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        La mer

        Robert Laffont
        EAN : 9782221105528
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 252
        Format : 135 x 215 mm
        La mer

        Michéle ALBARET-MAATSCH (Traducteur)
        Collection : Pavillons
        Date de parution : 22/03/2007

        Peu de temps après la mort de sa femme Anna, Max revient dans le village où enfant, il a passé l'été qui a façonné sa vie.
        Ce retour dans la petite station balnéaire de Ballyless, c'est une retraite contre le chagrin, la colère et la douleur de la vie sans...

        Peu de temps après la mort de sa femme Anna, Max revient dans le village où enfant, il a passé l'été qui a façonné sa vie.
        Ce retour dans la petite station balnéaire de Ballyless, c'est une retraite contre le chagrin, la colère et la douleur de la vie sans Anna.
        Mais c'est aussi un retour sur les lieux où, cinquante ans plus tôt, Max rencontra la famille Grace : cette riche famille bourgeoise qui, cet été-là, avait loué la villa des Cèdres qui subjuguait le garçon pauvre qu'il était alors ; cette riche famille bourgeoise dont il se rapprocha et avec laquelle il expérimenta, pour la première fois, l'étrange soudaineté de l'amour et de la mort mêlés…
        Constance, la mère séductrice ; Carlo, le père autocrate ; Rose, la gouvernante ; et puis les mystérieux jumeaux, Chloé et Myles, le garçon muet… Chacun d'eux est l'un des acteurs des souvenirs d'enfance de Max. Et tandis qu'il revient, parce qu'il a perdu son dernier amour, sur les traces du premier (Chloé), ces souvenirs remontent à vif, à peine supportables. Car cet été-là s'est terminé sur une tragédie...
        Entremêlés à l'histoire de cet été dont il va peu à peu comprendre, un demi-siècle après ce qui s'y est passé, l'influence déterminante qu'il a eu sur son existence d'homme, il y a ses souvenirs de sa femme, de leur vie ensemble, de sa maladie et de la longue année de souffrance qui a fini par l'emporter. Il y a aussi les liens de sa vie présente : avec sa fille Claire, âgée de vingt ans, qui s'inquiète pour lui ; avec les autres locataires des Cèdres qui ont eux aussi leurs secrets. De même que le mouvement de la mer sans cesse se renouvelle, ce flux et ce reflux de souvenirs mêlés au présent du narrateur ouvrent chez le lecteur des échos infinis… Magistralement composé et écrit, La Mer est un roman d'une beauté envoûtante, mélancolique et sensuelle, sur l'amour, la perte et le pouvoir de la mémoire.

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        EAN : 9782221105528
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 252
        Format : 135 x 215 mm
        Robert Laffont
        20.50 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • JMLire17 Posté le 4 Août 2017
          John Banville nous entraîne dans les souvenirs et la détresse de Max qui ne se remet pas du décès de sa femme Anna, il est revenu vivre aux Cèdres, une propriété dans laquelle il a des souvenirs d'enfance, il y a fréquenté la famille Grace, qui l'a fasciné, qui lui a offert ses premiers émois, mais dont la vie au bord de mer a basculé. Les moments que Max a vécu avec les Grace, ceux de l'agonie de sa femme, ceux des dernières rencontres avec sa fille et ceux qu'il vit dans sa vie présente, alternent dans sa mémoire brouillée par le chagrin. Les jours heureux, les jours de peines, tous se bousculent autour d'un personnage omniprésent: la mer.
        • le_Bison Posté le 17 Mars 2017
          Mélancolique, Max retourne vers son passé. Il revoit les courbes de Grace, son premier fantasme, comme d’autres trouvent la paix dans les élans de la mer. Le vent fouette le visage de cet homme, caban noir col remonté jusqu’aux oreilles, le regard absent, il fixe l’au-delà, derrière les vagues. Ces vagues qui se projettent en avant, des rouleaux compresseurs qui déchirent le sable. Les nuages s’amoncellent à l’horizon, affichant une barrière infranchissable. Derrière lui, les falaises de granite s’élèvent vers les cieux et les Dieux. Le bruit se fait assourdissant entre la mer sauvage qui fulmine de sa vapeur et de sa rage, entre les cailloux qui glissent de la falaise pour s’éventrer une centaine de mètres plus bas se fracassant contre la paroi comme les corps plongeant des suicidés. L’homme porte toujours le regard au loin. Un regard fixe qui contemple autant sa vie que sa dérive. Mélancolique, on peut le dire. Il revoit son passé, premier amour et ses vacances, au bord de ces falaises irlandaises. Sa femme vient de mourir, il a besoin de se replonger dans les souvenirs, seuls instants qui le tiennent encore hors de l’eau. Jusqu’à quand ? Alors la mélancolie, cela le connait, la tristesse... Mélancolique, Max retourne vers son passé. Il revoit les courbes de Grace, son premier fantasme, comme d’autres trouvent la paix dans les élans de la mer. Le vent fouette le visage de cet homme, caban noir col remonté jusqu’aux oreilles, le regard absent, il fixe l’au-delà, derrière les vagues. Ces vagues qui se projettent en avant, des rouleaux compresseurs qui déchirent le sable. Les nuages s’amoncellent à l’horizon, affichant une barrière infranchissable. Derrière lui, les falaises de granite s’élèvent vers les cieux et les Dieux. Le bruit se fait assourdissant entre la mer sauvage qui fulmine de sa vapeur et de sa rage, entre les cailloux qui glissent de la falaise pour s’éventrer une centaine de mètres plus bas se fracassant contre la paroi comme les corps plongeant des suicidés. L’homme porte toujours le regard au loin. Un regard fixe qui contemple autant sa vie que sa dérive. Mélancolique, on peut le dire. Il revoit son passé, premier amour et ses vacances, au bord de ces falaises irlandaises. Sa femme vient de mourir, il a besoin de se replonger dans les souvenirs, seuls instants qui le tiennent encore hors de l’eau. Jusqu’à quand ? Alors la mélancolie, cela le connait, la tristesse aussi. Cette histoire est triste à l’image de sa vie. Putain de vie. Il se sert une bouteille de whisky, un rouge gorge par exemple, au coin de la cheminée, les volets clos signes que sa vie est derrière lui, maintenant. Mélancolique, le silence plongé dans son regard, le regard plongé dans la mer, les noyés plongés dans la mer. Il aime ce silence, un silence imperturbable de ses pensées face à l’immensité de la mer, l’infini de l’horizon, ce ciel lourd qui se mêle au bleu foncé de la mer. Les vagues se déchiquettent contre lui, mais son silence reste constant, ligne de conduite, ligne de fuite. Sa vie n’a été que silence face à l’adversité de sa vie. Il garde en lui cette rage qui le compose depuis des années. La perte de sa femme ne fait qu’accentuer son mal-être, se demandant pourquoi elle et pourquoi pas lui. Il voudrait prendre sa place, en silence. S’enfoncer dans la mer, nager le plus loin possible, s’enfoncer dans la nuit, dans l’eau, froide et noire. Les vagues affluent, elles déchirent la côte, elles assomment les âmes. Face à elles, sa vie plonge dans un silence lourd dont il ne peut plus s’échapper. En regardant la mer, en écoutant son silence, il a senti que sa vie était derrière lui. Il n’attend plus rien. Il n’est plus homme. Juste un type reclus dans son silence avec sa flasque de whisky dans sa poche. Il garde en lui ses souvenirs, ses instants heureux, ses silences pour une autre vie. Son passé, c’est maintenant sa vie, celui qui le fera vivre encore un peu, pendant qu’il marche le long des falaises, face au soleil couchant, avec toujours cette pointe d’envie de rejoindre à la nage l’astre qui illumina son cœur.
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        • ClarenceM Posté le 16 Février 2017
          Un homme perd sa femme atteinte d'un cancer de l'estomac et choisit comme cadre funeste de cette dernière retraite, le hameau de villégiature de son enfance. Un enfant délaissé par ses parents trouve refuge le temps des vacances dans une famille avec des enfants de son âge et une mère dont la voluptueuse silhouette maternelle constituera la base de ses premiers émois amoureux. Ces deux récits se développent en parallèle et ont pour narrateur une seule et même personne, à des différentes périodes de sa vie. Le procédé, s'il semble assez bien marcher dans l'ensemble, donne parfois lieu à des imbrications surprenantes. Par exemple le romancier décrit l'agonie de sa femme sur son lit de mort puis évoque aussitôt après son dépucelage avec la fille de la femme bedonnante et sensuelle. Sans avoir l'air de rien, avec un style dépouillé et une plume approximative (le narrateur cherche ses mots, nomme sans certitude, ne dévoile rien et tâtonne plus qu'il ne dirige son propos), John Banville raconte son histoire crûment et ne cherche à épargner personne. Sa fille est décrite d'une manière peu avantageuse, sa femme fait des photographies qu'il méprise. Je n'ai malheureusement pas réussit à savoir si le récit traite... Un homme perd sa femme atteinte d'un cancer de l'estomac et choisit comme cadre funeste de cette dernière retraite, le hameau de villégiature de son enfance. Un enfant délaissé par ses parents trouve refuge le temps des vacances dans une famille avec des enfants de son âge et une mère dont la voluptueuse silhouette maternelle constituera la base de ses premiers émois amoureux. Ces deux récits se développent en parallèle et ont pour narrateur une seule et même personne, à des différentes périodes de sa vie. Le procédé, s'il semble assez bien marcher dans l'ensemble, donne parfois lieu à des imbrications surprenantes. Par exemple le romancier décrit l'agonie de sa femme sur son lit de mort puis évoque aussitôt après son dépucelage avec la fille de la femme bedonnante et sensuelle. Sans avoir l'air de rien, avec un style dépouillé et une plume approximative (le narrateur cherche ses mots, nomme sans certitude, ne dévoile rien et tâtonne plus qu'il ne dirige son propos), John Banville raconte son histoire crûment et ne cherche à épargner personne. Sa fille est décrite d'une manière peu avantageuse, sa femme fait des photographies qu'il méprise. Je n'ai malheureusement pas réussit à savoir si le récit traite de faits réels mais l'auteur fait preuve d'une sincérité et d'un courage qui force l'admiration.
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        • Rhodopsine Posté le 7 Novembre 2016
          Défi ABC 2016-2017 Défi Atout prix Le titre dit tout: le personnage principal n'est ni le narrateur, ni sa défunte épouse, ni Rosie, l'intrigue n'est pas (seulement) celle qui se dévoile au fil des pages. Non, l'essentiel de ce roman, c'est bien la mer. La mer et les marées, la mer et sa menace, la mer et sa beauté, la mer et ses bruits. Après la mort de sa femme, Max revient sur les lieux de son enfance, d'un été en particulier. Il s'est lié avec une famille voisine: deux enfants, faux jumeaux, une jeune gouvernante et les parents. Tout se passe bien, presque. John Banville saisit délicatement les petits riens qui rompent l'harmonie apparente, une femme endormie, une jeune fille un peu trop éloignée, une confidence inattendue. Et le drame que l'on sent arriver n'est pas celui qu'on croit. Un roman à déguster doucement, d'une grande sensibilité, qui donne envie de découvrir les autres livres de l'auteur.
        • steph42 Posté le 16 Novembre 2015
          Immense. Enfin un grand écrivain.c'est original,émouvant.Après la mort de sa femme Anna, Max revient dans le village où enfant, il a passé tous ses étés. Ce retour dans la petite station balnéaire de Ballyless est une retraite contre le chagrin, la colère et la douleur de la vie sans Anna. Mais c'est aussi un retour sur les lieux où, cinquante ans plus tôt, il rencontra la riche famille bourgeoise avec laquelle il expérimenta, pour la première fois, l'étrange soudaineté de l'amour et de la mort mêlés

        Ils en parlent


        «L’un des meilleurs romans, et des plus humains, de ces dernières années.», The Observer

        «L’un des titres les plus intéressants que le Booker Prize ait récemment primés.», The Guardian

        «Le roman dans lequel tous les dons de Banville convergent pour offrir un véritable chef-d’œuvre.», Scotsman

        «Indéniablement, une œuvre de fiction de première importance.», The Sunday Times

        «Un pur diamant… La mer est omniprésente, la va-et-vient de ses ondulations comme un écho permanent au rythme de chaque phrase. Du grand art.», The Philadelphia Inquirer

        «La prouesse de Banville laisse pantois. La Mer est une merveille de force, d’originalité et de beauté pénétrante.», The Washington Post

        «Un roman automnal, d’une envoûtante mélancolie. Vague après vague, une prose magnifique.», The Boston Globe

        «La Mer est un roman d’une beauté saisissante, stimulant, qui apporte un profond bonheur de lecture. Réjouissons-nous d’avoir parmi nous un seigneur de la langue.», The Irisih Independent

        «John Banville est l’un des plus grands écrivains de langue anglaise. Captivant de bout en bout, profondément émouvant et extrêmement pénétrant, La Mer est sans doute le meilleur livre qu’il ait jamais écrit.», Synopsis

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