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EAN : 9782266296502
Code sériel : 17604
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Bouvard et Pécuchet

Date de parution : 13/06/2019
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Comme d’habitude, tout commence par un chapeau. Dans celui de Bouvard, il est inscrit « Bouvard ». Dans la casquette de Pécuchet : « Pécuchet ». Deux petits employés parisiens qui ne se connaissent pas et ont choisi par hasard, pour s’asseoir, le même banc.
De...
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Comme d’habitude, tout commence par un chapeau. Dans celui de Bouvard, il est inscrit « Bouvard ». Dans la casquette de Pécuchet : « Pécuchet ». Deux petits employés parisiens qui ne se connaissent pas et ont choisi par hasard, pour s’asseoir, le même banc.
De cette rencontre inopinée naît un projet faramineux : étudier, compulser, recopier tous les livres – tout le savoir du monde. Astronomie, philosophie, mathématiques, rien n’échappera à l’aveugle curiosité des deux maniaques. Mais rien n’en sortira non plus, que le gros rire de Gustave Flaubert – qui livre là son ultime crachat à la face de la Bêtise…



 
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EAN : 9782266296502
Code sériel : 17604
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • bfauriaux Posté le 9 Novembre 2019
    Un livre souvent etudie en milieu scolaire mais aussi et surtout un superbe livre d'un auteur remarquable:une etude de meurs et de temps precise, tres bien ecrite et alerte :un regal comme toujours avec cet auteur et un style comment dire....divin !
  • lehibook Posté le 1 Novembre 2019
    Je l’ai découvert lors de ma classe de seconde , puis lu et relu puis enseigné . Et je ne peux me départir de l’extrême tendresse qui m’étreint toujours en lisant les aventures de ces deux « looser » (c’est ce qu’on dirait maintenant n’est-ce pas dans notre monde où seuls comptent les premiers de cordée !) . Oui , je les aime ces deux hommes qui luttent contre leur solitude par l’amitié , qui tentent de s’élever par la culture , ce qui les rend infiniment plus riches que tous les crétins avides et méprisant qui les entoure , les exploitent , les persécutent . Et l’on sent bien que Flaubert lui aussi les aime . Enfin , quel régal que cette langue !
  • bgbg Posté le 22 Juillet 2019
    Roman inachevé, publié après la mort de l’auteur avec un plan de l’ouvrage permettant d’anticiper sa fin. Le sujet, posséder tout le savoir disponible, est sérieux, le ton est comique, la répétition des scènes peut rendre le roman fastidieux. Dès la présentation des personnages, Flaubert met en avant une similitude de caractères et d’ambitions chez Bouvard et Pécuchet. Tous deux fonctionnaires, copistes, naïfs et enthousiastes, ils sont comme des doubles l’un de l’autre, et entament une relation forte, au-delà de l’amitié, mais superficielle, sans base culturelle, sans originalité sinon celle d’aller vivre à la campagne. Ce qu’ils font à la faveur d’un héritage au profit de Bouvard. Ils achètent donc une ferme en Normandie. Ils ont toutefois quelques caractéristiques propres : Bouvard est grand, blond, d’un abord aimable, extraverti, charmeur, Pécuchet est petit, brun, mal proportionné, sérieux, grave, réservé. Ces différences, agrémentées de réactions spécifiques à chacun d’eux, se retrouvent dans ce qui suit, mais se dissolvent au profit de projets adoptés et réalisés de façon commune, partagée, et cela les soude au plus profond de leur être. Animés d’une insatiable curiosité pour les sciences et les techniques, et puisant leurs savoirs dans d’innombrables ouvrages de vulgarisation, ils passent en revue et mettent... Roman inachevé, publié après la mort de l’auteur avec un plan de l’ouvrage permettant d’anticiper sa fin. Le sujet, posséder tout le savoir disponible, est sérieux, le ton est comique, la répétition des scènes peut rendre le roman fastidieux. Dès la présentation des personnages, Flaubert met en avant une similitude de caractères et d’ambitions chez Bouvard et Pécuchet. Tous deux fonctionnaires, copistes, naïfs et enthousiastes, ils sont comme des doubles l’un de l’autre, et entament une relation forte, au-delà de l’amitié, mais superficielle, sans base culturelle, sans originalité sinon celle d’aller vivre à la campagne. Ce qu’ils font à la faveur d’un héritage au profit de Bouvard. Ils achètent donc une ferme en Normandie. Ils ont toutefois quelques caractéristiques propres : Bouvard est grand, blond, d’un abord aimable, extraverti, charmeur, Pécuchet est petit, brun, mal proportionné, sérieux, grave, réservé. Ces différences, agrémentées de réactions spécifiques à chacun d’eux, se retrouvent dans ce qui suit, mais se dissolvent au profit de projets adoptés et réalisés de façon commune, partagée, et cela les soude au plus profond de leur être. Animés d’une insatiable curiosité pour les sciences et les techniques, et puisant leurs savoirs dans d’innombrables ouvrages de vulgarisation, ils passent en revue et mettent en application leurs recherches avec ce qu’il faut d’amateurisme pour que leurs expériences échouent. Les chapitres se suivent ainsi et se ressemblent. Bouvard et Pécuchet s’intéressent d’abord à l’agriculture, l’arboriculture, le jardinage et s’appliquent à décorer de façon quelque peu baroque leur jardin, moment délicieux qui révèle un mélange des genres et un souci esthétique sans cohérence ni harmonie, avec une disposition incongrue d’objets suscitant le rire des visiteurs. Puis vient l’intérêt pour la géologie, l’anatomie, la médecine, l’éducation, la philosophie, le spiritisme, le magnétisme, les antiquités, la littérature, la distillerie, la religion, etc. L’éducation traverse quelques chapitres, et cinglant est leur échec dans leur tentative d’éduquer deux orphelins un peu voyous qu’ils avaient adoptés pour leur éviter un placement disciplinaire. Rétifs à tout effort, à tout approfondissement, ils abandonnent vite un sujet pour s’intéresser au suivant. La philosophie est un objet de dispute entre le matérialiste Bouvard et l’idéaliste Pécuchet. Leur curiosité, leur entêtement les amènent par contraste à critiquer l’ambiance provinciale, la bêtise, l’avidité matérielle, l’esprit étriqué, l’hypocrisie morale. Ils s’isolent, deviennent sceptiques, finissent par se décourager et songer à retourner à Paris pour redevenir copistes. Ainsi se déroule ce roman, dans une monotonie vite laborieuse, un ton encyclopédique, un humour décalé. Parfois vu comme une œuvre mineure, parfois comme une sorte d’apothéose dans la production du génial Flaubert, ce roman qui a dû nécessiter une documentation phénoménale, est une satire à double détente : d’un côté l’aspiration pour le savoir que permettent les progrès scientifique et technologique de l’époque, laisse entrevoir la possibilité illusoire de posséder toutes les connaissances et d’en illustrer les retombées par l’expérience et les applications concrètes. Flaubert en souligne la vanité. D’un autre côté, l’auteur profite du contexte pour critiquer au travers des deux compères, l’esprit provincial, les préjugés, les rivalités de clocher, les traditions ancestrales s’opposant à toute évolution. Flaubert a-t-il écrit un roman ou une sorte de conte philosophique ? Ayant réduit l’intrigue au minimum, maniant l’humour et poussant à la réflexion, il montre la chimère que représente la possession de multiples savoirs que l’on ne maîtrise pas. Sans craindre de forcer un peu le trait. On peut le soupçonner d’être lui-même impressionné par ce florilège de disciplines et de connaissances, tant l’accent est mis sur leur description, mais on doit lui faire grâce d’avoir voulu circonscrire des sujets universels, l’apprentissage, le désir effréné de savoir et de pouvoir, la bêtise, la consistance ou plutôt l’inconsistance des sciences et de la pensée, tous sujets finalement constitutifs de la condition humaine.
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  • GrignoteLivres Posté le 12 Juillet 2019
    [Dans mon top 50] Bouvard et Pécuchet est une pièce totalement absurde et décalée sur la bêtise humaine poussée au maximum. Deux comparses qui enchaînent les perles et qui nous offrent en spectacle leur absurdité. Vu au théâtre, cette pièce est très drôle. Peut-être que si je l'avais lu seulement, elle m'aurait paru plus cynique et moins drôle...
  • VALENTYNE Posté le 7 Juillet 2019
    Lc avec Bellonzo Bouvard et Pécuchet sont deux « employés aux écritures » d’une quarantaine d’années habitant à Paris. Un jour de canicule (33°C – Boulevard Bourdon), ils se rencontrent et sympathisent. (Lu sous la canicule pour ma part – 36°C – Boulevard Bertholet) L’un est veuf (Bouvard – François Denys, Bartholomée), l’autre vieux garçon (Pécuchet – Juste, Romain, Cyrille) ; à moins que ce ne soit l’inverse. Un héritage inattendu leur fournit une rente et ils décident de partir en Normandie à Falaise. Citadins depuis leur naissance, ils achètent une ferme et s’imaginent que l’on peut devenir cultivateur juste en lisant des livres. Le ton de Flaubert est mordant, il se moque de ces deux « imbéciles » qui croient tout savoir et se sentent supérieurs aux paysans du coin. Le début et la première moitié du roman m’ont beaucoup plu – ironie, comique des situations – ensuite j’ai eu une période de lassitude puisque le déroulé est toujours sur le même modèle : Bouvard et Pécuchet se passionnent d’un coup pour un sujet auquel ils ne connaissent rien (mathématiques, médecine, philosophie, religion, histoire, littérature, etc), ils lisent les ouvrages de référence sur le sujet et essaient de mettre en pratique, mais ils... Lc avec Bellonzo Bouvard et Pécuchet sont deux « employés aux écritures » d’une quarantaine d’années habitant à Paris. Un jour de canicule (33°C – Boulevard Bourdon), ils se rencontrent et sympathisent. (Lu sous la canicule pour ma part – 36°C – Boulevard Bertholet) L’un est veuf (Bouvard – François Denys, Bartholomée), l’autre vieux garçon (Pécuchet – Juste, Romain, Cyrille) ; à moins que ce ne soit l’inverse. Un héritage inattendu leur fournit une rente et ils décident de partir en Normandie à Falaise. Citadins depuis leur naissance, ils achètent une ferme et s’imaginent que l’on peut devenir cultivateur juste en lisant des livres. Le ton de Flaubert est mordant, il se moque de ces deux « imbéciles » qui croient tout savoir et se sentent supérieurs aux paysans du coin. Le début et la première moitié du roman m’ont beaucoup plu – ironie, comique des situations – ensuite j’ai eu une période de lassitude puisque le déroulé est toujours sur le même modèle : Bouvard et Pécuchet se passionnent d’un coup pour un sujet auquel ils ne connaissent rien (mathématiques, médecine, philosophie, religion, histoire, littérature, etc), ils lisent les ouvrages de référence sur le sujet et essaient de mettre en pratique, mais ils lisent trop (ou mal et sans recul) et toutes leurs expériences tournent à la catastrophe …. Lors de la dernière partie, deux nouveaux personnages m’ont bien intéressée : les deux compères « adoptent » deux « orphelins » Victor et Victorine, dont le père a été condamné au bagne. Ils se passionnent pour l’éducation …. sujet sur lequel ils échoueront également … Au final, un sentiment un peu mitigé car si le comique de situation et de répétition est bien présent …justement une bonne moitié m’a paru répétitive et avec beaucoup de digressions. Je suis cependant contente d’avoir enfin lu cet auteur car j’étais passée pendant toutes mes études au travers des mailles du filet. Je vous laisse : je n’ai jamais lu Stendahl – je vais peut être attendre la prochaine canicule 🙂 Allons voir de ce pas ce qu’en a pensé Edualc 🙂 En plaisantant, il m’a dit « Tu lis Bouvard et moi Pécuchet », j’aurais peut être dû lire la moitié seulement 🙂
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