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            Tristes tropiques

            Pocket
            EAN : 9782266119825
            Code sériel : 3009
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 512
            Format : 108 x 177 mm
            Tristes tropiques

            JEAN MALAURIE (Direction de collection)
            Collection : Terre Humaine Poche
            Date de parution : 22/10/2001

            Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre à l'ethnologue ? C'est à ces questions que l'auteur, philosophe et moraliste autant qu'ethnographe, s'est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien...

            Pourquoi et comment devient-on ethnologue ? Comment les aventures de l'explorateur et les recherches du savant s'intègrent-elles et forment-elles l'expérience propre à l'ethnologue ? C'est à ces questions que l'auteur, philosophe et moraliste autant qu'ethnographe, s'est efforcé de répondre en confrontant ses souvenirs parfois anciens, et se rapportant aussi bien à l'Asie qu'à l'Amérique.

            Plus encore qu'un livre de voyage, il s'agit cette fois d'un livre sur le voyage. Sans renoncer aux détails pittoresques offerts par les sociétés indigènes du Brésil central, dont il a partagé l'existence et qui comptent parmi les plus primitives du globe, l'auteur entreprend, au cours d'une autobiographie intellectuelle, de situer celle-ci dans une perspective plus vaste : rapports entre l'Ancien et le Nouveau Monde ; place de l'homme dans la nature ; sens de la civilisation et du progrès.

            Claude Lévi-Strauss souhaite ainsi renouer avec la tradition du « voyage philosophique » illustrée par la littérature depuis le XVIe siècle jusqu'au milieu du XIXe siècle, c'est-à-dire avant qu'une austérité scientifique mal comprise d'une part, le goût impudique du sensationnel de l'autre n'aient fait oublier qu'on court le monde, d'abord, à la recherche de soi.

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            EAN : 9782266119825
            Code sériel : 3009
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 512
            Format : 108 x 177 mm
            Pocket
            7.90 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • FredMartineau Posté le 1 Février 2017
              Il en aura fallu du temps pour que ma pile en arrive à Tristes Tropiques de Claude Levi-Strauss. J'en suis content ! Quel bon moment ! Un long voyage que la beauté du style a rendu agréable et léger comme le bruissement intime des frondaisons. Les peuples du Brésil dont il nous décrit les modes de vie et les coutumes n'existent sûrement plus, ni même l'effervescence pionnière de ce pays qui se classe aujourd'hui au 8 e rang des nations développées. Déjà aux abords de la Seconde Guerre mondiale, le sauvage naturel se faisait rare. Il a du rejoindre la catégorie des mythes, à moins que ne subsiste ici et là, aux confins de la forêt amazonienne, une tribu ayant échappé à l’œil indiscret des satellites, à la corruption de la civilisation occidentale et à l'ogre du progrès.
            • Fandol Posté le 5 Novembre 2016
              Quand Claude Lévi-Strauss embarque à Marseille, en 1941, avec, entre autres, André Breton, il sait ce qui l'attend s’il reste en France parce qu’il est Juif. Il part pour le Brésil où il était déjà allé avant guerre, mais ce n’est que 15 ans après, en 1954 et 1955 qu’il écrira ce qui restera un chef d’œuvre de l’ethnologie contemporaine. Aller au Brésil, à cette époque, n’a rien de simple car il faut faire escale aux Antilles, embarquer sur un bananier suédois, débarquer à Porto Rico, y rester bloqué, être inspecté par le FBI, être enfin accepté aux USA avant de repartir de New York et arriver enfin à Rio de Janeiro. Après avoir tenté d’expliquer sa vocation d’ethnographe, il réalise une description extraordinaire d’un coucher de soleil. Il repense à Christophe Colomb et à ses successeurs qui se demandaient si les Indiens étaient des hommes : « Il vaut mieux pour les Indiens devenir des hommes esclaves que de rester des animaux libres… » Bien sûr, c’est avec un esprit tout autre que Claude Lévi-Strauss aborde ce pays et ses habitants. À plusieurs reprises, il compare ce qu’il observe avec ce qu’il a vu en Asie du Sud, tropicale, pauvre et... Quand Claude Lévi-Strauss embarque à Marseille, en 1941, avec, entre autres, André Breton, il sait ce qui l'attend s’il reste en France parce qu’il est Juif. Il part pour le Brésil où il était déjà allé avant guerre, mais ce n’est que 15 ans après, en 1954 et 1955 qu’il écrira ce qui restera un chef d’œuvre de l’ethnologie contemporaine. Aller au Brésil, à cette époque, n’a rien de simple car il faut faire escale aux Antilles, embarquer sur un bananier suédois, débarquer à Porto Rico, y rester bloqué, être inspecté par le FBI, être enfin accepté aux USA avant de repartir de New York et arriver enfin à Rio de Janeiro. Après avoir tenté d’expliquer sa vocation d’ethnographe, il réalise une description extraordinaire d’un coucher de soleil. Il repense à Christophe Colomb et à ses successeurs qui se demandaient si les Indiens étaient des hommes : « Il vaut mieux pour les Indiens devenir des hommes esclaves que de rester des animaux libres… » Bien sûr, c’est avec un esprit tout autre que Claude Lévi-Strauss aborde ce pays et ses habitants. À plusieurs reprises, il compare ce qu’il observe avec ce qu’il a vu en Asie du Sud, tropicale, pauvre et surpeuplée, un continent sacrifié. L’Amérique du nord possède de vastes ressources avec une population restreinte, l’Europe a des ressources restreintes et une population élevée. En Amérique amazonienne, la pauvreté est partout et les hommes peu nombreux. Commence alors son voyage à l’intérieur du pays à la rencontre des Indiens du Tibagy puis de plusieurs autres tribus. Consciencieusement, il observe et note tous les détails de la vie quotidienne de ces gens car il sait se faire accepter. Il ne néglige rien, relève le plan de chaque village, détaille le système social et religieux de chaque groupe avec lequel il partage la vie pendant plusieurs semaines. Il dessine aussi les objets usuels, les parures, les armes, les statuettes. Comme ces groupes sont nomades, il est amené à les suivre dans leurs pérégrinations. Il n’oublie pas de décrire la nature, souvent hostile mais à laquelle il faut bien s’adapter. La forêt primaire « semble vous immerger dans un milieu plus dense que l’air : la lumière ne perce que verdie et affaiblie et la voix ne porte pas. » Pour finir, au retour de son séjour brésilien, il se lance dans une comparaison entre les principales religions. Si l’ethnologue doit toujours remonter aux sources, Claude Lévi-Strauss affirme que « le monde a commencé sans l’homme et s’achèvera sans lui. »
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            • nadiouchka Posté le 7 Octobre 2016
              Les congés sont finis, en tout cas pour moi, mais j'ai encore à l'esprit le goût du voyage. Aussi, je relis des récits d'expéditions et cette fois, je me suis replongée dans Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss. Un livre paru en 1955, donc pas vraiment récent, mais c'est peut-être l'un des plus célèbres de cet écrivain ethnologue et il fait partie de la bien connue collection Terre Humaine. En le lisant, je me suis revue pendant mes cours de philosophie, en train de préparer une dissertation et cela n'a pas été pour me déplaire car j'aimais ces heures-là. Claude Lévi-Strauss commence son livre en disant qu'il n'aime pas les voyages ni les explorateurs ! Allons bon. Mais heureusement (pour nous) que le directeur de l'Ecole Normale Supérieure le contacte pour lui proposer d'envoyer sa candidature à l'Université de Sao Paulo. L'auteur est un peu méditatif car pour lui, l'Amérique du Sud et le Brésil ne signifient pas grand-chose. S'ensuit un long chapitre – Feuilles de Route – où il nous fait part de ses doutes et entame déjà un discours philosophique. Terminé ce chapitre, on arrive au récit du départ de Marseille pour Santos car, eh oui, il a relevé le défi et... Les congés sont finis, en tout cas pour moi, mais j'ai encore à l'esprit le goût du voyage. Aussi, je relis des récits d'expéditions et cette fois, je me suis replongée dans Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss. Un livre paru en 1955, donc pas vraiment récent, mais c'est peut-être l'un des plus célèbres de cet écrivain ethnologue et il fait partie de la bien connue collection Terre Humaine. En le lisant, je me suis revue pendant mes cours de philosophie, en train de préparer une dissertation et cela n'a pas été pour me déplaire car j'aimais ces heures-là. Claude Lévi-Strauss commence son livre en disant qu'il n'aime pas les voyages ni les explorateurs ! Allons bon. Mais heureusement (pour nous) que le directeur de l'Ecole Normale Supérieure le contacte pour lui proposer d'envoyer sa candidature à l'Université de Sao Paulo. L'auteur est un peu méditatif car pour lui, l'Amérique du Sud et le Brésil ne signifient pas grand-chose. S'ensuit un long chapitre – Feuilles de Route – où il nous fait part de ses doutes et entame déjà un discours philosophique. Terminé ce chapitre, on arrive au récit du départ de Marseille pour Santos car, eh oui, il a relevé le défi et va partir à la découverte des Indiens, une population assez méconnue et pouvant être hostile. Après de longs préparatifs de voyage car l'expédition doit prévoir absolument tout ce qui sera nécessaire, sans oublier les multiples cadeaux qu'il faudra offrir aux indigènes qui ont un peu trop tendance à en réclamer à tout bout de champ, à l'arrivée d'étrangers. L'auteur part donc vers ce qui est nommé, à cette époque, le Nouveau Monde par d'autres explorateurs précédents qui s'y étaient déjà un peu aventurés. Mais il est impossible de raconter toute l'histoire. En effet, notre explorateur – ethnologue – philosophe (il fait souvent référence à Rousseau) – écrivain se lance dans un récit très dense et des pensées également scientifiques. Ses descriptions des personnages rencontrés et des paysages sont splendides. Ses écrits sur tous les problèmes, les routes mal aménagées et qui le seront, très souvent, par des Indiens recrutés sur place, nous plongent dans cette fameuse jungle amazonienne où l'attendent de nombreuses surprises (parfois bonnes, parfois mauvaises). Le lecteur partage avec l'écrivain son avancée, la plupart du temps très difficile, ses rencontres avec diverses tribus (parfois accueillantes, parfois hostiles). Les conditions de vie sont très dures et le voyage n'est pas de tout repos, loin de là. Mais je n'ai jamais été lassée par cette histoire, longue certes, mais l'auteur ne pouvait pas en écrire moins étant donné l'ampleur du but de l'expédition. De plus, lorsqu'il quitte le Brésil, c'est pour partir en Inde et il continue à nous parler des populations sous développées en comparant l'ancien monde avec le nouveau. Là, il nous parle du Boudhisme, de l'Islam, pour ne citer que ces religions. J'ai relevé de nombreuses citations tout au long de ma lecture en m'apercevant que je ne pourrais pas faire un rapide résumé car les descriptions, les aventures et les pensées personnelles de l'auteur sont très nombreuses. Ce qui ressort de ce livre, pour moi, c'est l'esprit philosophique, ethnographique, scientifique et politique et c'est déjà beaucoup. A noter également que l'auteur fait une large part à l'anthropologie et nous parle également du cannibalisme. Si ce livre remonte donc à de très nombreuses années, il reste incontestablement une sorte de Bible et peut toujours être recommandé à nos étudiants actuels. Je ne doute pas non plus que de nombreux explorateurs l'aient lu. C'est une grande référence dans son genre et fait donc partie de l'Histoire avec un grand H. Je laisse au lecteur la surprise de découvrir toutes les tribus inconnues par nous dans ce livre d'aventures et de témoignage sur des populations un peu civilisées et d'autres pas du tout mais où l'auteur est arrivé à se faire comprendre et très souvent avec beaucoup de mal. Mais il n'y a pas que les personnages : il y a aussi tous les magnifiques paysages en passant par le Matto Grosso en Amazonie et par l'Inde et ses bidonvilles. Je le répète, un formidable livre et je finis en rassurant le futur lecteur : ne pas craindre les explications philosophiques et scientifiques. C'est écrit avec une telle passion et une simplicité ! De plus, il y a de superbes descriptions, par exemple un coucher de soleil sur l'océan en passant par l'équateur, qu'il ne faut pas avoir peur de la densité de ce livre si passionnant. Pour ma part, quand je l'ai fini, je l'ai gardé en mains et je suis restée un long moment à me le remémorer, à retracer toute cette longue aventure. Ensuite je me suis posé la question fatidique de savoir comment était-il possible de chroniquer un tel livre et un tel écrivain ? Et puis je me suis laissé aller en essayant de ne pas donner de descriptions trop détaillées. J'avais relevé de nombreuses pages pour pouvoir m'en servir mais il aurait fallu que je les recopie. Donc, au final, cette chronique est mon pur ressenti personnel. Il est certainement maladroit et peut-être un peu trop simpliste mais chroniquer Tristes Tropiques de Claude Levi-Strauss est un exercice très difficile. Je laisse donc le lecteur juge de savoir s'il a envie ou pas de lire ce livre ou, s'il l'a lu, de se le remettre en mémoire et de savoir ce qu'il en a ressenti (ou, qui sait, peut-être a-t-il envie de le relire?). Une dernière réflexion, promis, après j'aurai fini : je pense que j'aurais préféré raconter le livre plutôt que de le critiquer. Cela aurait été plus facile car je suis certaine que tout a été dit sur ce magnifique livre que je nommerais plutôt, un traité plutôt qu'un récit. Bonne lecture et j'espère ne pas vous avoir trop lassé avec mes digressions personnelles !
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            • gouelan Posté le 2 Juillet 2016
              Voyage philosophique plutôt que récit de voyage. Roman qui fourmille de réflexions sur la nature et la civilisation, en allant chercher des éléments de réponses jusque dans les endroits les plus sauvages du monde, parmi les sociétés les plus primitives. Parfois ce récit m'a transporté et d'autres fois ennuyé. En tout cas Claude Lévi- Strauss porte un œil très lucide sur l'humanité, enrichi par ses nombreuses expériences de voyage, par ses rencontres avec des peuples étonnants, parfois indéchiffrables, qui ne peuvent que bousculer notre façon de penser l'Homme.
            • stcyr04 Posté le 19 Avril 2016
              Tour à tour autobiographie, journal sur le voyage et recueil de méditations philosophiques ce livre est le "best-seller" du dernier des grands penseurs français qui nous a quitté le 30 octobre 2009. Livre sur l'ethnologie et le voyage plutôt que livre d'ethnologie et journal de voyage, Levi-Strauss nous raconte principalement sa rencontre de tribus indigènes au Brésil mais aussi de ses voyages en Asie (Inde, Pakistan). Ce livre est superbement écrit avec des pages d'anthologie comme celles de la description d'un couché de soleil en bateau en vue des côtes brésiliennes. Notons dans les dernières pages sur l'Inde une louange du Bouddhisme et une critique rigoureuse de l'Islam. Un chef-d'oeuvre à lire ne serais-ce que pour le style de l'auteur qui donne un souffle à l'oeuvre et entraîne le lecteur.
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