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EAN : 9782221256091
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 135 x 215 mm
Châteaux de sable - Prix des Deux Magots 2022
Date de parution : 26/08/2021
Éditeurs :
Robert Laffont

Châteaux de sable - Prix des Deux Magots 2022

Date de parution : 26/08/2021

Lauréat du Prix des Deux Magots 2022
Rentrée Littéraire 2021

« Quand on n'a plus de château à transmettre, on peut au moins tenter d'aménager pour ses enfants une mémoire habitable.»

Jeune père un peu paumé, précaire dans la presse, le narrateur de ce roman mélancolique et drolatique vit dans un monde en voie d’extinction. Rien de grave : issu d’une...

Jeune père un peu paumé, précaire dans la presse, le narrateur de ce roman mélancolique et drolatique vit dans un monde en voie d’extinction. Rien de grave : issu d’une famille décimée sous la Révolution, il a appris le détachement. Trop à l’ouest pour avoir des convictions politiques, il n’est...

Jeune père un peu paumé, précaire dans la presse, le narrateur de ce roman mélancolique et drolatique vit dans un monde en voie d’extinction. Rien de grave : issu d’une famille décimée sous la Révolution, il a appris le détachement. Trop à l’ouest pour avoir des convictions politiques, il n’est pas royaliste, mais ne croit pas non plus au mythe d’une France nouvelle née en 1789… Jusqu’au jour où Louis XVI lui apparaît ! Et s’il s’amusait à réhabiliter ce grand dadais mal-aimé, émouvant malgré lui ?

Retrouvez toute la Rentrée Littéraire Robert Laffont ici : http://rentreelitteraire.robertlaffont.com/

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EAN : 9782221256091
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • cleophas35 Posté le 28 Mars 2022
    Jubilatoire ! Certains romans ont le don de vous embarquer dans un univers parallèle et de susciter une certaine excitation plaisante. Dans la conversation, on appelle cela "avoir de l'esprit". Je n'ai pas trouvé le mot juste dans la littérature. Drolatique, léger, juste, touchant - et même spirituel- sont tous trop réducteurs. Ce n'est pas facile d'être au XXIème siècle le rejeton de l'une des plus grandes grandes familles de l'histoire de France et de l'ancien régime. De rester fidèle à soi-même, ce qui inclut quelques racines, sans être confit. Heureusement, Louis-Henri de La Rochefoucauld possède au plus haut point cet esprit aristocratique, assis sur une bonne dose d'auto-dérision qui permet de rester libre. Il en tire une capacité à aborder avec légèreté des sujets graves, à nous toucher sans nous apitoyer, à nous faire réfléchir sans se prendre au sérieux. L'auteur imagine donc sa rencontre avec Louis XVI et Marie Antoinette -ou leurs fantômes-, mais ne vous attendez surtout pas à un roman fantastique : cette histoire n'est rien d'autre qu'un prétexte pour l'auteur de poser un regard décalé, mais sans polémique, sur une période compliquée de l'histoire de France, avec laquelle il a de fait un rapport personnel un peu plus fort... Jubilatoire ! Certains romans ont le don de vous embarquer dans un univers parallèle et de susciter une certaine excitation plaisante. Dans la conversation, on appelle cela "avoir de l'esprit". Je n'ai pas trouvé le mot juste dans la littérature. Drolatique, léger, juste, touchant - et même spirituel- sont tous trop réducteurs. Ce n'est pas facile d'être au XXIème siècle le rejeton de l'une des plus grandes grandes familles de l'histoire de France et de l'ancien régime. De rester fidèle à soi-même, ce qui inclut quelques racines, sans être confit. Heureusement, Louis-Henri de La Rochefoucauld possède au plus haut point cet esprit aristocratique, assis sur une bonne dose d'auto-dérision qui permet de rester libre. Il en tire une capacité à aborder avec légèreté des sujets graves, à nous toucher sans nous apitoyer, à nous faire réfléchir sans se prendre au sérieux. L'auteur imagine donc sa rencontre avec Louis XVI et Marie Antoinette -ou leurs fantômes-, mais ne vous attendez surtout pas à un roman fantastique : cette histoire n'est rien d'autre qu'un prétexte pour l'auteur de poser un regard décalé, mais sans polémique, sur une période compliquée de l'histoire de France, avec laquelle il a de fait un rapport personnel un peu plus fort que la plupart d'entre nous.
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  • Pchabannes Posté le 21 Mars 2022
    Délicieuse promenade mélancolique dans l’imaginaire français avec un jeune descendant d’une illustre famille qui, ramassant ainsi sur le papier sa vision de l'histoire, s’est aménagé une mémoire habitable propre à être partagée avec les honnêtes gens
  • luocine Posté le 12 Décembre 2021
    Cela fait très longtemps que je n’ai pas autant souri à la lecture d’un livre. J’espère que vous savourerez les extraits que j’ai choisis ; j’ai failli recopier des pages entières, tellement j’appréciais l’esprit si caractéristique du XVIII° siècle de cet auteur. Louis-Henry de La Rochefoucauld est drôle, ne se prend jamais au sérieux et manie l’ironie aussi bien que Voltaire (que pourtant il déteste !). Mieux que l’ironie, je parlerai plutôt d’humour car l’auteur n’a aucune pitié pour lui ni pour les descendants de sa si noble famille. En deux mots voici l’histoire, l’auteur rencontre dans un café Louis XVI et sa pauvre épouse Marie-Antoinette et, en panne d’inspiration, il décide d’écrire un livre pour réhabiliter la mémoire de ce roi. Au passage, il égratigne l’idéal révolutionnaire, mais on peut l’excuser sa famille a payé un lourd tribut à la chasse aux aristocrates – quatorze personnes auront la tête tranchée ou seront noyées ou fusillées car elles étaient apparentées à sa famille. Le livre parcourt notre époque avec un regard décalé qui lui donne le droit de tout dire même ce qui peut sembler inconvenant . Je dois dire que le dernier quart du livre est moins pertinent et la défense... Cela fait très longtemps que je n’ai pas autant souri à la lecture d’un livre. J’espère que vous savourerez les extraits que j’ai choisis ; j’ai failli recopier des pages entières, tellement j’appréciais l’esprit si caractéristique du XVIII° siècle de cet auteur. Louis-Henry de La Rochefoucauld est drôle, ne se prend jamais au sérieux et manie l’ironie aussi bien que Voltaire (que pourtant il déteste !). Mieux que l’ironie, je parlerai plutôt d’humour car l’auteur n’a aucune pitié pour lui ni pour les descendants de sa si noble famille. En deux mots voici l’histoire, l’auteur rencontre dans un café Louis XVI et sa pauvre épouse Marie-Antoinette et, en panne d’inspiration, il décide d’écrire un livre pour réhabiliter la mémoire de ce roi. Au passage, il égratigne l’idéal révolutionnaire, mais on peut l’excuser sa famille a payé un lourd tribut à la chasse aux aristocrates – quatorze personnes auront la tête tranchée ou seront noyées ou fusillées car elles étaient apparentées à sa famille. Le livre parcourt notre époque avec un regard décalé qui lui donne le droit de tout dire même ce qui peut sembler inconvenant . Je dois dire que le dernier quart du livre est moins pertinent et la défense des gilets jaunes comme bastion de l’esprit français ne m’a guère convaincue. Je passe au delà de cette réserve tant j’étais bien avec son interprétation de la révolution et de ses difficultés dans la vie actuelle.
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  • Krinx Posté le 4 Novembre 2021
    Notre écrivain / narrateur, s'inscrit dans la lignée d'une des plus illustres familles aristocratiques françaises, les "de la Rochefoucauld" et nous dit lui-même venir "d'une famille dont le sang a le plus coulé pendant la Révolution". Voici pour le contexte, auquel s'ajoute une longue mais non moins drôlatique énumération de ses 14 ancêtres guillotiné.e.s ! C'est donc tout naturellement que l'auteur revient creuser cette période sombre - après un essai qui n'a pas rencontré le succès escompté (La Révolution française, éd. Gallimard, 2013) - fortement encouragé par l'académicien Andreï Makine. Le ton est volontairement décalé "pour ne pas jouer à l'aristo pleurnichard" et rendre la lecture indigeste. Par-ci, par-là, des expressions surannées de la noblesse d'épée ponctuent le texte et c'est tant mieux, il joue le jeu à fond ! D'anecdotes familiales parfois truculentes en petites histoires qui s'incrustent dans la grande, c'est la rencontre avec un personnage dans un bar clandestin pour aristos insomniaques - en mal de bourbon - qui va faire l'objet de tremplin à la "réhabilitation" de Louis XVI. La lecture est fluide, l'aristocrate se veut sympathique et en décalage avec son époque et on prend bonne note des pans de l'Histoire qui nous sont délivrés au fil du... Notre écrivain / narrateur, s'inscrit dans la lignée d'une des plus illustres familles aristocratiques françaises, les "de la Rochefoucauld" et nous dit lui-même venir "d'une famille dont le sang a le plus coulé pendant la Révolution". Voici pour le contexte, auquel s'ajoute une longue mais non moins drôlatique énumération de ses 14 ancêtres guillotiné.e.s ! C'est donc tout naturellement que l'auteur revient creuser cette période sombre - après un essai qui n'a pas rencontré le succès escompté (La Révolution française, éd. Gallimard, 2013) - fortement encouragé par l'académicien Andreï Makine. Le ton est volontairement décalé "pour ne pas jouer à l'aristo pleurnichard" et rendre la lecture indigeste. Par-ci, par-là, des expressions surannées de la noblesse d'épée ponctuent le texte et c'est tant mieux, il joue le jeu à fond ! D'anecdotes familiales parfois truculentes en petites histoires qui s'incrustent dans la grande, c'est la rencontre avec un personnage dans un bar clandestin pour aristos insomniaques - en mal de bourbon - qui va faire l'objet de tremplin à la "réhabilitation" de Louis XVI. La lecture est fluide, l'aristocrate se veut sympathique et en décalage avec son époque et on prend bonne note des pans de l'Histoire qui nous sont délivrés au fil du texte. Une histoire plaisante pleine d'originalité et de sarcasmes. Merci à l'équipe de Babelio pour l'envoi de ce livre de la masse critique de septembre !
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  • hcdahlem Posté le 21 Octobre 2021
    Les confidences de Louis XVI En imaginant sa rencontre avec le fantôme de Louis XVI dans la France des gilets jaunes, Louis-Henri de la Rochefoucauld va tout à la fois déconstruire le roman national et remettre en perspective son histoire familiale. Avec humour et érudition. On le sait, l'aristocratie aura payé un lourd tribut à la Révolution française qui, pour asseoir son autorité, guillotinait à tour de bras tous ceux qui portaient une particule. La famille de La Rochefoucauld détient le triste record du nombre de morts durant cette période. À la suite de cette dispersion façon puzzle ne subsisteront que quelques beaux rêves de restauration. Plus prosaïquement, les descendants de la noblesse se classent aujourd'hui en affairistes "qui avaient froidement suivi l'évolution des espèces en s'assimilant à la haute-bourgeoisie friquée, les irréductibles "qui tournaient en rond dans les pièces mal chauffées de châteaux angevins" et les précurseurs amnésiques qui se métissaient. Quant à Louis-Henri, il se sent "condamné à vivre de façon parodique" et trouve refuge dans le journalisme et la littérature. Des piges et des entretiens qui lui permettent d'entretenir une famille, même s'il aimerait offrir un avenir plus flamboyant à sa petite fille Isaure. C'est lors d'un mariage joyeusement... Les confidences de Louis XVI En imaginant sa rencontre avec le fantôme de Louis XVI dans la France des gilets jaunes, Louis-Henri de la Rochefoucauld va tout à la fois déconstruire le roman national et remettre en perspective son histoire familiale. Avec humour et érudition. On le sait, l'aristocratie aura payé un lourd tribut à la Révolution française qui, pour asseoir son autorité, guillotinait à tour de bras tous ceux qui portaient une particule. La famille de La Rochefoucauld détient le triste record du nombre de morts durant cette période. À la suite de cette dispersion façon puzzle ne subsisteront que quelques beaux rêves de restauration. Plus prosaïquement, les descendants de la noblesse se classent aujourd'hui en affairistes "qui avaient froidement suivi l'évolution des espèces en s'assimilant à la haute-bourgeoisie friquée, les irréductibles "qui tournaient en rond dans les pièces mal chauffées de châteaux angevins" et les précurseurs amnésiques qui se métissaient. Quant à Louis-Henri, il se sent "condamné à vivre de façon parodique" et trouve refuge dans le journalisme et la littérature. Des piges et des entretiens qui lui permettent d'entretenir une famille, même s'il aimerait offrir un avenir plus flamboyant à sa petite fille Isaure. C'est lors d'un mariage joyeusement arrosé qu'il va faire LA rencontre qui va bousculer sa vie. Louis Robinson va lui proposer d'être son nègre, de raconter la "vraie histoire" de sa vie, car il n'est autre que le fantôme de Louis XVI. Intrigué mais aussi séduit, le narrateur s'achète carnets et stylo et se rend quai de Bourbon pour recueillir les confidences du monarque déchu et de son épouse. Une Marie-Antoinette qui n'a rien à voir non plus avec la femme frivole entrée dans la postérité. L'opération réhabilitation est lancée! Grâce au dispositif narratif choisi par l'auteur, on va se régaler des télescopages entre l'actualité du moment et les «souvenirs» de ce couple qui a traversé le temps. Ainsi, toutes proportions gardées, Antoinette voit un parallèle entre la vie recluse à Versailles et l'actuel président qui, bien des siècles plus tard n'a pas vu venir les gilets jaunes. Ces «Gaulois réfractaires» vont même finir par donner des idées à Georges Lemoine. L'homme tient un bar clandestin où se réunissent les fidèles de Louis XVI et rêve de s'appuyer sur ces révoltés pour faire tomber le régime. Se basant sur une solide documentation, l'auteur va raconter à sa manière les jours qui ont fait basculer le régime et la dernière tentative de restaurer un pouvoir désormais honni. On retrouve aussi ici l’ambiance et certains thèmes croisés dans Le Club des vieux garçons. On y cherchait tout autant un espace de liberté en s’accrochant à des principes un peu surannés et folkloriques, mais en y mettant du panache et de l’audace. Car comme disait Danton, cet ennemi juré, «Pour vaincre, il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace» !
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