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Robert Laffont
EAN : 9782221157480
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 122 x 182 mm

L'Attrape-cœurs

Annie SAUMONT (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 19/01/2016
L'Attrape-cœurs de J. D. Salinger.
EAN : 9782221157480
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 122 x 182 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Magaliambra Posté le 4 Juillet 2020
    Dans le texte le bouquin est encore plus fort. A lire en anglais impérativement pour les anglicistes. S'il est vrai que c'était le livre favori de l'assassin de John Lennon, il n'en reste pas moins qu'il faut être barjo pour vouloir tuer une rock star après avoir lu ce bouquin. le mec devait être bien perturbé. En l'occurrence, il n' a sûrement rien bité en le lisant, ni tiré la substantifique moelle de ce qui aurait dû le dissuader de commettre une telle stupidité. Il faut dire qu'un bon auteur n'a pas toujours de bons lecteurs, et vice versa. En le lisant j'ai pensé deux choses : le protagoniste parle sans savoir qui il est. Le protagoniste est dépeint par un auteur qui aurait pu être comédien. Tant il donne l'impression de se fourvoyer pour pouvoir écrire son personnage. C'est pourtant un adulte qui écrit. Je lisais les mots de cet adolescent comme si je lisais son journal intime. Et non pas comme si je lisais une fiction et c'est en cela que c'est très fort. L'auteur donne le sentiment à un lecteur averti d'être plus sage que lui. Et de le voir autrement que de la façon dont lui-même... Dans le texte le bouquin est encore plus fort. A lire en anglais impérativement pour les anglicistes. S'il est vrai que c'était le livre favori de l'assassin de John Lennon, il n'en reste pas moins qu'il faut être barjo pour vouloir tuer une rock star après avoir lu ce bouquin. le mec devait être bien perturbé. En l'occurrence, il n' a sûrement rien bité en le lisant, ni tiré la substantifique moelle de ce qui aurait dû le dissuader de commettre une telle stupidité. Il faut dire qu'un bon auteur n'a pas toujours de bons lecteurs, et vice versa. En le lisant j'ai pensé deux choses : le protagoniste parle sans savoir qui il est. Le protagoniste est dépeint par un auteur qui aurait pu être comédien. Tant il donne l'impression de se fourvoyer pour pouvoir écrire son personnage. C'est pourtant un adulte qui écrit. Je lisais les mots de cet adolescent comme si je lisais son journal intime. Et non pas comme si je lisais une fiction et c'est en cela que c'est très fort. L'auteur donne le sentiment à un lecteur averti d'être plus sage que lui. Et de le voir autrement que de la façon dont lui-même se voit et voit le monde. Pour un adolescent lire ce livre doit produire un tout autre effet. Une identification directe sans doute. Mais tous les adolescents ne sont pas dans cette sorte de déroute et de dépression car, le personnage, est en dépression totale, selon les termes de notre époque. Une dépression c'est regarder le monde, d'une certaine façon. Et la lumière y est, très peu présente. L'espoir, la lumière, au sens de l'espoir. Sur la couverture, ce cheval, c'est un peu l'âme de ce garçon. Lui il parle, et dans son coeur, c'est ce cheval qui vrombit, et fonce, tête baissée, dans sa propre perdition, tant il hait le monde et sa façon de tourner. C'est un des meilleurs livres que j'ai jamais lus.
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  • ladymuse Posté le 25 Juin 2020
    Il y a longtemps que j'avais envie de relire L'attrape-coeurs. Désagréablement surprise par la traduction de ce roman emblème de l'enfance désenchantée, précurseur des oeuvres "déjantées" autobiographiques ayant pour thème l'aliénation sociale d'auteurs tels que Hilsenrath (Fuck America), Exley (Le dernier stade de la soif), Fante (Demande à la poussière), Tesich (Karoo), ou encore Les Jeunes Gens en Colère britanniques des années 50, j'ai consulté internet. Curieusement le roman avait été traduit la première fois dès 1953 par Sébastien Japrisot (nom de plume de J.B Rossi), et Salinger qui maîtrisait assez bien le français l'avait félicité. Une deuxième traduction, par Annie Saumont, parut en 1996, puis 2016. C'est celle que j'ai lue. L'article faisait état des difficultés de la traduction, du fait du langage familier. J'ai toujours pensé que n'importe quel texte pouvait supporter une traduction, et bien que capable de lire "dans la langue", lire en français ne me gêne pas. Je pense aux grands auteurs tels que Stevenson ("La Maître de Ballantrae") ou encore à Conrad ("Le Nègre du Narcisse"), sans parler d'Ulysse, qui est un chef d'oeuvre du genre et le fait d'un collectif. La traduction de L'attrape-coeurs par Annie Saumont m'a mise mal à l'aise et il... Il y a longtemps que j'avais envie de relire L'attrape-coeurs. Désagréablement surprise par la traduction de ce roman emblème de l'enfance désenchantée, précurseur des oeuvres "déjantées" autobiographiques ayant pour thème l'aliénation sociale d'auteurs tels que Hilsenrath (Fuck America), Exley (Le dernier stade de la soif), Fante (Demande à la poussière), Tesich (Karoo), ou encore Les Jeunes Gens en Colère britanniques des années 50, j'ai consulté internet. Curieusement le roman avait été traduit la première fois dès 1953 par Sébastien Japrisot (nom de plume de J.B Rossi), et Salinger qui maîtrisait assez bien le français l'avait félicité. Une deuxième traduction, par Annie Saumont, parut en 1996, puis 2016. C'est celle que j'ai lue. L'article faisait état des difficultés de la traduction, du fait du langage familier. J'ai toujours pensé que n'importe quel texte pouvait supporter une traduction, et bien que capable de lire "dans la langue", lire en français ne me gêne pas. Je pense aux grands auteurs tels que Stevenson ("La Maître de Ballantrae") ou encore à Conrad ("Le Nègre du Narcisse"), sans parler d'Ulysse, qui est un chef d'oeuvre du genre et le fait d'un collectif. La traduction de L'attrape-coeurs par Annie Saumont m'a mise mal à l'aise et il m'a fallu dépasser ce qui me semblait d'énormes maladresses pour continuer ma lecture. Néanmoins la force de rébellion du roman est telle qu'on se laisser captiver, tout en continuant à déplorer les "et tout" ("and all" en fin de phrase), "et quoi" ("and what" également en fin de phrase), et surtout les "ouah" qui ponctuent le récit (je trouve personnellement qu'en 2016, date de la version de 1996 révisée, "ouah" fait plus penser à l'aboiement d'un chien qu'autre chose). Il est certain que "and all" et "and what" présentent une difficulté de traduction, particulièrement du fait de leur répétition. Je ne me suis pas pas penchée sur la traduction de ce "and what" : une chose est sûre, tel qu'il a été traduit, c'est un anglicisme. A ce titre il faut trouver autre chose. Plus ennuyeux est le "fichûment susceptibles" très maladroit et obsolète à propos de ses parents dès la première page, ainsi que "c'est pour la raison que je..", à plusieurs reprises. Si Holden Caulfield emploie un langage familier, il ne fait pas de fautes grammaticales autres que les oublis de doubles négations. La question reste donc ouverte : pourquoi ce roman pose-t-il des problèmes de traduction? Ce n'est pas la première fois qu'on utilise le langage parlé en littérature. Le thème est loin d'être démodé. Il y a là quelque chose qui m'échappe.
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  • michel.carlier15 Posté le 20 Juin 2020
    L'attrape-cœurs (the catcher in the rye) est sûrement le roman le plus connu sur l'adolescence . Et également toujours associé au nom de son auteur , J.D. Salinger . Holden Caulfield , adolescent de 17 ans , en a par-dessus la tête de tout , il vient à nouveau de se faire renvoyer du collège où il poursuivait ses études . Il décide de fuguer , au lieu de rentrer chez lui . S'ensuivent trois jours d'errances et de tribulations diverses à travers New York , jusqu'à ce qu'il ne lui reste plus un dollar à dépenser . C'est le style de l'écriture qui est intéressant , le langage employé n'est pas anodin , on regrette par moments de ne pas avoir le texte en anglais sous les yeux . L'adolescent use beaucoup de tics de langage , de mots d'argot , de tournures familières . J'imagine aisément les difficultés du traducteur devant un texte si anglo-saxon . C'est une langue familière , avec passablement de termes injurieux . Bien qu'Holden nous avertisse dès le début du roman : il n'a pas envie de raconter "toutes ces conneries à la David Copperfield" . C'est un antihéros , ni Robin... L'attrape-cœurs (the catcher in the rye) est sûrement le roman le plus connu sur l'adolescence . Et également toujours associé au nom de son auteur , J.D. Salinger . Holden Caulfield , adolescent de 17 ans , en a par-dessus la tête de tout , il vient à nouveau de se faire renvoyer du collège où il poursuivait ses études . Il décide de fuguer , au lieu de rentrer chez lui . S'ensuivent trois jours d'errances et de tribulations diverses à travers New York , jusqu'à ce qu'il ne lui reste plus un dollar à dépenser . C'est le style de l'écriture qui est intéressant , le langage employé n'est pas anodin , on regrette par moments de ne pas avoir le texte en anglais sous les yeux . L'adolescent use beaucoup de tics de langage , de mots d'argot , de tournures familières . J'imagine aisément les difficultés du traducteur devant un texte si anglo-saxon . C'est une langue familière , avec passablement de termes injurieux . Bien qu'Holden nous avertisse dès le début du roman : il n'a pas envie de raconter "toutes ces conneries à la David Copperfield" . C'est un antihéros , ni Robin des bois , ni Peter Pan . Ce roman a un aspect essentiel : il n'a rien de factice , Holden est brut de décoffrage , mais c'est un personnage authentique . Il déteste le sport , et ça l'installe forcément dans la marginalité , dans ce pays où l'effort physique est souvent magnifié . Il y a un paradoxe indéniable dans l'attitude du héros , il ne fait pas confiance aux adultes , il ne cesse de décrier leurs comportements , mais il aspire en même temps à vivre leur vie . Il voudrait avoir une sexualité normale , il essaie de renouer tout au long du roman avec ses anciennes amies , sans trop de succès . L'auteur , sans avoir l'air d'y toucher , à travers les propos d'Holden , s'en prend à l'american dream . La phrase qui m'a le plus choqué , c'est cette allusion au bombardement d'Hiroshima et de Nagasaki : "Je serais plutôt content qu'ils aient inventé la bombe atomique . S'il y a une autre guerre j'irai m'asseoir juste dessus . Je serai volontaire pour ça . Je vous jure . Vous verrez" . Cette confession d'un adolescent est pleine de tendresse et de fantaisie , d'humour aussi . Je comprends enfin pourquoi un ami a décidé de prendre le nom de Ian Cauldfield comme nom de scène , petit clin d'œil à Ian !
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  • Sevlipp Posté le 18 Juin 2020
    L'attrape-coeurs est un classique américain écrit en 1951. Je n'ai eu aucune déception à lire ces 4 jours dans la vie d'un adolescent qui vient d'être exclu de son internat et qui ne l'a pas encore dit à ses parents. 4 jours d'errance, d'alcool, de manque de sommeil, d'état d'âmes. Il est question de décrochage scolaire, de deuil d'un petit frère, d'adoration d'une petite soeur, du rejet de la société, d'obsession pour les filles, de pérégrinations dans un New-York mal famé. C'est noir, déprimant mais souvent drôle aussi, pince-sans-rire et caustique. Le langage du narrateur (enfin le langage d'un ado mais des années 50) y est pour beaucoup ; familier, provocateur et qui interpelle directement le lecteur. L'engouement pour ce roman ne peut se comprendre qu'en le replaçant dans son contexte ; ce qu'il a du choquer ! Une virée physique et mentale intéressante pour comprendre un jeune homme désoeuvré et malheureux dans les années 50 avec une écriture particulièrement singulière.
  • Boblinux Posté le 13 Juin 2020
    Une de ces rares bouquins dont on ne sort pas tout à fait le même une fois la lecture achevée . On a été touché par quelque chose de rare, sans savoir exactement quoi. Le language utilisé, un argot américain désuet, n’abîme pas ce texte tellement puissant .... À lire absolument.
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