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        C'est ainsi que les hommes vivent

        Presses de la cité
        EAN : 9782258137035
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 1050
        Format : 140 x 225 mm
        C'est ainsi que les hommes vivent

        Jean-Christophe RUFIN (Préface)
        Collection : Terres de France
        Date de parution : 03/11/2016
        Une fresque historique monumentale sur deux époques, au cœur des Vosges.
        Le chef-d’œuvre de Pierre Pelot.
        Le chef-d’œuvre de Pierre Pelot.
        1999. Lazare Grodemange, écrivain, revient dans son village natal vosgien. Il cherche à retrouver des fragments de sa mémoire, perdue à la suite d’un étrange accident.
        Dans ce même village, au XVIIe siècle, Dolat apprend le secret de ses origines : il est le fils d’une paysanne...
        Le chef-d’œuvre de Pierre Pelot.
        1999. Lazare Grodemange, écrivain, revient dans son village natal vosgien. Il cherche à retrouver des fragments de sa mémoire, perdue à la suite d’un étrange accident.
        Dans ce même village, au XVIIe siècle, Dolat apprend le secret de ses origines : il est le fils d’une paysanne brûlée vive pour sorcellerie. Amoureux fou, pour son plus grand malheur, de la noble dame Apolline, le jeune homme doit fuir avec elle et sombre bientôt dans l’enfer de la guerre de Trente Ans.

        Comment, défiant quatre siècles d’histoire, les chemins de Lazare Grosdemange, l’écrivain, et de Dolat, le « fils du diable », se retrouveront-ils ?
         
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        EAN : 9782258137035
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 1050
        Format : 140 x 225 mm
        Presses de la cité
        21.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Triumph Posté le 29 Août 2017
          Ca y est, je l’ai lu, ou plutôt je l’ai achevé. J’ai usé deux dictionnaires pendant la lecture de cette histoire, et malgré cela je n’ai trouvé que la moitié des mots recherchés. Clauda est une femme enceinte accusée de sorcellerie, après avoir été arrêtée, elle a donné naissance à son fils dans sa cellule, après quoi elle a confessée sous la torture les charges de sorcellerie qui pesaient contre elle, et, par conséquent s’est fait brulée au bucher. Une version cruellement abrégée bien sûr, mais ce que je viens de raconter a pris à l’auteur plus de cent pages d’écriture, ce n’est pas un homme à utiliser un mot ou deux mille mots suffiraient. Et ses errances dans le temps, je ne savais pas où ou bien quand je me retrouvais au commencement de chaque paragraphe, je devais relire plusieurs passages des chapitres précédents afin de me situer. Mais voilà c’est fait, peut être que quand j’aurai retrouvé le courage, je relirai quelques chapitres, il n’y a pas assez d’espace sur l’étagère pour laisser trainer ce livre pendant longtemps, en attendant, je vais devoir l’utiliser comme cale-porte.
        • SamuelZiterman Posté le 15 Février 2017
          Tout d’abord, la présente chronique a été difficile à rédiger, tant le présent livre est riche et complexe. « C’est ainsi que les hommes vivent » est un roman-fleuve (un peu moins de 1200 pages) de Pierre Pelot. La première publication date de 2003 chez les éditions DENOEL. Il a fait l’objet d’une édition en poche (Chez les éditions Le Livre de Poche) en 2006 et devrait être réédité, cette année, aux éditions Presse de la cité. Concernant Pierre Pelot, c’est un auteur vosgien qui peut être qualifié de prolifique. Il a écrit environ 200 livres. Il est passé par tous les genres, anticipation, science-fiction, fantastique, western, littérature plus classique. C’est un auteur qui a une vision assez pessimiste de l’être humain. Il vit, un peu isolé, dans ses Vosges natales, ce n’est peut être pas pour rien. Si vous souhaitez en savoir plus sur lui, vous pouvez faire un tour dans sa tanière, qui n’est plus tenue, mais qui donne un avant-goût du monsieur et aussi vous procurer le numéro 81 de Bifrost, qui lui est consacré et offre un dossier passionnant sur l’auteur. C’est aussi un amoureux de la nature et de la liberté. Tout cela se retrouve dans « c’est ainsi que les... Tout d’abord, la présente chronique a été difficile à rédiger, tant le présent livre est riche et complexe. « C’est ainsi que les hommes vivent » est un roman-fleuve (un peu moins de 1200 pages) de Pierre Pelot. La première publication date de 2003 chez les éditions DENOEL. Il a fait l’objet d’une édition en poche (Chez les éditions Le Livre de Poche) en 2006 et devrait être réédité, cette année, aux éditions Presse de la cité. Concernant Pierre Pelot, c’est un auteur vosgien qui peut être qualifié de prolifique. Il a écrit environ 200 livres. Il est passé par tous les genres, anticipation, science-fiction, fantastique, western, littérature plus classique. C’est un auteur qui a une vision assez pessimiste de l’être humain. Il vit, un peu isolé, dans ses Vosges natales, ce n’est peut être pas pour rien. Si vous souhaitez en savoir plus sur lui, vous pouvez faire un tour dans sa tanière, qui n’est plus tenue, mais qui donne un avant-goût du monsieur et aussi vous procurer le numéro 81 de Bifrost, qui lui est consacré et offre un dossier passionnant sur l’auteur. C’est aussi un amoureux de la nature et de la liberté. Tout cela se retrouve dans « c’est ainsi que les hommes vivent ». « C’est ainsi que les hommes vivent » comporte en réalité deux histoires, qui se font échos. La première, la principale, la plus dure et la plus fournie, retrace la vie de Dolat. L’action se déroule en Lorraine en décembre 1599, le XVIIe siècle pointe le bout de son nez et le petit Dolat aussi. Il est le fils d’une prétendue sorcière qui l’a mis au monde juste avant de passer sur le bûcher. À sa naissance, il est recueilli par Apolline, une fille de haut rang qui vit chez les religieuses, une chanoinesse, à Remiremont. Elle devient sa marraine et à partir de cet instant leurs destins seront intimement liés. Protégé, recueilli, Dolat va découvrir au fil de sa vie, car oui l’auteur s’attarde sur toute sa vie de sa naissance à l’âge adulte en passant par l’enfance, la dureté du siècle dans lequel il vit. Les prémices de la guerre de 30 ans se font sentir. Mais au-delà des difficultés de son temps, il va rencontrer les Hommes et devoir les affronter et composer avec eux. Lui aussi en est un, avec tous ses travers. Sa naissance particulière et son parcours ne l’aident pas. En parallèle, en 1999, à l’aube de l’an 2000, le lecteur suit Lazare Grosdemange (c’est le nom de l’auteur, tout ressemble avec ce dernier est fortuite), un reporter victime d’une crise cardiaque et d’un “trou” de mémoire frappant les jours qui ont précédé l’accident. Il mène son enquête pour retrouver sa mémoire et son parcours va l’amener à croiser les vestiges du passé des personnages de Remiremont au XVIIe. Il se rend compte peu à peu qu’il enquêtait sur quelque chose, un quelque chose qui agite les gens du coin. Le livre débute avec le procès en sorcellerie de la mère de Dolat, avec une scène d’interrogatoire inquisitorial (pour ne pas dire de torture) assez percutante, d’une justesse et d’une rudesse à faire froid dans le dos, mais tellement immersive. Une vrai prouesse. Puis l’accouchement, la scène de la naissance de Dolat est tout aussi puissante. Les premières pages plongent tout de suite le lecteur dans l’ambiance. Le style est proprement excellent. Le passé reflux à travers les pages avec un vocabulaire particulier qui mêle habilement vieux français et patois vosgiens. Le tout permet une immersion totale. Il y a un glossaire en fin de page (sans renvoi), mais honnêtement vous attendez pas à y faire des allés retours sans cesse, car le contexte permet de comprendre beaucoup de mots, la lecture est fluide. J’ai rarement lu un livre aussi réaliste et immersif historiquement, le travail de recherche à du être prodigieux. Les descriptions de l’auteur sont vraiment percutantes, organiques. Lorsqu’il décrit les corps, les fluides et le vivant il y a va de façon frontale. Il ne faut pas être trop sensible, c’est souvent assez cru. Les sentiments des personnages sont, eux aussi, retranscrits avec justesse. Les premiers amours, la colère, la haine, la bonté… Tout se mêle dans un maelstrom de sentiments humains contradictoires. Cette connaissance de l’Homme en fait vraiment un des points forts du livre. La structure du livre permet aux deux histoires de s’intercaler, les deux personnages, Dolat et Lazare, sont perdus dans les affres de leur époque. Le premier fuit son passé, le second le poursuit. La lecture alterne les chapitres longs (la vie de Dolat) et les chapitres courts (Lazare). Elle est assez sombre, le récit est noir. Heureusement, avec parcimonie, l’auteur vient nous repêcher avec des moments simples de bonheur et de tendresse. L’action monte crescendo, avec la guerre, qui au début n’est qu’une rumeur, puis qui s’immisce peu à peu, par vagues, là aussi la tension est bien amenée. Pour un final magistral, point d’orgue de la guerre avec ses massacres et ses atrocités. Il m’est quasiment impossible de trouver des défauts à ce livre et ça serait totalement injuste. Avoir écrit une telle fresque force le respect. Je pense que Dolat, Lazare, Appoline et les autres vont occuper mon esprit pendant un moment. Le pavé peut faire peur, il est facile de se dire, je n’ai pas le temps. Mais honnêtement, il vaut tellement le détour. Bonne lecture.
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        • jack56 Posté le 19 Août 2016
          Cet ouvrage était dans ma liste, des livres à lire depuis quelques temps. Pour qui, pourquoi, son heure était arrivé ! Un peu effrayé au début par le nombre de pages, cette lecture parfois un peu laborieuse, m'a pris deux semaines. Je suis content d'être arrivé à la fin et sans regrets. Un roman historique, plein de rebondissements.
        • Annette55 Posté le 16 Décembre 2013
          Un livre que j'ai adoré ,dense ,riche,le talent de Pierre Pelot n'est plus à démontrer aussi bien dans les ouvrages courts:Maria que les imposants comme :C'est ainsi que les hommes vivent!!!! ......
        • VACHARDTUAPIED Posté le 17 Avril 2013
          Il publie aujourd'hui un livre au titre aragonien, C'est ainsi que les hommes vivent. Il a réussi le double tour de force de garder jusqu'à la page 1 106 une fraîcheur d'énergie intacte, sans jamais se départir d'un art accompli qui permet au lecteur d'entrer dans l'épaisseur du temps. Tout cela n'est pas rien. Pierre Pelot fait courir son roman (oui, courir) entre les frontières de deux époques. La première ressuscite la rudesse du bas XVIIe lorrain. Une paysanne est brûlée pour sorcellerie. Son mari se précipite dans les flammes pour mourir avec elle. Ils venaient d'avoir un fils, Dolat, recueilli par les chanoinesses de Remiremont et "adopté" par l'une d'elles, Apolline d'Eaugrogne, qui en fait son filleul. D'étranges liens uniront la bien-titrée à l'enfance lézardée et le fils de la neige et du feu. Les heurs et malheurs du temps, les ambitions dressées les unes contre les autres à l'intérieur du duché de Lorraine, les ravages de la guerre de Trente Ans les jettent vers des destins imprévus. Ils se perdent, se cherchent, ils sont autant acharnés à vivre, à tuer, qu'à s'aimer. Apolline et Dolat, ou la cavale d'un amour en folie dans le giron du chaos. Changement... Il publie aujourd'hui un livre au titre aragonien, C'est ainsi que les hommes vivent. Il a réussi le double tour de force de garder jusqu'à la page 1 106 une fraîcheur d'énergie intacte, sans jamais se départir d'un art accompli qui permet au lecteur d'entrer dans l'épaisseur du temps. Tout cela n'est pas rien. Pierre Pelot fait courir son roman (oui, courir) entre les frontières de deux époques. La première ressuscite la rudesse du bas XVIIe lorrain. Une paysanne est brûlée pour sorcellerie. Son mari se précipite dans les flammes pour mourir avec elle. Ils venaient d'avoir un fils, Dolat, recueilli par les chanoinesses de Remiremont et "adopté" par l'une d'elles, Apolline d'Eaugrogne, qui en fait son filleul. D'étranges liens uniront la bien-titrée à l'enfance lézardée et le fils de la neige et du feu. Les heurs et malheurs du temps, les ambitions dressées les unes contre les autres à l'intérieur du duché de Lorraine, les ravages de la guerre de Trente Ans les jettent vers des destins imprévus. Ils se perdent, se cherchent, ils sont autant acharnés à vivre, à tuer, qu'à s'aimer. Apolline et Dolat, ou la cavale d'un amour en folie dans le giron du chaos. Changement d'époque (mais non de lieu): nous voici à la fin du XXe siècle. Première neige dans les Vosges, après la tempête de 1999. Lazare, un journaliste parisien, convalescent d'un triple infarctus et victime d'une mystérieuse amnésie, remet ses pas dans les pas de son enfance pour tenter de comprendre ce qui lui est arrivé. Les deux histoires se rejoignent dans une mine abandonnée, quand un homme et une femme se retrouvent face à face, figés par la mort, dans l'ombre et le silence de la terre, par-dessus les siècles. C'est ainsi que les hommes vivent est aussi l'histoire d'un trésor enterré. Un trésor? Non, plusieurs. L'or des mineurs, caché dans une galerie murée, symbolise l'or du temps, le trésor de toutes ces mémoires enterrées - celle de Lazare, celle d'Apolline - enfouies par les échevins et les clercs, désensevelies, sorties du puits sans fond, sous l'oeil d'un chat immobile, qui figure l'éternité des choses. Toute une époque est ressuscitée - jours de fête et jours de massacres, paysages de neige et de chaleur lourde, de forêts, de villes - et sa ronde de visages, magnifiquement rendus sur la grande toile du récit, créatures glacées ou brûlantes, hommes de peine, de plaisir, de guerre, qui semblent toujours un peu danser avec la mort, mais qui tous incarnent, chacun à sa façon, l' "humaine condition" dont parlait Montaigne. Dans l'inventaire des trésors du livre, chacun est prié de ne pas oublier l'auteur, Pierre Pelot. On l'imagine dans l'immobilité de son village, ne cessant d'entasser des pensées et des rêves, cadeaux des forêts voisines à celui qui sait les regarder et entendre leurs chants. L'offrande des plus hautes cimes des arbres, là où s'accrochent les nuages, et celle des sources, où cascade la neige du temps qui passe et s'en va, sont la matière qu'il a pétrie. A bonne distance des cafés littéraires, Pierre Pelot a inventé un univers, porté par des scènes admirables, comme à foison, et par son talent des mots, qui sont autant de flambeaux sur une glace noire. Le beau brasier...
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        Ils en parlent

        "le chef-d’œuvre de l'écrivain vosgien"
         
        "On ne sort pas indemne de ce récit halluciné, ce flot de mots, d'odeurs, d'images, de bestialité inouïe qui déferle au fil des pages avec la puissance d'un torrent vosgien emportant tout sur son passage."
         
        "Si l'écrivain place l'histoire par-dessus tout, C'est ainsi que les hommes vivent atteint aussi des sommets d'écriture."
         
        Le Républicain Lorrain
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