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Pocket
EAN : 9782266293488
Code sériel : 6036
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm

Le prince

Christian BEC (Traducteur), MARIE-MADELEINE FRAGONARD (Préface)
Date de parution : 08/03/2019

LES GRANDS TEXTES DU XVIe SIÈCLE

« Pour bien connaître la nature du peuple, il faut être prince, et, pour bien connaître celle des princes, il faut être du peuple. »
Cherchant à rentrer en grâce auprès des Médicis, ses maîtres, le haut fonctionnaire florentin Machiavel leur adresse ce livre qui définit,...

LES GRANDS TEXTES DU XVIe SIÈCLE

« Pour bien connaître la nature du peuple, il faut être prince, et, pour bien connaître celle des princes, il faut être du peuple. »
Cherchant à rentrer en grâce auprès des Médicis, ses maîtres, le haut fonctionnaire florentin Machiavel leur adresse ce livre qui définit, il y a tout juste cinq siècles, tous les principes de la « realpolitik ». Comment conquérir le pouvoir et le conserver ? Faut-il préserver les monarchies, et par quels moyens ? Faut-il s’appuyer sur la fortune et la force plutôt que sur la religion et la morale ? Dans quel but user de la propagande d’État ? Sans illusion sur la nature humaine, Machiavel, bien loin du machiavélisme qu’on lui prête, haïssait la tyrannie. Pragmatique, il était républicain de cœur, dans cette république de Florence confisquée par les nobles et les banquiers.

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

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EAN : 9782266293488
Code sériel : 6036
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 108 x 177 mm
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • frandj Posté le 17 Mai 2021
    A l’époque où Machiavel a écrit "Le Prince", l’Italie était morcelée entre des principautés en conflit les unes avec les autres et envahie par des armées étrangères (notamment celle du roi de France). Personnage important au sein de la brève République de Florence, il tomba en disgrâce quand les Médicis reprirent le pouvoir. Pourtant, c’est à Laurent le Magnifique qu’il a dédicacé "Le Prince" (1513). Dans ce livre relativement bref, Machiavel analyse avec lucidité les principes auxquels un chef devrait nécessairement se référer pour sauvegarder sa vie en même temps que son pouvoir. Sa grande idée - jusqu’ici peu ou pas du tout théorisée - est de disjoindre complètement la morale et la politique. Pour lui, le rapport de forces politique et militaire est inévitable et la force n’est porteuse d’aucune valeur morale. L’auteur en arrive à écrire: « [Si le prince] réussit, tous les moyens qu’il aura pris seront jugés honorables et loués par tout le monde », ou « Il est plus sûr d’être craint que d’être aimé ». Ce genre de phrases donne au "machiavélisme" une image condamnable, qui s’est définitivement gravée dans l’esprit de chacun. En fait, Machiavel exprime d’une manière réaliste ce que certains "princes" font... A l’époque où Machiavel a écrit "Le Prince", l’Italie était morcelée entre des principautés en conflit les unes avec les autres et envahie par des armées étrangères (notamment celle du roi de France). Personnage important au sein de la brève République de Florence, il tomba en disgrâce quand les Médicis reprirent le pouvoir. Pourtant, c’est à Laurent le Magnifique qu’il a dédicacé "Le Prince" (1513). Dans ce livre relativement bref, Machiavel analyse avec lucidité les principes auxquels un chef devrait nécessairement se référer pour sauvegarder sa vie en même temps que son pouvoir. Sa grande idée - jusqu’ici peu ou pas du tout théorisée - est de disjoindre complètement la morale et la politique. Pour lui, le rapport de forces politique et militaire est inévitable et la force n’est porteuse d’aucune valeur morale. L’auteur en arrive à écrire: « [Si le prince] réussit, tous les moyens qu’il aura pris seront jugés honorables et loués par tout le monde », ou « Il est plus sûr d’être craint que d’être aimé ». Ce genre de phrases donne au "machiavélisme" une image condamnable, qui s’est définitivement gravée dans l’esprit de chacun. En fait, Machiavel exprime d’une manière réaliste ce que certains "princes" font couramment sans états d’âme. Comme l’a écrit Francis Bacon: « [Machiavel] n’apprend rien aux tyrans, ils ne savent que trop bien ce qu’ils ont à faire, mais il instruit les peuples de ce qu’ils ont à redouter ».
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  • david19721976 Posté le 28 Avril 2021
    Machiavel doit à un des ses deux traités politiques le plus connu: Le Prince, véhiculant une image trop répandue au caractère un peu scolaire. Le machiavélique intrigant sans scrupule prônant des pratiques politiques dénuées de toute morale. Certains ont vu dans Le Prince, une entreprise démocratique destinée à prévenir le peuple contre les excès du pouvoir aristocratique, comme une série de discours qui ont à la fois pour objet de montrer en se fondant sur des exemples historiques; comment les hommes d'État peuvent acquérir et conserver ou perdre le pouvoir, le guider dans la pratique. De nos jours, de nombreux critiques se sont attachés à ce penseur exceptionnel en réalité un fonctionnaire désintéressé et intègre tout dévoué à la cause de Florence.
  • ELC Posté le 17 Avril 2021
    Un bon petit ouvrage! Court à lire, dans un français élégant (traduction d’Albert t’Serstevens) et qui manque beaucoup de nos jours, ce livre est une bonne lecture au rang des études historiques et politiques. Machiavel a synthétisé beaucoup d’expériences antiques et modernes (pour son temps) dans un rythme régulier et appréciable, et avec une analyse humaine très juste et peut-être même toujours d’actualité, à l’exception toutefois de sa compréhension des rapports hommes-femmes en fin d’avant dernier chapitre (et c’est là qu’on voit les siècles qui séparent nos deux époques).
  • victoire1989 Posté le 11 Avril 2021
    On comprend mieux le sens de l’expression machiavélisme. D'un pragmatisme et d'une efficacité sans failles. L'expression "la fin justifie les moyens" prend ici tout son sens. Livre incontournable qui, au-delà de la politique et de la stratégie militaire, peut aider n'importe quel individu à réfléchir intelligemment aux moyens à mettre en œuvre pour pouvoir atteindre ses objectifs. Le mot "machiavélisme" prend souvent, à tort, une connotation négative dans le langage courant alors qu'il est plutôt synonyme d'intelligence.
  • balarasse Posté le 15 Mars 2021
    "Le Prince" ou le guide de l'autocrate autoritaire. Ce livre de philosophie politique est une révolution en soi car c'est le premier à considérer le pouvoir politique comme une fin en soi. Le livre est structuré en un ensemble de courts chapitres traitant chacun d'un aspect particulier de la bonne gouvernance d'un état. Machiavel en profites pour nous présenter divers règles que je catégoriserais en 2 groupes. Premièrement, les règles pour exercer la tyrannie: -La fin justifie les moyens -La morale ne doit être que de façade et est un outil de manipulation du peuple -Inspirer la peur plutôt que l'affection car ce sentiment est plus sur. Deuxièmement, les règles de géopolitique intemporelles: -Ne pas s'allier a plus fort que soit sous peine de devenir son vassal -Garantir son autonomie militaire -Garantir la stabilité en réformant et anticipant en particulier durant les périodes de paix Exposer aussi clairement les ficelles du pouvoir signifie également donner au à chacun la possibilité s'armer contre elles. Ce livre est grandiose tout en étant plaisant à lire. Le fait qu'il soit juché d'exemples historiques pour illustrer ses idées le rends concret. Bref, je voulais le lire de longtemps et je n'ai pas été déçu, loin de là.
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