisent sur les rochers en contrebas, noyés. Ce sont les hommes de Vardø qui ont été ainsi décimés, et les femmes vont désormais devoir assurer seules leur survie.
Trois ans plus tard, Absalom Cornet débarque d’Écosse. Cet homme sinistre y brûlait des sorcières. Il est accompagné de sa jeune épouse norvégienne, Ursa. Enivrée et terrifiée par l’autorité de son mari, elle se lie d’amitié avec Maren et découvre que les femmes peuvent être indépendantes. Absalom, lui, ne voit en Vardø qu’un endroit où Dieu n’a pas sa place, un endroit hanté par un puissant démon.

Inspiré de faits réels, Les Graciées captive par sa prose, viscérale et immersive. Sous la plume de Kiran Millwood Hargrave, ce village de pêcheurs froid et boueux prend vie.

« Les Graciées m’a coupé le souffle. Lorsque je l’ai terminé, j’ai pressé le livre contre moi, en espérant absorber un peu du talent de Kiran. » Tracy Chevalier, auteure de La Jeune Fille à la perle
« Ce magnifique premier roman, à l'écriture puissante, est porté par la poésie de cette île » Télérama
 

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EAN : 9791036615924
Façonnage normé : MP3
Durée : 674 min
Lizzie
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • chocolatechipcooky 12/01/2023
    Dans l'ensemble, j'ai plutôt apprécié ma lecture des Graciées. Le rythme est assez lent pendant la majeure partie du roman, mais ça ne m'a pas gênée, par contre, la fin est si rapide que l'ensemble est un peu déséquilibré. On suit l'intrigue à travers les yeux de deux narratrices ; Maren et Ursa. Ce qui est intéressant, c'est qu'elles ne portent pas du tout le même regard sur l'île de Vardo, qu'on apprend à connaître à travers leurs yeux. Mais ça a ses limites lorsque des évènements se passent hors de leur vue et qu'ils nous sont donc juste rapportés. Du coup, on ne connaît aussi certains personnages qu'en surface, alors qu'ils auraient pu être intéressants et un peu moins manichéens. Si vous avez déjà lu des livres sur des procès pour sorcellerie (notamment de Salem), il n'y aura sûrement pas de grande surprise ; on sait très vite qui risque d'avoir des problème avec le délégué Cornet. Finalement, ce qui m'a plu, c'était de découvrir la vie rude des habitants de Vardo, plus que les éléments liés aux procès, qui sont assez vite expédiés.
  • echosdeslivres 29/12/2022
    Les descriptions sont saisissantes, on sent les embruns nous frapper au visage et la longueur (voire même la langueur) des nuits d'hiver sans fin. Nous sommes dans la tête de Maren qui a toujours vécu là et d'Ursa venant d'une grande ville fraîchement marié à un délégué (nom de code pour chasseur de sorcières) nommé suite à la tragédie. Oui nous sommes à la belle époque où le roi d'Ecosse écrit un livre sur la reconnaissance et la traque des sorcières qui est un sport international et où le Malleus Malleficarum est le livre de chevet des zélés dévots. En bref, l'époque où au moindre soucis les femmes et particulièrement les libres penseuses sont tenues pour responsables. C'est ce que j'ai aimé dans ce livre, le procès n'arrive que dans les derniers chapitres et finalement toute l'histoire nous explique comment la tempête qui a pris les 40 hommes du village fût un terreau fertile. Le jugement du deuil des autres et cette méfiance envers celle qui au lieu de pleurer son mari publiquement prend les soucis matériels à bras le corps à savoir pêcher et s'occuper des bêtes car elle pense à la communauté. Un roman sur les femmes plus... Les descriptions sont saisissantes, on sent les embruns nous frapper au visage et la longueur (voire même la langueur) des nuits d'hiver sans fin. Nous sommes dans la tête de Maren qui a toujours vécu là et d'Ursa venant d'une grande ville fraîchement marié à un délégué (nom de code pour chasseur de sorcières) nommé suite à la tragédie. Oui nous sommes à la belle époque où le roi d'Ecosse écrit un livre sur la reconnaissance et la traque des sorcières qui est un sport international et où le Malleus Malleficarum est le livre de chevet des zélés dévots. En bref, l'époque où au moindre soucis les femmes et particulièrement les libres penseuses sont tenues pour responsables. C'est ce que j'ai aimé dans ce livre, le procès n'arrive que dans les derniers chapitres et finalement toute l'histoire nous explique comment la tempête qui a pris les 40 hommes du village fût un terreau fertile. Le jugement du deuil des autres et cette méfiance envers celle qui au lieu de pleurer son mari publiquement prend les soucis matériels à bras le corps à savoir pêcher et s'occuper des bêtes car elle pense à la communauté. Un roman sur les femmes plus que féministe à proprement parler et qui nous montre comment il n'y a pas si longtemps on pouvait être brûlé vive car notre voisine nous avait accusé de l'avoir mordu mentalement. Qui nous montre à quel point le racisme, la jalousie et l'envie de dominer peut pousser à renier la sororité sous couvert de religion. On sent malgré tout que c'est un 1er roman. Les personnages trop dans l'archétype manquent de nuance, en particulier le délégué. De plus la fin est trop abrupte après le pic du procès, il aurait fallu plus que 23 pages. Cependant la grande sensibilité et la délicatesse d'écriture dans les scènes les plus dures comme le viol conjugal ou le bûcher,sans détails graveleux me donne envie de suivre cette autrice. Mais c'est un livre qui me laisse un goût amer tant il promettait 1000 fois plus.
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  • mainou72 23/12/2022
    En 1617, au nord de la Norvège, au moment de Noel, une tempête fait disparaître tous les hommes du village de Vardo, laissant les femmes seules à leur sort. On peut dire que la population du village est divisé en 2 communautés. Celles guidée par la foi chrétienne et l'autre plus modérée, ouverte aux croyances ancestrales du peuple lapon vivant sur ces terres isolées. Et dès l'organisation des funérailles des hommes, et encore plus, lors de la réorganisation des tâches permettant au village de survivre, le fossé entre les deux parties va aller grandissant. L'arrivé d'un délégué, nommé par le roi, va mettre le feu aux poudres! Effectivement, il n'est pas bon être une femme à l'époque, surtout sans l'autorité d'un homme. Et si, en plus, votre esprit est ouvert aux croyances locales et à la nature, le mot de sorcellerie apparaît rapidement. Une histoire rude, entre ignorance et découverte, amour et crainte, comme ces terres nordiques. Une très belle lecture!
  • Danage 17/12/2022
    “La tempête arrive en un claquement de doigts. C'est ainsi qu'ils en parleront, des mois, des années après, quand cela aura cessé de n'être qu'une douleur derrière les yeux et une boule dans la gorge. Quand ils pourront enfin raconter. Mais même à ce moment-là, les mots ne diront pas comment les choses se sont réellement passées. Car les mots ne sont pas toujours fiables : ils donnent trop facilement, trop superficiellement. Et ce que Maren avait vu ne renfermait aucune légèreté, aucune grâce.” Le 24 décembre 1617, une tempête frappe violemment et soudainement l'île de Vardo, à l'extrême nord-est de la Norvège. En quelques minutes, une quarantaine d'hommes sont morts noyés. C'est ce fait historique qui inspire le début du roman : tous les hommes qui pêchaient meurent noyés. Les femmes se retrouvent seules, ou presque, sur une petite île proche du cercle polaire. A l'époque, le roi Christian VI (le pays est alors appelé Danemark- Norvège) décide d'appliquer le traité de démonologie, « oeuvre » du roi Jacques VI (en Ecosse), contre les Samis, qui refusent de se plier au luthérianisme qu'il impose. C'est ce contexte historique qui anime l'ensemble du roman. Trois ans après la tempête, la communauté,... “La tempête arrive en un claquement de doigts. C'est ainsi qu'ils en parleront, des mois, des années après, quand cela aura cessé de n'être qu'une douleur derrière les yeux et une boule dans la gorge. Quand ils pourront enfin raconter. Mais même à ce moment-là, les mots ne diront pas comment les choses se sont réellement passées. Car les mots ne sont pas toujours fiables : ils donnent trop facilement, trop superficiellement. Et ce que Maren avait vu ne renfermait aucune légèreté, aucune grâce.” Le 24 décembre 1617, une tempête frappe violemment et soudainement l'île de Vardo, à l'extrême nord-est de la Norvège. En quelques minutes, une quarantaine d'hommes sont morts noyés. C'est ce fait historique qui inspire le début du roman : tous les hommes qui pêchaient meurent noyés. Les femmes se retrouvent seules, ou presque, sur une petite île proche du cercle polaire. A l'époque, le roi Christian VI (le pays est alors appelé Danemark- Norvège) décide d'appliquer le traité de démonologie, « oeuvre » du roi Jacques VI (en Ecosse), contre les Samis, qui refusent de se plier au luthérianisme qu'il impose. C'est ce contexte historique qui anime l'ensemble du roman. Trois ans après la tempête, la communauté, qui s'est ré-organisée pour vivre sans hommes, voit arriver un autre cataclysme : un chasseur de sorcières… Seules des sorcières peuvent avoir créé cette tempête pour Absalom Cornet, sombre écossais, qui arrive auréolé d'une mission qu'il a déjà menée ailleurs, axée sur la délation, la torture, et les exécutions. Ursa, sa jeune épouse norvégienne, qui vit dans la terreur de cet homme sinistre dont elle découvre la noirceur page après page, se lie avec Maren, une jeune fille qui a perdu son père, son fiancé et son frère, époux d'une lapone, dans la tempête. Maren se découvre des sentiments pour Ursa, Je ne sais pas si c'était nécessaire, si cela ajoute à l'hymne à la résistance, pour être plus qu'une rune (une figurine, chez les lapons), mais cela n'enlève rien à l'intensité de ce roman où la vague de mauvais procès nous submerge. Le regard de Maren se pose de nouveau sur les os, sur les pierres. Un rire triste et grave s'échappe de la bouche de Diinna. « Je me souviens d'un temps où tu disais que les runes te réconforteraient, un temps où les marins allaient trouver mon père pour qu'il lance ces os et leur indique le moment propice pour partir en mer. Tout cela n'est qu'un langage, Maren. Que tu ne le comprennes pas n'en fait pas l'oeuvre du diable ». Le titre original « the mercies », renvoie à la miséricorde, du latin « misereo » et « cor » (coeur). Les femmes survivantes ont-elles été graciées ? Quelle est la place de la miséricorde dans ce monde, et dans « notre » monde ? « Le pasteur peut bien penser que leur survie après la tempête tenait du miracle, Maren est désormais persuadée que Dieu se serait montré plus clément en noyant tout le village. »
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  • Cestecrit 13/12/2022
    L'auteur s'inspire d'une histoire vraie qui s'est passée en Norvège au XVIIème siècle. Nous sommes tout de suite plongés dans une ambiance glaciale et rude, de par le descriptif régulier des paysages et du climat. Une tempête d'une violence inouïe décime la population masculine d'une partie du pays. Les femmes se retrouvent seules, désemparées. Rapidement, la nécessité de survivre prend le dessus sur leurs chagrins et elles décident de s'organiser pour assurer les besoins de la communauté: la pêche, les rennes, le commerce. Surchargées par le quotidien, elles ne trouvent plus le temps de fréquenter l'église, ce qui ne plaira pas du tout au nouveau Commissionneer, fraîchement débarqué à Vardo. Avec l'arrivée d'Absalom Cornet, ce roman prend une véritable dimension féministe. En effet, il nous est dressé le portrait d'un homme ne supportant pas l'émancipation des femmes, traitant la sienne plus bas que terre. Les femmes ne sont bonnes qu'à faire des enfants, gérer le foyer et aller à l'église. Il est absolument détestable. Le patriarcat même! Il va donc bousculer le quotidien des femmes de Vardo et surtout celui des nomades les fréquentant. Sous couvert de religion, celles-ci vont vivre un véritable enfer, nous plongeant dans l'horreur. Ces femmes,... L'auteur s'inspire d'une histoire vraie qui s'est passée en Norvège au XVIIème siècle. Nous sommes tout de suite plongés dans une ambiance glaciale et rude, de par le descriptif régulier des paysages et du climat. Une tempête d'une violence inouïe décime la population masculine d'une partie du pays. Les femmes se retrouvent seules, désemparées. Rapidement, la nécessité de survivre prend le dessus sur leurs chagrins et elles décident de s'organiser pour assurer les besoins de la communauté: la pêche, les rennes, le commerce. Surchargées par le quotidien, elles ne trouvent plus le temps de fréquenter l'église, ce qui ne plaira pas du tout au nouveau Commissionneer, fraîchement débarqué à Vardo. Avec l'arrivée d'Absalom Cornet, ce roman prend une véritable dimension féministe. En effet, il nous est dressé le portrait d'un homme ne supportant pas l'émancipation des femmes, traitant la sienne plus bas que terre. Les femmes ne sont bonnes qu'à faire des enfants, gérer le foyer et aller à l'église. Il est absolument détestable. Le patriarcat même! Il va donc bousculer le quotidien des femmes de Vardo et surtout celui des nomades les fréquentant. Sous couvert de religion, celles-ci vont vivre un véritable enfer, nous plongeant dans l'horreur. Ces femmes, oubliées de l'Histoire à cause des hommes, méritaient d'avoir un hommage littéraire. Il est nécessaire d'évoquer leur histoire, surtout dans une actualité où les hommes, parfois, pensent encore avoir des droits sur les femmes. Je déplore, toutefois, beaucoup de longueurs dans ce roman, qui m'ont perdu souvent. J'étais très prise par mon travail pendant ma lecture et j'avoue avoir parfois manqué d'envie de le reprendre, d'autant que l'écriture est assez exigeante. C'était une lecture commune donc j'ai été entrainé par Nelly et Caroline et je les remercie d'avoir partagé leur enthousiasme! Sans cela, j'aurai peut-être abandonné ma lecture avant la fin. Fin d'ailleurs, qui a suscité de nombreuses interrogations.
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