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Robert Laffont
EAN : 9782221157480
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 122 x 182 mm

L'Attrape-cœurs

Annie SAUMONT (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 19/01/2016
L'Attrape-cœurs de J. D. Salinger.
EAN : 9782221157480
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 122 x 182 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • DansTonCoeurDAirain Posté le 11 Mars 2020
    Ç'est vraiment curieux de lire un bouquin qui nous ressemble. J'ai presque le même âge que Caulfield, pas aussi cynique que lui pourtant, même si y aurait de quoi. Le genre de livres qui te fait te poser des questions, des envies de tout plaquer, un goût d'errance. Une sorte d'essai philosophique, mais en plus "vrai". Sinon, je trouve que ce bouquin a des airs de Taxi Driver. Ou plutôt Taxi Driver à des airs de ce bouquin.
  • LadyOsoleil Posté le 22 Février 2020
    Honnêtement, je ne m'attendais pas du tout à ça. Surprise de constater que ce roman, un classique de la littérature américaine, est très décousu. J'ignore si c'est pour coller au personnage, ç vrai dire je ne chercherai pas, il y a déjà tant de chose à dire dessus et je ne suis pas experte en la matière. Bref, j'ai retenu ou du moins je crois retenir la morale de cette aventure mais suis tout de même déçue par le style d'écriture.
  • Aproposdelivres Posté le 14 Février 2020
    Ce livre est un classique de la littérature américaine, il est écrit à la première personne dans un style parlé et parfois familier. Il raconte l’errance de Holden Caulfield, jeune garçon new yorkais de 17 ans, il vient d’être renvoyé de son collège quelques jours avant Noël et décide de ne pas rentrer directement chez lui. Plutôt que d’avouer son renvoi, il préfère errer dans New-York fréquentant des bars glauques et des hôtels miteux. Avec ce livre, l’auteur décrit avec ironie et justesse la société américaine des années 1950 et il nous parle de l'adolescence avec ses révoltes et ses inquiétudes. Holden Caulfield est très touchant dans son malaise d’adolescent qui n’appartient plus au monde de l’enfance et pas encore à celui des adultes. Une très belle lecture.
  • Erik35 Posté le 20 Janvier 2020
    (...) ! OU QUOI ? Pour une fois, votre humble serviteur va faire court (de toute manière, qu'apporter de plus et de neuf à ces centaines de critiques consacrées à ce sommet "iconique" comme il de mode de le dire en notre post-modernité épuisante et blafarde, certaines d'entre elles étant absolument excellentes, y compris parmi celles dont je ne partage pas forcément le point de vue). J'avais donc annoncé, COURT ! Alors voici : J'ai adoré détester ce bouquin ! Ou encore : J'ai détesté adorer ce texte ! Lu trop tard ? Ecrit trop lointainement ? Ce style pseudo-"djeuns" m'a longtemps énervé, épuisé, emm***. Pour finir par, plus ou moins, l'accepter comme suit : un style n'ayant probablement jamais été parlé ni pensé par aucun adolescent nulle part sur la planète, y compris aux Etats-Unis d'Amérique, mais qui, parce qu'il est parfaitement inventé, fabriqué et artificialisé, a pu devenir une sorte de matrice et de représentante de tous les parlers "jeunes" à travers le monde occidental (ne soyons pas trop gourmands), d'hier comme d'aujourd'hui. Bien que je mette au défi quiconque de trouver un seul ado s'exprimant ainsi. Même à l'époque. En revanche, j'ai cru à nouveau "entendre" ces adolescents des... (...) ! OU QUOI ? Pour une fois, votre humble serviteur va faire court (de toute manière, qu'apporter de plus et de neuf à ces centaines de critiques consacrées à ce sommet "iconique" comme il de mode de le dire en notre post-modernité épuisante et blafarde, certaines d'entre elles étant absolument excellentes, y compris parmi celles dont je ne partage pas forcément le point de vue). J'avais donc annoncé, COURT ! Alors voici : J'ai adoré détester ce bouquin ! Ou encore : J'ai détesté adorer ce texte ! Lu trop tard ? Ecrit trop lointainement ? Ce style pseudo-"djeuns" m'a longtemps énervé, épuisé, emm***. Pour finir par, plus ou moins, l'accepter comme suit : un style n'ayant probablement jamais été parlé ni pensé par aucun adolescent nulle part sur la planète, y compris aux Etats-Unis d'Amérique, mais qui, parce qu'il est parfaitement inventé, fabriqué et artificialisé, a pu devenir une sorte de matrice et de représentante de tous les parlers "jeunes" à travers le monde occidental (ne soyons pas trop gourmands), d'hier comme d'aujourd'hui. Bien que je mette au défi quiconque de trouver un seul ado s'exprimant ainsi. Même à l'époque. En revanche, j'ai cru à nouveau "entendre" ces adolescents des (mauvaises) séries étasuniennes des années 60 et 70 que le petit écran français achetait et traduisait à la chaîne (sans mauvais jeu de mot) et qui s'exprimaient dans ce sabir parfaitement hors-sol et pourtant dans lequel chaque ado pouvait - relativement - se reconnaître. Tout en sachant bien que ça n'existait pas "vraiment". J'ai détesté suivre ce pÔÔÔvre petit gosse de riches, blanc, protestant (bien que l'un de ses géniteurs soit catho... Oulala ! Quel drame !) de la côte Nord-Est des USA, de la "Grosse Pomme", même. Bref, un parfait petit "WASP" (et non "une petite" : n'exagérons pas les choses. Il fallait impérativement que ce soit un garçon, n'est-ce pas ?) avec son lot de tragédies pubères et de boutons d'acné, à l'extérieur comme à l'intérieur, ses dégoûts, sa fugue qui n'en est pas tout à fait une, ses formules toutes faites et ses pensées à l'emporte-pièce... Pour autant, j'ai souvenir (encore un peu, malgré les décennies passées) de mes doutes d'alors, de cette fascination/répulsion pour la mort, de ce sentiment d'immense perte (celle de l'enfance, en particulier ; de son innocence, de sa nonchalance involontaire, de son immense gratuité, de cette faculté à se ficher des injonctions, de sa capacité d'émerveillement presque sans borne, de sa force d'amour sans attente de retour, etc), de l'incompréhension du monde liée non à un manque d'intelligence mais à un refus de vouloir tout autant que de réellement pouvoir s'y intégrer. D'une certaine colère quasi ontologique (et très hormonale) pouvant se muer, à n'importe quel moment, en violence. D'avoir longtemps cherché dans la lecture (et plutôt celle des "classiques") à la fois une sorte de dérivation à ce monde insupportable et insensé, de mise à distance de celui-ci, tout autant que d'éventuelles solutions probablement impossibles à ce mal être, ce "spleen" comme nous aimions à le dire, en bons admirateurs de la poétique baudelairienne que nous étions avec quelques unes et quelques uns de mes coreligionnaires... Cette capacité à dire "je déteste" alors qu'on pense "j'adore", à traiter tout le monde de crétins, de cons, d'imbéciles alors qu'on éprouve exactement l'inverse mais que c'est devenu tellement dur à dire. Qu'on aime autrui (en dehors de toute considération "amoureuse"). Cette révolte quasi permanente, parfois sans vraie cause ni vrai but, contre tout, à commencer contre soi-même. Alors, je ne sais si nous avons tous été cet insupportable - et attachant - Holden Caufield, si nous sommes tous tombés amoureux de la mère d'un de nos copains, si nous avons tous tenu des propos proprement atroces sur l'autre part essentielle de l'humanité (en l'occurrence la féminine), si la plupart des adultes croisés nous ont fait proférer de tels discours de rejet, si les rares êtres à avoir alors bénéficié de notre bienveillance furent des enfants, mais il faut bien que je le reconnaisse : L'attrape-cœurs, écrit il y a pourtant quasiment soixante-dix ans (l'an prochain exactement), ne peut laisser de marbre, même si c'est pour le rejeter en bloc, ce que j'ai bien failli faire avant la moitié de ma lecture, même si c'est pour y éprouver une certaine gêne, même s'il est le fruit d'une construction intellectuelle que j'ai trouvée datée par bien des aspects (cette sorte d'anti-portrait de l'artiste en jeune WASP m'a franchement exaspéré), et pourtant d'une force et d'une violence vraie à bien des moments de la pensée de ce jeune homme, homme par ce corps démesurément grand, déjà trop "viril" et pourtant jeune de toute cette enfance qu'il se refuse à quitter franchement, mais qui craque de partout. La perte infinie de son Jardin d'Eden. Ce qui demeure parfaitement contemporain dans cette œuvre presque subversive de J-D Salinger (songeons que c'est pour ainsi dire son œuvre exclusive, même s'il a encore un peu écrit après), c'est qu'après des siècles de "romans d’apprentissage" plus ou moins bien fait, plus ou moins moralisateurs mais toujours destinés à montrer une progression - de l'enfance vers l'âge adulte via ce que le XXème siècle nommera "adolescence"-, le reclus de Cornich (New-Hampshire) a pour ainsi dire créé l'anti-roman d'apprentissage à travers ce portrait d'un ado, lui-même parfait anti-héros (type de personnage très largement pré-existant à l'époque mais qui n'était jusqu'alors représenté que par des adultes "faits"). Là réside, il me semble le "scandale" qui perdura des années : un adolescent ne pouvait (ne peut ?) devenir que meilleur, ne pouvait (ne peut ?) que s'améliorer en tendant vers l'âge adulte, se devait (se doit ?) d'entrer avec ferveur et délices dans le monde des "grands". J.D. Salinger nous a définitivement montré que c'était loin, très loin d'être aussi simple et si stupidement avancé. À moins qu'il n'ait été le témoin privilégié et presque prophétique d'un changement radical d'ère... Celui vers lequel il semble que nous tendions : un monde entier fait d'adulescent libidineux à la recherche impossible d'une enfance éternelle ? Voire. J'aurai donc fait moins court qu'annoncé. Et si je persiste à affirmer que ce roman n'a pas provoqué chez moi l'enthousiasme tant auguré (que je me suis morfondu à la lecture de certains chapitres ! Non parce qu'il ne s'y passait rien ou presque : cela ne me pose aucun problème dans la mesure où la richesse d'un texte se situe ailleurs que dans l'action. Mais justement, certains moments m'ont semblé d'une pauvreté abyssale), ces lignes bien plus longues que celles prévues plus haut, alors que ma toute première lecture de L'attrape-cœurs a déjà quelques semaines, semble à tout le moins être la preuve que ce roman (d)étonnant ne m'a pas laissé de marbre. Sans aucun doute faudra-t-il que je m'y replonge une autre fois.
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  • morris45 Posté le 20 Janvier 2020
    419ème critique au compteur! C'est dire que l'on peut douter de son intérêt et de sa valeur ajoutée! Mais bon, celà fait partie du jeu et écrire un petit texte oblige à analyser un peu son propre point de vue. Le début de l'histoire, surtout par le style et le vocabulaire de l'auteur, m'a surpris à la fois par sa fraîcheur et parfois son inconsistance. Mais les pages se tournant (facilement) j'ai trouvé la courte aventure de cet ado assez plaisante quoique parfois irréaliste. Je ressens cette oeuvre comme un rêve de l'auteur qui se projette dans une adolescence rêvée, avec son expérience d'adulte (par exemple ses références culturelles, musique, littérature, cinéma). Un bon moment de lecture mais sans parler de chef-d'oeuvre
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