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Là où le crépuscule s'unit à l'aube
Date de parution : 27/01/2022
Éditeurs :
Robert Laffont

Là où le crépuscule s'unit à l'aube

Date de parution : 27/01/2022
Une fresque russe familiale dans les pas de Lou Andreas-Salomé, Rilke, Nabokov, Fabergé et bien d’autres encore.
Ils rentrèrent en traîneau à Saint-Pétersbourg, dans le paysage bleuté de l’hiver. Les sapins, les bouleaux et les trembles se détachaient sur fond blanc telles des gravures à la pointe... Ils rentrèrent en traîneau à Saint-Pétersbourg, dans le paysage bleuté de l’hiver. Les sapins, les bouleaux et les trembles se détachaient sur fond blanc telles des gravures à la pointe sèche. Le froid et le silence figeaient le monde dans une immuabilité rassurante. Le crissement des patins, le halètement des... Ils rentrèrent en traîneau à Saint-Pétersbourg, dans le paysage bleuté de l’hiver. Les sapins, les bouleaux et les trembles se détachaient sur fond blanc telles des gravures à la pointe sèche. Le froid et le silence figeaient le monde dans une immuabilité rassurante. Le crissement des patins, le halètement des chevaux, le claquement du fouet, chaque son prenait une intensité particulière dans la pureté de l’atmosphère. La neige effacerait vite les deux sillons laissés derrière eux, la vie comme un passage.

Dans cette fresque russe, Marina Dédéyan explore la mémoire familiale pour retracer l’histoire de ses arrière-grands-parents au tournant du XXe siècle, entre grandeur d’avant-guerre et tourmente révolutionnaire. 

Découvrez le trailer du livre : https://www.youtube.com/watch?v=_QxBU5WOFEc
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EAN : 9782221254301
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 550
Format : 153 x 240 mm
EAN : 9782221254301
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 550
Format : 153 x 240 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Yaya_Fox 26/10/2022
    #x1f499#x1f49c Enorme coup de cœur #x1f49c#x1f499 Marina Dedeyan fait partie de ces auteurs à la plume incroyable, au style de narration unique, dont les livres vous transportent littéralement dans leur univers. Son dernier roman (le 7è) est sorti en début d’année: il nous emmène sur les traces de ses arrières-grands-parents, dans la Russie impériale et majestueuse de la fin du XIXè siècle. Dans cette fresque familiale russe, Marina Dédéyan nous déroule le fil de vie de ses aïeuls, à travers Saint-Pétersbourg, ses soirées mondaines et sa grogne révolutionnaire. Une histoire émouvante, toute en pudeur, sur la vie époustouflante de son arrière-grand-mère Julia, qui nous plonge au cœur d’un univers vibrant, en équilibre entre les grandeurs d’avant guerre et la révolution montante. Un roman hommage que j’ai dévoré d’un bout à l’autre, et que j’ai eu beaucoup de mal à quitter tant il m’a touchée. Alors… Embarquez en troïka et laissez vous happer par la magie slave.
  • bbtiz 21/06/2022
    Comment parler des livres de Marina Dédéyan? Il faudrait déjà réussir à décrire la qualité de sa narration, qui tient à ses tournures de phrases mais plus globalement à l’enchaînement de ces idées en paragraphes puis à la construction plus générale de son récit. Rien n’est laissé au hasard, tout semble être mesuré, calculé pour engendrer un rythme, donner une mélodie au récit. Il faudrait ensuite pouvoir décrire l’univers qu’elle fait apparaître sous nos yeux: vivant, vibrant. Elle fait revivre une époque, elle donne corps à ses personnages, elle tisse un lien intime entre leur histoire et l’Histoire de leur pays. Tout y passe sans être étouffant: la politique, le contexte social, la place des femmes et des pauvres, l’économie… Il faudrait enfin pouvoir expliquer qu’elle réussi à nous faire aimer un sujet passionnément alors qu’à la base on s’en fichait ou on ignorait son existence! Bref, même s’il ne m’a pas frappé en plein cœur au point de Tant que se dresseront les pierres (qui en même temps retrace avec brio et sous diverses angles et points de vue l’histoire de ma nation, ma patrie, mon amour: la Bretagne #9829;️), ce livre est une nouvelle fois un coup de... Comment parler des livres de Marina Dédéyan? Il faudrait déjà réussir à décrire la qualité de sa narration, qui tient à ses tournures de phrases mais plus globalement à l’enchaînement de ces idées en paragraphes puis à la construction plus générale de son récit. Rien n’est laissé au hasard, tout semble être mesuré, calculé pour engendrer un rythme, donner une mélodie au récit. Il faudrait ensuite pouvoir décrire l’univers qu’elle fait apparaître sous nos yeux: vivant, vibrant. Elle fait revivre une époque, elle donne corps à ses personnages, elle tisse un lien intime entre leur histoire et l’Histoire de leur pays. Tout y passe sans être étouffant: la politique, le contexte social, la place des femmes et des pauvres, l’économie… Il faudrait enfin pouvoir expliquer qu’elle réussi à nous faire aimer un sujet passionnément alors qu’à la base on s’en fichait ou on ignorait son existence! Bref, même s’il ne m’a pas frappé en plein cœur au point de Tant que se dresseront les pierres (qui en même temps retrace avec brio et sous diverses angles et points de vue l’histoire de ma nation, ma patrie, mon amour: la Bretagne #9829;️), ce livre est une nouvelle fois un coup de cœur énorme!!!
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  • Telemaque237 09/05/2022
    Je viens de dévorer le dernier roman de Marina Dédéyan, "Là où le crépuscule s'unit à l'aube". L'histoire passionnante de ses arrière-grands-parents à Saint-Pétersbourg, où l'on croise Rilke et Nijinski, les familles Nabokov ou Fabergé et plein d'autres grands noms de l'époque. Un grand souffle porte ce roman ! Si vous vous intéressez à la Russie, si vous faites partie des fans du "Docteur Jivago" ou si vous avez tout simplement envie de découvrir un récit servi par une très belle plume, commander sans hésiter ! Vous ne serez pas déçus !
  • hcdahlem 16/03/2022
    Une famille dans la tourmente de 1917 En poursuivant l'exploration de son arbre généalogique Marina Dédéyan nous offre une formidable saga romanesque, mais éclaire aussi la révolution russe, avec son lot de drames. Le tout servi par une plume alerte et richement documentée. Cette saga familiale commence à la fin du XIXe siècle avec Julia, l'arrière-grand-mère de la narratrice. Ce n'est pourtant pas elle qui est à l'initiative du livre, mais sa mère qui, à la faveur d'un été, a saisi sur un ordinateur le récit laissé par Baba. Grâce à la construction du livre, qui alterne la vie de Julia et la quête de l'auteure, explore les documents d'archives, les photos rassemblées et la généalogie aux branches multiples, on découvre toute la richesse de ce roman, encore rehaussée par le souci de rechercher entre la vérité de certains événements clé et la légende, prompte à travestir ou enjoliver le récit. Mais revenons à Julia. Au début du livre, elle s'enfuit de l'usine où elle est employée pour éviter la main trop leste de son patron et regagne la maison familiale en banlieue de Riga. Arrivée chez ses parents elle se rend compte qu'elle ne peut demeurer là. Gabriel Berzins, son père,... Une famille dans la tourmente de 1917 En poursuivant l'exploration de son arbre généalogique Marina Dédéyan nous offre une formidable saga romanesque, mais éclaire aussi la révolution russe, avec son lot de drames. Le tout servi par une plume alerte et richement documentée. Cette saga familiale commence à la fin du XIXe siècle avec Julia, l'arrière-grand-mère de la narratrice. Ce n'est pourtant pas elle qui est à l'initiative du livre, mais sa mère qui, à la faveur d'un été, a saisi sur un ordinateur le récit laissé par Baba. Grâce à la construction du livre, qui alterne la vie de Julia et la quête de l'auteure, explore les documents d'archives, les photos rassemblées et la généalogie aux branches multiples, on découvre toute la richesse de ce roman, encore rehaussée par le souci de rechercher entre la vérité de certains événements clé et la légende, prompte à travestir ou enjoliver le récit. Mais revenons à Julia. Au début du livre, elle s'enfuit de l'usine où elle est employée pour éviter la main trop leste de son patron et regagne la maison familiale en banlieue de Riga. Arrivée chez ses parents elle se rend compte qu'elle ne peut demeurer là. Gabriel Berzins, son père, a en effet connu un grave revers de fortune, et est quasiment ruiné. Alors, pour échapper au mariage, même si elle est sans dot, elle choisit de rejoindre sa sœur Evguenia à Saint-Pétersbourg. «Gabriel devait faire confiance à Julia, à l’éducation qu’il lui avait donnée, à son caractère déterminé, aux qualités de son âme. Faire confiance à Julia, en priant Dieu avec ce qu'il lui restait de foi qu’il lui ouvrit un chemin de destinée plus favorable.» À la même période, à Zurich, William Brandt mène grand train. Le jeune homme passe son temps dans les bras de ses différentes maîtresses lorsqu'il n'est pas à la chasse. Mais pour lui aussi l'heure du choix a sonné. Rester à Zurich, aller à Londres ou s'établir à Saint-Pétersbourg? C'est la capitale russe qu'il va choisir pour y installer et y faire fructifier la banque familiale, l'un des fleurons d'un empire commercial prospère dans toute l'Europe. Ce n'est toutefois pas sans un petit pincement au cœur qu'il quitte la Suisse et sa famille, à commencer par sa cousine Lou Salomé, dont il admire l'indépendance d'esprit et l'émancipation. Comme elle, qui passe de la fréquentation de Friedrich Nietzsche aux bras de Rainer Maria Rilke, il se dit que le mieux est de ne pas se marier. Sauf qu'à Moscou, il n'entend pas s'ennuyer et va s'inviter dans une soirée donnée par une mondaine qui fait office d'entremetteuse de luxe. Julia, prise dans un tourbillon où le luxe et les fanfreluches sont monnaie courante comprend alors que sa sœur n'est pas la modiste qu'elle prétendait être, même si elle ne comprend pas vraiment comment elle nage dans un tel confort. Son destin va basculer le soir où William croise son regard. Le jeune homme est littéralement fasciné et n'aura de cesse d'essayer de la revoir. Evguéni, qui a compris son manège, met alors Julia en garde contre ces hommes qui passent d'une femme à l'autre, les laissant ensuite seules et déshonorées. Mais l'œil pétillant de sa sœur à l'évocation du banquier ne lui laisse guère de doute sur la suite. Au terme d'une cour assidue, William parviendra à mettre Julia dans son lit et même à entrevoir un mariage, même s'il contrevient à tous les usages. Marina Dédéyan va alors déployer son talent de romancière pour accompagner le destin de Julia et de William dans un empire qui vacille de jour en jour. Les premières années du XXe siècle sont effervescentes, le monde entier semblant retenir son souffle alors que les artistes annoncent déjà les bouleversements à venir. Le tsar s'accroche à son pouvoir, ne sentant pas l'aspiration de plus en plus forte de son peuple à davantage de liberté, de démocratie. Pire, mal conseillé et influencé par des personnages sulfureux, il va accentuer la répression. En lançant le pays dans la Grande guerre, il fait le pari de ressouder la Russie derrière son souverain. De son quartier général, il ne verra pas la révolution qui embrase la capitale. Il ne verra pas non plus, depuis la maison voisine de la famille Brandt un certain Lénine haranguer la foule. L'Histoire est en marche avec son lot d'horreurs et de hasards, avec cette puissance qui écrase la raison et tue des centaines de milliers de personnes. Alors la seule issue consiste à fuir. Encore faut-il pouvoir bénéficier de circonstances favorables. En explorant la branche de la famille Brandt de son arbre généalogique, Marina Dédéyan remplit d'émotions et de chair l'une des pages les plus mouvementées de l'Histoire. Elle nous rappelle le chaos et la confusion qui régnaient sur l'Europe toute entière au sortir de la Première Guerre mondiale et souligne aussi combien le formidable brassage de population qui en a résulté a redistribué les cartes de nombreuses familles.
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  • clement7 20/02/2022
    J'ai eu un grand plaisir à "dévorer" Là où le crépuscule.... C'est vrai que l'histoire russe, en particulier cette période, recèle beaucoup d'épisodes à la fois douloureux et romanesques. Marina Dedeyan réussit à tenir le lecteur en haleine. J'ai beaucoup aimé les passages intercalés en italiques, qui sont, en quelques sorte, son journal d'écriture ; ils se superposent au récit et génèrent un frisson d'authenticité. Le personnages sont précis, décrits avec détail, souvent avec empathie, parfois avec un sens critique, et l'on suit, comme avec une caméra, le regard des principaux personnages, Julia et William. Sûrement, du reste, que ce roman pourrait fournir un scénario pour un film à grand spectacle !... Certes le vocabulaire est recherché, la lecture prend du temps et certains mots seraient à chercher dans le dictionnaire - sans parler des mots russes qu'un petit lexique pourrait éclairer - mais je l'ai goûté au fil des jours, tel un mets précieux dont on entend faire durer le plaisir. Ce roman, c'est sûr, plaira à ceux qui affectionnent le romanesque, qui s'intéressent à cette époque mouvementée de l'histoire - et qui, en même temps, aiment s'atteler à lire un livre. Bonne lecture à vous ! Une suggestion cependant, pour l'édition en... J'ai eu un grand plaisir à "dévorer" Là où le crépuscule.... C'est vrai que l'histoire russe, en particulier cette période, recèle beaucoup d'épisodes à la fois douloureux et romanesques. Marina Dedeyan réussit à tenir le lecteur en haleine. J'ai beaucoup aimé les passages intercalés en italiques, qui sont, en quelques sorte, son journal d'écriture ; ils se superposent au récit et génèrent un frisson d'authenticité. Le personnages sont précis, décrits avec détail, souvent avec empathie, parfois avec un sens critique, et l'on suit, comme avec une caméra, le regard des principaux personnages, Julia et William. Sûrement, du reste, que ce roman pourrait fournir un scénario pour un film à grand spectacle !... Certes le vocabulaire est recherché, la lecture prend du temps et certains mots seraient à chercher dans le dictionnaire - sans parler des mots russes qu'un petit lexique pourrait éclairer - mais je l'ai goûté au fil des jours, tel un mets précieux dont on entend faire durer le plaisir. Ce roman, c'est sûr, plaira à ceux qui affectionnent le romanesque, qui s'intéressent à cette époque mouvementée de l'histoire - et qui, en même temps, aiment s'atteler à lire un livre. Bonne lecture à vous ! Une suggestion cependant, pour l'édition en livre de poche : ajouter un plan de Saint-Petersbourg, une carte de l'Europe de l'époque (avec en évidence les villes citées)... et un lexique pour les mots russes. Merci !
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