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EAN : 9782266313582
Code sériel : 18079
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 108 x 177 mm

Un accident est si vite arrivé

Date de parution : 12/06/2020
"Notre coup de foudre. 22 nouvelles idéales pour l'été !" Tandem

Comment toucher une grosse indemnité d’assurance avec une boîte d’allumettes, se retrouver en photo dans le journal, faire bon usage de son pouce ou supporter d’être aussi beau que Brad Pitt ? Lorsque les mauvaises intentions deviennent des actes criminels,...
"Notre coup de foudre. 22 nouvelles idéales pour l'été !" Tandem

Comment toucher une grosse indemnité d’assurance avec une boîte d’allumettes, se retrouver en photo dans le journal, faire bon usage de son pouce ou supporter d’être aussi beau que Brad Pitt ? Lorsque les mauvaises intentions deviennent des actes criminels, attendez-vous à ce que les imbéciles jouent de malchance et que les innocents soient victimes d’un destin bien ingrat.
Ces vingt-deux nouvelles courtes et percutantes mettent en scène cet instant où le quotidien dérape. Des histoires qui nous renvoient à nos désirs les plus noirs et à nos pulsions inavouées, une écriture soulignée par un humour aiguisé au couteau, voilà la promesse de moments de lecture tout aussi saisissants.
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EAN : 9782266313582
Code sériel : 18079
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • R2N2 Posté le 10 Novembre 2020
    Très courtes nouvelles La première chose qui frappe l’esprit avec Un accident est si vite arrivé, c’est le format. Seulement 144 pages pour 22 nouvelles (bien un nombre de littérature poulaga, ça), la préface et les annexes, de très courtes nouvelles donc. Il y a chez Sophie Loubière, un aspect assez académique pour de la nouvelle noire, respectant notamment à la lettre, la règle de la chute, élément principal de ses nouvelles. Être capable, en deux ou trois pages, de créer des personnages, une ambiance, une situation et un retournement de cette situation demande indubitablement une sacrée dextérité et on peut dire que c’est très bien maitrisé par l’autrice. Malgré cet académisme, pas de doute que nous sommes bien en présence de nouvelles noires. Ici, le premier rôle n’est pas donné aux grandes machinations, aux tueurs en série ou aux enquêtes de haut vol. Ce sont les meurtres et violences du quotidien qui font la matière principale des récits, ceux dont sont victimes (et donc coupables) nos voisins, nos parents, nos amis, le plus souvent dans un silence honteux à but d’invisibilisation. Trigger warning L’environnement central des nouvelles du recueil, bien que non exclusif, est la sphère familiale. La lecture du recueil est donc... Très courtes nouvelles La première chose qui frappe l’esprit avec Un accident est si vite arrivé, c’est le format. Seulement 144 pages pour 22 nouvelles (bien un nombre de littérature poulaga, ça), la préface et les annexes, de très courtes nouvelles donc. Il y a chez Sophie Loubière, un aspect assez académique pour de la nouvelle noire, respectant notamment à la lettre, la règle de la chute, élément principal de ses nouvelles. Être capable, en deux ou trois pages, de créer des personnages, une ambiance, une situation et un retournement de cette situation demande indubitablement une sacrée dextérité et on peut dire que c’est très bien maitrisé par l’autrice. Malgré cet académisme, pas de doute que nous sommes bien en présence de nouvelles noires. Ici, le premier rôle n’est pas donné aux grandes machinations, aux tueurs en série ou aux enquêtes de haut vol. Ce sont les meurtres et violences du quotidien qui font la matière principale des récits, ceux dont sont victimes (et donc coupables) nos voisins, nos parents, nos amis, le plus souvent dans un silence honteux à but d’invisibilisation. Trigger warning L’environnement central des nouvelles du recueil, bien que non exclusif, est la sphère familiale. La lecture du recueil est donc fortement déconseillée à toute personne ne voulant pas se trouver confrontée à des mentions de maltraitance infantile, inceste, violences conjugales, féminicides… On pourrait ainsi dresser une très longue liste de trigger warning. Il ne faut cependant pas craindre ici un cynisme outrancier faisant passer ces abjections du quotidien pour quelque chose de normal ou de risible. S’il me fallait adresser une critique à l’autrice sur le sujet, ce serait même plutôt l’inverse. Il ressort parfois des nouvelles un aspect un peu moralisateur, comme une impression qu’on tient à nous rappeler qu’il y a des gens méchants et des innocents qui en souffrent. Ne pas bouder son plaisir Ce recueil ne constituera pas la lecture marquante de ma modeste existence qu’il n’aura probablement pas transformée. Il est même plausible que, dans dix ans, quand je tomberai sur l’ouvrage en fouillant mes bibliothèques, je peine à me souvenir de son contenu et des sensations de lecture. Cependant, ce n’est pas tous les jours que je découvre la sortie d’un recueil de nouvelles noires et la lecture de celui-ci fut agréable, suffisamment agréable pour vous le conseiller. L’homogénéité du recueil peut surprendre quand on sait que l’écriture des nouvelles qui y sont publiées s’étale sur deux décennies. Certains trouveront que cela créé une impression de redondance, mais j’estime qu’il s’agit là de goût personnel. Quand on a de l’appétence pour les nouvelles, cela ne dérange pas, et sinon, l’avantage des nouvelles est qu’on peut ne pas lire les 22 à la suite. Les jeux sur les quiproquo, les coups de pas de peau (paquebot, écrivait Jaouen dans La petite fille et le pêcheur) et autres coïncidences se multiplient, car comme dans la vraie vie les victimes sont parfois malchanceuses et les salauds rarement infaillibles, ce qui donne un petit côté vaudevillesque à certaines nouvelles. Je précise que je suis un fan de Feydeau, alors chez moi ça n’a rien d’une critique négative. Ayant lu avant l’achat du recueil que certaines de ces nouvelles avaient été écrites pour être lues à la radio, je me demandais si ça aurait un impact sur le style d’écriture. Après lecture, je suis incapable de le dire, en tous cas pas de manière suffisamment sensible pour que je sois en mesure de dire lesquelles ont été écrites pour la radio ou non. Par contre, sans savoir si ça a un lien ou non avec la déformation radio, j’ai trouvé que le style confinait à la naïveté. Ça m’a gêné dans un ou deux cas, notamment les histoires d’enfant pour lesquelles on sentait que c’était fait exprès pour coller au sujet et parfois narrateur (je pense qu’il faut soit même faire preuve d’une drôle de candeur pour penser que les enfants sont naïfs). L’ensemble est cependant reposant, dans un genre littéraire où trop d’auteurs se sentent obligés d’épurer et durcir à l’excès leur style croyant que parce qu’un ou deux ont excellé dans le domaine (Ellroy, Manchette…), c’est un exercice obligé pour réussir. In fine, j’ai pris du plaisir à lire ce recueil, et c’est bien tout ce que je demande quand je paye un livre. Si je n’en fais pas un symbole de la très courte nouvelle noire (à l’instar de ce qu’a pu produire Fred Brown), j’aimerais tomber plus souvent sur ce genre d’ouvrage, particulièrement rare en langue française.
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  • mariegil Posté le 15 Septembre 2020
    Sophie Loubière... Un accident est si vite arrivé ... "Des nouvelles courtes et percutantes" tout est dit dans le sous-titre... Un régal ce petit recueil. Deux de ces nouvelles m'ont le plus touchées... Ma photo dans le journal. Oscar m'a tué. A partir de faits réels, l'auteur nous entraîne plus loin et les chutes sont parfois très dures...une excellente lecture... Si vous ne connaissez pas Sophie Loubière lancez vous avec ses "petits" accidents...
  • Bazart Posté le 23 Juillet 2020
    22 nouvelles courtes - pas plus de 5 pages et percutantes autour des ondes de choc et des accidents de la vie Une lecture très rapide mais souvent efficace, idéale pour l'été!!
  • lolo60 Posté le 21 Juillet 2020
    Deux à cinq pages par histoires pour faire ressortir les côtés sombres de notre existence et les comportements humains. La vie quotidienne en premier plan avec ses travers, ses accidents, sur fond de vengeance savamment dosée de cynisme sans oublier une pointe d'humour. La gentillesse n'est pas au rendez-vous, les protagonistes sont cruels, déterminés ce qui vient démentir le proverbe "l'enfer est pavée de bonnes intentions". Certaines histoires m'ont touchées plus que d'autres ce qui sera je pense le cas de tous les lecteurs mais elles ont chacune leur intérêt. En refermant ce livre on en viendrait presque à suspecter ses voisins, ses proches et à se demander ce qu'il peut bien se passer chez eux une fois la porte refermée.
  • gruz Posté le 19 Juillet 2020
    Écrire une nouvelle est un exercice délicat. Dans tous les sens du terme. Difficile à appréhender, exigeant, et à faire avec finesse. Sophie Loubière y rajoute l’élégance. Écrire une nouvelle de vingt ou trente pages demande déjà beaucoup de talent pour faire dans la concision, créer un univers et des personnages en quelques mots, et arriver à marquer les esprits. Les nouvelles noires sont particulièrement adaptées à l’exercice. Le challenge relevé par Sophie Loubière est encore plus audacieux. Ce petit recueil de moins de 150 pages propose 22 histoires. L’affaire est donc bouclée en trois à cinq pages ! Un vrai défi. Alors qu’un long roman enivre (ou saoule pour certains…), la nouvelle d’une trentaine de pages peut s’apparenter à un cocktail (parfois explosif). Ces mini histoires-là sont comme des shots d’un alcool fort. Ça vous brûle le gosier immédiatement et vous fais tourner la tête sans sommation. Je suis un grand amateur des histoires courtes, mais j’en lis peu d’aussi brèves. J’étais donc très curieux et un brin circonspect. L’écrivaine m’a vite convaincue. C’est court mais c’est fort, c’est succinct mais c’est prenant, c’est serré mais bien écrit. Pas besoin d’une foultitude de mots quand on a un talent, de plume et de conteuse.... Écrire une nouvelle est un exercice délicat. Dans tous les sens du terme. Difficile à appréhender, exigeant, et à faire avec finesse. Sophie Loubière y rajoute l’élégance. Écrire une nouvelle de vingt ou trente pages demande déjà beaucoup de talent pour faire dans la concision, créer un univers et des personnages en quelques mots, et arriver à marquer les esprits. Les nouvelles noires sont particulièrement adaptées à l’exercice. Le challenge relevé par Sophie Loubière est encore plus audacieux. Ce petit recueil de moins de 150 pages propose 22 histoires. L’affaire est donc bouclée en trois à cinq pages ! Un vrai défi. Alors qu’un long roman enivre (ou saoule pour certains…), la nouvelle d’une trentaine de pages peut s’apparenter à un cocktail (parfois explosif). Ces mini histoires-là sont comme des shots d’un alcool fort. Ça vous brûle le gosier immédiatement et vous fais tourner la tête sans sommation. Je suis un grand amateur des histoires courtes, mais j’en lis peu d’aussi brèves. J’étais donc très curieux et un brin circonspect. L’écrivaine m’a vite convaincue. C’est court mais c’est fort, c’est succinct mais c’est prenant, c’est serré mais bien écrit. Pas besoin d’une foultitude de mots quand on a un talent, de plume et de conteuse. Changeant, forcément irrégulier, mais clairement attrayant. L’auteure puise son inspiration dans les faits divers, des actualités parfois banales. C’est vrai, Un accident est si vite arrivé. Son imagination fait le reste. C’est un vrai exercice d’équilibriste, de jongleur (et un peu de magicien) que d’ainsi créer une atmosphère en quelques pages. En sachant varier les ambiances. Ces histoires ont été écrites sur plusieurs décennies, depuis 1995, certaines pour la radio (parce que Sophie Loubière est aussi une Voix). Une collection éparpillée, opportunément regroupée dans ce recueil, à picorer de temps en temps ou à lire d’une traite, selon l’humeur. L’écrivaine a d’ailleurs une ambition, elle en parle dans la préface. Dans ce monde de l’immédiateté, où tout doit aller vite, c’est de convaincre aussi les jeunes lecteurs qu’on peut lire (un peu) et ressentir des émotions. Il n’y a bien habituellement que les anglo-saxons à savoir et oser s’aventurer dans une telle aventure. Sophie Loubière va à l’essentiel, droit au cœur, avec émotion, imagination et souvent adresse. Les histoires d’Un accident est si vite arrivé sont courtes, mais frappantes. Avec de nombreuses chutes étonnantes. Un exercice périlleux, mais maîtrisé avec un brio, en variant les plaisirs.
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