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EAN : 9782266068932
Code sériel : 2181
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Le procès

Georges-Arthur GOLDSCHMIDT (Traducteur, Introduction), Georges-Arthur GOLDSCHMIDT (Traducteur, Introduction)
Date de parution : 12/05/1995

LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

Comme un long cauchemar... Un personnage sans nom : K. Une arrestation sans motif. Des juges inacessibles. Un avocat introuvable. Des portes qui s'ouvrent sur des scènes interdites. Un lent glissement des choses vers le néant, l'absurde. Pour finir, une exécution inéluctable.

Roman existentialiste avant la...

LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

Comme un long cauchemar... Un personnage sans nom : K. Une arrestation sans motif. Des juges inacessibles. Un avocat introuvable. Des portes qui s'ouvrent sur des scènes interdites. Un lent glissement des choses vers le néant, l'absurde. Pour finir, une exécution inéluctable.

Roman existentialiste avant la lettre, roman de l'angoisse, de la culpabilité pour les uns, roman-manifeste, roman symbole de la montée du totalitarisme pour les autres : Le Procès résiste à toutes les interprétations ! Signe évident d'une œuvre majeure qui traite de la condition humaine dans ce qu'elle a de plus essentiel.

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EAN : 9782266068932
Code sériel : 2181
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • DogtorWoof Posté le 30 Octobre 2020
    Oui, je sais, je vais encore parler de l'absurde, d'une part parce que j'aime bien, et d'autre part parce que Le Procès est l'oeuvre qui, avec l'Etranger, donne la sensation la plus réaliste et palpable du sentiment absurde. La plus belle ironie est que l'ouvrage n'offre justement pas le réel absurde. La belle étrangeté de ce roman tient en une parfaite antinomie entre la condamnation certaine, implacable et inévitable de l'anti-héros K, projection de Kafka lui-même, et la profonde liberté des protagonistes que l'on ressent jusqu'au dénouement. Le Procès n'est selon moi pas une critique de la justice, de l'administration ou de la société en général et je pense que c'est une grande erreur sémantique d'analyser le texte selon cette assertion. Beaucoup d'analyses bâclées se sont attachés à cette corde littéraire illusoire et comme l'a écrit Camus: "Tout l'art de Kafka est d'obliger le lecteur à relire. Ses dénouements, ou ses absences de dénouement suggèrent des explications, mais qui ne sont pas révélées en clair et qui exigent, pour apparaître fondées, que l'histoire soit relue sous un nouvel angle." in Le mythe de Sisyphe, "l'espoir et l'absurde dans l'oeuvre de Franz Kafka" Le Procès est justement cette oeuvre qui permet, suite à la... Oui, je sais, je vais encore parler de l'absurde, d'une part parce que j'aime bien, et d'autre part parce que Le Procès est l'oeuvre qui, avec l'Etranger, donne la sensation la plus réaliste et palpable du sentiment absurde. La plus belle ironie est que l'ouvrage n'offre justement pas le réel absurde. La belle étrangeté de ce roman tient en une parfaite antinomie entre la condamnation certaine, implacable et inévitable de l'anti-héros K, projection de Kafka lui-même, et la profonde liberté des protagonistes que l'on ressent jusqu'au dénouement. Le Procès n'est selon moi pas une critique de la justice, de l'administration ou de la société en général et je pense que c'est une grande erreur sémantique d'analyser le texte selon cette assertion. Beaucoup d'analyses bâclées se sont attachés à cette corde littéraire illusoire et comme l'a écrit Camus: "Tout l'art de Kafka est d'obliger le lecteur à relire. Ses dénouements, ou ses absences de dénouement suggèrent des explications, mais qui ne sont pas révélées en clair et qui exigent, pour apparaître fondées, que l'histoire soit relue sous un nouvel angle." in Le mythe de Sisyphe, "l'espoir et l'absurde dans l'oeuvre de Franz Kafka" Le Procès est justement cette oeuvre qui permet, suite à la lecture du Mythe de Sisyphe, de ressentir l'Absurde le plus pur au sens de Sartre et Camus. Le héros est libre et prisonnier, condamné pour un crime inexistant, ou du moins qui ni lui ni le lecteur ne connaîtront. Il rencontre des pseudo-alliés toujours plus vides et inutiles qui lui suscitent un désespoir lucide et muet mais qui n'est créateur par la révolte qu'il engendre.Mais ce n'est que l'oeuvre absurde dans ces principes mais pas son essence. Le Procès est bien plus subtil qu'une simple fresque absurde. C'est pour certains, comme Groethuysen une oeuvre purement esthétique qui décrit les pérégrinations d'un dormeur éveillé. Pour Camus, il s'agit d'une illusion de l'absurde, puisque le héros s'y résigne graduellement, alors que l'Absurde selon lui est justement ce sentiment irréductible, irrépressible qui nous rend le monde si étranger, que l'on refuse jusqu'au bout et qui donne une forme au destin. L'Absurde qui au contraire de Kafka, engendre le puissant sentiment de la révolte créatrice. Finalement, à ce sens, seul Nietzsche a créé l'oeuvre purement absurde. Ici, l'abandon du héros n'est qu'une manière de s'abandonner à l'éternel sans faire face à ce sentiment créateur. La recherche de l'éternel est méticuleuse et K. est livré tout entier aux humiliations du divin. K. n'est pas l'Homme Révolté. Mais c'est là toute la beauté et le génie du Procès, qui par lui même se fiche bien de nos analyses. C'est une oeuvre marquante, qui n'est pas une critique, pas un éloge de l'absurde, et pas uniquement une oeuvre esthétique. C'est cette vallée de l'étrange que l'on parcourt avec un agréable dégoût. C'est une oeuvre qui offre tout et ne confirme rien.
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  • laurent35 Posté le 28 Octobre 2020
    C'est avec une richesse d'écriture que ce livre fut écrit On y sent l'intelligence ainsi que la patte de l'auteur Un peu déçu ne pas avoir l'intégralité de l'oeuvre comme avec "la métamorphose" Cependant il est clair que ce livre est un enrichissement littéraire pour parfaire un peu plus notre connaissance et notre culture Merci
  • Sak71 Posté le 19 Octobre 2020
    Récit halluciné et oppressant d'un procès aux allures de cauchemar dont on ignore tout des tenants et des aboutissants, nous entraînant dans une chute grise comparable à une Alice aux pays des merveilles, allemande et masculine, plongée dans l'univers de Munch. C'est à la fois une grande oeuvre de littérature, et un périple pénible suscitant une vive envie de se réveiller et de sortir de ce bouquin comme d'un réel cauchemar.
  • Aupaysbleu Posté le 10 Août 2020
    Lorsque j'ai lu le procès il y a plusieurs années, j'avais gardé en mémoire l'histoire de cet homme auquel tout ce qui arrive n'a aucun sens, jusqu'à la fin, brutale. Je m'étais promis de ne jamais le relire, tant il m'avait mise mal à l'aise. A présent, et avec le recul, et sans même avoir besoin de le relire, je peux dire que c'est un chef d'oeuvre. L'absurdité des événements décrit une réalité ô combien réelle. Si j'étais écrivain, j'aurais souhaité écrire la suite, le procès du procès, pour tenter de réhabiliter Joseph K.
  • franceflamboyant Posté le 19 Juin 2020
    Me revoilà devant ce texte étrange, inclassable et qui s'offre à tant d'interprétations rapides et erronées. Josef K. est averti de sa culpabilité et de son procès à venir sans qu'il sache jamais de quoi il est coupable. Il croise une galerie de personnages soit falots soit inquiétants soit improbables jusqu'à être littéralement porté vers le lieu de son supplice. Et là, il est tué sauvagement. Roman étrange, onirique, extrêmement personnel et dérangeant. On voit bien que la vision que Kafka a de la vie en général, de la sienne en particulier et de la littérature est à la fois très construite et mystérieuse car ce qu'il nous donne à voir est sporadique. Mais on est au coeur du coeur de l'essentiel, de la solitude humaine, des contradictions de l'humain et de cette somme de Pourquoi qui ne reçoivent pas de réponse. Un texte immense.
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