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EAN : 9782266288590
Code sériel : 3252
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Frankenstein

Georges CUVELIER (Traducteur), Eugéne ROCARTEL (Traducteur)
Date de parution : 07/06/2018
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

16 juin 1816. L'orage gronde. Dans une ville cachée au milieu des arbres, sur les bords riants du lac de Genève, une petite société s'ennuie. Il y a deux poètes, Byron et Shelley, leurs compagnes, Claire et Mary, un médecin, Polidori. On se raconte d'horribles...
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

16 juin 1816. L'orage gronde. Dans une ville cachée au milieu des arbres, sur les bords riants du lac de Genève, une petite société s'ennuie. Il y a deux poètes, Byron et Shelley, leurs compagnes, Claire et Mary, un médecin, Polidori. On se raconte d'horribles histoires, selon la mode du temps. On décide même d'en écrire. Dans la nuit, la jeune Mary – elle n'a pas encore 19 ans – ne peut dormir : elle rêve d'un hideux fantasme d'homme. Quelques jours plus tard naissent Victor Frankenstein et sa créature. Récit d'une inquiétante nouveauté, vite porté à la scène, très souvent ensuite à l'écran. Devenu si mythique que, dans l'esprit du public qui a oublié Mary Shelley, le créateur et sa créature se sont confondus.

@ Disponible chez 12-21
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EAN : 9782266288590
Code sériel : 3252
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 304
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Chernobog_ Posté le 10 Novembre 2020
    [masquer]Quelle histoire fantastique! Est-ce de l'horreur, du gothique, de la SF? Difficile à dire, tant ce texte est riche, de thèmes et de sens. On y trouve la crainte et l'admiration pour la nature à travers les voyages contemplatifs de la créature; jimagine que le sort qu'elle se réserve en toute fin est la prise de conscience que sa propre existence est une violation des lois de quelque chose de plus grand. La relation entre Victor et sa création également qui n'est pas sans rappeler Pinocchio, mais dont l'issue est cette fois ci bien malheureuse; l'éducation et les parcours initiatiques parallèles des 2 créations mériterait une analyse plus approfondie. La monstruosité aussi. D'abord celle de la créature de par son aspect. Ensuite celle de Victor, monstre d'égoïsme abandonnant dès la naissance sa propre création, incapable d'empathie envers elle, et vivant sa vie en effaçant même son existence. Il ira jusqu'à détruire une deuxième fois, détruire une promesse d'amour, condamnant la créature à la solitude. La monstruosité des hommes envers cet être fait mal au coeur également, quand ils n'auront de cesse de le rejeter malgré ses bonnes intentions. Enfin l'autrice, qui fait preuve de monstruosité également: elle ne donnera jamais de nom à cette créature et... [masquer]Quelle histoire fantastique! Est-ce de l'horreur, du gothique, de la SF? Difficile à dire, tant ce texte est riche, de thèmes et de sens. On y trouve la crainte et l'admiration pour la nature à travers les voyages contemplatifs de la créature; jimagine que le sort qu'elle se réserve en toute fin est la prise de conscience que sa propre existence est une violation des lois de quelque chose de plus grand. La relation entre Victor et sa création également qui n'est pas sans rappeler Pinocchio, mais dont l'issue est cette fois ci bien malheureuse; l'éducation et les parcours initiatiques parallèles des 2 créations mériterait une analyse plus approfondie. La monstruosité aussi. D'abord celle de la créature de par son aspect. Ensuite celle de Victor, monstre d'égoïsme abandonnant dès la naissance sa propre création, incapable d'empathie envers elle, et vivant sa vie en effaçant même son existence. Il ira jusqu'à détruire une deuxième fois, détruire une promesse d'amour, condamnant la créature à la solitude. La monstruosité des hommes envers cet être fait mal au coeur également, quand ils n'auront de cesse de le rejeter malgré ses bonnes intentions. Enfin l'autrice, qui fait preuve de monstruosité également: elle ne donnera jamais de nom à cette créature et ce, malgré sa place centrale dans le récit. Même pour le lecteur elle laissera toujours ce sentiment dérangeant d'inachevé. C'est ce qui aura amené à la confusion dans le folklore populaire où le monstre est nommé à tort "Frankenstein". Un sentiment de gâchis constants, une succession de mauvaises décisions, et l'absence d'amour, tant pour Victor que pour sa créature. C'est là la dernière chose que nous laisse l'autrice; quelle que soit leur nature, ils ont tout deux compris que la pire chose à infliger à autrui est de lui retirer tout espoir d'amour. Sans ça, l'issue tragique de ces 2 êtres aurait pu être toute autre. Je trouve intéressant de porter ce récit non pas dans le contexte de son époque, mais au contraire dans le notre. Le rejet de la différence et l'appréciation de l'apparence sont au coeur de nos changements sociétaux. Egalement, la question que pose le complexe de Dieu sur le devenir d'un être artificiel, doté de conscience et de sentiments, anime toujours les débats éthiques autour du clonage ou de l'intelligence artificielle; si nous n'y sommes pas encore, c'est pour bientôt. Et nous n'avons pas réponse. Nous souviendrons-nous de l'importance de l'amour? Quelle histoire fantastique! Elle parle finalement de la Nature, aussi bien que de la nature humaine, dans ce qu'elles font de mieux, ou ce qu'elles font de pire. Elle parle de l'amour et de l'empathie, qui à tout instant auraient pu changer l'issue. Elle était actuelle en 1818, elle est actuelle en 2020, et restera actuelle tant que la nature humaine sera ce qu'elle est.[/masquer]
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  • veronic68 Posté le 9 Novembre 2020
    Classique de la littérature, j'ai pu découvrir la véritable histoire que Frankenstein. Le Dr Frankenstein défit la mort mais si son expérience est concluante, elle va avoir des conséquences dramatiques sur sa vie. Cette histoire est une sorte de fable sur les sciences et leurs risques d'une part et sur les conséquences du rejet de l'autre lorsqu'il est pour nous incompréhension et peur. Ce qui plusieurs siècles après , cela semble plus que jamais d'actualité. Beaucoup de descriptions de voyages et de paysages viennent étoffer l'histoire.
  • AliceFee Posté le 31 Octobre 2020
    Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Frankenstein ? "Frankenstein est, depuis de nombreuses années, bien ancré dans notre folklore. Il a été adapté à toutes les sauces mais connaissons nous véritablement son histoire ? Quoi qu'il en soit, ce classique figurait sur ma liste des incontournables à découvrir depuis longtemps et il m'a semblé qu'Halloween était l'occasion parfaite." Dites-nous en un peu plus sur son histoire... "Victor Frankenstein se passionne pour la science et, au cours de ses études, lui vient la certitude qu'il pourrait réanimer l'inanimé. Il tente donc l'expérience, sans penser aux terribles conséquences qui pourraient en découler..." Mais que s'est-il exactement passé entre vous ? "Une nouvelle fois, nous sommes dans le roman gothique, avec ses codes bien précis. Il y a donc un premier protagoniste, qui nous relate sa rencontre avec Frankenstein (le créateur du monstre) puis finalement nous transmet son récit. Ce dernier se découpe en plusieurs parties, presque plusieurs histoires. La première nous présente le personnage, sa famille, ses études et comment il en est arrivé à créer cette "chose". C'est, de loin, la moins interessante et j'ai été étonnée de découvrir, dès le départ, et presque sans... Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Frankenstein ? "Frankenstein est, depuis de nombreuses années, bien ancré dans notre folklore. Il a été adapté à toutes les sauces mais connaissons nous véritablement son histoire ? Quoi qu'il en soit, ce classique figurait sur ma liste des incontournables à découvrir depuis longtemps et il m'a semblé qu'Halloween était l'occasion parfaite." Dites-nous en un peu plus sur son histoire... "Victor Frankenstein se passionne pour la science et, au cours de ses études, lui vient la certitude qu'il pourrait réanimer l'inanimé. Il tente donc l'expérience, sans penser aux terribles conséquences qui pourraient en découler..." Mais que s'est-il exactement passé entre vous ? "Une nouvelle fois, nous sommes dans le roman gothique, avec ses codes bien précis. Il y a donc un premier protagoniste, qui nous relate sa rencontre avec Frankenstein (le créateur du monstre) puis finalement nous transmet son récit. Ce dernier se découpe en plusieurs parties, presque plusieurs histoires. La première nous présente le personnage, sa famille, ses études et comment il en est arrivé à créer cette "chose". C'est, de loin, la moins interessante et j'ai été étonnée de découvrir, dès le départ, et presque sans raison, l'attitude du scientifique envers sa création. La suite devient plus prenante, avec la tension sous jacente de savoir qu'un monstre rôde dans les rues, puis ses premiers crimes. C'est très Mary Shelley, approfondi dans le drame et les sentiments, et sans vouloir sous-entendre que les hommes auraient quelques lacunes dans ce domaine, il me semble que l'on ressent tout de même bien qu'il s'agit de la plume d'une femme. Mais c'est finalement lorsque le monstre raconte lui-même sa naissance et ses deux premières années de vie que le récit atteint son apogée. Oui, parce que malgré ses actes, le personnage le plus intrigant et le plus touchant, c'est bien lui, cette bête qui n'a même pas de nom. Son créateur, quant à lui, est égoïste et lâche et si j'ai eu de la peine pour son entourage, lui a eu bien du mal à m'émouvoir. Encore un petit mot pour dire que j'ai lu ce livre en lecture commune avec Cécile et Emilie, et que je l'ai en partie écouté via la version d'Audible, ce qui collait parfaitement à ce genre de roman. Si les livres audio n'étaient pas si chers, j'en aurais bien fait une habitude." Et comment cela s'est-il fini ? "J'ai aimé la fin pour ce qui est de l'histoire, il aurait pu difficilement en être autrement, mais moins dans sa forme. Même la dernière tirade du monstre m'a parue bien longue mais je suis quand même très heureuse d'avoir découvert ce grand classique."
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  • Skoubidoo Posté le 31 Octobre 2020
    Naît-on monstre, ou le devient-on ? Quelques jours avant Halloween, je me suis lancée dans la lecture de ce Frankenstein originel, il était plus que temps. Et je viens de le terminer. Contrairement à ce qu'on peut voir dans les films ou d'autres œuvres traitant le sujet, la genèse du monstre et les méthodes de sa création passent complètement à la trappe. Ce n'est pas le sujet ici. le roman propose plutôt une réflexion philosophique sur l'expérimentation scientifique et sous-entend des questions d'ordre éthique et moral, comme par exemple : « Jusqu'où peut-on aller au nom de la science et de la découverte ? » Le thème que j'ai principalement décelé ici, c'est la perception que nous avons de l'Autre, et comment nous réagissons face à ses différences. À travers les paroles de la créature, la nature humaine est remise en question face à un être non-humain et pourtant doté des mêmes sensations, sentiments et émotions qu'elle. Sa différence (sa laideur physique) est systématiquement perçue comme négative et lui vaut d'être mis à l'écart et persécuté par les humains sans même que ceux-ci ne cherchent à le connaître, alors que celui-ci est doté d'autant d'esprit, si ce n'est plus, que certains. Le monstre n'est... Naît-on monstre, ou le devient-on ? Quelques jours avant Halloween, je me suis lancée dans la lecture de ce Frankenstein originel, il était plus que temps. Et je viens de le terminer. Contrairement à ce qu'on peut voir dans les films ou d'autres œuvres traitant le sujet, la genèse du monstre et les méthodes de sa création passent complètement à la trappe. Ce n'est pas le sujet ici. le roman propose plutôt une réflexion philosophique sur l'expérimentation scientifique et sous-entend des questions d'ordre éthique et moral, comme par exemple : « Jusqu'où peut-on aller au nom de la science et de la découverte ? » Le thème que j'ai principalement décelé ici, c'est la perception que nous avons de l'Autre, et comment nous réagissons face à ses différences. À travers les paroles de la créature, la nature humaine est remise en question face à un être non-humain et pourtant doté des mêmes sensations, sentiments et émotions qu'elle. Sa différence (sa laideur physique) est systématiquement perçue comme négative et lui vaut d'être mis à l'écart et persécuté par les humains sans même que ceux-ci ne cherchent à le connaître, alors que celui-ci est doté d'autant d'esprit, si ce n'est plus, que certains. Le monstre n'est alors pas forcément celui qu'on croit, et on s'aperçoit vite qu'il ne suffit pas d'être un Homme pour être capable de faire preuve d'humanité. Cette thématique est pour moi très importante à souligner et fait très fortement écho à des situations parfois très graves de rejet et de discrimination qui se déroulent un peu partout dans le monde encore à notre époque. D'autre part, la suite des événements nous montre [masquer]jusqu'à quelles terribles extrémités le désespoir, la solitude et l'injustice peuvent conduire la plus pure des âmes (un être seulement prédisposé à aimer et être gentil), sans cesse bafouée et reniée, pervertie par la haine environnante qu'elle suscite. On est dès lors légitimement en droit de se demander : « La société créé-t-elle les monstres qu'elle cherche justement à éviter ? »[/masquer] Dans la grande majeure partie du livre, on accompagne Victor Frankenstein, depuis sa plus tendre enfance jusqu'à ses derniers instants, et pourtant je nourris envers lui des sentiments mitigés. Aussi charmant, brillant et très bien éduqué qu'il soit, ce n'est pas le personnage auquel on s'attache le plus, à mon sens. Ses dilemmes moraux intérieurs n'aident en rien, ses réactions et décisions encore moins. Encore plus fort, j'ai éprouvé beaucoup plus d'empathie envers le « monstre » en une cinquantaine de pages lorsque celui-ci raconte son histoire, qu'en un livre entier où Victor passe son temps à se morfondre sur son sort mais en continuant à prendre les mauvaises décisions. Petit aparté : [masquer]Toute la partie où le monstre nous raconte son éveil au monde est juste magnifique. Je tire mon chapeau (de sorcière) à Mary Shelley pour avoir réussi à mettre en mots les réactions, sensations et pensées que ressentirait une personne qui s'ouvre à la vie pour la première fois, parce c'est très difficile de reprendre conscience de choses qui nous paraissent évidentes une fois qu'on les connait ![/masquer] Parce que la créature est hideuse, et au lieu de véritablement écouter les suppliques de celle-ci, Victor s'obstine à penser qu'elle n'est que félonie et en profitera pour apporter la désolation sur le monde s'il accède à sa requête. Je pense que Victor représente parfaitement la faiblesse et la faillibilité de l'être humain, assailli par les doutes, borné dans ses raisonnements, croyant agir pour le bien de tous... Encore une fois, le « monstre » n'est pas forcément celui qu'on croit… J'ai vraiment adoré ce livre (déjà parce qu'une bonne partie de l'histoire se passe dans ma région 😊) : l'écriture est très fluide et on en oublierait presque qu'il a été publié en 1818 tant les thèmes abordés sont encore d'actualité. Vous l'aurez sans doute compris, ce n'est pas un roman d'horreur à proprement parlé que vous trouverez en ouvrant les pages de ce livre, mais un ouvrage empli de réflexions profondes sur nous autres humains et comment nous traitons nos semblables, sur notre rapport à la vie et à la mort, sur le dilemme moral que certaines situations peuvent présenter, sur nos choix, nos responsabilités, nos actes et leurs conséquences, etc. Bien sûr on pourrait encore trouver énormément de choses à dire sur cette œuvre, des choses que je n'ai très certainement pas remarquées. Mais en tout cas voilà mon ressenti personnel. En définitive, cette oeuvre fut un véritable tournant dans l'histoire de la littérature à sa sortie, aujourd'hui devenue un classique dont tout le monde a entendu parler mais dont l'histoire originelle est bien trop souvent méconnue et qu'il est bon de (re)découvrir ! Sur ce, je vous souhaite un très joyeux Halloween !
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  • ivanmaurer Posté le 25 Octobre 2020
    Frankenstein - Mary W. Shelley - dernière lecture des vacances avec ce classique paru en 1818 ! Un des tous premiers romans fantastiques. Je vous épargne le pitch, j'ai peur de vous spoiler 🤣🤣🤣
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