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Bouvard et Pécuchet
Date de parution : 13/06/2019
Éditeurs :
Pocket

Bouvard et Pécuchet

Date de parution : 13/06/2019
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Comme d’habitude, tout commence par un chapeau. Dans celui de Bouvard, il est inscrit « Bouvard ». Dans la casquette de Pécuchet : « Pécuchet...
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Comme d’habitude, tout commence par un chapeau. Dans celui de Bouvard, il est inscrit « Bouvard ». Dans la casquette de Pécuchet : « Pécuchet ». Deux petits employés parisiens qui ne se connaissent pas et ont choisi par hasard, pour s’asseoir, le même banc.
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LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Comme d’habitude, tout commence par un chapeau. Dans celui de Bouvard, il est inscrit « Bouvard ». Dans la casquette de Pécuchet : « Pécuchet ». Deux petits employés parisiens qui ne se connaissent pas et ont choisi par hasard, pour s’asseoir, le même banc.
De cette rencontre inopinée naît un projet faramineux : étudier, compulser, recopier tous les livres – tout le savoir du monde. Astronomie, philosophie, mathématiques, rien n’échappera à l’aveugle curiosité des deux maniaques. Mais rien n’en sortira non plus, que le gros rire de Gustave Flaubert – qui livre là son ultime crachat à la face de la Bêtise…



 
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EAN : 9782266296502
Code sériel : 17604
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782266296502
Code sériel : 17604
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Gary91 06/05/2022
    On a dit beaucoup de mal de ce livre car il est inabouti. Mais c'est justement ce qui fait sa force. C'est le seul ouvrage où Flaubert s'est lâché, sans penser forcément à une publication. Donc sans essayer de "faire beau", comme il l'a fait dans ses précédents textes, où le style est érigé en vertu cardinale. "Bouvard et Pécuchet", c'est Flaubert à l'état brut, dans sa violence, son ironie, son désespoir. C'est une vengeance contre le société qu'il méprise et qu'il déteste. J'ai passé un très bon moment avec ce livre totalement à part dans la littérature française.
  • jullius 18/02/2022
    Unanimement considéré comme le roman inachevé de Flaubert sur la sotise humaine, présenté par lui-même comme une « encyclopédie de la bêtise », Bouvard et Pécuchet, au-delà de l’excellence formelle, m’a finalement plongé dans une certaine perplexité. C’est que, je le confesse, je ne les ai pas trouvés si bêtes que ça nos deux bougres : car l’intelligence du cœur de ces deux grands déçus, ces deux fieffés utopistes, ces deux grands et bons enfants, m’importe tout autant, plus même, que leur difficulté à problématiser, à saisir le fin mot de chaque question et le sens de la société qui est la leur ? Pour simplifier, en paraphrasant une célèbre formule, je soutiendrais volontiers que « ce ne n'est pas un signe d’intelligence que de tout comprendre – au sens de trouver intelligible et plus encore de prendre avec soi – un monde qui se trompe » J’avoue avoir beaucoup de mal à penser que Flaubert n’a fait que mettre en boite ses deux personnages pour mieux nous donner à lire ce qui serait l’insondable bêtise des… de qui d'ailleurs : des hommes ? des bourgeois ? des employés ?... Je ne peux pas croire, si Flaubert lui-même ne peut pas être... Unanimement considéré comme le roman inachevé de Flaubert sur la sotise humaine, présenté par lui-même comme une « encyclopédie de la bêtise », Bouvard et Pécuchet, au-delà de l’excellence formelle, m’a finalement plongé dans une certaine perplexité. C’est que, je le confesse, je ne les ai pas trouvés si bêtes que ça nos deux bougres : car l’intelligence du cœur de ces deux grands déçus, ces deux fieffés utopistes, ces deux grands et bons enfants, m’importe tout autant, plus même, que leur difficulté à problématiser, à saisir le fin mot de chaque question et le sens de la société qui est la leur ? Pour simplifier, en paraphrasant une célèbre formule, je soutiendrais volontiers que « ce ne n'est pas un signe d’intelligence que de tout comprendre – au sens de trouver intelligible et plus encore de prendre avec soi – un monde qui se trompe » J’avoue avoir beaucoup de mal à penser que Flaubert n’a fait que mettre en boite ses deux personnages pour mieux nous donner à lire ce qui serait l’insondable bêtise des… de qui d'ailleurs : des hommes ? des bourgeois ? des employés ?... Je ne peux pas croire, si Flaubert lui-même ne peut pas être tenu pour un imbécile, que le projet, la démonstration n’a que cette finalité. Oui ! Bouvard et Pécuchet m’apparaissent finalement moins bêtes que ce que leur réputation dans l’histoire de la littérature nous donne à croire. D’abord et avant tout parce que leur sensibilité touchante, leur aspiration au bien, au juste, au bon, en fait des « esprits assez lucides ». Certes Flaubert ajoute « médiocres et simples ». Mais alors le procès de la bêtise dont il est question n’est-il pas, ici, celui de la prétention ? La bêtise réside, pensé-je, moins dans les errements de ces deux anti-héros que dans la fatuité de savoirs qui, au final, ne permettent en rien de mieux comprendre et définir comment être au monde, et pour quoi il faut vivre.
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  • cegeglyx 18/01/2022
    J'ai préféré ce roman inachevé à Madame Bovary, pour une seule raison: même s'il les tourne en ridicule, l'auteur porte une tendresse à ses deux personnages de vieux célibataires, ce que je n'ai pas ressenti à l'égard d'Emma Bovary. Le côté plus bon enfant, moins tragique du sort de ces deux personnages m'a également séduit.
  • Newwavebac 22/11/2021
    Un classique de Flaubert souvent cité par d’autres auteurs. Bouvard et Pécuchet sont la quintessence des parvenus, persuadés d’être des experts en tout alors qu’ils ne comprennent rien à rien. Belle allégorie de nos experts de la télé, de la superficialité des connaissances journalistiques contemporaines et de la certitude que le « savoir » universel est possible. Roman très intéressant surtout quand on sait que Flaubert s’est sans doute tué a la tâche pour le finaliser, ce qu’il ne fera pas.
  • Ingannmic 28/07/2021
    La rencontre entre Bouvard et Pécuchet semble être un clin d'oeil du destin : ayant fait connaissance de manière complètement fortuite, dans la rue, les deux compères se découvrent tant de points communs et d'affinités qu'ils vont passer les prochaines années de leur vie ensemble ! L'un est veuf, l'autre célibataire, ils n'ont pas d'enfant. L'héritage que perçoit Bouvard au décès de son père permet aux deux amis d'aller s'installer dans une vaste demeure de la campagne normande, loin de la trépidation parisienne qu'ils ne supportent plus. Là, ils vont faire preuve d'un enthousiasme démesuré pour l’agriculture, dont ils vont étudier dans les moindres détails les différentes pratiques... un enthousiasme aussi inconstant que démesuré, puisque cette passion cède la place à une autre, qui elle-même sera détrônée par une autre lubie, elle-même remplacée par un nouveau hobby... Bouvard et Pécuchet enchaînent ainsi toutes sortes d'activités diverses, sur lesquelles ils se documentent avec fort sérieux, mais leurs engouements successifs retombent assez vite. En effet, la maladresse et la malchance les empêchent de mener à bien tous leurs projets, qui échouent de façon parfois catastrophiques. De la géologie à la littérature, de la chimie à la politique, en passant par la gymnastique ou l'éducation des enfants (qu'ils... La rencontre entre Bouvard et Pécuchet semble être un clin d'oeil du destin : ayant fait connaissance de manière complètement fortuite, dans la rue, les deux compères se découvrent tant de points communs et d'affinités qu'ils vont passer les prochaines années de leur vie ensemble ! L'un est veuf, l'autre célibataire, ils n'ont pas d'enfant. L'héritage que perçoit Bouvard au décès de son père permet aux deux amis d'aller s'installer dans une vaste demeure de la campagne normande, loin de la trépidation parisienne qu'ils ne supportent plus. Là, ils vont faire preuve d'un enthousiasme démesuré pour l’agriculture, dont ils vont étudier dans les moindres détails les différentes pratiques... un enthousiasme aussi inconstant que démesuré, puisque cette passion cède la place à une autre, qui elle-même sera détrônée par une autre lubie, elle-même remplacée par un nouveau hobby... Bouvard et Pécuchet enchaînent ainsi toutes sortes d'activités diverses, sur lesquelles ils se documentent avec fort sérieux, mais leurs engouements successifs retombent assez vite. En effet, la maladresse et la malchance les empêchent de mener à bien tous leurs projets, qui échouent de façon parfois catastrophiques. De la géologie à la littérature, de la chimie à la politique, en passant par la gymnastique ou l'éducation des enfants (qu'ils expérimentent sur deux petits orphelins), rien ne leur réussit, et ils finissent par passer, aux yeux de leurs fréquentations, pour d'inconséquents excentriques... Le sujet exploité par Flaubert se prête à des situations cocasses, et ses deux personnages sont également très drôles. Incapables de faire preuve de mesure, et d'émettre leurs propres jugements, ce sont de véritables girouettes, qui changent d'avis comme de chemises, prônent une doctrine puis son contraire, sans jamais se remettre en question. Seule est constante leur amitié, indéfectible, résistant à tous leurs désaccords, à toutes leurs défaites. "Bouvard et Pécuchet" est une caricature, par laquelle Flaubert fustige la bêtise de ses contemporains, qui confondent érudition et intelligence. Nos héros ont à leur disposition maints et divers supports d'information, mais sont incapables de les analyser avec méthode et objectivité. Ce roman est resté inachevé, suite au décès de son auteur. Et pourtant, je l'ai trouvé long... Certes, j'ai apprécié le ton burlesque et moqueur, et le comique de certaines scènes. Seulement, les passages pendant lesquels Gustave Flaubert nous livre le détail des théories diverses avec lesquelles se débattent les deux compères m'ont parfois semblé interminables, fastidieux. Dommage...
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