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Plon
EAN : 9782259193023
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 140 x 225 mm

Grâces lui soient rendues

Paul Durand-Ruel, le marchand des impressionnistes

Date de parution : 24/10/2002

La biographie de celui qui fut le découvreur et le mécène d'une révolution artistique : l'impressionnisme.

«On passe une vie à tourner autour de quelques êtres et ils finissent par nous habiter à notre insu. Paul Durand-Ruel fut la présence secrète de mes livres sur Kahnweiler, Camondo, Gallimard et Cartier-Bresson ; aussi ai-je choisi de lui rendre grâces à mon tour sous la forme d'un récit...

«On passe une vie à tourner autour de quelques êtres et ils finissent par nous habiter à notre insu. Paul Durand-Ruel fut la présence secrète de mes livres sur Kahnweiler, Camondo, Gallimard et Cartier-Bresson ; aussi ai-je choisi de lui rendre grâces à mon tour sous la forme d'un récit forcément impressionniste, aussi sensible à ce qui part du dedans qu'à ce qui arrive au-dehors.

«Comment devient-on une légende ? Cette question pourrait résumer l'intention de ma biographie autant que l'existence de Paul Durand-Ruel (1831-1922). Une suite de drames, d'échecs, de coups du sort, de débâcles - comme ce 24 mars 1875 à Drouot, où un Renoir vaut à peine 180 francs -, qui tous ont renforcé une conviction comparable à la foi religieuse : être l'initiateur et le passeur d'une école de peinture. Cet homme d'ordre politique et moral agit comme mécène et marchand d'une révélation artistique ; il croit en son jugement esthétique et même la reconnaissance tardive de l'opinion, après 1900, ne l'entraîne pas aux accommodements.

«Au fond, celui qui a "fait" Renoir, Monet, Sisley, Puvis de Chavannes et d'autres, et promu toute la peinture française du XIXe siècle aux Etats-Unis a toujours rêvé de vivre dans un paradis qui aurait "la sereine douceur d'un paysage de Corot ou de Camille Pissarro".»

Pierre Assouline

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EAN : 9782259193023
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 140 x 225 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mimipinson Posté le 8 Juillet 2015
    De prime abord, Paul Durant –Ruel n’évoque pas grand-chose. Mais, en furetant ici où là parmi les peintures des premiers impressionnistes, ce nom finit par devenir familier. Et pour cause, il s’agit de celui qui fit découvrir aux Français, puis aux Américains Monet, Pissarro, Degas, et bien d’autres. Pierre Assouline nous livre là une bibliographie fort intéressante et documenté d’un marchand d’art visionnaire, et révolutionnaire tant dans ses méthodes, que dans l’audace de ses choix en matière de peinture en totale rupture avec les goûts de l’époque. Paul Durand-Ruel a en quelque sorte moderniser le marché de l’art. Pierre Assouline parvient avec un texte érudit et à l’écriture soignée à rendre son ouvrage accessible sans céder à la facilité, ni au survol grossier de son sujet. Il dresse le portrait d’un homme contrasté, conservateur n’hésitant pas à soutenir des artistes en totale opposition avec ses idées, et d’un entrepreneur moderne sans cesse à renaître de ses cendres. Lui à qui la reconnaissance de l’état fut tardive aura contribué à l’émergence, et à la consécration d’un mouvement artistique que de nos jours personnes n‘oserait remettre en cause. L’hiver dernier une très belle rétrospective lui fut dédiée ; ce qui fut l’occasion de revoir,... De prime abord, Paul Durant –Ruel n’évoque pas grand-chose. Mais, en furetant ici où là parmi les peintures des premiers impressionnistes, ce nom finit par devenir familier. Et pour cause, il s’agit de celui qui fit découvrir aux Français, puis aux Américains Monet, Pissarro, Degas, et bien d’autres. Pierre Assouline nous livre là une bibliographie fort intéressante et documenté d’un marchand d’art visionnaire, et révolutionnaire tant dans ses méthodes, que dans l’audace de ses choix en matière de peinture en totale rupture avec les goûts de l’époque. Paul Durand-Ruel a en quelque sorte moderniser le marché de l’art. Pierre Assouline parvient avec un texte érudit et à l’écriture soignée à rendre son ouvrage accessible sans céder à la facilité, ni au survol grossier de son sujet. Il dresse le portrait d’un homme contrasté, conservateur n’hésitant pas à soutenir des artistes en totale opposition avec ses idées, et d’un entrepreneur moderne sans cesse à renaître de ses cendres. Lui à qui la reconnaissance de l’état fut tardive aura contribué à l’émergence, et à la consécration d’un mouvement artistique que de nos jours personnes n‘oserait remettre en cause. L’hiver dernier une très belle rétrospective lui fut dédiée ; ce qui fut l’occasion de revoir, ou voir des œuvres dont je ne me lasse pas.
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  • Bigmammy Posté le 20 Juin 2013
    Il s’agit ici de la vie de Paul Durand-Ruel (1831 – 1922) qui fut le découvreur, l’inlassable banquier et le soutien des Impressionnistes, qui a haussé le métier de marchand de tableaux au plus haut niveau, confiant dans son propre jugement plutôt qu’n la rumeur publique. Au départ, il est le fils d’un marchand de papier contraint de s’exiler durant les plus terribles heurs de la Révolution. Catholique fervent – il assiste à la messe chaque matin – réactionnaire resté toute sa vie monarchiste, anti démocrate et anti sémite, cette attitude ne l’empêchera pas de soutenir un communard comme Courbet, un anarchiste juif comme Camille Pissarro, et de travailler de façon très efficace avec Abraham et Nissim de Camundo ou Bernheim. Paul Durand-Ruel achète avec l’aide de collectionneurs financiers qui jouent le rôle de « sleeping partners » comme Charles Edwards ou Jules Feder. Il accumule les œuvres d l’école de Barbizon (Théodore Rousseau, entre autres), puis les Impressionnistes auxquels il verse une mensualité qui leur permet de vivre décemment. Il organise pour eux des expositions collectives, puis individuelles : Monet, Renoir, Sisley, Pissarro, Millet, Corot, Daumier, Manet, Berthe Morizot, Mary Cassatt, Degas, Puvis de Chavannes… à une époque où la... Il s’agit ici de la vie de Paul Durand-Ruel (1831 – 1922) qui fut le découvreur, l’inlassable banquier et le soutien des Impressionnistes, qui a haussé le métier de marchand de tableaux au plus haut niveau, confiant dans son propre jugement plutôt qu’n la rumeur publique. Au départ, il est le fils d’un marchand de papier contraint de s’exiler durant les plus terribles heurs de la Révolution. Catholique fervent – il assiste à la messe chaque matin – réactionnaire resté toute sa vie monarchiste, anti démocrate et anti sémite, cette attitude ne l’empêchera pas de soutenir un communard comme Courbet, un anarchiste juif comme Camille Pissarro, et de travailler de façon très efficace avec Abraham et Nissim de Camundo ou Bernheim. Paul Durand-Ruel achète avec l’aide de collectionneurs financiers qui jouent le rôle de « sleeping partners » comme Charles Edwards ou Jules Feder. Il accumule les œuvres d l’école de Barbizon (Théodore Rousseau, entre autres), puis les Impressionnistes auxquels il verse une mensualité qui leur permet de vivre décemment. Il organise pour eux des expositions collectives, puis individuelles : Monet, Renoir, Sisley, Pissarro, Millet, Corot, Daumier, Manet, Berthe Morizot, Mary Cassatt, Degas, Puvis de Chavannes… à une époque où la critique les éreinte. Lors de la première exposition de ce groupe de peintres en avril-mai 1874 dans l’atelier de Nadar, on ne retînt que les insultes et les formules assassines sur « ces tableaux à faire cabrer des chevaux d’omnibus. » A ces critiques, Claude Monet répondait : « Depuis Diderot qui a inventé la critique, ils se sont tous trompés. Ils ont vilipendé Delacroix, Goya et Corot. S’ils nous couvraient d’éloges, ce serait inquiétant. » Paul Durand-Ruel est un expert reconnu, mais c’est un marchand généreux, visionnaire et entêté, menacé à chaque instant du spectre du dépôt de bilan. C’est ce qui survient en février 1882, lors de la faillite de la banque catholique de l’union Générale, où il doit rembourser immédiatement toues les avances qui lui ont été consenties. Paul Durand-Ruel le dit lui-même : Si j’étais mort à soixante ans, c’eût été criblé de dettes et insolvable parmi des trésors méconnus. » Car c’est de l’Amérique que viendra le salut. Paul Durand-Ruel s’embarque à travers l’Atlantique avec une collection fabuleuse d’Impressionnistes. Le succès est au rendez-vous : les collectionneurs américains vont faire la fortune de sa galerie et des peintres français. Cependant, on se demande encore comment Paul Durand-Ruel passe à côté de Cézanne, Matisse, Gauguin ou Bonnard. Il meurt à 91 ans, à la tête d’une galerie à la réputation internationale et d’une collection personnelles estimée entre 5000 et 6000 tableaux, dessins et pastels qui désormais appartient à la légende.
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