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EAN : 9782266296502
Code sériel : 17604
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Bouvard et Pécuchet

Date de parution : 13/06/2019
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Comme d’habitude, tout commence par un chapeau. Dans celui de Bouvard, il est inscrit « Bouvard ». Dans la casquette de Pécuchet : « Pécuchet ». Deux petits employés parisiens qui ne se connaissent pas et ont choisi par hasard, pour s’asseoir, le même banc.
De...
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Comme d’habitude, tout commence par un chapeau. Dans celui de Bouvard, il est inscrit « Bouvard ». Dans la casquette de Pécuchet : « Pécuchet ». Deux petits employés parisiens qui ne se connaissent pas et ont choisi par hasard, pour s’asseoir, le même banc.
De cette rencontre inopinée naît un projet faramineux : étudier, compulser, recopier tous les livres – tout le savoir du monde. Astronomie, philosophie, mathématiques, rien n’échappera à l’aveugle curiosité des deux maniaques. Mais rien n’en sortira non plus, que le gros rire de Gustave Flaubert – qui livre là son ultime crachat à la face de la Bêtise…



 
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EAN : 9782266296502
Code sériel : 17604
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Vermeer Posté le 5 Juillet 2020
    Deux amis, gratte-papiers, profitent d'un héritage pour s'installer à la tête d'un domaine en Normandie. Ils ne parviennent à mettre en pratique leurs connaissances théoriques de l'agriculture et échouent. Sans se décourager, ils se tournent vers d'autres domaines : arboriculture, archéologie, sciences médicales, littérature et même éducation, pédagogie en adoptant deux enfants. Ils vont d'échecs en échecs persuadés que la Vérité se trouve dans les livres, incapables de comprendre, tout au moins au départ, les contradictions entre les spécialistes d'un même domaine. Flaubert critique ainsi foi aveugle dans le matérialisme et le scientisme de son époque (le récit inachevé paraît en 1881). La vérité d'aujourd'hui devient erreur demain. Bouvard et Pécuchet sont davantage naifs que bêtes. Ils veulent des certitudes mais eux-mêmes ne sont pas fermés d'esprit, mesquins, pédants contrairement aux villageois qui profitent d'eux. Ces anti-héros sont certes limités intellectuellement, ont du mal à penser par eux-mêmes, sont désorientés par la complexité, les diversités d'opinion mais ils ont à coeur d'apprendre, de découvrir. C'est pour cela qu'ils restent touchants, sympathiques. Ils sont avant tout des inadaptés.
  • MarcoKerma Posté le 5 Juillet 2020
    N'ayant pas un bon souvenir de Madame Bovary ( j'ai dû m'ennuyer autant qu'elle) mais m'étant régalé grâce à Marielle et Carmet, j'ai été curieux (comme eux) de découvrir le livre.. Je pense que c'est un livre qui compte - quoique la répétitions des échecs, d'où se dégage une ambiance sombre, presque désespérante, peut lasser (heureusement qu'il y a quelques scènes cocasses) et l'on finit par se demander non pas s'ils vont échouer dans leur ième "passion" mais comment et en combien de temps vont-ils échouer - mais je m'interroge sur le but et sur l'état d'esprit de Flaubert : voulait-il, ingénieusement, dire ce qu'il pensait sur un certain nombre de sujets ? Régler ses comptes ( avec la Justice, certains écrivains ou ceux qui commettent prétentieusement des livres, la province normande, ses notables et ses paysans, etc..) ? Etait-il si aigri, si critique, pour donner ce tableau de la société ? Je trouve son procédé très intelligent (et son style, épuré, très efficace) : dénoncer tous ces ouvrages qui prétendent à La Vérité en peignant les échecs de personnages voulant appliquer ce que ces livres assènent. Je m'interroge aussi sur son état d'esprit par rapport à... N'ayant pas un bon souvenir de Madame Bovary ( j'ai dû m'ennuyer autant qu'elle) mais m'étant régalé grâce à Marielle et Carmet, j'ai été curieux (comme eux) de découvrir le livre.. Je pense que c'est un livre qui compte - quoique la répétitions des échecs, d'où se dégage une ambiance sombre, presque désespérante, peut lasser (heureusement qu'il y a quelques scènes cocasses) et l'on finit par se demander non pas s'ils vont échouer dans leur ième "passion" mais comment et en combien de temps vont-ils échouer - mais je m'interroge sur le but et sur l'état d'esprit de Flaubert : voulait-il, ingénieusement, dire ce qu'il pensait sur un certain nombre de sujets ? Régler ses comptes ( avec la Justice, certains écrivains ou ceux qui commettent prétentieusement des livres, la province normande, ses notables et ses paysans, etc..) ? Etait-il si aigri, si critique, pour donner ce tableau de la société ? Je trouve son procédé très intelligent (et son style, épuré, très efficace) : dénoncer tous ces ouvrages qui prétendent à La Vérité en peignant les échecs de personnages voulant appliquer ce que ces livres assènent. Je m'interroge aussi sur son état d'esprit par rapport à ses 2 personnages. Avait-il pour eux un peu d'affection ? Et pour certains de ses contemporains ? Quant à savoir si Bouvard et Pécuchet sont stupides ou pas.. Je pense qu'ils sont au contraire enthousiastes, passionnés, entreprenants, originaux, critiques, généreux, rêveurs, romantiques ( des "bourgeois bohèmes" du XIXème en somme ! ) etc.. naïfs, certes, mais pas stupides. Ce sont des amateurs dans les 2 sens du terme : ils aiment, ils s'intéressent, mais leur problème est le discernement entre ce qu'ils lisent et le passage à la pratique. Ils ne font pas les choses en professionnels, avec rigueur et méthode (ou celles-ci sont mauvaises). J'ai particulièrement apprécié le passage où l'un des 2 harcèlent le curé en lui opposant des arguments - puisé dans une sérieuse et abondante connaissance - mettant à plat les Ecritures..Bref un livre très ambitieux (tant de disciplines abordées), faisant souvent sourire (mais je n'ai pas ri une seule fois), parfois songer (à l'enfant sauvage - Victor lui aussi - de Truffaut par exemple) , et original, surtout à l'époque.
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  • Ernest Posté le 19 Mai 2020
    Qu'ils sont touchants et sincères, nos deux amis! Qu'ils sont idiots, incapables et naïfs, nos deux compères! Et ainsi se déploie tout le roman. On hésite, on balance entre attendrissement et agacement. En revanche, aucune hésitation sur les tranches de fou-rires qui se présentent! Deux vieux garçons qui tombent amoureux l'un de l'autre sans se le dire et qui, avec un enthousiasme de gosse, changent radicalement de vie ensemble pour s'installer ensemble à la campagne: le thème m'a accroché d'emblée, il n'est pas courant en littérature. Ensuite, avec un encyclopédisme qui n'a d'égal que la furieuse constance de nos deux anti-héros à mal s'y prendre et tout rater, Flaubert passe en revue absolument tous les domaines de la connaissance humaine (des sciences dures aux sciences humaines, en passant par le jardinage, la cuisine, la politique, l'hsitoire ou l'éducation), et dans chaque domaine, invariablement, nos amis se lancent avec enthousiasme pour bientôt finir dépités. Alors bien sûr, cette succession de thèmes a un petit côté rébarbatif, mais j'ai éprouvé de l'admiration pour le temps qui a été nécessaire à Flaubert pour écrire l'oeuvre, tant il a dû lire de livres et se documenter sur des domaines parfois éloignés de ses centres... Qu'ils sont touchants et sincères, nos deux amis! Qu'ils sont idiots, incapables et naïfs, nos deux compères! Et ainsi se déploie tout le roman. On hésite, on balance entre attendrissement et agacement. En revanche, aucune hésitation sur les tranches de fou-rires qui se présentent! Deux vieux garçons qui tombent amoureux l'un de l'autre sans se le dire et qui, avec un enthousiasme de gosse, changent radicalement de vie ensemble pour s'installer ensemble à la campagne: le thème m'a accroché d'emblée, il n'est pas courant en littérature. Ensuite, avec un encyclopédisme qui n'a d'égal que la furieuse constance de nos deux anti-héros à mal s'y prendre et tout rater, Flaubert passe en revue absolument tous les domaines de la connaissance humaine (des sciences dures aux sciences humaines, en passant par le jardinage, la cuisine, la politique, l'hsitoire ou l'éducation), et dans chaque domaine, invariablement, nos amis se lancent avec enthousiasme pour bientôt finir dépités. Alors bien sûr, cette succession de thèmes a un petit côté rébarbatif, mais j'ai éprouvé de l'admiration pour le temps qui a été nécessaire à Flaubert pour écrire l'oeuvre, tant il a dû lire de livres et se documenter sur des domaines parfois éloignés de ses centres d'intérêt. Progressistes et hors norme, Bouvard et Pécuchet ne trouvent guère leur place dans la petite société de province normande, où leurs tentatives de sociabilisation échouent également. Mais rien n'entame cette amitié et cette profonde estime qu'ils nourrissent l'un pour l'autre et qui survit à tous leurs déboires. Dans leur naïveté, nos deux amis ne sont guère raisonnables; ils font à 60 ans des expériences d'adolescents. Pour autant, Flaubert ne semble pas les condamner de manière unilatérale. Il renvoie plutôt dos à dos leur bêtise à vouloir jouer aux savants alors qu'ils n'ont ni la formation ni les capacités intellectuelles, et le peu de crédit qu'il convient d'accorder à tous les éminents spécialistes de ci et de ça, les auteurs de livres, les détenteurs de connaissances en tout genre et autres individus autorisés. Il faut aborder le savoir avec humilité, et s'assurer que la pratique valide bien la théorie, car comme le disait mon professeur de chimie: "l'expérience a toujours raison". C'est là le début de la sagesse...
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  • Gwen21 Posté le 8 Mai 2020
    Si "Madame Bovary" est le roman qui a apporté à Flaubert la notoriété, c'est avec "Bouvard et Pécuchet", roman inachevé, qu'il termine sa carrière d'écrivain. Je suis tentée de dire : le meilleur pour la fin ? Car ici, pas de dimension dramatique de premier plan mais une satire et un humour savoureux. Bouvard et Pécuchet sont deux hommes d'âge mûr qui se rencontrent par hasard à Paris et deviennent les meilleurs amis du monde. Ils ont beaucoup en commun, notamment leur curiosité insatiable pour le monde qui les entoure et leur idéalisme. Lorsque Bouvard hérite de son père, ces deux messieurs se retirent en Normandie avec de grands projets de prospérité matérielle et intellectuelle. Sciences naturelles et occultes, arts, politique, religion, techniques... absolument tous les domaines du savoir et du talent humains sont traités et développés par les deux amis et par un auteur qui a lu pas moins de 1 500 ouvrages pour se documenter et rendre à la fois crédible et palpitant son récit. Un récit drapé dans une satire burlesque irrésistible qui rend les deux personnages fort sympathiques et fort ridicules. Dilettantes, néophytes, malchanceux, Bouvard et Pécuchet accumulent les guignes et les bévues, pour le plus grand plaisir... Si "Madame Bovary" est le roman qui a apporté à Flaubert la notoriété, c'est avec "Bouvard et Pécuchet", roman inachevé, qu'il termine sa carrière d'écrivain. Je suis tentée de dire : le meilleur pour la fin ? Car ici, pas de dimension dramatique de premier plan mais une satire et un humour savoureux. Bouvard et Pécuchet sont deux hommes d'âge mûr qui se rencontrent par hasard à Paris et deviennent les meilleurs amis du monde. Ils ont beaucoup en commun, notamment leur curiosité insatiable pour le monde qui les entoure et leur idéalisme. Lorsque Bouvard hérite de son père, ces deux messieurs se retirent en Normandie avec de grands projets de prospérité matérielle et intellectuelle. Sciences naturelles et occultes, arts, politique, religion, techniques... absolument tous les domaines du savoir et du talent humains sont traités et développés par les deux amis et par un auteur qui a lu pas moins de 1 500 ouvrages pour se documenter et rendre à la fois crédible et palpitant son récit. Un récit drapé dans une satire burlesque irrésistible qui rend les deux personnages fort sympathiques et fort ridicules. Dilettantes, néophytes, malchanceux, Bouvard et Pécuchet accumulent les guignes et les bévues, pour le plus grand plaisir du lecteur. La critique de la société se fait acerbe, à travers une verve truculente. "Bouvard et Pécuchet" est un roman unique en son genre, plutôt inoubliable, et rendu très vivant par Jean-Pierre Marielle et Jean Carmet dans l'adaptation de 1989 disponible sur un célèbre site de vidéos ; je ne saurais trop vous conseiller de le visionner. Challenge des 50 objets Challenge MULTI-DÉFIS 2020 Challenge XIXème siècle 2020
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  • bfauriaux Posté le 9 Novembre 2019
    Un livre souvent etudie en milieu scolaire mais aussi et surtout un superbe livre d'un auteur remarquable:une etude de meurs et de temps precise, tres bien ecrite et alerte :un regal comme toujours avec cet auteur et un style comment dire....divin !
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