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Perrin
EAN : 9782262096939
Code sériel : 99999
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 1056
Format : 130 x 185 mm

Louis XIII

Collection : Tempus
Date de parution : 26/08/2021
La biographie de référence d'un grand roi oublié. 
Au regard de l'Histoire, Louis XIII est un roi méconnu. Eclipsé par le panache de son père Henri IV, occulté par l'éblouissante renommé de son fils Louis XIV, il laisse l'impression d'un monarque mélancolique, sans personnalité, fuyant son mal être dans la chasse, dominé par son Premier ministre, le tout-puissant... Au regard de l'Histoire, Louis XIII est un roi méconnu. Eclipsé par le panache de son père Henri IV, occulté par l'éblouissante renommé de son fils Louis XIV, il laisse l'impression d'un monarque mélancolique, sans personnalité, fuyant son mal être dans la chasse, dominé par son Premier ministre, le tout-puissant cardinal de Richelieu. Erreur ! 
Renversant les idées reçues, Jean-Christian Petitfils redonne ici toute sa place à ce souverain complexe à la personnalité déroutante, à la fois artiste mélomane et guerrier impétueux, extrêmement jaloux de son autorité. Témoin privilégié des premières conspirations nobiliaires, animé par la passion de la gloire et de la grandeur de la France, son règne annonce plus qu'on ne le croit l'absolutisme de celui de Louis XIV.
Sans négliger les faiblesses de l'homme, ses défauts trop souvent exagérés, cette biographie brillante et monumentale se veut une réhabilitation. Celle d'un roi, d'un grand, d'un très grand roi.
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EAN : 9782262096939
Code sériel : 99999
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 1056
Format : 130 x 185 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Elisabetta2 Posté le 21 Juin 2021
    Superbe biographie, encore, de Jean-Christian Petitfils, qui fait justice au grand roi que fut Louis XIII, et qui passe souvent à tort pour avoir été faible et être demeuré dans l'ombre de Richelieu, alors qu'au contraire il était un roi jaloux de son autorité, ce que son principal ministre a su comprendre.
  • melodbellaisa Posté le 7 Mars 2020
    Après deux biographies de référence de Louis XIV et de Louis XVI, Petitfils nous offre le grand livre tant attendu sur Louis XIII qui montre combien ce dernier fut un grand roi, loin des images d'Epinal d'un souverain dominé par Richelieu. L'analyse des rapports entre le roi, le cardinal et la redoutable Marie de Médicis est éblouissante. Un modèle de livre d'histoire, à la fois rigoureux, élégant et captivant !
  • BazaR Posté le 25 Août 2019
    Sur l’étagère « biographies des rois de France » j’attaque enfin ceux écrits par Jean-Christian Petitfils. J’avais hâte, cet homme étant suffisamment présent en tant qu’expert dans les émissions genre « Secret d’Histoire », de me confronter à ses écrits. Eh bien je ne suis pas déçu de ce premier voyage. L’auteur prend plaisir à redresser l’image assez peu ragoutante par laquelle Louis XIII est médiatisé sans pour autant transformer l’homme en idéal. Disons qu’il met plus en avant ce qu’il y avait de positif, ce qui est occulté ou ignoré dans les romans. Cela fonctionne incontestablement. L’image d’un roi effacé derrière Richelieu, ne s’intéressant qu’à la chasse, disparaît. On a plutôt affaire à un couple acharné à guider l’État français dans la même direction : l’absolutisme (même si le terme n’existait pas encore), c’est-à-dire concentrer autour du roi la totalité des pouvoirs jusqu’ici éparpillés aux quatre vents de la féodalité. Et Louis XIII est extrêmement actif au sein de ce couple, souvent plus vindicatif que son ministre – il ne supporte pas qu’on remette en cause son autorité, c’est lui qui décidera de la mort de Chalais ou de Louis de Marillac, alors que Richelieu les aurait épargnés –, il est prompt... Sur l’étagère « biographies des rois de France » j’attaque enfin ceux écrits par Jean-Christian Petitfils. J’avais hâte, cet homme étant suffisamment présent en tant qu’expert dans les émissions genre « Secret d’Histoire », de me confronter à ses écrits. Eh bien je ne suis pas déçu de ce premier voyage. L’auteur prend plaisir à redresser l’image assez peu ragoutante par laquelle Louis XIII est médiatisé sans pour autant transformer l’homme en idéal. Disons qu’il met plus en avant ce qu’il y avait de positif, ce qui est occulté ou ignoré dans les romans. Cela fonctionne incontestablement. L’image d’un roi effacé derrière Richelieu, ne s’intéressant qu’à la chasse, disparaît. On a plutôt affaire à un couple acharné à guider l’État français dans la même direction : l’absolutisme (même si le terme n’existait pas encore), c’est-à-dire concentrer autour du roi la totalité des pouvoirs jusqu’ici éparpillés aux quatre vents de la féodalité. Et Louis XIII est extrêmement actif au sein de ce couple, souvent plus vindicatif que son ministre – il ne supporte pas qu’on remette en cause son autorité, c’est lui qui décidera de la mort de Chalais ou de Louis de Marillac, alors que Richelieu les aurait épargnés –, il est prompt à partir sur le front des batailles, à parcourir les tranchées des sièges, à réorganiser l’intendance et s’inquiéter de ses soldats ; mais c’est aussi un artiste, aimant pratiquer la musique et le dessin. C’est la première fois que je sens vraiment le changement politique opérer en France. Durant la régence de sa mère Marie de Médicis, voire jusqu’à Richelieu, on sent la force des princes et des Grands qui passent leur temps à se rebeller, à réclamer le retour de leurs privilèges et de leur autonomie. On sent la cupidité et la morgue des principaux ministres – Concini, Luynes ou Marillac. On sent cette féodalité toujours vivace, prompte à profiter de la moindre faiblesse du pouvoir royal pour reprendre du poil de la bête. Mais cela change. La centralisation du pouvoir opère, souvent de force. Les bisbilles nationales doivent finir, la France doit agir d’un seul bloc face aux autres puissances : l’Espagne surtout, l’Empire des Habsbourg ensuite, l’Angleterre enfin. Le jeu géopolitique grimpe d’un niveau. Jean-Christian Petitfils écrit visiblement des pavés, mais il n’est pas ennuyeux. Bon, il lui arrive par moments de saturer ma tolérance à l’abus de détails – ça ne m’intéresse pas vraiment de savoir que tel jour le jeune roi a fait pipi-caca – mais la plupart du temps il écrit avec style, avec styles même. L’arrivée de Marie de Médicis à Marseille est lyrique ; l’assassinat de Concini est une vraie histoire à suspense et la « journée des dupes » est racontée comme une tragi-comédie en trois actes. C’est en fait toute cette portion du 17ème siècle européen qui est décrite avec moult détails : l’auteur n’omet rien de la guerre de trente ans. Il consacre un chapitre entier aux arts, à la tragédie, à la science – Corneille et Pascal ont leur place ici – mais aussi l’évolution d’un pan du catholicisme vers le mouvement des dévots. Les tensions religieuses avec les protestants existent encore, mais l’auteur met l’accent sur le fait que les guerres qui ont opposé le roi aux protestants ne l’étaient point pour des raisons de religion, mais simplement pour des raisons de rébellion contre l’État. Jamais Louis XIII ne remettra en question la liberté de conscience. Une autre force de ce livre est l’incarnation des personnages que l’auteur parvient à réaliser à travers ses mots. Louis XIII et Richelieu ont bien sûr droit à des analyse psychologiques profondes, mais on entre aussi dans la tête d’autres personnages importants quand cela s’avère nécessaire : Concini, Luynes, le Duc de Nottingham, Montmorency pendant sa rébellion, Cinq-Mars ou Anne d’Autriche voient leurs motivations prendre vie. Un personnage en particulier m’a impressionné : Marie de Rohan, duchesse de Chevreuse. Ses complots, ses intrigues, sa beauté, sa volonté permanente de mettre des bâtons dans les roues du roi et de son ministre, en font un personnage de roman bien plus que milady de Winter. Quand on s’immerge aussi profondément dans une vie, il me paraît difficile de rester neutre, de ne pas finir par éprouver de la sympathie pour les motivations de ce personnage (ce qui explique l’idée de « réhabilitation »). J’ai parfois eu l’impression que Jean-Christian Petitfils prenait ainsi fait et cause pour la volonté de concentration des pouvoirs de Louis XIII et Richelieu, qu’il s’agissait pour lui du sens progrès que les rébellions féodales et anachroniques des Grands n’avaient fait que retarder. Mais je n’en suis pas certain en fin de compte. Si cela était, il n’aurait pas pris autant de soin pour décrire la misère et l’écrasement par l’impôt des masses populaires qu’implique la marche forcée vers l’absolutisme et la guerre contre l’Espagne et l’Empire. Avant de me lancer dans le Louis XIV de Petitfils que j’espère aussi bon, je ferai une halte sur la régence d’Anne d’Autriche à travers une biographie de Mazarin. Nul doute que Jean-Christian Petitfils la décrit avec précision pendant les premières années du roi-Soleil, mais deux avis valent mieux qu’un.
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  • Antoine_B Posté le 5 Juillet 2017
    Passionnant, tout bonnement passionnant ! Louis XIII est un roi qui exerce chez moi une forme de fascination, coincé entre Henri IV et Louis XIV son règne de transition est resté longtemps méconnu, éclipsé par la personnalité de son principal ministre Richelieu, éclipsé par les roman d'Alexandre Dumas qui le présente comme un personnage fallot, sans envergure... et pourtant ! La lecture de cette ouvrage, la première biographie de Louis XIII depuis presque trente ans et le livre de Pierre Chevallier, réussi une réhabilitation en force, c'était d'ailleurs un des objectifs affichés de Petitfils. C'est réussi, plaisant à lire, malgré que ce soit un livre bien épais, et surtout didactique. Bref une réussite.
  • clemleroy Posté le 29 Décembre 2013
    Une biographie de référence
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