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        Jonathan Strange & Mr Norrell - Edition blanche

        Robert Laffont
        EAN : 9782221104040
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 864
        Format : 153 x 240 mm
        Jonathan Strange & Mr Norrell - Edition blanche
        Edition limitée

        Isabelle DELORD-PHILIPPE (Traducteur)
        Collection : Romans étrangers Laffont
        Date de parution : 08/03/2007

        Il y a des siècles de cela, du temps où la magie existait encore en Angleterre, le plus grand magicien de tous était le roi Corbeau. Enfant d’homme élevé par des fées, le roi Corbeau mêla sagesse féerique et humaine raison pour fonder la magie anglaise. En 1806, année où...

        Il y a des siècles de cela, du temps où la magie existait encore en Angleterre, le plus grand magicien de tous était le roi Corbeau. Enfant d’homme élevé par des fées, le roi Corbeau mêla sagesse féerique et humaine raison pour fonder la magie anglaise. En 1806, année où commence le roman, il n’est plus guère qu’une légende. L’Angleterre est gouvernée par un roi fou, Lord Byron bouleverse les mœurs autant qu’il révolutionne la poésie, les guerres napoléoniennes ravagent le pays… et plus personne ne croit à la pratique de la magie.
        Or voici que Mr Norrell, le reclus de l’abbaye de Hurtfew, lance un défi aux magiciens théoriciens qui pullulent dans le pays : il prouvera qu’il est le seul véritable magicien du pays. Dans une scène éblouissante, il prête parole et mouvement aux statues de la cathédrale d’York. La nouvelle du retour de la magie en Angleterre se répand jusque dans les frivoles salons londoniens. Pédant, prétentieux, Mr Norrell devient pourtant la coqueluche de la noblesse londonienne. Mais lui veut davantage : aider le gouvernement dans sa guerre contre Napoléon. Il bloque les Français en rade de Brest grâce à une immense flotte anglaise composée de navires nés de la pluie, et dote les côtes britanniques de charmes protecteurs.
        Aider le royaume d’Angleterre n’est pas l’unique obsession de Mr Norrell. Car il veut aussi, et surtout, éliminer tout rival possible. C’est compter sans la prophétie : Deux magiciens paraîtront en Angleterre. Le premier me craindra ; le second de me voir brûlera. Et bientôt il croise sur son chemin un brillant jeune magicien, Jonathan Strange. Ce dernier est charmant, riche, un brin arrogant, mais imaginatif et courageux. Mr Norrell, séduit, le prend pour élève. Ensemble, ils éblouissent le pays de leurs exploits. Mais leur association tourne vite à la rivalité…
        Plus de deux millions d’exemplaires vendus à ce jour, prix Hugo, prix Locus du premier roman, BookSense du roman de l’année, roman de l’année du Time Magazine, traduit dans dix-sept pays, bientôt adapté au cinéma par les studios NewLine, Jonathan Strange & Mr Norrell, publié sous deux couvertures différentes (soit noire, soit blanche) est un phénomène.

        Extraits exclusifs, textes inédits, interview de l’auteur, forum …, rendez-vous sur
        http://www.jonathanstrange.fr

         

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        EAN : 9782221104040
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 864
        Format : 153 x 240 mm
        Robert Laffont
        23.50 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • stcyr04 Posté le 31 Décembre 2017
          Mr Norrell est universellement reconnu en Angleterre pour avoir rendu ses lettres de noblesse à la magie anglaise tombée depuis de nombreux siècles en désuétude ou pire, aux mains des charlatans et d'avoir apporté par cela même son concours à la lutte d'Albion contre l'ogre napoléonien. Le maître es sortilège prend la décision surprenante de prendre comme disciple Mr Strange lui qui, en bon magicien qui se respecte n'a eu de cesse d'évincer les autres praticiens qui à ses yeux représentaient une menace latente pour son art et sa collection de grimoires qu'il thésaurise et entoure de soin jaloux tel un avare. Son émule ainsi formé part en péninsule ibérique puis à Bruxelles pour mettre au service des troupes du Duc de Wellington ses charmes magiques et sa vision extralucide afin de porter le coup fatal au rêves de suprématie de Napoléon. Les voies des deux sorciers se mettent à diverger leur but s'opposant, leur ancienne collaboration se transforme peu à peu en une sourde lutte dont semble-t-il un seul ne devra subsister et triompher. Jonathan Strange Mr Norrell est un roman aux dimensions imposantes dont la lecture plaisante requiert un certain sens du second degré. Mélange... Mr Norrell est universellement reconnu en Angleterre pour avoir rendu ses lettres de noblesse à la magie anglaise tombée depuis de nombreux siècles en désuétude ou pire, aux mains des charlatans et d'avoir apporté par cela même son concours à la lutte d'Albion contre l'ogre napoléonien. Le maître es sortilège prend la décision surprenante de prendre comme disciple Mr Strange lui qui, en bon magicien qui se respecte n'a eu de cesse d'évincer les autres praticiens qui à ses yeux représentaient une menace latente pour son art et sa collection de grimoires qu'il thésaurise et entoure de soin jaloux tel un avare. Son émule ainsi formé part en péninsule ibérique puis à Bruxelles pour mettre au service des troupes du Duc de Wellington ses charmes magiques et sa vision extralucide afin de porter le coup fatal au rêves de suprématie de Napoléon. Les voies des deux sorciers se mettent à diverger leur but s'opposant, leur ancienne collaboration se transforme peu à peu en une sourde lutte dont semble-t-il un seul ne devra subsister et triompher. Jonathan Strange Mr Norrell est un roman aux dimensions imposantes dont la lecture plaisante requiert un certain sens du second degré. Mélange de roman historique, gothique et fantasy, il est écrit dans une langue qu'on jurerait tirée d'un roman victorien. L'oeuvre est plongée dans une histoire factice de la magie dont l'illusion est entretenu par le recours fréquent à des notes de bas de page farfelues. Une oeuvre qui brille par sa singularité.
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        • Talinna9 Posté le 3 Décembre 2017
          En 1806, dans une Angleterre parallèle, la magie est devenue une science pour des magiciens qui sont en fait des historiens de la magie. Le livre conte les aventures des 2 derniers magiciens anglais : Mr Norrell et Jonathan Strange qui œuvrent pour redonner à la magie anglaise sa grandeur d’antan. Mr. Norrell est un vieil homme frileux et ennuyeux. Son élève, Jonathan Strange est un jeune homme aventureux qui n’hésite pas à mélanger magie noire et magie blanche. C’est un livre très bien écrit, digne d’une plume du 18 ème siècle. Le style est similaire à celui de Jane Austen ou d’Oscar Wilde et convient idéalement au récit et à son cadre historique. On est très loin d’Harry Potter.
        • l-ourse-bibliophile Posté le 19 Novembre 2017
          Jonathan Strange Mr Norrell trône sur l’une de mes étagères depuis des temps immémoriaux (si, si, rien que ça), mais la taille de la brique (848 pages avec une police plutôt petite) m’a toujours fait repousser sa lecture (manque de temps, envie de lire davantage pour alimenter le blog, etc.). Et pourtant, une fois lancée dans ce roman, les pages semblaient se tourner toutes seules et j’aurais aimé continuer encore longtemps (sauf que ce n’est pas le plus pratique des livres à lire dans le métro). J’ai été complètement happée par cette histoire et je ne me reconnais pas du tout dans les nombreux commentaires sur Livraddict déplorant la longueur du roman. (Je les comprends cependant tout à fait, la lecture doit être particulièrement longue si l’on n’accroche pas à l’histoire, dans ce livre-ci plus que pour tout autre.) Les descriptions ne me dérangeant pas outre mesure, j’ai trouvé en Jonathan Strange Mr Norrell un roman riche qui est aussi bien un roman de fantasy (mais très différent d’Harry Potter ou du Seigneur des Anneaux auxquels il a parfois été comparé) qu’une fresque historique. Nous sommes tour à tour plongés dans les guerres napoléoniennes – que ce soit sur... Jonathan Strange Mr Norrell trône sur l’une de mes étagères depuis des temps immémoriaux (si, si, rien que ça), mais la taille de la brique (848 pages avec une police plutôt petite) m’a toujours fait repousser sa lecture (manque de temps, envie de lire davantage pour alimenter le blog, etc.). Et pourtant, une fois lancée dans ce roman, les pages semblaient se tourner toutes seules et j’aurais aimé continuer encore longtemps (sauf que ce n’est pas le plus pratique des livres à lire dans le métro). J’ai été complètement happée par cette histoire et je ne me reconnais pas du tout dans les nombreux commentaires sur Livraddict déplorant la longueur du roman. (Je les comprends cependant tout à fait, la lecture doit être particulièrement longue si l’on n’accroche pas à l’histoire, dans ce livre-ci plus que pour tout autre.) Les descriptions ne me dérangeant pas outre mesure, j’ai trouvé en Jonathan Strange Mr Norrell un roman riche qui est aussi bien un roman de fantasy (mais très différent d’Harry Potter ou du Seigneur des Anneaux auxquels il a parfois été comparé) qu’une fresque historique. Nous sommes tour à tour plongés dans les guerres napoléoniennes – que ce soit sur les mers, au Portugal et en Espagne, ou encore à Waterloo – et dans la société anglaise du XIXe siècle – aussi bien du côté des nobles et autres gentlemen que des domestiques. Evidemment, Susanna Clarke y injecte une bonne dose de magie qui vient pimenter le tout. Evoquant irrésistiblement un roman de Jane Austen, nous découvrons les relations entre les uns et les autres, les usages, les bals et réceptions mondaines, les différences de classes ou encore le fonctionnement du gouvernement (à une époque où le roi était complètement fou et écarté du pouvoir). La langue très soignée est parfaitement en accord avec l’époque et le style du roman. Avec une affection particulière pour les longues phrases, elle est subtile, délicate et riche en magnifiques images. Bref, littérairement parlant, c’est un bijou qui rend un bel hommage à la littérature anglaise du XIXe. C’est, en outre, un véritable voyage, l’autrice nous donnant à voir les magnifiques paysages ainsi que les somptueuses et/ou intrigantes demeures arpentées par ses personnages. C’est un véritable hymne à la beauté de son pays, une terre bercée par la magie depuis toujours. La magie est intrinsèquement liée à l’Angleterre et Susanna Clarke puise dans Shakespeare (le nom d’Obéron traversent ici et là le récit), dans les légendes et dans la mythologie pour créer son propre univers. Susanna Clarke utilise également un autre procédé pour étoffer son récit : les notes de bas de pages. Celles-ci citent parfois des ouvrages de magie, mais servent surtout à narrer des histoires parallèles passionnantes. Ces anecdotes – tantôt amusantes, tantôt pittoresques, tantôt troublantes… – permettent d’en apprendre davantage sur la magie, les praticiens des temps passés les fées, le Roi Corbeau ou l’histoire de l’Angleterre. S’étirant parfois sur plusieurs pages (du jamais vu), ces incroyables notes contribuent encore davantage à l’enrichissement du roman. La longueur du récit permet à l’autrice de développer en profondeur ses personnages, que ce soit dans leur grandeur et dans leur bassesse, dans leurs aspects les plus sublimes et les plus repoussants, nous offrant alors l’opportunité de les connaître presque intimement. Difficile de ne pas s’attacher à Jonathan Strange, Childermass, Arabella Strange, Stephen Black ou même à l’irascible et irritant Gilbert Norrell. Les manipulateurs et antipathiques Drawlight et Lascelles sont tout aussi intéressants (l’un d’eux devenant même franchement pathétique avant la fin du roman) tandis que le gentleman aux cheveux comme du duvet de chardon se révèle dérangeant, fantasque et totalement inhumain. Au-dessus de tous ces personnages, plane l’ombre du mystérieux John Uskglass, le Roi Corbeau dont certains et certaines espèrent ardemment le retour. Les personnages oscillent tout au long du roman entre raison et folie. La frontière est mince entre les deux. Mr Norrell est un homme très rationnel tandis que Strange se laisse davantage porter par son instinct. Tous deux ont d’ailleurs un petit côté Dr Jekyll et Mr Hyde, ce qui les rend à la fois antagonistes et complémentaires. La folie n’est d’ailleurs pas forcément mal considérée, les fous et les fées ayant toujours été proches. Alors certes, le rythme est lent, mais laissez-vous bercer par cette ambiance envoûtante, moins paisible qu’on ne le croit, laissez-vous emmener à travers cette Angleterre parcourue de chemins de fées et de demeures abandonnées, laissez-vous captiver par cette renaissance d’une magie ancestrale qui parle aux pierres, aux arbres et aux cours d’eau. Page après page, l’histoire devient de plus en plus sombre, plus torturée, pour finir en apothéose dans la troisième et dernière partie. Grâce à la richesse de cette histoire, la délicatesse de la plume de Susanna Clarke et aux touches d’humour british qui ponctuent le récit, je suis totalement tombée sous le charme unique de ce roman. Une perle véritablement ensorcelante qui rejoint mon panthéon livresque. Jonathan Strange Mr Norrell a été adapté en mini-série diffusée sur la BBC, je n’en ai entendu que de bons échos et j’ai hâte de prolonger le plaisir avec cette adaptation. De même, l’autre livre de Susanna Clarke, Les dames de Grâce Adieu rejoint immédiatement ma wish-list.
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        • Timothina Posté le 8 Novembre 2017
          Jonathan Strange Mr Norrell, c’est une uchronie de fantasy pour académiciens et universitaires désoeuvrés, amateurs de Huysmans, de romans gothiques ou d’incunables issus des tréfonds d’une brocante. Ici, on est très loin de Harry Potter. Les personnages principaux ne sont ni agréables, ni attachants. Peu de traces d’aventures, encore moins de romance. L’intrigue est avant tout politique et savante. C’est un petit pavé de 1150 pages. Et pourtant, je ne me suis pas ennuyée un seul instant. D’abord, si vous aimez l’humour anglais caustique, ce livre est hilarant. Ce ne sont jamais de grosses farces ou retournements de situations grotesques, mais des petites piques féroces, des allusions savoureuses glissées au détour d’une réplique, d’une description. Ensuite, il y a l’univers : inventif, foisonnant, enchanteur. Si le récit s’écoule à un rythme très lent, c’est que l’autrice prend le temps de nous dévoiler, strate après strate, l’architecture complexe qui compose son univers. De l’abbaye de Hurtfew où Mr Norrell se terre comme un reclus à Illusions-Perdues, le manoir terrifiant du Royaume des fées, tous les lieux mentionnés nous plongent dans une atmosphère saupoudrée de mystère, sous le vernis craquelé d’anciennes légendes celtes. Je ne conseillerais pas ce livre à n’importe qui. C’est... Jonathan Strange Mr Norrell, c’est une uchronie de fantasy pour académiciens et universitaires désoeuvrés, amateurs de Huysmans, de romans gothiques ou d’incunables issus des tréfonds d’une brocante. Ici, on est très loin de Harry Potter. Les personnages principaux ne sont ni agréables, ni attachants. Peu de traces d’aventures, encore moins de romance. L’intrigue est avant tout politique et savante. C’est un petit pavé de 1150 pages. Et pourtant, je ne me suis pas ennuyée un seul instant. D’abord, si vous aimez l’humour anglais caustique, ce livre est hilarant. Ce ne sont jamais de grosses farces ou retournements de situations grotesques, mais des petites piques féroces, des allusions savoureuses glissées au détour d’une réplique, d’une description. Ensuite, il y a l’univers : inventif, foisonnant, enchanteur. Si le récit s’écoule à un rythme très lent, c’est que l’autrice prend le temps de nous dévoiler, strate après strate, l’architecture complexe qui compose son univers. De l’abbaye de Hurtfew où Mr Norrell se terre comme un reclus à Illusions-Perdues, le manoir terrifiant du Royaume des fées, tous les lieux mentionnés nous plongent dans une atmosphère saupoudrée de mystère, sous le vernis craquelé d’anciennes légendes celtes. Je ne conseillerais pas ce livre à n’importe qui. C’est long, c’est lent, c’est écrit dans un style soutenu, même précieux (très beau, de mon point de vue, mais sans doute pas du goût de tout le monde), il y a peu de suspense ou d’action. Mais si vous aimez les ambiances romantiques ; la magie ; l’Histoire ; la satire sociale ; l’ironie ; les salons anglais ; les intrigues passionnantes, denses et originales : foncez les yeux fermés !
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        • Pois0n Posté le 25 Septembre 2017
          (Critique faite après relecture en VO, plusieurs années après deux lectures VF) Jonathan Strange Mr Norrell, c'est l'exemple même de ces bouquins que l'on adore, que l'on déteste, voire les deux à la fois mais qui ne peuvent laisser indifférent. C'est aussi un énorme pavé qui, autant le dire tout de suite, s'avère assez indigeste et ce, aussi bien en VF qu'en VO (naturellement, c'est encore pire en VO, avec les tournures de phrases désuètes et le niveau relativement soutenu). Indigeste non pas à cause du style (sur ce point, il n'y a rien à reprocher à Susanna Clarke: oui, tout est très maniéré, mais le ton est de fait parfaitement adapté au cadre du roman) mais à cause de l'histoire elle-même. Ce qui, au début, donne l'impression d'être lent à démarrer ne démarre en fin de compte jamais. Pendant 1006 pages (édition Bloomsbury poche), il ne se passe... pas grand-chose. Et lorsqu'il se passe quelque chose, les évènements sont noyés entre des tartines entières de blabla qui atténuent énormément l'impact de ce qui est raconté. Jamais la guerre n'aura paru aussi ennuyeuse! Le rythme est de surcroît d'une lenteur pachydermique (le récit s'étalant tout de même sur dix ans) et... (Critique faite après relecture en VO, plusieurs années après deux lectures VF) Jonathan Strange Mr Norrell, c'est l'exemple même de ces bouquins que l'on adore, que l'on déteste, voire les deux à la fois mais qui ne peuvent laisser indifférent. C'est aussi un énorme pavé qui, autant le dire tout de suite, s'avère assez indigeste et ce, aussi bien en VF qu'en VO (naturellement, c'est encore pire en VO, avec les tournures de phrases désuètes et le niveau relativement soutenu). Indigeste non pas à cause du style (sur ce point, il n'y a rien à reprocher à Susanna Clarke: oui, tout est très maniéré, mais le ton est de fait parfaitement adapté au cadre du roman) mais à cause de l'histoire elle-même. Ce qui, au début, donne l'impression d'être lent à démarrer ne démarre en fin de compte jamais. Pendant 1006 pages (édition Bloomsbury poche), il ne se passe... pas grand-chose. Et lorsqu'il se passe quelque chose, les évènements sont noyés entre des tartines entières de blabla qui atténuent énormément l'impact de ce qui est raconté. Jamais la guerre n'aura paru aussi ennuyeuse! Le rythme est de surcroît d'une lenteur pachydermique (le récit s'étalant tout de même sur dix ans) et plombé à la fois par de nombreuses descriptions parfois utiles, plus souvent superflues; et de très nombreuses notes de bas de page, s'étalant parfois sur plusieurs pages (!) et prenant de temps à autre plus de place sur celles-ci que le texte principal (!!). Cependant, contrairement aux descriptions parfois fastidieuses, ces notes apportent énormément au récit. Certes dispensables en elles-mêmes, ce sont pourtant bien elles qui permettent d'apprécier toute la richesse de l'univers imaginé par l'auteure, véritables mini-histoires dans l'histoire. Car s'il y a bien une chose que l'on remarque dans Jonathan Strange Mr Norrell, c'est l'impact constant du passé sur les faits et gestes des personnages. A chaque page ou presque, il y est fait référence, et à chaque référence, on a l'explication correspondante. Reste que l'on se fait royalement ch*** pendant 960 pages, avant que tout ce "pas grand-chose" ne commence enfin à prendre sens. Que tout ce que l'on a lu jusque-là trouve une place logique et que l'on comprenne que Susanna Clarke avait prévu d'en arriver là *depuis le tout début*. Certes, le chemin aura été fastidieux. Mais l'effet est là: l'air de rien, étape par étape, l'auteure (ou plutôt un certain personnage) a placé ses pions afin que chacun soit à la place qui lui est due lors du grand final. Et ça marche. Dommage qu'il faille vraiment s'accrocher pour en profiter. Jonathan Strange Mr Norrell, c'est ce roman qu'il faut résister à abandonner en cours de route et ce, à de nombreuses reprises. Vous n'aimez pas les cliffhangers de fin de chapitre? Moi non plus. Mais ici, on en vient à regretter qu'il n'y en ait pas, que RIEN ne nous pousse à poursuivre la lecture si ce n'est notre volonté d'en voir le bout. Verdict, Jonathan Strange Mr Norrell est un paradoxe. Un roman vraiment pénible sur la forme, mais absolument génial sur le fond. Oui, c'est longuet, oui, ce n'est pas très mouvementé, mais ça a un charme fou et c'est blindé de détails. En dépit de la lecture fastidieuse, on en ressort avec une impression globalement positive. A condition d'avoir tenu jusqu'à la fin... Difficile donc de l'encenser, au moins autant qu'il est impossible de le descendre. Il ne s'agit pas d'un mauvais roman, loin de là. D'un bon, peut-être, sauf si l'on considère qu'un bon roman se doit de posséder un côté addictif, ce que Jonathan Strange Mr Norrell n'a pas. S'il y a bien un livre au sujet duquel on ne pourra pas jeter la pierre à celles et ceux qui auront jeté l'éponge (et seront donc passés à côté du truc), c'est bien celui-là.
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