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Nil
EAN : 9782841119905
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 342
Format : 1 x 205 mm

C'est lundi aujourd'hui

Arlette OUNANIAN (Traducteur)
Date de parution : 03/01/2019

Julia, trente ans à peine, est une jeune femme solitaire qui gagne sa vie en faisant des ménages. En pénétrant dans leurs maisons, leurs appartements, elle se confronte à une galerie de personnages singuliers dont elle va observer les habitudes et les âmes à mesure qu’elle nettoie leurs intérieurs. Mais...

Julia, trente ans à peine, est une jeune femme solitaire qui gagne sa vie en faisant des ménages. En pénétrant dans leurs maisons, leurs appartements, elle se confronte à une galerie de personnages singuliers dont elle va observer les habitudes et les âmes à mesure qu’elle nettoie leurs intérieurs. Mais elle va aussi perdre pied. Pourquoi ne pas prendre possession de la baignoire de l’appartement 61, du salon de la 122-D, se nourrir quasi exclusivement de chips chipées ou déguster une bouteille de rosé sur une terrasse qui ne lui appartient pas ?
Sytske van Koeveringe nous offre avec C’est lundi aujourd’hui un premier roman envoûtant et insolite. En mettant en scène une femme de ménage pour qui la réalité s’effrite, dans une langue saccadée qui empêche tout épanchement émotionnel, elle nous oblige à regarder par le trou de la serrure et à sortir de notre cocon.

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EAN : 9782841119905
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 342
Format : 1 x 205 mm

Ils en parlent

« D’une plume dynamique et débordante d’humour, la jeune Néerlandaise Sytske van Koeveringe (née en 1988) signe un premier roman sur la solitude d’une jeune femme qui peu à peu perd pied avec le réel. »
Nicky Depasse / LE MONDE DES LIVRES

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • unbrindesyboulette Posté le 25 Mars 2019
    e ne sais comment je peux qualifier ma lecture… C’est un roman vraiment intriguant de par son histoire, de part son héroïne, de part sa construction… Tout d’abord, Julia, le personnage principale à laquelle je n’ai pas réussi à m’attacher et j’ai même eu envie de la secouer à de nombreuses reprises! Elle repousse, depuis sa douloureuse rupture, toute personne qui chercherait à devenir proche d’elle, aussi bien ses parents, sa colocataire et d’éventuels petits amis. Cela traduit bien évidemment un grand mal être qu’elle tente de combler en buvant beaucoup trop. Je me suis questionnée du coup: pourquoi agit-elle comme ça? Elle ne se rend compte pas qu’elle est alcoolique? Cherche-t-elle à se détruire? Et là, j’ai donc voulu finir ma lecture pour en savoir plus, pour tenter de comprendre, et c’est la force de ce livre, de son auteure. En réalité, j’avais l’envie de stopper ma lecture et en même temps, j’avais une furieuse envie de continuer. Tout cela est paradoxal comme, en fait, ce roman et Julia. Avec « C’est lundi aujourd’hui », Sytske van Koeveringe met le doigt sur divers sujets de notre société actuelle: le travail, la réussite, l’addiction, la relation aux autres. Cela passe... e ne sais comment je peux qualifier ma lecture… C’est un roman vraiment intriguant de par son histoire, de part son héroïne, de part sa construction… Tout d’abord, Julia, le personnage principale à laquelle je n’ai pas réussi à m’attacher et j’ai même eu envie de la secouer à de nombreuses reprises! Elle repousse, depuis sa douloureuse rupture, toute personne qui chercherait à devenir proche d’elle, aussi bien ses parents, sa colocataire et d’éventuels petits amis. Cela traduit bien évidemment un grand mal être qu’elle tente de combler en buvant beaucoup trop. Je me suis questionnée du coup: pourquoi agit-elle comme ça? Elle ne se rend compte pas qu’elle est alcoolique? Cherche-t-elle à se détruire? Et là, j’ai donc voulu finir ma lecture pour en savoir plus, pour tenter de comprendre, et c’est la force de ce livre, de son auteure. En réalité, j’avais l’envie de stopper ma lecture et en même temps, j’avais une furieuse envie de continuer. Tout cela est paradoxal comme, en fait, ce roman et Julia. Avec « C’est lundi aujourd’hui », Sytske van Koeveringe met le doigt sur divers sujets de notre société actuelle: le travail, la réussite, l’addiction, la relation aux autres. Cela passe par Julia mais également par les « clients » de Julia car celle-ci s’introduit en douce chez eux, se rêve dans leurs vies, profite de leur maison. Julia est en quête d’elle-même certainement mais je ne suis pas sûre que cela soit la bonne manière de se trouver!!! L’écriture de l’auteure est prenante et c’est cela qui m’a tenue jusqu’au bout. J’ai aimé les chapitres courts, les tournures des phrases mais à certains moments, tout cela était un peu confus comme peut l’être le personnage. L’auteure a tout lié ensemble et cela m’a perturbée à des moments. Cependant, et c’est ce que je recherche dans mes lectures, « C’est lundi aujourd’hui » m’a fait passée par beaucoup des émotions, m’a interrogée et sur ce point , l’auteure a réussit. Mais je reste quand même sur ma faim en refermant ce livre car je n’ai pas eu de réponses à mes questions… Ou alors, je n’ai pas réussi à capter toute l’essence du roman… Je vous laisse le découvrir par vous même!
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  • Cassy Posté le 10 Mars 2019
    Julia a 29 ans. Après un roman raté et un échec sentimental, elle accepte quelques missions de ménages chez des particuliers et puis, le provisoire devient presque définitif. Julia entretient les maisons de ses clients tous les matins et, jour après jour, elle sombre. C’est lundi aujourd’hui est un roman particulier mettant en scène un personnage qui devient de plus en plus invisible. Julia disparaît, progressivement. Pour ses clients et son employeur, elle n’est « qu’une femme de ménage », pour ses parents, elle est en situation d’échec et n’a pas de « vrai métier ». Le burn-out la guette. Un roman très intéressant de par sa construction et son style littéraire mais un personnage auquel on a du mal à s’accrocher. Pour conclure, il s’agit d’un titre à la fois surprenant et dérangeant !
  • Unavocatencuisine Posté le 4 Mars 2019
    “Sytske van Koeveringe nous offre avec C’est lundi aujourd’hui un premier roman envoûtant et insolite. En mettant en scène une femme de ménage pour qui la réalité s’effrite, dans une langue saccadée qui empêche tout épanchement émotionnel, elle nous oblige à regarder par le trou de la serrure et à sortir de notre cocon” – Nil. La description du premier roman de l’autrice hollandaise colle parfaitement à mon sentiment. Bien que je reste assez mitigée, je vais vous expliquer pourquoi. Si j’ai beaucoup aimé l’histoire et la ligne directrice du roman, j’ai eu du mal à m’attacher au personnage. Julia est une trentenaire au bord du burn-out et n’a pas les idées claires. Elle perd pied, elle se coupe de toute vie sociale, n’a pas de filtre lorsqu’elle parle à ses employeurs…Et, pour que le lecteur se mette dans la peau de Julia, il faut une écriture en adéquation avec l’état d’esprit du personnage. Une écriture qui reflète l’implosion. Or, si cela est magnifiquement bien réalisé, j’ai eu beaucoup de mal avec cette plume. Le rythme saccadé, les chapitres à l’image “débraillée” des pensées de Julia, l’absence finalement de toute logique puisque la personne au bord de l’implosion en... “Sytske van Koeveringe nous offre avec C’est lundi aujourd’hui un premier roman envoûtant et insolite. En mettant en scène une femme de ménage pour qui la réalité s’effrite, dans une langue saccadée qui empêche tout épanchement émotionnel, elle nous oblige à regarder par le trou de la serrure et à sortir de notre cocon” – Nil. La description du premier roman de l’autrice hollandaise colle parfaitement à mon sentiment. Bien que je reste assez mitigée, je vais vous expliquer pourquoi. Si j’ai beaucoup aimé l’histoire et la ligne directrice du roman, j’ai eu du mal à m’attacher au personnage. Julia est une trentenaire au bord du burn-out et n’a pas les idées claires. Elle perd pied, elle se coupe de toute vie sociale, n’a pas de filtre lorsqu’elle parle à ses employeurs…Et, pour que le lecteur se mette dans la peau de Julia, il faut une écriture en adéquation avec l’état d’esprit du personnage. Une écriture qui reflète l’implosion. Or, si cela est magnifiquement bien réalisé, j’ai eu beaucoup de mal avec cette plume. Le rythme saccadé, les chapitres à l’image “débraillée” des pensées de Julia, l’absence finalement de toute logique puisque la personne au bord de l’implosion en est dénuée…Bref, cela a eu du mal à me retenir. Dans un sens seulement puisque, et c’est là où pour moi, l’autrice a un grand talent, elle a réussi à me faire aller jusqu’au bout du livre pour satisfaire ma curiosité tout en ayant du mal avec le rythme du roman. Je ne sais pas si je suis bien claire :p Je ne dis pas que j’ai pas aimé, car cela serait mentir, mais j’ai du mal à exprimer ce que je ressens après cette lecture. Et c’est dommage puisque l’idée d’observer à travers le trou de la serrure est géniale ! On a envie de savoir ce qu’il se passe dans ces familles. C’est là où Sytske écrit merveilleusement bien ! Elle nous donne quelques informations tout en nous laissant sur notre faim puis, Julia se met à dérailler, à s’autoriser des choses qu’en tant que lecteur on ne peut se dire “Mais non ?? Vraiment ? J’aurai jamais osé ! Quoi que…“. Mais lorsque l’on retombe sur un chapitre presque introspectif de Julia, ce sont ces chapitres là qui m’ont moins plu. On a pas de suite logique dans le sens où comme Julia, on a pas de réponses à nos questions et dans mon petit esprit carré, cela me frustre ahah ! Je vous le recommande, rien que pour l’experience littéraire qui vaut le détour, mais je vous conseille de vous mettre complètement dans la peau de Julia, au risque de, comme moi, sortir un peu frustrée de cette lecture. Vous pouvez retrouver l'ensemble de mes chroniques sur mon blog : www.unavocatencuisine.com
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  • lagier Posté le 13 Février 2019
    Je remercie Babelio Masse Critique et les éditions Nil de m’avoir permis de découvrir ce roman. Ces lectures me donnent envie de découvrir d’autres styles que ceux que je lis en général car j’ai vraiment eu plaisir à lire « Aujourd’hui c’est lundi ». Les premiers chapitres ne m’ont pas forcément tout de suite accrochés mais j’ai très rapidement pris un véritable plaisir à suivre le quotidien de Julia, 30 ans, femme de ménage et auteure d’un premier roman qui n’a pas eu de succès. Les chapitres courts décrivent par petites touches la solitude de cette jeune femme et son incapacité à trouver sa place dans notre monde actuel. Julia, qui semble spectatrice de sa propre vie, se détruit tout doucement en avalant des médicaments, en buvant plus que de raison. J’ai trouvé aussi étonnant que ses comportements extrêmes ne nuisent pas vraiment à son métier (enfin presque pas), car elle fait finalement consciencieusement son travail et peu de client se plaignent alors qu’elle prend peu à peu ses aises dans les appartements qu’elle entretient, allant même jusqu’à vivre la vie de ses clients par procuration. Je dois avouer à ce stade que j’ai d’ailleurs parfois mis quelques lignes à comprendre qu’elle s’imaginait... Je remercie Babelio Masse Critique et les éditions Nil de m’avoir permis de découvrir ce roman. Ces lectures me donnent envie de découvrir d’autres styles que ceux que je lis en général car j’ai vraiment eu plaisir à lire « Aujourd’hui c’est lundi ». Les premiers chapitres ne m’ont pas forcément tout de suite accrochés mais j’ai très rapidement pris un véritable plaisir à suivre le quotidien de Julia, 30 ans, femme de ménage et auteure d’un premier roman qui n’a pas eu de succès. Les chapitres courts décrivent par petites touches la solitude de cette jeune femme et son incapacité à trouver sa place dans notre monde actuel. Julia, qui semble spectatrice de sa propre vie, se détruit tout doucement en avalant des médicaments, en buvant plus que de raison. J’ai trouvé aussi étonnant que ses comportements extrêmes ne nuisent pas vraiment à son métier (enfin presque pas), car elle fait finalement consciencieusement son travail et peu de client se plaignent alors qu’elle prend peu à peu ses aises dans les appartements qu’elle entretient, allant même jusqu’à vivre la vie de ses clients par procuration. Je dois avouer à ce stade que j’ai d’ailleurs parfois mis quelques lignes à comprendre qu’elle s’imaginait dans la peau d’un autre, et qu’il y a eu un chapitres que je n’ai pas compris (même en relisant… mais j’ai probablement raté quelque chose !). Les situations décrites sont touchantes, souvent tristes car on y perçoit toute la détresse de cette jeune femme blasée. Même son alcoolisme est décalé puisqu’elle est capable de boire plus d’une bouteille sans s’effondrer. Le tour de force de Van Keeorge est de transformer le lecteur en Julia au fil des pages. Et ce tour de force est probablement dû au fait que le personnage de Julia est très cohérent et tous ces petits chapitres passant en revue tout ce qui fait une vie : l’amour, le sexe, la relation enfants-parents, les ambitions des parents, les addictions, etc… Une vie où Julia ne trouve pas sa place, regarde ses contemporains sans émotion, envie parfois leur vie, mais le plus souvent se complait dans sa solitude et se détruit petit à petit en mangeant mal et en buvant. Le style est simple, accessible, les numéros des chapitres volontairement fantaisistes m’ont amusés (clin d’œil à la vie désordonné de Julia ?). L'impression est bonne et agréable et le livre agréable à prendre en main (c'est un critère qui pour ma part entre un peu en ligne de compte dans le plaisir de lire). Quelques passages sont presque érotiques, beaucoup de passage sont déprimants mais il y a une telle distance par rapport aux choses de la part de Julia qu’on devient presque spectateur tout comme elle des événements de sa vie. Ce roman m’a laissé penser que dans la vie on a le choix. On peut s’asseoir au bord du chemin et regarder sa vie et celles des autres défiler, ou on peut choisir d’être acteur, on peut aussi choisir (mais est-ce un choix dans ce cas ?) de devenir critique de la vie des autres sans se rendre compte que l’on mène soi-même une vie très pauvre humainement parlant. Julia a clairement fait son choix et sa passivité devant tous les événements de sa vie est assez désarmante, on a envie de la secouer un peu, de lui faire ouvrir les yeux. Un roman que je conseille.
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  • Kittiwake Posté le 11 Février 2019
    Elle s’introduit chez les gens, en toute légalité, on lui a même confié les clés, puisqu’elle est femme de ménage. Ce qui devait au départ être un petit boulot pour financer ses études, devient finalement un job à part entière, éclipsant même les anciens projets de poursuivre l’écriture après avoir été publiée. Un sacré poste d’observation, que de percevoir les failles de ses contemporains à travers leur gestion du quotidien. De la bauge nauséabonde aux alignements par forme et couleurs, tout un panel de souffrances se cachent derrière une vitre éclairée au crépuscule, donnant alors l’illusion d’une vie rêvée. Mais ce que constate Julia la laisse au fond un peu indifférente. Sa souffrance à elle se noie dans l’alcool, de plus en plus, de plus en plus tôt dans la journée, n’hésitant pas à se servir dans les réserves de ses employeurs. Et on perçoit peu à peu, dans les confidences, mais aussi les mails, reçus parfois mais surtout envoyés, la profonde détresse occultée. Peu à peu, apparait l’image d’une carapace qui se fendille, laissant à nu une immense fragilité. Atypique dans la construction, dans l’intrigue, avec un personnage original, ce roman vous mène par le bout du nez,... Elle s’introduit chez les gens, en toute légalité, on lui a même confié les clés, puisqu’elle est femme de ménage. Ce qui devait au départ être un petit boulot pour financer ses études, devient finalement un job à part entière, éclipsant même les anciens projets de poursuivre l’écriture après avoir été publiée. Un sacré poste d’observation, que de percevoir les failles de ses contemporains à travers leur gestion du quotidien. De la bauge nauséabonde aux alignements par forme et couleurs, tout un panel de souffrances se cachent derrière une vitre éclairée au crépuscule, donnant alors l’illusion d’une vie rêvée. Mais ce que constate Julia la laisse au fond un peu indifférente. Sa souffrance à elle se noie dans l’alcool, de plus en plus, de plus en plus tôt dans la journée, n’hésitant pas à se servir dans les réserves de ses employeurs. Et on perçoit peu à peu, dans les confidences, mais aussi les mails, reçus parfois mais surtout envoyés, la profonde détresse occultée. Peu à peu, apparait l’image d’une carapace qui se fendille, laissant à nu une immense fragilité. Atypique dans la construction, dans l’intrigue, avec un personnage original, ce roman vous mène par le bout du nez, en vous perdant sur de fausses pistes. Amoral, mais lucide sur notre façon de vivre au 21è siècle, superficiel parfois pour mieux asséner une vérité profonde, c’est aussi chaotique que la jeune femme qui tient les rames pour un naufrage annoncé. A lire, et peut-être à à relire. #CestLundiAujourdhu #NetGalleyFrance
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