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Archipoche
EAN : 9782377350988
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 239
Format : 115 x 180 mm

La Chambre de Jacob

Jean TALVA (Traducteur), Joseph Vebret (Préface)
Collection : Classique
Date de parution : 04/04/2018
Avec ce portrait d'un homme à la veille de la Première Guerre mondiale, Virginia Woolf offre le pendant de Mrs Dalloway. Un classique moderne des lettres anglaises, indisponible en poche.
Sur une plage des Cornouailles, Betty Flanders regarde son fils Jacob et ses frères qui jouent dans le sable. Des années plus tard, nous retrouvons Jacob, étudiant en lettres à Cambridge, parmi ses camarades. Bientôt diplômé, le jeune homme apparaît aussi instable dans son existence professionnelle que dans sa vie... Sur une plage des Cornouailles, Betty Flanders regarde son fils Jacob et ses frères qui jouent dans le sable. Des années plus tard, nous retrouvons Jacob, étudiant en lettres à Cambridge, parmi ses camarades. Bientôt diplômé, le jeune homme apparaît aussi instable dans son existence professionnelle que dans sa vie affective. Mal adapté à la vie moderne, il se demande si la Grèce antique, objet de ses études, n’offrirait pas un meilleur cadre à son ennui...Qu’a-t-on dit d’une vie lorsqu’on l’a simplement résumée ? Rien qui touche aux hasards qui l’ont tissée, à la vérité d’un être comme de ses inclinations. Jacob naît, vit, meurt. Que restera-t-il de lui, lorsqu’il aura disparu ? Des objets dispersés dans une chambre à coucher, indices de celui qu’il fut et qui reste une énigme...De l’enfance jusqu’à la guerre, Virginia Woolf invite son lecteur à un voyage à l’orée des sens. De la personnalité et du caractère de Jacob, elle ne livre que des impressions fugitives et le peu qu’en savaient les témoins de sa vie. Le flot des souvenirs et des affects dessine alors le portrait d’un homme et de son milieu, plus vivant qu’une biographie détaillée.
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EAN : 9782377350988
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 239
Format : 115 x 180 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Colchik Posté le 7 Mars 2020
    Cette chambre de Jacob ne peut que dérouter le lecteur non averti, voire le lasser. On sent dans ce court roman, publié en 1922, toute l'énergie que met Virginia Woolf à casser les codes du roman traditionnel, mais aussi ses difficultés à maîtriser cet exercice. Sans cesse son écriture hésite entre la sécheresse des annotations sur la foule de personnages qui traversent le livre et la touche poétique qui imprègne les passages décrivant la nature, ou les phénomènes atmosphériques. Qui est Jacob Flanders ? Le narrateur omniscient qui se manifeste de temps à autre, au fil des pages, se refuse à nous le dire. Nous ne le découvrirons qu'au travers de la perception qu'ont de lui sa famille, ses amis de Cambridge, les femmes qui croisent sa route, ou encore ses rencontres de hasard. Il est impossible de saisir Jacob, enfant parmi d'autres enfants, étudiant au milieu d'autres étudiants, jeune employé menant une vie terne, voyageur lancé dans l'aventure du voyage par un héritage de cent livres. Une vision fragmentée du personnage, comme si nous le regardions au travers d'un kaléidoscope, exposés à l'incapacité de saisir ses pensées au-delà de l'écume de ses enthousiasmes et de ses dégoûts. Un être dont il... Cette chambre de Jacob ne peut que dérouter le lecteur non averti, voire le lasser. On sent dans ce court roman, publié en 1922, toute l'énergie que met Virginia Woolf à casser les codes du roman traditionnel, mais aussi ses difficultés à maîtriser cet exercice. Sans cesse son écriture hésite entre la sécheresse des annotations sur la foule de personnages qui traversent le livre et la touche poétique qui imprègne les passages décrivant la nature, ou les phénomènes atmosphériques. Qui est Jacob Flanders ? Le narrateur omniscient qui se manifeste de temps à autre, au fil des pages, se refuse à nous le dire. Nous ne le découvrirons qu'au travers de la perception qu'ont de lui sa famille, ses amis de Cambridge, les femmes qui croisent sa route, ou encore ses rencontres de hasard. Il est impossible de saisir Jacob, enfant parmi d'autres enfants, étudiant au milieu d'autres étudiants, jeune employé menant une vie terne, voyageur lancé dans l'aventure du voyage par un héritage de cent livres. Une vision fragmentée du personnage, comme si nous le regardions au travers d'un kaléidoscope, exposés à l'incapacité de saisir ses pensées au-delà de l'écume de ses enthousiasmes et de ses dégoûts. Un être dont il ne reste rien à la fin de sa brève existence, sinon une paire de vieilles chaussures dont on ne sait que faire. Le critique Arnold Bennett – dont Virginia Woolf pouvait se moquer magnanimement une fois son talent littéraire reconnu dans Moi, Snob ? – jugea sévèrement l'entreprise moderniste de l'auteure. Sa rupture avec les codes de la fiction, l'intrigue, le contexte dans lequel évoluent les personnages, la structure romanesque, lui valut une volée de bois vert. Faut-il pour autant condamner La chambre de Jacob ? Non. L'écrivaine casse la gangue du roman édouardien pour s'ouvrir de nouvelles voies. Elle innove, elle cherche et, même si le résultat est inégal, elle aboutit à une oeuvre teintée d'une profonde mélancolie, nimbée par le halo d'incompréhension et d'absurdité qui s'attache aux vies écourtées, la disparition de Jacob faisant écho à celle de son père, dont la mort elle aussi prématurée est évoquée au début du roman.
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  • KARANDAKOFF Posté le 6 Novembre 2018
    Virginia Woolf est un auteur majeur, incontournable et extraordinaire. Auteur majeur parce qu'elle a profondément modifié le roman, la structure narrative classique et les thèmes abordés. Auteur incontournable parce qu'ancrée dans son époque, révélatrice de plaies, de blessures mais aussi de toutes ses joies, ses bonheurs. Incontournable parce qu'elle rend aussi bien compte d'un bref moment où se rejoignent rires et larmes qu'une existence entière. Incontournable dans la relation qu'elle tisse entre l'homme et la nature. Ses descriptions sont extraordinaires de sensibilité et de beauté. Auteur extraordinaire car elle fait d'une multitude de petits points, la trame d'une vie et chacun de nous peut se reconnaître dans tous ses petits points. Nous faisons tous partie d'une manière ou d'une autre du monde de Virginia Woolf. La Chambre de Jacob n'est pas un roman que l'on peut raconter car l'intrigue n'y est pas linéaire ni classique. Mais pour toutes les raisons mentionnées, il est, comme tous les ouvrages de cette formidable écrivaine, extraordinaire.
  • Corboland78 Posté le 1 Novembre 2018
    Virginia Woolf, pseudonyme d’Adeline Virginia Alexandra Stephen (1882-1941), est une femme de lettres anglaise, l'une des principales auteures modernistes du XXe siècle. Bisexuelle et féministe, elle fut une figure marquante de la société littéraire londonienne et un membre central du Bloomsbury Group, qui réunissait des écrivains, artistes et philosophes anglais, groupe au sein duquel elle rencontrera Vita Sackville-West avec qui elle aura une liaison durant toutes les années 1920. Woolf souffrait d'importants troubles mentaux et présentait tous les signes de ce qu'on nomme aujourd'hui, troubles bipolaires. En 1941, à l'âge de 59 ans, elle se suicida par noyade dans l'Ouse, dans le village de Rodmell (Sussex), où elle vivait avec son mari Leonard Woolf, écrivain lui aussi. Elle avait commencé l'écriture comme activité professionnelle en 1905 pour le supplément littéraire du Times et un premier roman en 1915. La Chambre de Jacob date de 1922. J’aime Virginia Woolf même si je ne suis pas certain de très bien la comprendre et ce roman est très symbolique de ce sentiment. Le héros du livre c’est Jacob Flanders, élevé avec ses deux frères par une mère veuve. Nous allons le suivre tout au long de sa courte vie dans la bonne société, ses... Virginia Woolf, pseudonyme d’Adeline Virginia Alexandra Stephen (1882-1941), est une femme de lettres anglaise, l'une des principales auteures modernistes du XXe siècle. Bisexuelle et féministe, elle fut une figure marquante de la société littéraire londonienne et un membre central du Bloomsbury Group, qui réunissait des écrivains, artistes et philosophes anglais, groupe au sein duquel elle rencontrera Vita Sackville-West avec qui elle aura une liaison durant toutes les années 1920. Woolf souffrait d'importants troubles mentaux et présentait tous les signes de ce qu'on nomme aujourd'hui, troubles bipolaires. En 1941, à l'âge de 59 ans, elle se suicida par noyade dans l'Ouse, dans le village de Rodmell (Sussex), où elle vivait avec son mari Leonard Woolf, écrivain lui aussi. Elle avait commencé l'écriture comme activité professionnelle en 1905 pour le supplément littéraire du Times et un premier roman en 1915. La Chambre de Jacob date de 1922. J’aime Virginia Woolf même si je ne suis pas certain de très bien la comprendre et ce roman est très symbolique de ce sentiment. Le héros du livre c’est Jacob Flanders, élevé avec ses deux frères par une mère veuve. Nous allons le suivre tout au long de sa courte vie dans la bonne société, ses études (Cambridge), son émancipation avec son appartement à Londres, son intérêt pour la littérature, quelques maîtresses (Florinda…), ses relations dans le beau monde et son voyage solitaire autant que succinctement évoqué, à travers l’Europe passant par Paris, l’Italie et la Grèce avant de s’achever à Constantinople. Pas grand-chose en vérité, d’un strict point de vue narratif. Sauf que c’est madame Virginia Woolf qui tient la plume – ce qui d’un côté corse l’affaire et d’un autre en fait tout le sel. L’écrivain n’est pas facile à lire, il ne faut pas le cacher à un nouveau lecteur, et ce bouquin encore plus qu’un autre. La lecture ne coule pas de source, il faut être très attentif, lire entre les lignes, deviner les éléments qui manquent, déduire ce qu’il advient de non-dits. Chaque nouveau personnage est une énigme à percer, les femmes semblent très friandes de Jacob, certaines deviendront ses maîtresses d’autres c’est moins sûr ; il n’y a pas que les femmes qui soient attirées par Jacob, son ami homosexuel Bonamy – « il avait plus d’affection pour Jacob que pour quiconque au monde » - en pince secrètement aussi pour lui. Quand le roman s’achève abruptement par un dernier chapitre d’une seule page, sa mère et son ami Bonamy inventoriant sa chambre, on devine que Jacob est mort plus que le récit ne le dit, possiblement à la guerre. Et se pose la question, cet homme qui était-il vraiment ? Certes l’auteur nous a donné beaucoup de détails épars mais qu’en retenons-nous exactement ? C’est peut-être là, le thème du livre : on ne connait jamais réellement les gens, comme pourrait l’indiquer différentes remarques distillées au fil de cette lecture : « Il semble que d’avoir de nos semblables une opinion pénétrante, impartiale et totalement juste soit complètement impossible » ou encore « Il ne sert à rien d’essayer d’évaluer les gens. Il faut se fier aux signes, non pas précisément aux paroles, ni tout à fait aux actes. » Lire Virginia Woolf m’ensorcèle littéralement : je tombe sous le charme de son style – assez spécial néanmoins - en quelques pages à peine et même si je ne saisis pas tout ce que je lis ( ?), je suis incapable de m’en détacher. Vous l’aurez compris, de la belle littérature mais peut-être pas pour tout le monde…
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  • Sami33 Posté le 22 Mai 2018
    C'est le troisième roman de l'auteur et le second que je lis de Virginia Woolf. Ici, elle dresse le portrait de Jacob, un jeune britannique de la noblesse qui est mort très jeune, au combat, lors de la première guerre mondiale. L'auteur va nous relater la vie de Jacob enfant jusqu'à l'âge adulte. On apprend notamment que ce jeune anglais était étudiant à Cambridge. Sa mère est devenue veuve très jeune. De ce fait, il a perdu son père très jeune. Sa mère l'a élevé seule avec ses trois frères. On va le retrouver ensuite à l'âge adulte où il se fera des amis, il fera des rencontres avec le sexe opposé. Il nous emmènera même avec lui en Grèce. Ce jeune romantique rêve d'amour et aimerait le vivre aux regards de tous, pouvoir le crier sur tous les toits. Jacob n'est pas du genre à réfléchir. Il agit d'abord et voit ce que ça donne et pourtant, il est effrayé. Son comportement n'est pas compatible avec son état d'esprit. Il va puiser sa force dans les livres qui est son refuge, il s'y sent bien. Puis d'un coup, il meurt. Enfin, ce n'est pas dit explicitement mais c'est ce que l'auteur nous suggère... Je... C'est le troisième roman de l'auteur et le second que je lis de Virginia Woolf. Ici, elle dresse le portrait de Jacob, un jeune britannique de la noblesse qui est mort très jeune, au combat, lors de la première guerre mondiale. L'auteur va nous relater la vie de Jacob enfant jusqu'à l'âge adulte. On apprend notamment que ce jeune anglais était étudiant à Cambridge. Sa mère est devenue veuve très jeune. De ce fait, il a perdu son père très jeune. Sa mère l'a élevé seule avec ses trois frères. On va le retrouver ensuite à l'âge adulte où il se fera des amis, il fera des rencontres avec le sexe opposé. Il nous emmènera même avec lui en Grèce. Ce jeune romantique rêve d'amour et aimerait le vivre aux regards de tous, pouvoir le crier sur tous les toits. Jacob n'est pas du genre à réfléchir. Il agit d'abord et voit ce que ça donne et pourtant, il est effrayé. Son comportement n'est pas compatible avec son état d'esprit. Il va puiser sa force dans les livres qui est son refuge, il s'y sent bien. Puis d'un coup, il meurt. Enfin, ce n'est pas dit explicitement mais c'est ce que l'auteur nous suggère... Je ne vais pas tourner autour du pot, j'ai eu beaucoup de mal avec ce livre ! Il y a beaucoup de longueurs dans le récit qui le rend vraiment très lourd. Certains passages sont vraiment indigestes. On se demande où veut en venir l'auteur et on aimerait qu'elle abrège nos souffrances. Pour autant, cela n'est pas comme ça tout le long du récit et heureusement. Finalement, on comprend que l'auteur se questionne sur la condition humaine, sur la vie, sur ce qu'il reste de nous une fois que nous sommes morts... Lorsque la mère de Jacob fera le ménage dans l'appartement de son fils, elle trouvera une paire de vieux souliers... Est-ce la seule chose qui restera de ce pauvre Jacob ? Une paire de chaussures pour dire qu'il a existé un jour ?
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  • Merik Posté le 7 Janvier 2018
    Un roman de 1922 pour le moins original, dans lequel le personnage incontournable et central, Jacob, glisse et se faufile comme une anguille dans l'univers feutré et coloré de Viriginia Woolf. « Il est vain de vouloir résumer les gens. On doit s'en tenir à des indices, le dit n'est pas exactement fiable, le fait ne l'est pas non plus entièrement. Certaines personnes, il est vrai, savent d'emblée définitivement prendre la mesure d'un caractère. D'autres hésitent, s'attardent, vont où souffle le vent. » Ce parti pris d'un portrait en creux ne rend pas la lecture aisée. Si dans l'ensemble la narration est chronologique, elle suit surtout le fil d'associations d'idées, de consciences différentes, de situations diverses, de thématiques à peine effleurées (comme la mort), pour finir par constituer une toile de la vie de Jacob, comme un réseau humain. Une sorte de Facebook avant l'heure. Par moment j'ai eu la sensation qu'un papillon tenait une caméra et s'invitait à la suite de Jacob. Alors un papillon, ça s'intéresse pas forcément à ce que le lecteur voudrait savoir. Il peut admirer un paysage le papillon. Ou s'intéresser à d'autres personnes que Jacob. Prendre de la hauteur, ou au contraire se poser pour des... Un roman de 1922 pour le moins original, dans lequel le personnage incontournable et central, Jacob, glisse et se faufile comme une anguille dans l'univers feutré et coloré de Viriginia Woolf. « Il est vain de vouloir résumer les gens. On doit s'en tenir à des indices, le dit n'est pas exactement fiable, le fait ne l'est pas non plus entièrement. Certaines personnes, il est vrai, savent d'emblée définitivement prendre la mesure d'un caractère. D'autres hésitent, s'attardent, vont où souffle le vent. » Ce parti pris d'un portrait en creux ne rend pas la lecture aisée. Si dans l'ensemble la narration est chronologique, elle suit surtout le fil d'associations d'idées, de consciences différentes, de situations diverses, de thématiques à peine effleurées (comme la mort), pour finir par constituer une toile de la vie de Jacob, comme un réseau humain. Une sorte de Facebook avant l'heure. Par moment j'ai eu la sensation qu'un papillon tenait une caméra et s'invitait à la suite de Jacob. Alors un papillon, ça s'intéresse pas forcément à ce que le lecteur voudrait savoir. Il peut admirer un paysage le papillon. Ou s'intéresser à d'autres personnes que Jacob. Prendre de la hauteur, ou au contraire se poser pour des détails scrupuleux. Quant à l'histoire, d'aucuns diraient qu'il ne s'y passe rien. Ce qui est un peu réducteur. Il s'y passe tout de même (parfois en filigrane) des bribes de vie de Jacob enfant, de Jacob adolescent, de Jacob jeune homme. Et de Jacob mort à la guerre vraisemblablement, mais là c'est à peine suggéré (à part dans la quatrième de couv'). Bref une vie quoi, parmi tant et tant. Avec sa grosse part d'évanescence futile. Il m'a fallu beaucoup d'effort de concentration pour en arriver à bout, de ce roman. La suggestion ou l'effleurement en écriture n'accroche pas vraiment le lecteur, il me semble. Mais j'ai quand même beaucoup aimé par moments... quand à d'autres j'ai beaucoup zappé.
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