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Robert Laffont
EAN : 9782221240250
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 216
Format : 1 x 220 mm

La Bruyère, portrait de nous-mêmes

Collection : Les Passe-Murailles
Date de parution : 22/08/2019

Parmi les écrivains les plus illustres du XVIIe siècle, Corneille, Racine, Molière, La Fontaine, Bossuet, Boileau, Mme de Sévigné, Mme de Lafayette, figure La Bruyère. Avec Les Caractères ou les Moeurs de ce siècle, il a tendu au public de son époque un miroir qui nous reflète toujours. Bien des...

Parmi les écrivains les plus illustres du XVIIe siècle, Corneille, Racine, Molière, La Fontaine, Bossuet, Boileau, Mme de Sévigné, Mme de Lafayette, figure La Bruyère. Avec Les Caractères ou les Moeurs de ce siècle, il a tendu au public de son époque un miroir qui nous reflète toujours. Bien des comportements de la société de Louis XIV ressemblent aux nôtres. Les temps changent, pas le fond des hommes.
Jean-Michel Delacomptée explore ce miroir et ce que ses reflets disent de nous.
De La Bruyère lui-même, on sait fort peu de choses. Quels milieux fréquentait-il ? Était-il misanthrope, misogyne ? A-t-il aimé ? Était-ce un orgueil blessé ? Quelle était la morale de cet auteur si grave et pourtant si drôle ?
Jean-Michel Delacomptée brosse le portrait captivant de ce classique de notre littérature. Il ouvre ainsi une porte dérobée dans les Caractères, dont il rappelle avec force l’intemporelle grandeur.

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EAN : 9782221240250
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 216
Format : 1 x 220 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • vero35 Posté le 7 Novembre 2019
    « Quelle économie de mots, toujours ! La Bruyère utilise exactement la quantité dont il a besoin. On n'éprouve jamais la sensation d'un excès, d'une surcharge. Il mesure ses effets avec le minimum de moyens, quitte à se montrer prolixe pour atteindre l'effet qu'il recherche. ». Plus qu'un portrait de la Bruyère , rendu difficile par le peu de traces que ce célibataire discret a laissées ( «  Il ne reste quasiment rien de lui. Ni de sa tombe, ni de ses manuscrits, ni de ses objets personnels... ») . J.M. Delacomptée s'attache à rendre hommage au styliste hors pair que fut La Bruyère, et ce dans une langue qui se hisse à la hauteur de celle de l'auteur des Caractères. Ce qui fait le sel de cet hommage, il me semble, c'est surtout la description de ce marigot que fut la cour de Versailles, les portraits dessinés d'une plume vive et cruelle : portrait du grand Condé ( «  le visage émacié aux prunelles de charbon avec son nez en bec d'oiseau de proie, sa dentition pourrie, sa maigreur squelettique accentuée par sa santé minée, et qui ne s'alimentait plus que de lait".) , de la famille de celui-ci au sens large, et d'un certain... « Quelle économie de mots, toujours ! La Bruyère utilise exactement la quantité dont il a besoin. On n'éprouve jamais la sensation d'un excès, d'une surcharge. Il mesure ses effets avec le minimum de moyens, quitte à se montrer prolixe pour atteindre l'effet qu'il recherche. ». Plus qu'un portrait de la Bruyère , rendu difficile par le peu de traces que ce célibataire discret a laissées ( «  Il ne reste quasiment rien de lui. Ni de sa tombe, ni de ses manuscrits, ni de ses objets personnels... ») . J.M. Delacomptée s'attache à rendre hommage au styliste hors pair que fut La Bruyère, et ce dans une langue qui se hisse à la hauteur de celle de l'auteur des Caractères. Ce qui fait le sel de cet hommage, il me semble, c'est surtout la description de ce marigot que fut la cour de Versailles, les portraits dessinés d'une plume vive et cruelle : portrait du grand Condé ( «  le visage émacié aux prunelles de charbon avec son nez en bec d'oiseau de proie, sa dentition pourrie, sa maigreur squelettique accentuée par sa santé minée, et qui ne s'alimentait plus que de lait".) , de la famille de celui-ci au sens large, et d'un certain nombre de personnages importants du Grand Siècle, courtisans sans scrupules et avides.....la tentation d'y lire le portrait de notre propre siècle est grande. Le livre de Delacomptée a pour mérite de donner très envie de (re)lire La Bruyère... SP.
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  • vero35 Posté le 7 Novembre 2019
    « Quelle économie de mots, toujours ! La Bruyère utilise exactement la quantité dont il a besoin. On n'éprouve jamais la sensation d'un excès, d'une surcharge. Il mesure ses effets avec le minimum de moyens, quitte à se montrer prolixe pour atteindre l'effet qu'il recherche. ». Plus qu'un portrait de la Bruyère , rendu difficile par le peu de traces que ce célibataire discret a laissées ( «  Il ne reste quasiment rien de lui. Ni de sa tombe, ni de ses manuscrits, ni de ses objets personnels... ») . J.M. Delacomptée s'attache à rendre hommage au styliste hors pair que fut La Bruyère, et ce dans une langue qui se hisse à la hauteur de celle de l'auteur des Caractères. Ce qui fait le sel de cet hommage, il me semble, c'est surtout la description de ce marigot que fut la cour de Versailles, les portraits dessinés d'une plume vive et cruelle : portrait du grand Condé ( «  le visage émacié aux prunelles de charbon avec son nez en bec d'oiseau de proie, sa dentition pourrie, sa maigreur squelettique accentuée par sa santé minée, et qui ne s'alimentait plus que de lait".) , de la famille de celui-ci au sens large, et d'un certain... « Quelle économie de mots, toujours ! La Bruyère utilise exactement la quantité dont il a besoin. On n'éprouve jamais la sensation d'un excès, d'une surcharge. Il mesure ses effets avec le minimum de moyens, quitte à se montrer prolixe pour atteindre l'effet qu'il recherche. ». Plus qu'un portrait de la Bruyère , rendu difficile par le peu de traces que ce célibataire discret a laissées ( «  Il ne reste quasiment rien de lui. Ni de sa tombe, ni de ses manuscrits, ni de ses objets personnels... ») . J.M. Delacomptée s'attache à rendre hommage au styliste hors pair que fut La Bruyère, et ce dans une langue qui se hisse à la hauteur de celle de l'auteur des Caractères. Ce qui fait le sel de cet hommage, il me semble, c'est surtout la description de ce marigot que fut la cour de Versailles, les portraits dessinés d'une plume vive et cruelle : portrait du grand Condé ( «  le visage émacié aux prunelles de charbon avec son nez en bec d'oiseau de proie, sa dentition pourrie, sa maigreur squelettique accentuée par sa santé minée, et qui ne s'alimentait plus que de lait".) , de la famille de celui-ci au sens large, et d'un certain nombre de personnages importants du Grand Siècle, courtisans sans scrupules et avides.....la tentation d'y lire le portrait de notre propre siècle est grande. Le livre de Delacomptée a pour mérite de donner très envie de (re)lire La Bruyère... SP.
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  • nomarque Posté le 10 Septembre 2019
    Je suis ravie d'avoir pu découvrir le dernier ouvrage de J.-M. Delacomptée que j'ai lu d'une seule traite. L'auteur nous livre un portrait en petites touches de Jean de La Bruyère, agrémenté d'extraits de l'unique oeuvre (Les Caractères ou les Moeurs de ce siècle) de cet auteur du XVIIe siècle. Jean de La Bruyère, académicien, a finement analysé les comportements de la société de l'époque de Louis XIV, comportements qui sont encore perceptibles dans la société d'aujourd'hui. Ce portrait est d'autant plus captivant que la plume de J.-M. Delacomptée, véritable amoureux de la langue française, est raffinée et élégante. Tout au long de l'ouvrage, il est possible de déceler une certaine admiration de l'auteur pour Jean de La Bruyère avec lequel il partage une grande importance accordée au style littéraire. On pourrait regretter l'absence de références bibliographiques qui permettraient au lecteur d'approfondir certains passages de la vie de Jean de La Bruyère. Néanmoins, il faut préciser qu'il ne s'agit pas d'une biographie historique, mais bien d'un portrait littéraire impliquant une plus grande liberté de composition. #8195;
  • nomarque Posté le 10 Septembre 2019
    Je suis ravie d'avoir pu découvrir le dernier ouvrage de J.-M. Delacomptée que j'ai lu d'une seule traite. L'auteur nous livre un portrait en petites touches de Jean de La Bruyère, agrémenté d'extraits de l'unique oeuvre (Les Caractères ou les Moeurs de ce siècle) de cet auteur du XVIIe siècle. Jean de La Bruyère, académicien, a finement analysé les comportements de la société de l'époque de Louis XIV, comportements qui sont encore perceptibles dans la société d'aujourd'hui. Ce portrait est d'autant plus captivant que la plume de J.-M. Delacomptée, véritable amoureux de la langue française, est raffinée et élégante. Tout au long de l'ouvrage, il est possible de déceler une certaine admiration de l'auteur pour Jean de La Bruyère avec lequel il partage une grande importance accordée au style littéraire. On pourrait regretter l'absence de références bibliographiques qui permettraient au lecteur d'approfondir certains passages de la vie de Jean de La Bruyère. Néanmoins, il faut préciser qu'il ne s'agit pas d'une biographie historique, mais bien d'un portrait littéraire impliquant une plus grande liberté de composition. #8195;
  • mjaubrycoin Posté le 29 Août 2019
    Il en a fallu du temps à La Bruyère pour publier son chef d'oeuvre "Les Caractères", cet ouvrage nourri d'une observation sans concession de ses contemporains, ce fruit d'une maturité érudite dissimulant sous le couvert d'une traduction de Théophraste, le disciple d'Aristote, des réflexions féroces et des portraits drôlissimes. Ce n'est qu'à 42 ans, un âge plutôt mûr pour l'époque, que La Bruyère, précepteur du Duc de Bourbon, attaché à la maison du Grand Condé, son grand-père, se décida à tenter la publication de ce qui allait devenir le best seller de cette fin de siècle avec pas moins de 9 réeditions jusqu'en 1696, faisant ainsi la fortune de la fille de son éditeur à laquelle il avait fait généreusement abandon du produit des ventes. Fresque des travers d'une époque, Les Caractères conservent une troublante actualité tant les vices des hommes restent identiques au fil des siècles.. L'honnête et droit La Bruyère s'insurge contre les profiteurs de tout poil, le monde des faux semblants, l'arrogance des riches, la servilité des courtisans, et même si le contexte historique a changé depuis l'époque de la rédaction, la permanence des turpitudes humaines nous renvoie plus que jamais au portrait de nous-mêmes ainsi que le rappelle... Il en a fallu du temps à La Bruyère pour publier son chef d'oeuvre "Les Caractères", cet ouvrage nourri d'une observation sans concession de ses contemporains, ce fruit d'une maturité érudite dissimulant sous le couvert d'une traduction de Théophraste, le disciple d'Aristote, des réflexions féroces et des portraits drôlissimes. Ce n'est qu'à 42 ans, un âge plutôt mûr pour l'époque, que La Bruyère, précepteur du Duc de Bourbon, attaché à la maison du Grand Condé, son grand-père, se décida à tenter la publication de ce qui allait devenir le best seller de cette fin de siècle avec pas moins de 9 réeditions jusqu'en 1696, faisant ainsi la fortune de la fille de son éditeur à laquelle il avait fait généreusement abandon du produit des ventes. Fresque des travers d'une époque, Les Caractères conservent une troublante actualité tant les vices des hommes restent identiques au fil des siècles.. L'honnête et droit La Bruyère s'insurge contre les profiteurs de tout poil, le monde des faux semblants, l'arrogance des riches, la servilité des courtisans, et même si le contexte historique a changé depuis l'époque de la rédaction, la permanence des turpitudes humaines nous renvoie plus que jamais au portrait de nous-mêmes ainsi que le rappelle fort à propos le sous-titre de l'ouvrage. A travers ces archétypes où le burlesque le dispute à l'indigne, La Bruyère cherche à réformer les moeurs ou du moins à donner des pistes pour ce faire. Et son propos dispensé dans une langue élégante et raffinée, fait sourire tant son ironie est mordante, mais aussi réfléchir et amène son lecteur à chausser de nouvelles lunettes pour mieux observer le monde dans lequel il vit. Cet ouvrage érudit sans être pontifiant, donne de précieuses indications sur le Grand Siècle et son contexte historique et sociologique. A travers le dialogue bien contemporain de deux admirateurs du moraliste, J.M Delacomptée rappelle l'actualité brûlante des analyses de son sujet et aère le récit pour l'ancrer dans le présent. J'ai beaucoup apprécié cet essai intelligent et bien écrit qui contribuera, je l'espère, à ramener sur le devant de la scène un auteur classique trop souvent dédaigné par les collégiens et lycéens qui n'ont pas toujours la chance d'avoir un enseignant passionné pour mettre le texte à leur portée.
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