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EAN : 9782266290029
Code sériel : 6102
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

On ne badine pas avec l'amour

Date de parution : 10/12/2018
 LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Dans un vague et chimérique château français, au cœur d'un parc mélancolique, l'enfant terrible Perdican joue avec les sentiments des femmes qui l'entourent. Il désespère la petite bergère Rosette et perd à jamais sa belle cousine Camille qu'il aimait tant.
Perdican c'est Musset, c'est nous, c'est...
 LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

Dans un vague et chimérique château français, au cœur d'un parc mélancolique, l'enfant terrible Perdican joue avec les sentiments des femmes qui l'entourent. Il désespère la petite bergère Rosette et perd à jamais sa belle cousine Camille qu'il aimait tant.
Perdican c'est Musset, c'est nous, c'est un homme qui fait le mal sans être méchant, qui souffre, qui doute, s'égare dans ses rêves, s'épuise à la poursuite d'un insaisissable bonheur.
Dans ce théâtre bouffon et déchirant, ce chant cruel et murmuré de la jeunesse et de l'amour, on se désire, on triche, on pleure, on connaît l'enfer de la jalousie et de la passion, dans la confusion des sentiments. Comme dans la vie.
 
@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

 
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EAN : 9782266290029
Code sériel : 6102
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 96
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Librincanto Posté le 9 Août 2020
    Quelle délectation que cette pièce de théâtre ! L'amour et ses souffrances, jusqu'à en perdre la raison et la vie. Jeux de dupes, Situations cocasses prêtant parfois au ridicule, Déclarations d'amour avouées ou non, véritables ou feintes, Non-dits qui provoquent la souffrance, Mensonge ou trahisons qui peuvent êtres fatals, Vérités blessantes ou révélées trop tardivement. Un classique intemporel.
  • Lucilou Posté le 24 Juillet 2020
    Camille sort du couvent, Perdican vient d'achever ses études, leur enfance est derrière eux mais l'avenir leur tend les bras. Les deux cousins que leurs vieux barbons de pères voudraient marier ne se sont pas vus depuis dix ans et se retrouvent dans le château familial. Dix ans pour des enfants qui s'aimaient et s'aiment encore, ce n'est rien et c'est une éternité. Pourtant Camille et Perdican ne savourent pas longtemps la joie des retrouvailles et peinent à reconnaître et s'avouer leurs sentiments. Camille est la plus réticente: c'est qu'au couvent, elle n'a croisé que d'austères religieuses et des femmes tristes et pâles qui lui ont inculquée des principes incompatibles avec le mariage, la convaincant au passage que tous les hommes sont cruels, que l'amour n'est qu'une illusion et qu'on ne peut faire confiance ni aux uns ni à l'autre. Ainsi, et alors qu'elle se consume pour Perdican, la jeune fille, qui craint de souffrir de ce qu'elle ressent annonce à son beau cousin qu'elle veut entrer en religion. Ce dernier est non seulement fou amoureux de sa Camille mais il sent bien que cet amour est payé de retour aussi il décide de la rendre jalouse -le procédé vieux... Camille sort du couvent, Perdican vient d'achever ses études, leur enfance est derrière eux mais l'avenir leur tend les bras. Les deux cousins que leurs vieux barbons de pères voudraient marier ne se sont pas vus depuis dix ans et se retrouvent dans le château familial. Dix ans pour des enfants qui s'aimaient et s'aiment encore, ce n'est rien et c'est une éternité. Pourtant Camille et Perdican ne savourent pas longtemps la joie des retrouvailles et peinent à reconnaître et s'avouer leurs sentiments. Camille est la plus réticente: c'est qu'au couvent, elle n'a croisé que d'austères religieuses et des femmes tristes et pâles qui lui ont inculquée des principes incompatibles avec le mariage, la convaincant au passage que tous les hommes sont cruels, que l'amour n'est qu'une illusion et qu'on ne peut faire confiance ni aux uns ni à l'autre. Ainsi, et alors qu'elle se consume pour Perdican, la jeune fille, qui craint de souffrir de ce qu'elle ressent annonce à son beau cousin qu'elle veut entrer en religion. Ce dernier est non seulement fou amoureux de sa Camille mais il sent bien que cet amour est payé de retour aussi il décide de la rendre jalouse -le procédé vieux comme le monde!- en courtisant Rosette, la soeur de de lait de Camille. Dans "On ne badine pas avec l'amour", l'amour est un jeu de dupes qui se joue d'abord à fleurets mouchetés avant que les masques ne tombent et que les lames ne blessent vraiment. Camille et Perdican s'aiment et se déchirent, s'embrasent et sont égoïstes comme tous les amoureux. Dans leur sarabande, ils entraînent Rosette puis l'oublient. Que de souffrances dans l'amour, que de blessures, de choses qui furent et qui ne seront plus... Le drame commence comme une pièce de Marivaux, tout en séduction et légèreté. Même Beaumarchais n'est pas loin avec ce semblant de libertinage qui frôle le château. Peu à peu pourtant, la pièce glisse, s'enténèbre et met en scène la douleur qui va de par avec la passion, le sentiment tragique de la vie, la puissance de l'amour qui atteint son apogée lors de la scène de l'acte II: à Camille qui rêve d'absolu mais qui craint de souffrir, Perdican oppose dans sa sublime tirade l'idée que l'amour même est la seule justification possible et acceptable de l'existence. Une fois de plus donc Alfred de Musset s'érige en dramaturge de l'amour et des passions avec un romantisme exacerbé et un sens certain de la mise en scène. En effet, s'il convoque l'amour et ce que l'homme a en lui de plus noble dans "On ne badine pas avec l'amour", il met aussi en scène ce qu'il peut avoir de pire: l'orgueil. Cette fierté implacable qui contraint à taire ce qu'on éprouve vraiment, qui pousse à vouloir dominer l'autre pour ne jamais souffrir et qui inévitablement mène à la mort, réelle ou symbolique. Un hymne à l'amour sublime mais blessé, corrompu, malade, altéré, voilà ce qu'est "On ne badine pas avec l'amour". C'est incroyable d'intelligence, de désenchantement et de beauté. C'est Alfred de Musset.
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  • JulienDjeuks Posté le 9 Juillet 2020
    Cette pièce est bien-sûr une critique de l'éducation religieuse et plus encore, de l'éducation prude qu'on donne traditionnellement aux jeunes filles, qu'on rend malheureuse par crainte. Mais plus encore ici, c'est aussi le jeu de l'amour qui est critiqué et qui provoque le malheur et la tragédie finale. Car en fait, on sait que l'orgueil de la jeune femme finira par être vaincu, qu'au fond elle attend simplement d'être vaincue, de donner un peu de prix à sa conquête. C'est donc principalement ce jeu qui détruit les autres à commencer par la pauvre Rosette mais également les deux amoureux. Le jeu social, l'orgueil, l'éducation, sont donc des ennemis mortels pour l'amour. La pièce part sur un ton de comédie, et la mention de jeu, comme le déroulement de l'intrigue, les dissimulations, feront songer à Marivaux, par exemple « Le Jeu de l'amour et du hasard ». Mais la pièce se termine en véritable drame romantique (mort, malheur éternel). Peut-on d'ailleurs voir le drame comme une métaphore de l'amour défunt de Sand et Musset, dont l'histoire s'est terminée à Venise plus tôt dans l'année ? Hormis l'intrigue, on entend surtout par les paroles des deux personnages des élans romantiques : lyriques, grandiloquents, décidés,... Cette pièce est bien-sûr une critique de l'éducation religieuse et plus encore, de l'éducation prude qu'on donne traditionnellement aux jeunes filles, qu'on rend malheureuse par crainte. Mais plus encore ici, c'est aussi le jeu de l'amour qui est critiqué et qui provoque le malheur et la tragédie finale. Car en fait, on sait que l'orgueil de la jeune femme finira par être vaincu, qu'au fond elle attend simplement d'être vaincue, de donner un peu de prix à sa conquête. C'est donc principalement ce jeu qui détruit les autres à commencer par la pauvre Rosette mais également les deux amoureux. Le jeu social, l'orgueil, l'éducation, sont donc des ennemis mortels pour l'amour. La pièce part sur un ton de comédie, et la mention de jeu, comme le déroulement de l'intrigue, les dissimulations, feront songer à Marivaux, par exemple « Le Jeu de l'amour et du hasard ». Mais la pièce se termine en véritable drame romantique (mort, malheur éternel). Peut-on d'ailleurs voir le drame comme une métaphore de l'amour défunt de Sand et Musset, dont l'histoire s'est terminée à Venise plus tôt dans l'année ? Hormis l'intrigue, on entend surtout par les paroles des deux personnages des élans romantiques : lyriques, grandiloquents, décidés, engagés ou entêtés dans leurs décisions quitte à en souffrir… Ces deux personnages sont de jeunes idéalistes, des types romantiques. Ils provoquent eux-même leur malheur par leur quête d'absolu, de pureté… une quête très aristocratique, mais touchante. Le marivaudage qui devrait être un jeu agréable préfigurant, préparant à l'amour, est ici meurtrier, fatal. Peut-être parce qu'ils prennent trop au sérieux leurs sentiments, leurs engagements, leur passion… Le lieu de l'action, le château, l'extérieur, la nature, la campagne, la forêt est également symbolique du romantisme.
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  • Popotte Posté le 8 Juillet 2020
    Un grand classique que j'ai pris plaisir à lire tant la beauté des dialogues est poétique. Un vrai chef d'oeuvre comme Alfred de Musset sait si bien les écrire. Amoureuse folle des Caprices de Marianne, j'ai voulu en connaître davantage et quel bonheur !
  • aurore_fleury Posté le 5 Juillet 2020
    Dans cette pièce à la fois comique et tragique, Alfred de Musset met en scène le triangle amoureux Perdican, Camille et Rosette. L’auteur met en lumière l’orgueil des personnages. Perdican pour qui tout est dû, qui ne comprend pas que Camille puisse le rejeter. Camille qui a la tête farcie par les histoires des amies avec qui elle partage sa vie au couvent. Elle se veut pure mais en fait est orgueilleuse. Seule Rosette est innocente. Perdican et Camille vont tour à tour se servir d’elle pour se blesser l’un l’autre avant de reconnaître leur amour. Mais un amour maudit qui conduit à la tragédie. Alfred de Musset étrille la religion : les femmes qui sont au couvent sont amères et cherchent auprès de Dieu une consolation à leurs amours malheureuses. Maître Bridaine et Maître Blazius sont la petitesse incarnée. Ils sont plus préoccupés par les intérêts qu’ils retirent à être proches du Baron et c’est à celui qui aura la meilleure place. Ils sont bouffis de vanité et de suffisance. Dame Pluche est d’une froideur et d’une rigidité sans nom. Quant au Baron il est inexistant. Perdican et Camille vont jouer un jeu qui les mènera au drame et les rendra coupables du pire des crimes.
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