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Lizzie
EAN : 9791036615924
Façonnage normé : MP3
Durée : 674 min

Les Graciées

Sarah Tardy (traduit par)
Date de parution : 09/09/2021
Finaliste du Prix Fémina 2020

1617, Vardø, au nord du cercle polaire, en Norvège.
Maren Magnus-datter, vingt ans, regarde depuis le village la violente tempête qui s’abat sur la mer. Quarante pêcheurs, dont son frère et son père, gisent sur les rochers en contrebas, noyés. Ce sont les hommes de Vardø qui ont été ainsi décimés,...

1617, Vardø, au nord du cercle polaire, en Norvège.
Maren Magnus-datter, vingt ans, regarde depuis le village la violente tempête qui s’abat sur la mer. Quarante pêcheurs, dont son frère et son père, gisent sur les rochers en contrebas, noyés. Ce sont les hommes de Vardø qui ont été ainsi décimés, et les femmes vont désormais devoir assurer seules leur survie.
Trois ans plus tard, Absalom Cornet débarque d’Écosse. Cet homme sinistre y brûlait des sorcières. Il est accompagné de sa jeune épouse norvégienne, Ursa. Enivrée et terrifiée par l’autorité de son mari, elle se lie d’amitié avec Maren et découvre que les femmes peuvent être indépendantes. Absalom, lui, ne voit en Vardø qu’un endroit où Dieu n’a pas sa place, un endroit hanté par un puissant démon.

Inspiré de faits réels, Les Graciées captive par sa prose, viscérale et immersive. Sous la plume de Kiran Millwood Hargrave, ce village de pêcheurs froid et boueux prend vie.

« Les Graciées m’a coupé le souffle. Lorsque je l’ai terminé, j’ai pressé le livre contre moi, en espérant absorber un peu du talent de Kiran. » Tracy Chevalier, auteure de La Jeune Fille à la perle
« Ce magnifique premier roman, à l'écriture puissante, est porté par la poésie de cette île » Télérama
 

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EAN : 9791036615924
Façonnage normé : MP3
Durée : 674 min
Lizzie
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PRIX CONSEILLÉ
21.99 €

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • TiffaugesLecteur Posté le 13 Janvier 2022
    SORCIERES #9654;️1617, Vardø, petite île aux confins de la Norvège, proche du cercle arctique - la vie y est rude, le climat, hostile ; une terrible tempête éclate alors que les 40 hommes du village sont en mer, partis pour la pêche - aucun n'en revient, leurs corps rejetés sur la grève... #9654;️Les femmes vont devoir apprendre à vivre seules et à se débrouiller sans les hommes - contraintes de prendre la mer de partir à la pêche pour assurer leur subsistance et celle de leurs enfants... #9654;️...parmi elles, Maren, une jeune femme de 20 ans, intelligente, courageuse, un peu exaltée, qui a perdu dans la tempête son père, son frère et celui qu'elle devait épouser.. #9654;️Ces sorties en mer, même s’il en va de la survie de tout le village, ne sont pas du goût du pasteur, des dévotes et des autorités : un Délégué est dépêché sur place, Absalom Cornet, chargé de rétablir l’autorité de Dieu, l’ordre patriarcal et ramener les femmes sur les bancs de l’église : c’est un homme profondément croyant, dur, austère et sinistre - la chasse aux sorcières va commencer pour celles qui n’entrent pas dans le rang... #9654;️Ursa,sa jeune épouse, effacée et soumise, vivant elle-même dans la crainte... SORCIERES #9654;️1617, Vardø, petite île aux confins de la Norvège, proche du cercle arctique - la vie y est rude, le climat, hostile ; une terrible tempête éclate alors que les 40 hommes du village sont en mer, partis pour la pêche - aucun n'en revient, leurs corps rejetés sur la grève... #9654;️Les femmes vont devoir apprendre à vivre seules et à se débrouiller sans les hommes - contraintes de prendre la mer de partir à la pêche pour assurer leur subsistance et celle de leurs enfants... #9654;️...parmi elles, Maren, une jeune femme de 20 ans, intelligente, courageuse, un peu exaltée, qui a perdu dans la tempête son père, son frère et celui qu'elle devait épouser.. #9654;️Ces sorties en mer, même s’il en va de la survie de tout le village, ne sont pas du goût du pasteur, des dévotes et des autorités : un Délégué est dépêché sur place, Absalom Cornet, chargé de rétablir l’autorité de Dieu, l’ordre patriarcal et ramener les femmes sur les bancs de l’église : c’est un homme profondément croyant, dur, austère et sinistre - la chasse aux sorcières va commencer pour celles qui n’entrent pas dans le rang... #9654;️Ursa,sa jeune épouse, effacée et soumise, vivant elle-même dans la crainte de son mari, va se lier d'une profonde amitié avec Maren.... Les deux jeunes femmes vont nouer une relation très forte et exclusive dont ni l'une ni l'autre n'est en mesure de mettre un mot, un nom dessus tant ce lien les dépasse... #9654;️Inspiré de faits réels, le roman s’inscrit dans un contexte historique rude : à la vie quotidienne déjà difficile dans ces régions reculées, isolées de tout, au climat âpre, s'ajoute la toute puissance de l’église luthérienne, elle-même appuyée par des lois contre la sorcellerie qui visent le peuple Samis (les lapons) et les femmes... #9654;️ Un contexte de répression parfaitement rendu, des héroïnes attachantes, féministes avant l’heure, une belle écriture descriptive - un roman prenant et follement romanesque !..
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  • Levant Posté le 7 Janvier 2022
    On pourrait dire que ce roman historique de Kiran Millwood Hargrave nous conte une histoire de sorcières. Mais ce serait prendre le parti de ceux qui, en qualifiant ainsi les femmes qu’ils voulaient éliminer, exerçaient l’abus de pouvoir que leur autorisait leurs position et statut. Au XVIIème siècle la puissance était apanage d’une église qui n’admettait ni concurrence ni contradiction. Qualifier de sorcellerie et condamner pour ce motif était le moyen le plus sûr et le plus expéditif de se débarrasser de celles et ceux qui ne se rangeaient pas sur ses bancs. L’église ayant pris la précaution de gagner le pouvoir temporel à sa cause pour en faire son bras armé. Une manière aussi de se disculper de la violence induite par sa volonté de conquérir le monopole de la gouvernance des consciences. Cet ouvrage tient son intrigue à l’extrême nord de la Norvège, en pays lapon. En une contrée où un peuple rude vit de l’élevage du renne et n’a que faire d’un dieu voulant s’imposer dans son environnement inhospitalier. Mais c’est oublier la pugnacité des prêcheurs de ce dieu. Un dieu qui n’admet pas que des êtres, ne se connaissant pas d’âme, puissent diriger leurs dévotions vers les... On pourrait dire que ce roman historique de Kiran Millwood Hargrave nous conte une histoire de sorcières. Mais ce serait prendre le parti de ceux qui, en qualifiant ainsi les femmes qu’ils voulaient éliminer, exerçaient l’abus de pouvoir que leur autorisait leurs position et statut. Au XVIIème siècle la puissance était apanage d’une église qui n’admettait ni concurrence ni contradiction. Qualifier de sorcellerie et condamner pour ce motif était le moyen le plus sûr et le plus expéditif de se débarrasser de celles et ceux qui ne se rangeaient pas sur ses bancs. L’église ayant pris la précaution de gagner le pouvoir temporel à sa cause pour en faire son bras armé. Une manière aussi de se disculper de la violence induite par sa volonté de conquérir le monopole de la gouvernance des consciences. Cet ouvrage tient son intrigue à l’extrême nord de la Norvège, en pays lapon. En une contrée où un peuple rude vit de l’élevage du renne et n’a que faire d’un dieu voulant s’imposer dans son environnement inhospitalier. Mais c’est oublier la pugnacité des prêcheurs de ce dieu. Un dieu qui n’admet pas que des êtres, ne se connaissant pas d’âme, puissent diriger leurs dévotions vers les esprits d’une Nature qui commande à leur vie. C’est ainsi qu’Abaslom Cornet, venu de la lointaine écosse où son roi Jacques IV a rédigé un traité de démonologie, se mets en demeure de faire rejoindre le troupeau du Seigneur à ces brebis égarées. Les récalcitrants auront tôt fait d’être éradiqués. Il suffit de les taxer de sorcellerie, avec le sort qui s’attache à pareil engeance. La technique est rodée. Il n’y a rien à prouver. Les dénonciations suffisent. Les rancœurs et jalousie fleurissent aussi bien dans les steppes glaciaires que partout sur cette vieille terre. Une chose et son contraire feront ensuite très bien l’affaire pour convaincre l’accusé du tort dont on veut l’affubler. Il n’est que de lire l’une des méthodes de persuasion pour le confirmer : l’accusé est précipité dans la mer glacée. S’il se noie il est innocent. S’il en réchappe, c’est que le diable est venu à son secours, il est donc coupable. Il se réchauffera sur le bûcher. L’alternative est engageante. Cet inquisiteur des terres septentrionales a convolé en justes noces quelques jours avant de prendre son poste en ces terres inhospitalières. Son épouse ne tarde pas à découvrir le monstre qui partage sa couche et pour lequel elle éprouve vite de la répulsion. Celle-ci prend fait et cause pour une villageoise du cru, qui de servante est devenue sa confidente et avec laquelle elle bâtit une relation dont la spontanéité et la sincérité lui font connaître un sentiment absent de sa vie conjugale. Avec toute la prudence que le contexte historique et sociologique imposait aux femmes en particulier en ces temps d’obscurantisme. L’intrigue monte très progressivement en intensité dramatique et impose aux sentiments une longue maturation avant de se déclarer dans leur complète ferveur. Kiran a su restituer l’austérité du siècle et du milieu au point de gagner son lecteur à l’atmosphère d’indigence et de peur qui pouvait régner sous ces latitudes et sous la férule d’une église conquérante. L’ouvrage peut même parfois en devenir rebutant, présenter des longueurs notamment en ses premières parties. Mais cela reste un bon roman dont le contexte historique est rehaussé par cette relation singulière et touchante qui s’établit entre deux femmes dans une atmosphère glaciale et tendue. J’ai trouvé toutefois que le style souffrait d’une traduction trop moderne, ôtant de la patine au texte, sauf à ce que la version originale l’impose bien entendu. Les dialogues sont intégrés au texte et manque d’évidence à la lecture, il faut être attentifs aux guillemets pour ne rien manquer des échanges. Un ouvrage qui met aussi l’accent sur la condition féminine quand le mâle dominant veillait au grain pour ne rien perdre de ses prérogatives. Un roman que j’ai rapproché d’une lecture précédente, Les sorcières de Pendle de Stacey Hall qui abordait le même thème dans l’Angleterre de Jacques 1er. (Jacques IV d’Ecosse était devenu roi d’Angleterre sous le nom de Jacques 1er).
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  • Stelphique Posté le 28 Décembre 2021
    Ce que j’ai ressenti: « Deux raisons m’amènent à vous écrire. » La première, étant pour vous dire que j’ai écouté le vent. Il m’a ramené un peu d’air froid, un peu d’Histoire et d’horreur. Il m’a parlé de la souffrance des femmes, d’une tempête effroyable qui a frappée l’île de Vardø et d’une baleine fantôme…J’ai senti à travers son souffle, la valeur de l’amitié, l’union forte des familles, les prémisses de l’amour, les douleurs du deuil, les soupirs des enfants, les cris des mères, les pleurs des épouses…Il dessine à ses heures perdues, des runes protectrices pour Les Graciées, car la mer leur a tout pris, alors il a fallu qu’elles survivent, qu’elles s’adaptent, parfois même, qu’elles s’émancipent. Et c’est là, le drame. Parce que certains n’ont pas vu ça, d’un bon œil, ils en avaient décidé autrement, alors ils ont sorti le mot qui aller les condamner. Sorcières. Ce qui m’amène à vous évoquer la deuxième raison parce que les mots du vent, par contre, ne connaissent pas le fanatisme, l’obscurantisme, la condition féminine, les conséquences de la pauvreté, les rumeurs de dissidence, les ravages de la poursuite du pouvoir…Le vent ramène juste les corps sans vie, une écoeurante odeur de... Ce que j’ai ressenti: « Deux raisons m’amènent à vous écrire. » La première, étant pour vous dire que j’ai écouté le vent. Il m’a ramené un peu d’air froid, un peu d’Histoire et d’horreur. Il m’a parlé de la souffrance des femmes, d’une tempête effroyable qui a frappée l’île de Vardø et d’une baleine fantôme…J’ai senti à travers son souffle, la valeur de l’amitié, l’union forte des familles, les prémisses de l’amour, les douleurs du deuil, les soupirs des enfants, les cris des mères, les pleurs des épouses…Il dessine à ses heures perdues, des runes protectrices pour Les Graciées, car la mer leur a tout pris, alors il a fallu qu’elles survivent, qu’elles s’adaptent, parfois même, qu’elles s’émancipent. Et c’est là, le drame. Parce que certains n’ont pas vu ça, d’un bon œil, ils en avaient décidé autrement, alors ils ont sorti le mot qui aller les condamner. Sorcières. Ce qui m’amène à vous évoquer la deuxième raison parce que les mots du vent, par contre, ne connaissent pas le fanatisme, l’obscurantisme, la condition féminine, les conséquences de la pauvreté, les rumeurs de dissidence, les ravages de la poursuite du pouvoir…Le vent ramène juste les corps sans vie, une écoeurante odeur de brûlé, l’amer goût du sang…Alors peut-être, que si je vous expliquais que les hommes sont parfois, fous, violents et aveuglés par des idées sombres, alors peut-être comprendriez-vous, la tragédie qui s’est jouée en Norvège en l’an 1617…Mais il n’empêche que les faits ont eu lieu, que la volonté de détruire, d’exterminer, d’éradiquer de ceux-là, a bel et bien été exaucée. Je vous écris donc, pour vous expliquer que j’ai eu le cœur serré, que la douleur de ces femmes face à la rudesse du climat m’a profondément émue, que j’ai été transportée par cette histoire puissante. Je vous écris pour me rappeler, que le vent caresse et ébranle, que les cauchemars prennent vie parfois, que les baleines sont des présages…Je vous écris pour vous dévoiler un coup de cœur, entre deux respirations profondes… « Respire bien fort! »
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  • Aufildeslivres Posté le 27 Décembre 2021
    Il suffit d’un homme pieux pour que tout bascule : le droit à assurer sa survie, les mots qu’il faut taire, les regards au sol, le vent dont on oublie les caprices, la mer dont on ne dessine plus les colères. Les runes s’effacent du cœur et des esprits, des linteaux des maisons. Dieu envahit l’air, les jours et les prières, envahit le droit et les jupes, les matins différents et les regards qu’il faut couler de biais, tête basse, mains jointes. Les sorcières rodent, vendues au Démon. Cet homme le sait et c’est contre elles qu’il lui faudra lutter. Maren est rude, Ursa délicate. Pourtant le temps va les unir face à l’adversité. Les cœurs se serrent, les mains se frôlent alors qu’au-dehors la vie espère encore mener sa course sans s’arrêter aux ragots. Mais, des langues dénoncent au nom d’un Dieu invisible et de règles d’Homme et de dogme basées sur du vide. On n’ignore pas, en débutant ce roman, que l’issue sera tragique. Inspirés de faits réels, il évoque la chasse aux sorcières aux confins de la Norvège où les femmes se sont organisées suite au décès de leurs époux et de leurs fils dans une redoutable... Il suffit d’un homme pieux pour que tout bascule : le droit à assurer sa survie, les mots qu’il faut taire, les regards au sol, le vent dont on oublie les caprices, la mer dont on ne dessine plus les colères. Les runes s’effacent du cœur et des esprits, des linteaux des maisons. Dieu envahit l’air, les jours et les prières, envahit le droit et les jupes, les matins différents et les regards qu’il faut couler de biais, tête basse, mains jointes. Les sorcières rodent, vendues au Démon. Cet homme le sait et c’est contre elles qu’il lui faudra lutter. Maren est rude, Ursa délicate. Pourtant le temps va les unir face à l’adversité. Les cœurs se serrent, les mains se frôlent alors qu’au-dehors la vie espère encore mener sa course sans s’arrêter aux ragots. Mais, des langues dénoncent au nom d’un Dieu invisible et de règles d’Homme et de dogme basées sur du vide. On n’ignore pas, en débutant ce roman, que l’issue sera tragique. Inspirés de faits réels, il évoque la chasse aux sorcières aux confins de la Norvège où les femmes se sont organisées suite au décès de leurs époux et de leurs fils dans une redoutable tempête. Les pages se dévorent afin de découvrir ce que deviendront Kirsten, Urasa, Maren et Diina. Roman sur la sororité, « Les graciées » offre un récit plein de courage qui rappelle ce que les femmes ont enduré pendant des décennies sur les croyances obscures de fanatiques … et endurent encore dans certains pays. Une lecture captivante.
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  • Caro0881 Posté le 20 Décembre 2021
    J'étais un peu sceptique à l'idée de lire une "chasse aux sorcières", épisode toujours douloureux. Cependant, je n'ai pu refermer le livre. Une petite communauté de femmes se retrouve sans hommes suite à une violente tempête qui les a tous englouti. L'histoire se passe en Norvège en 1617. Les femmes s'organisent mais à l'arrivée du délégué du roi et de son épouse, tout change et les clans déjà formés deviennent hostiles jusqu'aux dénonciations pour sorcellerie.
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