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EAN : 9782266093088
Code sériel : 10679
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

La Chambre des officiers

Date de parution : 06/01/2000

LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

1914. Tout sourit à Adrien, ingénieur officier. La guerre éclate et lors d’une reconnaissance sur les bords de la Meuse, un éclat d’obus le défigure. Le voilà devenu une « gueule cassée ». Adrien ne connaîtra pas les tranchées mais le Val-de-Grâce, dans une chambre...

LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

1914. Tout sourit à Adrien, ingénieur officier. La guerre éclate et lors d’une reconnaissance sur les bords de la Meuse, un éclat d’obus le défigure. Le voilà devenu une « gueule cassée ». Adrien ne connaîtra pas les tranchées mais le Val-de-Grâce, dans une chambre réservée aux officiers. Une pièce sans miroir, où l’on ne se voit que dans le regard des autres.
Adrien y restera cinq ans. Cinq ans pour penser à l’après, pour penser à Clémence qui l’a connu avec sa gueule d’ange…

« On n'oubliera pas le premier roman de Marc Dugain, qui a su rendre au visage d'Adrien, dans un style simple et sanglé, toute son humanité. » Jérôme Garcin – L'Obs

Ce livre a obtenu le Prix des libraires

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EAN : 9782266093088
Code sériel : 10679
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« On n’oubliera pas le premier roman de Marc Dugain, qui a su rendre au visage d’Adrien, dans un style simple et sanglé, toute son humanité. » Jérôme Garcin – L'Obs

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • SsPpEeRrMm Posté le 14 Octobre 2021
    En vrai c la 3emme foi jpose la critik sur le bouquin dlacuile ca commence à me zehef. Jdisai donc c.est du kiff sa mere ce bouquin mais en fait ya des gros gimics et ca c vnr. Tu vois des moments tu Nannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn jvien dfaire tombé ma serviette dans mon bain en vrai g troo le seeuuuummmm. Bref jle conseill bien meme si jlai pas fini parce que il est long comme meme. Genre 120 pages
  • fklevesque Posté le 9 Octobre 2021
    J'ai été curieux de lire un ouvrage dont j'avais apprécié la transposition cinématographique. Bien m'en a pris car j'ai été subjugué par le sujet des "gueules cassées" auquel j'étais déjà sensible mais également par l'écriture de Marc DUGAIN toute en finesse. C'est avec maestria qu'il sait mettre en exergue toute l'humanité de trois hommes et d'une femme victimes de l'horreur de la "Grande Guerre". Pour ces gueules cassées réunies pendant 5 ans dans un espace hospitalier clos, la chambre des officiers, la question est de savoir si la survie est préférable à la mort. Survivre implique avant tout d'endurer la souffrance découlant des regards plein de dégoût portés sur leurs physiques mutilés. Et c'est là, toute la grandeur de ces hommes et femme dans leur lutte, non pas contre un adversaire armé mais contre leur ennemi intérieur. Cette oeuvre me parait indispensable en termes de lecture dans notre société en déficit de mémoire et ensauvagée. Pour ne pas oublier que ce n'est pas l'intérêt qui doit primer mais le souci du Bien commun.
  • gabb Posté le 23 Août 2021
    C'est nouveau pour personne : la guerre c'est moche. S'il en fût une plus moche encore que les autres, une qui culmina dans l'abomination, peut-être est-ce celle qu'on nomma la Grande Guerre. Grande dans l'horreur, j'entends. Pour s'en convaincre, il suffit par exemple de se rendre au numéro 74 du boulevard Port-Royal (Paris 5ème), à l'Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce, de grimper au dernier étage et d'ouvrir doucement la porte de la chambre des officiers. Là se trouvent quelques lits de fer blanc, et dans l'un d'eux Adrien. Pour le reconnaître, le plus simple est encore de se référer aux constations médicales du chef de service : "Destruction maxillo-faciale. Béance totale des parties situées du sommet du menton jusqu'à la moitié du nez, avec destruction totale du maxilaire supérieur et du palais, décloisonnant l'espace entre la bouche et les sinus. Destruction partielle de la langue. Apparition des organes de l'arrière-gorge qui ne sont plus protégés. Infection généralisée des tissus meurtis par apparition de pus." Moche, comme je vous disais. Et pourtant Adrien fait partie des chanceux,  rapatriés à Paris aux premiers jours du conflit. Défiguré par un éclat d'obus à la seconde où il monta au front, il n'a même jamais vu un Boche.... C'est nouveau pour personne : la guerre c'est moche. S'il en fût une plus moche encore que les autres, une qui culmina dans l'abomination, peut-être est-ce celle qu'on nomma la Grande Guerre. Grande dans l'horreur, j'entends. Pour s'en convaincre, il suffit par exemple de se rendre au numéro 74 du boulevard Port-Royal (Paris 5ème), à l'Hôpital d'instruction des armées du Val-de-Grâce, de grimper au dernier étage et d'ouvrir doucement la porte de la chambre des officiers. Là se trouvent quelques lits de fer blanc, et dans l'un d'eux Adrien. Pour le reconnaître, le plus simple est encore de se référer aux constations médicales du chef de service : "Destruction maxillo-faciale. Béance totale des parties situées du sommet du menton jusqu'à la moitié du nez, avec destruction totale du maxilaire supérieur et du palais, décloisonnant l'espace entre la bouche et les sinus. Destruction partielle de la langue. Apparition des organes de l'arrière-gorge qui ne sont plus protégés. Infection généralisée des tissus meurtis par apparition de pus." Moche, comme je vous disais. Et pourtant Adrien fait partie des chanceux,  rapatriés à Paris aux premiers jours du conflit. Défiguré par un éclat d'obus à la seconde où il monta au front, il n'a même jamais vu un Boche. Sa guerre, il l'a vécu au Val-de-Grâce, affrontant nuit et jour la douleur, la honte de n'avoir pas combattu et celle que lui inspire chaque matin le reflet massacré du miroir, sans parler du désespoir d'avoir à subir sans cesse des interventions chirurgicales aux résultats peu probants... Heureusement Adrien n'est pas seul : une femme occupe ses pensées, contribuant sans le savoir à sa reconstrution, et deux autres gueules cassées, dans des lits voisins, partagent son calvaire. C'est pour nous l'occasion d'assister à la naissance d'une camaraderie forte et originale, et pour Marc Dugain de nous livrer un texte moins sombre qu'il n'y parait, où parfois l'humour affleure sous les cicatrices. Les trois occupants de la fameuse chambre des officiers, qui remettent entièrement leur triste sort entre les mains des chirurgiens, font en effet preuve d'un détachement, d'un recul sur leur misère et d'un sens de l'autodérision qui forcent le respect. À la barabarie sans nom de la guerre qui fait rage au loin, l'auteur oppose donc ici avec une grande justesse l'indestructible humanité de ces trois estropiés diablement attachants. Sa plume, qui pourtant ne nous cache rien des supplices endurés par Adrien et nous décrit en détails l'ampleur des dégâts sur sa face en charpie, n'est paradoxalament pas dénuée de pudeur et de sensibilité. Elle rend ainsi parfaitement justice à tous ces héros défigurés, anonymisés (au sens propre !) par la perte de leur visage, que Marc Dugain, nous invite à ne jamais oublier. Il signe là un premier roman court et intense, facile d'accès mais fort en émotions, poignant mais jamais larmoyant. Remarquable ! * * * M'est avis que toutes les occasions sont bonnes pour rendre hommage à l'ami Georges, alors je conclus pour une fois en musique : https://m.youtube.com/watch?v=l2F5qaHzkj0
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  • Lilvm Posté le 4 Août 2021
    Un livre prenant et touchant sur les atrocités de la guerre, mais aussi sur la résilience et l'espoir. J'ai particulièrement apprécié le lien profond qui se noue entre ces hommes très différents mais unis par cette expérience et ce sort communs. L'auteur nous plonge dans cette chambre marquée au fil des années par les nouveaux arrivants toujours plus nombreux, par les opérations qui s'enchaînent avec plus ou moins de succès et par les progrès difficiles dans le réapprentissage de la parole. Le plus difficile, sans aucun doute, pour chacun d'entre eux reste le regard des autres, et plus spécifiquement celui de leurs proches, à qui ils cachent souvent l'étendue de leurs blessures. Comment affronter ce choc et cette crainte dans leur regard ? Comment se reconstruire quand on ne reconnait même plus son visage ? Toutefois, si cette lecture a été très intéressante, j'ai trouvé certains passages un peu survolés et j'aurais préféré à la fin du roman que l'auteur se concentre uniquement sur les quelques mois suivant la sortie de l'hôpital et non qu'il raconte plusieurs années en seulement quelques pages. Je n'ai pas été tellement convaincue non plus par les sentiments d'Adrien à l'égard de Clémence.
  • EmmanuelleCarpenter Posté le 1 Août 2021
    Adrien Fournier se fait emporter la moitié du visage par un éclat d’obus. Il raconte. De 14 à 19, mû par un incroyable instinct de survie, il va supporter la souffrance, la monstruosité de son visage et de celle de ses camarades de chambrée, les multiples opérations, l’enfermement, le désespoir et la mort qui rôde. Cet instinct de survie a des satellites: humour, amour, amitié, humanité. Adrien et ses deux copains s’engagent dans une double lutte, vivre et faire vivre les autres. Parce qu’il n’est pas question de “finir le travail que les Allemands ont commencé!” La plume est exquise et on referme le livre en se disant que décidément le bonheur se construit aussi dans les pires horreurs. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le lien avec nos quelques mois de crise sanitaire. Ces gueules cassées auraient bien ri de nos complaintes… Un Grand petit roman, à lire bien sûr.
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