Lisez! icon: Search engine
Pocket
EAN : 9782266068932
Code sériel : 2181
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Le procès

Georges-Arthur GOLDSCHMIDT (Traducteur, Introduction), Georges-Arthur GOLDSCHMIDT (Traducteur, Introduction)
Date de parution : 12/05/1995

LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

Comme un long cauchemar... Un personnage sans nom : K. Une arrestation sans motif. Des juges inacessibles. Un avocat introuvable. Des portes qui s'ouvrent sur des scènes interdites. Un lent glissement des choses vers le néant, l'absurde. Pour finir, une exécution inéluctable.

Roman existentialiste avant la...

LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

Comme un long cauchemar... Un personnage sans nom : K. Une arrestation sans motif. Des juges inacessibles. Un avocat introuvable. Des portes qui s'ouvrent sur des scènes interdites. Un lent glissement des choses vers le néant, l'absurde. Pour finir, une exécution inéluctable.

Roman existentialiste avant la lettre, roman de l'angoisse, de la culpabilité pour les uns, roman-manifeste, roman symbole de la montée du totalitarisme pour les autres : Le Procès résiste à toutes les interprétations ! Signe évident d'une œuvre majeure qui traite de la condition humaine dans ce qu'elle a de plus essentiel.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782266068932
Code sériel : 2181
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Aupaysbleu Posté le 10 Août 2020
    Lorsque j'ai lu le procès il y a plusieurs années, j'avais gardé en mémoire l'histoire de cet homme auquel tout ce qui arrive n'a aucun sens, jusqu'à la fin, brutale. Je m'étais promis de ne jamais le relire, tant il m'avait mise mal à l'aise. A présent, et avec le recul, et sans même avoir besoin de le relire, je peux dire que c'est un chef d'oeuvre. L'absurdité des événements décrit une réalité ô combien réelle. Si j'étais écrivain, j'aurais souhaité écrire la suite, le procès du procès, pour tenter de réhabiliter Joseph K.
  • franceflamboyant Posté le 19 Juin 2020
    Me revoilà devant ce texte étrange, inclassable et qui s'offre à tant d'interprétations rapides et erronées. Josef K. est averti de sa culpabilité et de son procès à venir sans qu'il sache jamais de quoi il est coupable. Il croise une galerie de personnages soit falots soit inquiétants soit improbables jusqu'à être littéralement porté vers le lieu de son supplice. Et là, il est tué sauvagement. Roman étrange, onirique, extrêmement personnel et dérangeant. On voit bien que la vision que Kafka a de la vie en général, de la sienne en particulier et de la littérature est à la fois très construite et mystérieuse car ce qu'il nous donne à voir est sporadique. Mais on est au coeur du coeur de l'essentiel, de la solitude humaine, des contradictions de l'humain et de cette somme de Pourquoi qui ne reçoivent pas de réponse. Un texte immense.
  • Olknox Posté le 16 Juin 2020
    Ecrit comme un scénario de film. Dialogues d'une qualité incroyable.
  • Sarindar Posté le 14 Mai 2020
    Sa langue était l'allemand, sa religion le judaïsme, sa passion : la littérature. Franz Kafka (1883-1924), qui devait croupir pendant des années dans l'état de salarié d'une compagnie d'assurance commerciale qui lui faisait faire des actes qu'il désapprouvait, surtout quand ils n'étaient pas en accord avec la morale ou la simple humanité, passait ses temps libres, souvent solitaires, à écrire, mais il souhaitait cependant ne rien laisser venir au grand jour de son œuvre, désir que, fort heureusement, son ami le poète Max Brod allait refuser d'exaucer. J'avais entre quinze et seize ans lorsque j'ai lu Le procès et il m'en est resté des souvenirs ineffaçables en même temps qu'une attirance plus ou moins consentie pour cet écrit qui peut faire peur et troubler en même temps qu'il nous ouvre les yeux sur la réalité des relations entre administrés et administrations, relations où l'administré se trouve placé toujours dans une position d'infériorité, fort humiliante face à des agents administratifs qui regardent leurs interlocuteurs comme des pions anonymes et qui tirent leur force de ce qu'ils détiennent, s'ils désirent accéder à ce genre d'informations, des dossiers qui peuvent leur révéler ce qu'ils veulent savoir sur les personnes qui viennent leur présenter leurs... Sa langue était l'allemand, sa religion le judaïsme, sa passion : la littérature. Franz Kafka (1883-1924), qui devait croupir pendant des années dans l'état de salarié d'une compagnie d'assurance commerciale qui lui faisait faire des actes qu'il désapprouvait, surtout quand ils n'étaient pas en accord avec la morale ou la simple humanité, passait ses temps libres, souvent solitaires, à écrire, mais il souhaitait cependant ne rien laisser venir au grand jour de son œuvre, désir que, fort heureusement, son ami le poète Max Brod allait refuser d'exaucer. J'avais entre quinze et seize ans lorsque j'ai lu Le procès et il m'en est resté des souvenirs ineffaçables en même temps qu'une attirance plus ou moins consentie pour cet écrit qui peut faire peur et troubler en même temps qu'il nous ouvre les yeux sur la réalité des relations entre administrés et administrations, relations où l'administré se trouve placé toujours dans une position d'infériorité, fort humiliante face à des agents administratifs qui regardent leurs interlocuteurs comme des pions anonymes et qui tirent leur force de ce qu'ils détiennent, s'ils désirent accéder à ce genre d'informations, des dossiers qui peuvent leur révéler ce qu'ils veulent savoir sur les personnes qui viennent leur présenter leurs requêtes. Or, le héros du roman, Joseph K., est justement dans cette situation d'impuissance et de dépendance dês lors qu'apprenant qu'il a affaire à la justice pour des faits dont il ignore tout et qui pâtit lourdement de se trouver dans cette situation jusqu'à devenir victime au quotidien d'une obsession d'autant plus inquiète qu'il estime être innocent et n'avoir rien à se reprocher alors qu'il voit se tourner vers lui les regards de gens indifférents à son problème, incrédules, voire soupçonneux. Même quand on a de la compassion pour lui et même si certains sont prêts à l'aider, ils ne peuvent rien eux non plus et se heurtent comme lui à un mur. Cela va jusqu'à l'absurde, et c'est bien d'absurde qu'il s'agit, et cependant cet absurde a quelque chose d'objectif en ce qu'il décrit l'absurdité de nos vies quand, dans la confrontation avec une administration, surtout devant les instances juridiques, on se trouve réduit à n'être qu'un numéro -celui d'un dossier traité parmi des milliers, voire des millions d'autres, ce qui nous réduit à n'être plus qu'un objet et non plus un sujet, encore moins un sujet agissant. À la limite pourrait-on tolérer un sujet obéissant, mais l'on préfère encore plus un sujet qui se contente de subir silencieusement ce qui lui arrive parce que c'est la loi et la "logique (illogique et injuste mais imparable) des choses". Joseph K. refuse cet état de choses, il a sa manière à lui de réagir, de contester, de s'insurger (sans faire toutefois trop de vagues), mais c'est son souci de savoir qui est en soi une révolte et un acte subversif aux yeux de l'autorité et de l'opinion, comme s'il était totalement vain, et celui qui se rebelle est gênant en ceci qu'il ne se laisse arrêter par rien dans cette quête, premier pas vers la tentative de justification et de réhabilitation, combat pour se disculper et pour rétablir la vérité et son honneur qui finalement n'est jamais entièrement satisfait, parce que la justice n'est décidément pas de ce monde. Oui, Monsieur Joseph K. cessez donc de demander à avoir accès à votre dossier et à le consulter, car l'on ne sait même pas où il se trouve : comment voulez-vous qu'on le sache, que l'on sache où le chercher puisque l'on ignore justement où il a fini par arriver. Contentez-vous de savoir que vous êtes accusé et que cela est arrivé. Et d'ailleurs, tout le monde le sait, à quoi bon vous battre, à quoi bon soulever des montagnes de dossiers. Cela ne pourra rien changer. Je ne vais pas décrire la fin de ce roman, ouvrage inquiétant qui nous oblige à nous poser les bonnes questions : ne sommes-nous pas concernés nous aussi, chacun pour son compte ? Ce livre est-il réaliste ? Nous montre-t-il le "monstre aveugle" auquel nous remettons nos identités, dans l'oppressante mainmise où il nous maintient tous, isolément aussi bien que collectivement ? Y a-t-il là-dessous quelque adhésion à un fatalisme dostoïevskyen ? À chacun de trouver la réponse qui lui semblera la plus juste. Reste que ce livre, même s'il paraît insupportable, ne vous lâche pas : vous en terminez la lecture, et vous en sortez troublé, et marqué à jamais. François Sarindar Souvenirs et impressions laissés par une lecture bien lointaine.
    Lire la suite
    En lire moins
  • ThibaultMarconnet Posté le 28 Avril 2020
    La conscience est le pire juge qui soit Il n’y a sans doute pas de pire juge que notre conscience. Vivre, la belle affaire ! Mais encore faut-il s’en sentir le droit. Et nous ne sommes pas toujours les meilleurs avocats pour plaider en notre faveur. Dans notre inconscient fourmillent tout un tas de petits tribunaux, où nous jouons tour à tour le rôle du parquet, de la défense, de la partie civile, ou du jury qui aura à délibérer de notre sort. Il nous arrive de nous accommoder de petits arrangements pris avec la vérité, et de pieux mensonges auxquels il nous est rassurant de croire... Et notre esprit est un magistrat qui n’hésite pas, parfois, à se laisser corrompre - pour le meilleur comme pour le pire. Dans la salle des pas perdus où nos pensées vagabondent de-ci de-là, nous attendons, fébrilement, de connaître le verdict de notre conscience. Quel châtiment nous réserverons-nous ? Et à quel tribunal laisserons-nous le soin de nous juger ? Chez Kafka, la question est vite tranchée. C’est la Cour d’assises, ni plus ni moins. Mais qu’est-ce donc que ce “faux procès” où l’accusé ignore ce dont il est coupable ? Ce roman - qui ne laisse pas de... La conscience est le pire juge qui soit Il n’y a sans doute pas de pire juge que notre conscience. Vivre, la belle affaire ! Mais encore faut-il s’en sentir le droit. Et nous ne sommes pas toujours les meilleurs avocats pour plaider en notre faveur. Dans notre inconscient fourmillent tout un tas de petits tribunaux, où nous jouons tour à tour le rôle du parquet, de la défense, de la partie civile, ou du jury qui aura à délibérer de notre sort. Il nous arrive de nous accommoder de petits arrangements pris avec la vérité, et de pieux mensonges auxquels il nous est rassurant de croire... Et notre esprit est un magistrat qui n’hésite pas, parfois, à se laisser corrompre - pour le meilleur comme pour le pire. Dans la salle des pas perdus où nos pensées vagabondent de-ci de-là, nous attendons, fébrilement, de connaître le verdict de notre conscience. Quel châtiment nous réserverons-nous ? Et à quel tribunal laisserons-nous le soin de nous juger ? Chez Kafka, la question est vite tranchée. C’est la Cour d’assises, ni plus ni moins. Mais qu’est-ce donc que ce “faux procès” où l’accusé ignore ce dont il est coupable ? Ce roman - qui ne laisse pas de provoquer chez le lecteur un sentiment d’inquiétude et de malaise - est un livre qu’il est bon d’avoir lu ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie. Sa lecture fut pour moi un véritable choc, et j’espère de tout cœur que cette histoire pour le moins étrange n’en finira pas de conquérir de nouveaux lecteurs. © Thibault Marconnet Le 28 juin 2019
    Lire la suite
    En lire moins
Avec la newsletter Pocket, trouvez le livre dont vous rêviez !
Chaque semaine, riez, pleurez et évadez-vous au rythme de vos envies et des pages que nous vous conseillons.