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L'Attrape-cœurs

Robert Laffont
EAN : 9782221157480
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 122 x 182 mm
L'Attrape-cœurs

Annie SAUMONT (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 19/01/2016
L'Attrape-cœurs de J. D. Salinger.
EAN : 9782221157480
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 122 x 182 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • pat823 Posté le 10 Novembre 2019
    J'ai été longtemps réticent à entamer la lecture de ce grand classique américain. Quelques critiques virulentes autour de moi avaient suffi à me refroidir. J'ignore ce qui m'a finalement décidé à ressortir ce livre de la bibliothèque où il dormait depuis longtemps, mais voilà qu'une fois entamé, je ne l'ai plus lâché avant la fin. « Tout ce que je sais, c'est que tous ceux dont j'ai parlé me manquent pour ainsi dire. C'est drôle. Ne racontez jamais rien à personne. Si vous le faites, tout le monde se met à vous manquer. » C'est vrai, j'ai trouvé Holden tellement attachant pendant les trois jours de ce récit. Son errance dans le NY des années 50, alors qu'il est pour la énième fois renvoyé de l'école, ses réflexions sur ses camarades de pensionnat qu'il juge futiles, sa peur de grandir alors qu'il n'a que 17 ans. Cette solitude dans l'ivresse et le tabac (il fume comme un pompier), où il évoque avec sensibilité son frère Allie, mort à 11 ans d'une leucémie. Il a peur du monde adulte et compare son existence à la posture figée des statues qu'il voit dans un musée. Mais sous son air désabusé, il éprouve une grande affection pour... J'ai été longtemps réticent à entamer la lecture de ce grand classique américain. Quelques critiques virulentes autour de moi avaient suffi à me refroidir. J'ignore ce qui m'a finalement décidé à ressortir ce livre de la bibliothèque où il dormait depuis longtemps, mais voilà qu'une fois entamé, je ne l'ai plus lâché avant la fin. « Tout ce que je sais, c'est que tous ceux dont j'ai parlé me manquent pour ainsi dire. C'est drôle. Ne racontez jamais rien à personne. Si vous le faites, tout le monde se met à vous manquer. » C'est vrai, j'ai trouvé Holden tellement attachant pendant les trois jours de ce récit. Son errance dans le NY des années 50, alors qu'il est pour la énième fois renvoyé de l'école, ses réflexions sur ses camarades de pensionnat qu'il juge futiles, sa peur de grandir alors qu'il n'a que 17 ans. Cette solitude dans l'ivresse et le tabac (il fume comme un pompier), où il évoque avec sensibilité son frère Allie, mort à 11 ans d'une leucémie. Il a peur du monde adulte et compare son existence à la posture figée des statues qu'il voit dans un musée. Mais sous son air désabusé, il éprouve une grande affection pour sa soeur cadette, Phoebé, « la petite crevette » de 10 ans qu'il admire et avec qui il aime parler. Holden parle à la 1ère personne, interpelle constamment le lecteur, et utilise un langage très familier, vulgaire parfois, sans détours. C'est ce ton qui a choqué à l'époque, et qui choque encore souvent. C'est cet accent particulier qui fait le charme de Holden, je trouve. Salinger en fait une espèce de brouillon de 17 ans, ancré dans ses certitudes et son questionnement, angoissé par un futur qu'il ne comprend pas. Oui, je l'ai trouvé tellement attachant, cet Holden ! Le premier antihéros officiel pour un roman devenu culte ! « Mon rêve, c'est un livre qu'on n'arrive pas à lâcher et quand on l'a fini on voudrait que l'auteur soit un copain, un super-copain et on lui téléphonerait chaque fois qu'on en aurait envie. » En revanche, j'ai été moins convaincu par la traduction qui sent trop à mon goût l'argot américain traduit coûte que coûte. Mais on n'a pas le choix, et ce serait triste de passer à côté de ce formidable récit !
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  • LaurenaLJ Posté le 23 Octobre 2019
    Je ne savais pas à quoi m'attendre en commençant ce roman, et quelle bonne surprise! J'ai eu certes un peu de mal à entrer dans l'histoire et à me faire à la narration, mais ensuite j'ai pris énormément de plaisir à suivre les réflexions du personnage principal quant à son rapport à l'adolescence. Finalement, j'ai su me retrouver un peu dans cette errance, et je suis ravie d'avoir lu ce roman!
  • JLG13 Posté le 9 Octobre 2019
    un livre que l'on aimerait avoir découvert à l'adolescence comme le Grand Meaulnes. Un peu tard pour moi, mais ce bain de jouvence n'est pas désagréable! Une écriture rapide, épousant la pensée toute en méandres de cet ado en goguette, qui se veut grand et déniaisé, qui n'a pas encore fait sa mue complète , et cherche sa voie. Quelle audace à l'époque dans l'Amérique puritaine! La traduction utilise un français parlé qui semble bien rendre le style de ce roman atypique. A connaitre sans nul doute.
  • desruesetdeslivres Posté le 25 Septembre 2019
    L’Attrape-coeurs est un roman culte. Il raconte la fugue de trois jours à New York d’un adolescent, viré de l’école, qui se dit que ces quelques jours laisseront un peu de temps à ses parents pour digérer la nouvelle. Il ne se passe pas grand chose pendant cette escapade, si ce n’est une plongée vertigineuse dans la tête d’un adolescent qui ne sait pas où est sa place dans le monde, qui idéalise beaucoup et qui est donc forcément déçu. Le personnage, Holden, raconte à un moment dans le livre qu’il aimerait un jour lire un livre qui lui donnerait envie d’appeler son auteur, d’être son ami. C’est ce qu’a réussi JD Salinger. C’est comme si Holden Caulfield vous chuchotait l’histoire à l’oreille, qu’il vous confiait le secret de sa vie, et vous êtes heureux d’avoir été choisi pour être le témoin de ses confessions, de ses réflexions sur la vie et de ses drôles de rencontre.Ce n’est pas un livre niais ou gentillet. Au contraire, le récit a la tendresse de la cruauté. Lu à 15 ans, j’ai adoré. Lu à 35 ans, j’ai adoré.
  • bilodoh Posté le 25 Septembre 2019
    Un roman d’une adolescence des années 50, un classique de la littérature américaine. Le narrateur, c’est Hoden, un garçon qui vient d’être renvoyé de son collège. Il raconte les dégoûts de la vie dans un pensionnat avec des détails comme des compagnons qui ne se lavent jamais les dents ou qui sentent mauvais. Il dissèque ses émotions négatives, il ne sait pas ce qu’il aime, il est profondément perturbé depuis la mort de son jeune frère. Pourtant, il vient d’une famille fortunée, il a tout pour être heureux… Un roman qui donne la parole à l’adolescence, avec un antihéros qui rejette le modèle du rêve américain. Si la détresse de Hoden est intemporelle, je crois que le grand succès de ce livre est beaucoup dû à l’époque de sa publication. À contre-courant du pays triomphant, avec un langage cru, des doutes et des hésitations, avec le drame de ceux qui se sentent dans la marge. C’est un « classique », un roman qu’il faut avoir lu, mais c’est aussi une lecture intéressante, même si pour moi ce n’est pas tout à fait un coup de cœur.
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