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Pocket
EAN : 9782266296502
Code sériel : 17604
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Bouvard et Pécuchet

Date de parution : 13/06/2019
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Comme d’habitude, tout commence par un chapeau. Dans celui de Bouvard, il est inscrit « Bouvard ». Dans la casquette de Pécuchet : « Pécuchet ». Deux petits employés parisiens qui ne se connaissent pas et ont choisi par hasard, pour s’asseoir, le même banc.
De...
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Comme d’habitude, tout commence par un chapeau. Dans celui de Bouvard, il est inscrit « Bouvard ». Dans la casquette de Pécuchet : « Pécuchet ». Deux petits employés parisiens qui ne se connaissent pas et ont choisi par hasard, pour s’asseoir, le même banc.
De cette rencontre inopinée naît un projet faramineux : étudier, compulser, recopier tous les livres – tout le savoir du monde. Astronomie, philosophie, mathématiques, rien n’échappera à l’aveugle curiosité des deux maniaques. Mais rien n’en sortira non plus, que le gros rire de Gustave Flaubert – qui livre là son ultime crachat à la face de la Bêtise…



 
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EAN : 9782266296502
Code sériel : 17604
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • cvd64 Posté le 2 Septembre 2020
    Un petit bijou que ce duo de compères sur qui toutes les misères du monde s'abattent . un régal pour le lecteur de ces historiette truculentes qui se succèdent même s'il n'est pas bien de se moquer des malheurs des autres.
  • marko59 Posté le 19 Août 2020
    Bon alors... comment dire ? J’ai d’abord accompagné nos deux compères avec jubilation. Plaisir des descriptions, caricatures à la Daumier, cocasserie savante... Puis Bouvard et Pécuchet entreprennent une odyssée culturelle démente et dérisoire en créant dans leur domaine une véritable cosmogonie où tous les savoirs sont compilés, explorés avec maladresse de façon compulsive, à travers un tour de force littéraire inouï et encyclopédique qui montre le génie de Flaubert en action. Un Flaubert qui choisit de quitter le monde (le roman est inachevé) en nous laissant comme message que tout est vanité et que le savoir est dérisoire et limité car inscrit dans une époque et invalidé par les suivantes. Certes mais ce catalogue de citations de tous les ouvrages de son temps (de l’astronomie à la médecine, de l’histoire à la littérature...) finit par expulser d’un récit au départ attachant et drôle. Ça m’a rappelé les digressions encyclopédiques de Hugo dans Les misérables qui font sortir du récit et lassent sur la longueur malgré un brio incomparable. Il voulait sous titrer le roman «encyclopédie de la bêtise humaine » et c’est bien ce qu’il raconte mais le tour de force aussi fabuleusement écrit soit-il m’a... Bon alors... comment dire ? J’ai d’abord accompagné nos deux compères avec jubilation. Plaisir des descriptions, caricatures à la Daumier, cocasserie savante... Puis Bouvard et Pécuchet entreprennent une odyssée culturelle démente et dérisoire en créant dans leur domaine une véritable cosmogonie où tous les savoirs sont compilés, explorés avec maladresse de façon compulsive, à travers un tour de force littéraire inouï et encyclopédique qui montre le génie de Flaubert en action. Un Flaubert qui choisit de quitter le monde (le roman est inachevé) en nous laissant comme message que tout est vanité et que le savoir est dérisoire et limité car inscrit dans une époque et invalidé par les suivantes. Certes mais ce catalogue de citations de tous les ouvrages de son temps (de l’astronomie à la médecine, de l’histoire à la littérature...) finit par expulser d’un récit au départ attachant et drôle. Ça m’a rappelé les digressions encyclopédiques de Hugo dans Les misérables qui font sortir du récit et lassent sur la longueur malgré un brio incomparable. Il voulait sous titrer le roman «encyclopédie de la bêtise humaine » et c’est bien ce qu’il raconte mais le tour de force aussi fabuleusement écrit soit-il m’a laissé de côté, exténué.
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  • MarcoKerma Posté le 5 Juillet 2020
    N'ayant pas un bon souvenir de Madame Bovary ( j'ai dû m'ennuyer autant qu'elle) mais m'étant régalé grâce à Marielle et Carmet, j'ai été curieux (comme eux) de découvrir le livre.. Je pense que c'est un livre qui compte - quoique la répétitions des échecs, d'où se dégage une ambiance sombre, presque désespérante, peut lasser (heureusement qu'il y a quelques scènes cocasses) et l'on finit par se demander non pas s'ils vont échouer dans leur ième "passion" mais comment et en combien de temps vont-ils échouer - mais je m'interroge sur le but et sur l'état d'esprit de Flaubert : voulait-il, ingénieusement, dire ce qu'il pensait sur un certain nombre de sujets ? Régler ses comptes ( avec la Justice, certains écrivains ou ceux qui commettent prétentieusement des livres, la province normande, ses notables et ses paysans, etc..) ? Etait-il si aigri, si critique, pour donner ce tableau de la société ? Je trouve son procédé très intelligent (et son style, épuré, très efficace) : dénoncer tous ces ouvrages qui prétendent à La Vérité en peignant les échecs de personnages voulant appliquer ce que ces livres assènent. Je m'interroge aussi sur son état d'esprit par rapport à... N'ayant pas un bon souvenir de Madame Bovary ( j'ai dû m'ennuyer autant qu'elle) mais m'étant régalé grâce à Marielle et Carmet, j'ai été curieux (comme eux) de découvrir le livre.. Je pense que c'est un livre qui compte - quoique la répétitions des échecs, d'où se dégage une ambiance sombre, presque désespérante, peut lasser (heureusement qu'il y a quelques scènes cocasses) et l'on finit par se demander non pas s'ils vont échouer dans leur ième "passion" mais comment et en combien de temps vont-ils échouer - mais je m'interroge sur le but et sur l'état d'esprit de Flaubert : voulait-il, ingénieusement, dire ce qu'il pensait sur un certain nombre de sujets ? Régler ses comptes ( avec la Justice, certains écrivains ou ceux qui commettent prétentieusement des livres, la province normande, ses notables et ses paysans, etc..) ? Etait-il si aigri, si critique, pour donner ce tableau de la société ? Je trouve son procédé très intelligent (et son style, épuré, très efficace) : dénoncer tous ces ouvrages qui prétendent à La Vérité en peignant les échecs de personnages voulant appliquer ce que ces livres assènent. Je m'interroge aussi sur son état d'esprit par rapport à ses 2 personnages. Avait-il pour eux un peu d'affection ? Et pour certains de ses contemporains ? Quant à savoir si Bouvard et Pécuchet sont stupides ou pas.. Je pense qu'ils sont au contraire enthousiastes, passionnés, entreprenants, originaux, critiques, généreux, rêveurs, romantiques ( des "bourgeois bohèmes" du XIXème en somme ! ) etc.. naïfs, certes, mais pas stupides. Ce sont des amateurs dans les 2 sens du terme : ils aiment, ils s'intéressent, mais leur problème est le discernement entre ce qu'ils lisent et le passage à la pratique. Ils ne font pas les choses en professionnels, avec rigueur et méthode (ou celles-ci sont mauvaises). J'ai particulièrement apprécié le passage où l'un des 2 harcèlent le curé en lui opposant des arguments - puisé dans une sérieuse et abondante connaissance - mettant à plat les Ecritures..Bref un livre très ambitieux (tant de disciplines abordées), faisant souvent sourire (mais je n'ai pas ri une seule fois), parfois songer (à l'enfant sauvage - Victor lui aussi - de Truffaut par exemple) , et original, surtout à l'époque.
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  • Vermeer Posté le 5 Juillet 2020
    Deux amis, gratte-papiers, profitent d'un héritage pour s'installer à la tête d'un domaine en Normandie. Ils ne parviennent à mettre en pratique leurs connaissances théoriques de l'agriculture et échouent. Sans se décourager, ils se tournent vers d'autres domaines : arboriculture, archéologie, sciences médicales, littérature et même éducation, pédagogie en adoptant deux enfants. Ils vont d'échecs en échecs persuadés que la Vérité se trouve dans les livres, incapables de comprendre, tout au moins au départ, les contradictions entre les spécialistes d'un même domaine. Flaubert critique ainsi foi aveugle dans le matérialisme et le scientisme de son époque (le récit inachevé paraît en 1881). La vérité d'aujourd'hui devient erreur demain. Bouvard et Pécuchet sont davantage naifs que bêtes. Ils veulent des certitudes mais eux-mêmes ne sont pas fermés d'esprit, mesquins, pédants contrairement aux villageois qui profitent d'eux. Ces anti-héros sont certes limités intellectuellement, ont du mal à penser par eux-mêmes, sont désorientés par la complexité, les diversités d'opinion mais ils ont à coeur d'apprendre, de découvrir. C'est pour cela qu'ils restent touchants, sympathiques. Ils sont avant tout des inadaptés.
  • Ernest Posté le 19 Mai 2020
    Qu'ils sont touchants et sincères, nos deux amis! Qu'ils sont idiots, incapables et naïfs, nos deux compères! Et ainsi se déploie tout le roman. On hésite, on balance entre attendrissement et agacement. En revanche, aucune hésitation sur les tranches de fou-rires qui se présentent! Deux vieux garçons qui tombent amoureux l'un de l'autre sans se le dire et qui, avec un enthousiasme de gosse, changent radicalement de vie ensemble pour s'installer ensemble à la campagne: le thème m'a accroché d'emblée, il n'est pas courant en littérature. Ensuite, avec un encyclopédisme qui n'a d'égal que la furieuse constance de nos deux anti-héros à mal s'y prendre et tout rater, Flaubert passe en revue absolument tous les domaines de la connaissance humaine (des sciences dures aux sciences humaines, en passant par le jardinage, la cuisine, la politique, l'hsitoire ou l'éducation), et dans chaque domaine, invariablement, nos amis se lancent avec enthousiasme pour bientôt finir dépités. Alors bien sûr, cette succession de thèmes a un petit côté rébarbatif, mais j'ai éprouvé de l'admiration pour le temps qui a été nécessaire à Flaubert pour écrire l'oeuvre, tant il a dû lire de livres et se documenter sur des domaines parfois éloignés de ses centres... Qu'ils sont touchants et sincères, nos deux amis! Qu'ils sont idiots, incapables et naïfs, nos deux compères! Et ainsi se déploie tout le roman. On hésite, on balance entre attendrissement et agacement. En revanche, aucune hésitation sur les tranches de fou-rires qui se présentent! Deux vieux garçons qui tombent amoureux l'un de l'autre sans se le dire et qui, avec un enthousiasme de gosse, changent radicalement de vie ensemble pour s'installer ensemble à la campagne: le thème m'a accroché d'emblée, il n'est pas courant en littérature. Ensuite, avec un encyclopédisme qui n'a d'égal que la furieuse constance de nos deux anti-héros à mal s'y prendre et tout rater, Flaubert passe en revue absolument tous les domaines de la connaissance humaine (des sciences dures aux sciences humaines, en passant par le jardinage, la cuisine, la politique, l'hsitoire ou l'éducation), et dans chaque domaine, invariablement, nos amis se lancent avec enthousiasme pour bientôt finir dépités. Alors bien sûr, cette succession de thèmes a un petit côté rébarbatif, mais j'ai éprouvé de l'admiration pour le temps qui a été nécessaire à Flaubert pour écrire l'oeuvre, tant il a dû lire de livres et se documenter sur des domaines parfois éloignés de ses centres d'intérêt. Progressistes et hors norme, Bouvard et Pécuchet ne trouvent guère leur place dans la petite société de province normande, où leurs tentatives de sociabilisation échouent également. Mais rien n'entame cette amitié et cette profonde estime qu'ils nourrissent l'un pour l'autre et qui survit à tous leurs déboires. Dans leur naïveté, nos deux amis ne sont guère raisonnables; ils font à 60 ans des expériences d'adolescents. Pour autant, Flaubert ne semble pas les condamner de manière unilatérale. Il renvoie plutôt dos à dos leur bêtise à vouloir jouer aux savants alors qu'ils n'ont ni la formation ni les capacités intellectuelles, et le peu de crédit qu'il convient d'accorder à tous les éminents spécialistes de ci et de ça, les auteurs de livres, les détenteurs de connaissances en tout genre et autres individus autorisés. Il faut aborder le savoir avec humilité, et s'assurer que la pratique valide bien la théorie, car comme le disait mon professeur de chimie: "l'expérience a toujours raison". C'est là le début de la sagesse...
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